Émission hallucinante d’Arrêt sur images, le 15 avril 2011, dans laquelle Jean-Luc Mélenchon affirme très sereinement (à partir de 15’00” dans la vidéo ci-dessous) : “C’était quoi ce monde [de 1945] ? C’était celui où le tiers de l’humanité avait échappé au régime capitaliste parce qu’elle était dans un régime socialiste. Socialisme je mets des guillemets.“
http://www.dailymotion.com/videoxi8jzz
Hochements de tête approbateurs sur le plateau, de Daniel Schneidermann (pourtant à fleur de peau sur d’autres sujets), de Judith Bernard, quant à l’autre invité, Emmanuel Todd, il réplique : “Juste pour exprimer un accord assez fort avec ce qui vient d’être dit.”
Cette apologie du communisme le plus pur et le plus dur, et donc d’un totalitarisme sauvage avec répression des opposants politiques, goulags, déportations en Sibérie et tant d’autres joyeusetés, a de quoi surprendre. On comprend mieux par la suite pourquoi le plateau ne réagit pas à ce genre de propos, Judith Bernard explique (à partir de 20’00′) qu’elle “adore ce que vous faites, tous les deux“. Bel équilibre du plateau, donc, Daniel Schneidermann soigne son audience de gauche et d’extrême-gauche.
A sa décharge, on ne peut pas vraiment reprocher à Mélenchon de faire l’apologie du communisme, puisque son front de gauche fait l’alliance avec le Parti Communiste Français. De là à placer au-dessus du capitalisme l’économie planifiée de l’URSS, et tout ce qui va avec, à savoir le totalitarisme, il y a un pas. Cela rappelle les propos d’un certain Eric Hazan, éditeur classé à l’extrême-gauche, qui peut déclarer très tranquillement je cite : “Le communisme est quelque chose à réinventer“, puis être invité tout aussi tranquillement à la télévision et y faire courir des rumeurs infondées.
Si on continue un peu le débat d’Arrêt sur images, on comprend mieux la pensée totalitaro-compatible de Mélenchon, par exemple à 30’30′ : “Je déteste le désordre, et pour moi le régime capitaliste c’est le désordre permanent. [...] Le collectif humain, contre la pagaille spontanée qui écrase l’humanité si jamais elle n’y fait pas face.” Et Todd de contredire cette fois : “Moi j’accepte ce désordre, si on essaie de faire sans, on obtient une économie sous-productive.” Mais il ne parle pas de l’excès clairement liberticide de Mélenchon. Il attendra 1h07’45” pour être plus dur : “Dans ce cas-là, effectivement on est en désaccord, ce que vous voulez c’est une soviétisation de l’économie française, une économie sous-productive, et ça je n’en veux pas.”
Le génie de Mélenchon est d’affirmer à 43’00” : “Je n’ai jamais manifesté, moi, ni ma famille, aucune complaisance à l’égard des régimes totalitaires. Que ce soit ceux de l’Union soviétique, puisque dès mon plus jeune âge j’ai participé à toutes les luttes pour la libération des dissidents, j’ai été trotskyste 3 ans, donc j’ai reçu le vaccin initial de la détestation du stalinisme.”
Bref, Mélenchon fait l’apologie de l’URSS de Staline tout en dénonçant le stalinisme, comprenne qui pourra. On touche là à la contradiction fondamentale des gens qui se disent encore communistes. Mais à 45’39” Judith Bernard se réveille un peu et affirme : “C’est évident qu’en vous situant à la gauche de la gauche, dans une position radicale, tout le monde va vous attendre du côté de Attention Staline ! En plus quand vous dites retour à l’ordre, moi j’aime l’ordre etc., vous pensez bien que pour un imaginaire politique qui va de la gauche à l’extrême-droite on se dit ouh la la, la menace contre la démocratie.” Peut-être que Judith Bernard vient de comprendre que son apologie du début de l’émission est un peu abusive, en plus d’être partiale, et d’en dire long sur l’objectivité de ce genre d’émission. Mieux vaut tard que jamais.
Le reste du débat est intéressant, notamment d’entendre Todd défendre certes le protectionnisme, mais aussi le capitalisme et l’économie de marché, ce qui n’est pourtant pas son habitude, mais face à un communiste non repenti, cela paraît naturel. Mais il lâchera tout de même facilement, à 52’00” : “Faut pas déconner, on est du même bord.” Le deux poids deux mesures entre cette apologie du communisme le plus dur qui a accès à tous les médias sans jamais être stigmatisée, et la défense de la patrie et des frontières qui génère des hurlements médiatico-politiques, est criant, Robert Ménard a entièrement raison sur ce point.
