D’autant plus incohérent que la proposition de loi votée par l’Assemblée nationale ne concerne pas spécifiquement le génocide arménien, mais entend carrément sanctionner “l’apologie, la négation ou la banalisation grossière publiques des crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre”. Cette loi ne permet donc plus de faire son marché entre les lois mémorielles qu’on trouverait convenables ou pas, elle les met toutes sur le même plan. Même une “banalisation grossière” (notion nouvelle à ma connaissance) de l’esclavage pourrait vous mettre hors-la-loi par exemple (cf la loi Taubira qui qualifie l’esclavage et les traites négrières de “crimes contre l’humanité”).
A moins que Finkielkaut ne soit cohérent dans l’incohérence, et qu’il ne veuille conserver le “monopole” de la répression pour la loi Gayssot et la négation du génocide juif… Et là, de nouveau, on aimerait comprendre.
@Kevin
Certes, mais apres se pose le probleme de savoir qui a le pouvoir de definir ce qui constitue un crime de guerre et un genocide, notions tout de meme bancales du point de vue du droit.
Quant au terme ”banalisation grossiere”, cela en dit long sur la qualite de nos legislateurs. J’imagine deja les avocats : “mon client a banalise ce genocide, mais il l’a fait poliment”…
” D’autant plus incohérent que la proposition de loi votée par l’Assemblée nationale ne concerne pas spécifiquement le génocide arménien, mais entend carrément sanctionner “l’apologie, la négation ou la banalisation grossière publiques des crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre”. Cette loi ne permet donc plus de faire son marché entre les lois mémorielles qu’on trouverait convenables ou pas, elle les met toutes sur le même plan. Même une “banalisation grossière” (notion nouvelle à ma connaissance) de l’esclavage pourrait vous mettre hors-la-loi par exemple (cf la loi Taubira qui qualifie l’esclavage et les traites négrières de “crimes contre l’humanité”).”
Z’est frai ke zi on a mit des boutres et des jaines à des paufres chens ze n’est pas zi grafe…pas de koi dramtizer! Das ist l’ironie du Chour! Fotre kommentaire n’a rien de ztutpide, mais z’il est naiv en zoi! Kar pour zelui ou zelle ki a eu za famille toujée par ze phénomène z’est touchours douloureux…vo parfois penzer aux z’autres!
Mais dans l’enzemble che zui d’accord ke zet ixzième loi merdik fa kréer pluz de poblem k’autre choze! Z’est pourkoi je fais vaire du lobbying en vafeur d’une loi ki obliche tout zitoyen à bêler lorsqu’il croize une chèbre, à aboyer kan il rencontre un jien, ou à brâmer dès qu’un hane l’interpelle!
@Flo
Il faut creer une commission…
Cela me rappelle un texte de Gotlieb qui se demandait a partir de quel moment une pomme devient-elle un trognon.
Pomme ou trognon?
Massacre ou genocide?
Pourquoi l’auteur de l’article déclare “On aimerait comprendre”, faisant ainsi semblant de ne pas comprendre le parti pris de cet intellectuel?
A. Finkielkraut est d’origine juive ashkénaze et sacralise sans doute les exactions qui ont atteint son peuple d’origine mais a moins d’empathie pour les autres peuples. N’importe quel personne raisonnable ne peut retenir aucun autre argument. C’est la démonstration d’un manque d’universalisme chez ce Monsieur.
C’est ce même Finkielkraut qui a dit que l’ “antiracisme est l’anticommunisme du 21ème siècle” alors qu’il a été très lié à la LICRA, association antiraciste… mais dont l’action s’est historiquement focalisée uniquement sur le racisme anti juif (car ça s’appelait la LICA). Une contradiction qui n’en est pas une, finalement…
Bref, le tribalisme existe malheureusement encore en France, et pas seulement dans les milieux populaires…
Ce que “Jean” comprendra en tout cas à l’occasion de la prochaine émission “Répliques” (cf. http://www.franceculture.fr/emission-repliques-memoire-et-histoire-2012-01-14), c’est qu’il se confirme qu’AF a une conception différente du débat, puisque que, sur ce sujet crucial à leurs yeux, il n’invite qu’une seule personnalité (Pierre Nora), du même avis que lui.