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C’est agaçant ce recours systématique à la citation tronquée qu’on utilise toujours pour faire dire à l’autre à peu près tout et n’importe quoi.
J’ai écouté à partir de 15’00” et Mélenchon ne fait pas une apologie du communisme de Staline, il dit que les trente glorieuses correspondent à une époque où, à cause de la menace soviétique, les classes possédantes étaient prêtes à faire de larges concessions aux salariés dans les pays d’Europe de l’Ouest, que cet “équilibre de la terreur” a profité aux salariés de ces pays et qu’a partir du moment où le mur est tombé, les classes possédantes on commencé à tout reprendre jusqu’à ce que 20 ans après, il ne reste plus que les miettes de l’État-providence construit en 1945.
“Cet (sic) apologie du communisme le plus pur et le plus dur, et donc d’un totalitarisme sauvage avec répression des opposants politiques, goulags, déportations en Sibérie et tant d’autres joyeusetés.”
Où est l’intérêt de ce genre de diffamations à l’emporte pièce?
Singer les procureurs de France Inter?
@Brz
je diffuse l’émission complète, et vous m’accusez de tronquer ? Vous vous moquez de qui ? La citation est là, je ne l’ai pas inventée, si elle vous dérange c’est peut-être que vous êtes d’accord avec, mais n’accusez pas les autres de tronquer simplement parce qu’ils ne font pas une transcription complète et exhaustive d’une émission de 1h10, merci. Par ailleurs, remplacer 1945 par 1935 et socialisme avec des guillemets par national-socialisme, et vous verrez votre réaction, vous sauterez au plafond et à mon avis vous aurez bien raison.
Consacrer ne serait-ce qu’un seul article d’E&D aux élucubrations du Méchancon, c’est lui faire bien trop d’honneur, à mon avis.
Il n’y a qu’une seule chose à retenir à propos de ce clown triste : il a fait partie de gouvernements socialo-communistes pendant des années, et donc ses arguments anti-système ne relèvent que d’une simple posture. C’est pourquoi on peut ne leur accorder aucun crédit.
Bonjour,
J’ai écouté cette émission trois fois et j’ai lu votre article deux fois. J’ai compris la même chose que Brz: pour expliquer une chose, il DECRIT le contexte de 1945. Je ne vois absolument pas en quoi ce qu’il dit est une apologie du stalinisme. Vous lui faites un procès bien facile là et complètement infondé. Ré-écoutez, vous comprendrez peut-être mieux ce qu’il est en train de dire. Qui sait.
Une bonne journée.
“Consacrer ne serait-ce qu’un seul article d’E&D aux élucubrations du Méchancon, c’est lui faire bien trop d’honneur, à mon avis.”
Si justement il faut le dénoncer, il faut montrer aux gens qui sont ces “rebelles”.
Jean,
énervez-vous si vous voulez, mais BRZ a raison.
Mélenchon n’a nullement fait l’apologie du régime de Staline, de ses pratiques liberticides et meurtrières.
Il a dit que le tiers de l’humanité échappait au capitalisme (et, à moins de dire, comme les trotsks et anars, que l’URSS était un régime de “capitalisme d’état”, on ne peut contredire Mélenchon) en 1945.
La peur que les classes possédantes avaient de voir éclater une révolution en Europe de l’Ouest les poussait à concéder des avancées sociales.
Voilà ce que dit Mélenchon. A aucun moment, il ne nie les crimes massifs du stalinisme. A aucun moment, il ne dit que le système économique soviétique était bon.
Mais notez aussi que Mélenchon ne reconnait pas, tout comme moi, au système soviétique sa qualité de “socialiste”. Et il a tout à fait raison, puisque le socialisme, c’est quoi? Non, contrairement à ce que rabachent les libéraux, ce n’est pas “l’intervention étatique dans l’économie”. Non, c’est la propriété collective, qui suppose donc la démocratie, et il est contradictoire de parler de propriété collective dans une dictature. La France et son économie au tiers socialisée (au plus fort des nationalisations, en 1982) était au tiers socialiste, l’URSS ne l’a jamais été. Mais elle n’en servait pas moins d’épouvantail qui poussait la bourgeoisie européenne aux compromis sociaux (par contre, quand Mélenchon dit que nous avons tout perdu depuis 1989, il déconne complètement).
C’est un constat, nullement une apologie du régime de Staline. Vous ne pouvez pas dire que Mélenchon ne se serait pas réjoui que l’URSS ne fut pas une dictature, qu’il n’y eut pas de crimes politiques.
Votre raisonnement pourrait être formulé dans un autre cas: la menace de guerre allemande, dans les anénes 30, augmentait les commandes des états français et britanniques aux industries d’armement. Cette menace nazie bénéficiait donc aux industries d’armement. Est nazie toute personne qui ferait ce constat.
Ou encore:
La guerre froide et la menace soviétique grandissaient le rôle de la France dans le camp occidental, car elle était le plus grand pilier de la défense de l’Europe de l’Ouest. La chute du Mur a rabaissé le rôle de la France en Europe (au profit de l’Allemagne). Est pro-stalinienne toute personne qui ferait ce constat.
J’avoue tomber des nues concernant les interventions de Todd. C’est l’effet caméra qui l’a rendu si bête ? Ou l’a-t-il toujours été ? Je n’aime pas faire des attaques ad hominem mais il faut bien avouer qu’il y a un monde entre ce qu’il dit à l’émission et ce qui se trouve dans ses bouquins. Ou l’aurais-je mal lu ?
@Pablito
“…Et il a tout à fait raison, puisque le socialisme, c’est quoi? Non, contrairement à ce que rabachent les libéraux, ce n’est pas “l’intervention étatique dans l’économie”. Non, c’est la propriété collective,”
Vous me faites rire pablito, Je ne “Chavez” pas que vous aviez fait l’école du rire !
Et donc si je comprends bien, chez vous, c’est chez moi, c’est bien ça ? Je peux inviter une copine ?
Assez de tmenyik !
Vous n’avez pas inventé la citation, mais coller des bouts de phrases pour écrire un article où vous faites dire à des gens des choses qu’ils n’ont pas dites, c’est le procédé malhonnête courant des gauchistes de rue 89 et de France inter pour calomnier des gens qui ne leur plaisent pas.
Oui, la citation m’a fait sursauté mais la différence est que si on avait incriminé un tel de faire l’apologie du nazisme, j’aurais senti la magouille car ce genre d’accusations est souvent acte de diffamation alors que c’est la première fois que je vois quelqu’un être accusé injustement de faire l’apologie du communisme de Staline.
Je vois que les Torquemada d’hier commencent juste à changer de veste par les temps qui courent.
Les méthodes définissent plus les gens que les idées qu’ils défendent.
Bah oui, je suis d’accord avec les commentateurs précédents : il n’y a pas d’apologie du stalinisme de la part de Mélenchon sur cette vidéo.
Mieux encore, le passage de Judith Bernard que vous avez noté ici, où elle parle de l’mage que pourrait avoir le leader du front de gauche, ne fait qu’épinglé… ceux qui écriraient le même genre d’article que le vôtre, M. Robin. Vous faites preuve pour le coup d’un problème de compréhension assez patent.
@Brz
ils s’en sont tellement rendus compte sur le plateau qu’à part Schneidermann, Judith Bernard et Todd ont fini par réagir, comme je l’indique très clairement. Le pire c’est que le deux poids deux mesures est aussi partagé par les lecteurs de ce site, apparemment (même si je vois que vous n’êtes pas souscripteurs, ce qui me rassure un peu, si je puis dire). Pitch, souscripteur, ne va pas dans votre sens les amis.
@Pablito Waal : Ce qui est gênant à mes yeux dans ce qu’a dit Mélenchon, c’est moins la citation soulignée par Jean (à moins de voir une connotation positive dans “échapper”) que ce qu’il dit pour clore son propos : en effet il semble regretter l’écroulement de l’URSS à la lumière de ses conséquences, à savoir l’écroulement parallèle du rapport de forces entre les idéologies capitaliste et communiste. Faut-il préférer un monde avec ce totalitarisme et le rapport de forces qu’il impose, ou un monde où des millions de gens retrouvent leurs libertés fondamentales (même si la Russie actuelle est loin d’être exemplaire en la matière) et où ce rapport de forces n’existe plus ? J’aimerais avoir l’éclaircissement de Mélenchon là-dessus.
En tout cas cela me rappelle les propos d’Eric Zemmour, qui disait regretter l’effondrement du mur de Berlin au nom des intérêts français. Je ne sais pas si Jean s’offusquerait de la même manière en entendant cela, mais ça me paraît relever de la même logique.
Sinon, Pablito, pourriez-vous m’expliquer en quoi la propriété collective suppose la démocratie ? Je ne vois absolument pas en quoi c’est le cas.
@Kevin
exactement, pareil, Zemmour = Mélenchon sur bien des points, ils sont d’ailleurs amis…
A propos de compréhension, M. Bechik, un certain Dr.K (c’est moi) vous a posé sur votre blog une question concernant un verset pris au pif dans un bouquin que vous aimez bien… il attend toujours la réponse… est-elle si difficile à formuler?
Non, je ne vous est pas oublié. J’ai été pris par des choses et d’autres.
Je vais vous répondre. La tâche est ardue car je vais chercher les réponses dans les quatre principaux tafsirs, dont à peine 10 % ont été traduit en français. En allant à la source même et en étant fidèle aux exégèses, oui, ça me prends du temps.
@Nico
Bonjour,
M. Bechik est trop occupé à proférer des énormités sur son blog en affirmant que le Nouveau Testament est truffé de violence.
Il a aussi le culot de mettre la violence descriptive de l’Ancien Testament au même plan que les PRESCRIPTIONS mahométanes de tueries envers nous Chrétiens , Juifs et Athées …
Amitiés.
@Grrrrrr…: Reductio ad absurdum assez pathétique. Je ne connais aucun communiste qui soit partisan de l’abolition de toute propriété privée (et même si vous n’êtes que locataire de votre logement, vous pouvez décider qui entre ou pas…). Pour faire comme vous : si vous ètes libéral, j’en déduis que vous voulez que tout soit privatisé, la police, l’armée, la justice, les rues, …l’air (vous porteriez un masque et Oxygen Corp. vous facturerait vos inspirations) ?
@Kévin : “Ce qui est gênant à mes yeux dans ce qu’a dit Mélenchon, c’est moins la citation soulignée par Jean (à moins de voir une connotation positive dans “échapper”) que ce qu’il dit pour clore son propos : en effet il semble regretter l’écroulement de l’URSS à la lumière de ses conséquences, à savoir l’écroulement parallèle du rapport de forces entre les idéologies capitaliste et communiste.”
Tout est dans le “il semble”
“Faut-il préférer un monde avec ce totalitarisme et le rapport de forces qu’il impose, ou un monde où des millions de gens retrouvent leurs libertés fondamentales (même si la Russie actuelle est loin d’être exemplaire en la matière) et où ce rapport de forces n’existe plus ? J’aimerais avoir l’éclaircissement de Mélenchon là-dessus.”
A la question que vous posez, je préfère la seconde alternative. Mais pour Mélenchon, voyez avec lui-même, je ne suis pas son service de presse (et je suis même loin d’être un de ses fans).
“Sinon, Pablito, pourriez-vous m’expliquer en quoi la propriété collective suppose la démocratie ? Je ne vois absolument pas en quoi c’est le cas.”
C’est pourtant assez évident: si tous (ou un grand nombre, pour que Grr… comprenne) sont placés sous le contrôle d’un despote, se réélisant lui-même, et disposant du droit de vie et de mort sur tous, alors ce n’est pas la propriété collective, mais un déplacement de la propriété privée vers le despote. La notion même de propriété suppose un pouvoir (imaginez une propriété censée être la vôtre, mais dont vous ne pourriez rien faire, même la vendre ou la détruire). La notion même de propriété collective impose donc le pouvoir du peuple (demos + kratein) ou du moins des membres de la collectivité concernée. La propriété collective, ça peut être par petits groupes en autogestion, ou une nation pratiquant la démocratie représentative ou directe.
Erratum: dans la phrase : “C’est pourtant assez évident: si tous (ou un grand nombre, pour que Grr… comprenne) sont placés sous le contrôle d’un despote, se réélisant lui-même, et disposant du droit de vie et de mort sur tous, alors ce n’est pas la propriété collective, mais un déplacement de la propriété privée vers le despote.”
…il y aurait dû avoir : “C’est pourtant assez évident: si tous LES BIENS…”
Inutile de tenter de ramener à la raison Robin, son obsession anti-communiste (cf sa diatribe sur Bourdieu ce vilain marxiste hirsute) l’ autorise à tous les raccourcis, propos repris hors contextes, analyses au doigt mouillé etc… Je ne reviendrai pas sur le procédé en lui-même il a été décrit plus haut.
Ce qui est drôle avec les ultra-libéraux comme Robin, c’ est qu’ ils prennent les soviets comme le summum de la barbarie; mais ne parlent jamais dans leurs colonnes des ravages du capitalisme aux USA par exemple : prisons remplies de pauvres en attente d’ être éxécutés (ça c’ est de la démocratie, y a pas de goulag là-bas), une classe moyenne exploitée et paupérisée (ça ne vous rappelle rien?), une politique étrangère belliqueuse et impérialiste (guerres coloniales, assassinats de dirigeants socialistes pour mettre en place des dictateurs) et j’ en passe…
Et le défenseur de la liberté d’ expression vous prie d’ être souscripteur et de raquer pour “critiquer” sinon c’ est la porte. Pas du tout du stalinisme, ça.
@Air One
sans vouloir vous décevoir, vous n’êtes pas crédible une seconde, en mettant sur un pied d’égalité stalinisme, USA et … Jean Robin ! D’ailleurs vous pouvez vous exprimer ici, et me cracher dessus à longueur de temps, c’est juste que ma patience a des limites donc quand j’estimerai que vous apportez moins que ce que vous enlevez de mon temps et de ma patience, je vous virerai, oui, ça s’appelle le droit de faire ce qu’on veut chez soi, et c’est le contraire du communisme. Si vous laissez n’importe qui s’installer chez vous à n’importe quelle condition, je vous plains mais ça ne regarde que vous.
air one, je suis désolé pour toi, mais tu ne pourras pas recevoir les glorieux soldats de l’armée rouge avec ton bouquet de fleurs, ils ont disparus…
))
Je comprends qu’on soit anti-communiste. Je comprends qu’on n’aime pas Mélenchon. Mais là, c’est vous qui utilisez des manœuvres staliniennes. Attaquez Mélenchon sur ses propositions économiques, sociales, mais ne lui faite pas dire ce qu’il n’a pas dit.
@Rem
c’est sûr que Staline permettait aux gens de commenter ce qu’il disait…
Le parti pris est tel que vous faites abstraction de tout bon sens.
Vu le ton que l’Administrateur, le seul ayant droit de ce lieux et qui menace ceux qui sont en désaccord avec lui, prend dans les commentaires qui suivent cet article facétieux, on ne peut que douter de son objectivité.
Je ne peux que vous conseiller de relire ce que vous avez écris et de revoir le débat une seconde fois.
Je débarque sur ce site pour la première fois, je tombe sur cet article, et bien que je suis opposé idéologiquement à Mélenchon, je trouve ce procédé honteux et digne de tout ce qui s’est fais de pire dans les médias français.
Visiblement, l’auteur décide à la place de nous ‘lecteurs’ mais de la façon la plus fausse qui soit.
Comment appelleriez-vous un point Godwin où Hitler est remplacé par Staline?
@hum
les faits sont les faits, je prépare d’ailleurs un article sur la fumisterie du point godwin
@Jean :
Il serait bien, dans ce cas, d’arrêter de parler de “point Godwin” et de lui préférer le terme original : le “Reductio ad Hitlerum” ( in Leo Strauss, Droit naturel et Histoire, 1952).
Monsieur Godwin n’est qu’un pilleur de concept.
Mélenchon revient sur la question dans le dernier billet de son blog, une question lui ayant été posée sur le vingtième anniversaire de l’effondrement de l’URSS.
http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/12/11/leurope-austeritaire-est-nee/
« Personnellement, je ne « fête » pas la fin de l’Union Soviétique. Car je ne vois pas ce que nous y avons gagné. Ni ce qu’y ont gagné les russes. Ni qui que ce soit, à part les américains et leurs larbins dans le monde. Je partage plutôt l’avis du journal « Le Monde » tel qu’il est exprimé à la une de son édition du 8 décembre. Lisez et dégustez. « On vivait plus libre dans l’Union Soviétique de la fin des années 1980 que dans la Russie « démocratique » de ce début des années 2010 ». Ajoutons qu’on y vivait plus longtemps, qu’on y faisait plus d’enfants, qu’on y était mieux soigné, mieux éduqué. Mais je reconnais qu’il n’y avait aucun des signes de civilisation propre à « l’occident développé » : ni maffias, ni oligarques, ni milliardaires, ni nuées de pauvres dans les rues, ni coke, ni crack, ni ceux qui les vendent. Depuis, tout est réglé. Et voilà ! A question intéressante, réponse facétieuse. »
Et dans le dernier épisode de la web-série du Front de Gauche, il explique à Serge Moati que dans son esprit, socialisme et communisme sont la même chose (à 2:20).
http://www.dailymotion.com/video/xmuklg_ep-4-en-marche-la-fete-de-l-huma-partie-2_news
@Kévin
très intéressant. Pourquoi ne pas en faire un bref article pour le site ?
@Jean : A ce moment-là, autant faire un article général sur Mélenchon. Pourquoi pas, je vais voir ça, y’a matière.
@Kevin
chiche !