@Mister Arkadin
j’ai écrit un livre sur le bonhomme, ce n’est pas aussi simple que cela. Cette émission est une des rares où il n’invite qu’une seule personne, du même avis que lui qui plus est.
@Jean
Où avez-vous vu qu’Alain Finkielkraut était pour la loi Gayssot ? Il dit au contraire dans l’émission citée par Mister Arkadin (Répliques-Mémoire et histoire, à huit minutes vingt) qu’il y était “plutôt hostile”.
C’est une position discutable, mais plutôt subtile. Je ne comprends pas vraiment l’indignation.
Pourquoi cette position me demanderez-vous? Si vous écoutez bien, Finkie souligne l’extravagance des propos turcs, qui accuse à tort et à travers la France de génocide, alors que la France est un des rares pays qui ait publiquement reconnu ses erreurs historiques (pas toutes loin s’en faut). En légiférant contre les écrits venant d’un autre pays, la France prêterait donc le flanc aux accusations absurdes de l’AKP, en intervenant, en écrivant par son droit à elle l’histoire de la Turquie, ce qui donnerait le droit aux Turcs de réécrire pareillement l’histoire de France. Dans ce cas de contestation entre deux perceptions de l’Histoire entre Etats, légiférer ne permet que de se justifier de son bon droit à rejeter l’autre, tandis que les politiques continueront leur business. Finkie est plus engagé, il demande à ce que l’opinion publique juge la Turquie telle qu’elle est : un Etat négationniste, et qu’on la rejette comme telle, sans recourir aux lois mémorielles, car face au négationnisme turc, ce serait justement mettre en question leur caractère indubitable et universel. Il y a là un recul stratégique, dont on peut se plaindre, mais difficilement imputable à Finkie, qui préfère demeurer actif.
D’autant plus incohérent que la proposition de loi votée par l’Assemblée nationale ne concerne pas spécifiquement le génocide arménien, mais entend carrément sanctionner “l’apologie, la négation ou la banalisation grossière publiques des crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre”. Cette loi ne permet donc plus de faire son marché entre les lois mémorielles qu’on trouverait convenables ou pas, elle les met toutes sur le même plan. Même une “banalisation grossière” (notion nouvelle à ma connaissance) de l’esclavage pourrait vous mettre hors-la-loi par exemple (cf la loi Taubira qui qualifie l’esclavage et les traites négrières de “crimes contre l’humanité”).
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3842.asp
Cette proposition de loi sera examinée au Sénat le 23 janvier. Si elle était validée, ce serait l’apogée des lois mémorielles en France.
A moins que Finkielkaut ne soit cohérent dans l’incohérence, et qu’il ne veuille conserver le “monopole” de la répression pour la loi Gayssot et la négation du génocide juif… Et là, de nouveau, on aimerait comprendre.
@Kevin
Certes, mais apres se pose le probleme de savoir qui a le pouvoir de definir ce qui constitue un crime de guerre et un genocide, notions tout de meme bancales du point de vue du droit.
Quant au terme ”banalisation grossiere”, cela en dit long sur la qualite de nos legislateurs. J’imagine deja les avocats : “mon client a banalise ce genocide, mais il l’a fait poliment”…
” D’autant plus incohérent que la proposition de loi votée par l’Assemblée nationale ne concerne pas spécifiquement le génocide arménien, mais entend carrément sanctionner “l’apologie, la négation ou la banalisation grossière publiques des crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre”. Cette loi ne permet donc plus de faire son marché entre les lois mémorielles qu’on trouverait convenables ou pas, elle les met toutes sur le même plan. Même une “banalisation grossière” (notion nouvelle à ma connaissance) de l’esclavage pourrait vous mettre hors-la-loi par exemple (cf la loi Taubira qui qualifie l’esclavage et les traites négrières de “crimes contre l’humanité”).”
Z’est frai ke zi on a mit des boutres et des jaines à des paufres chens ze n’est pas zi grafe…pas de koi dramtizer! Das ist l’ironie du Chour! Fotre kommentaire n’a rien de ztutpide, mais z’il est naiv en zoi! Kar pour zelui ou zelle ki a eu za famille toujée par ze phénomène z’est touchours douloureux…vo parfois penzer aux z’autres!
Mais dans l’enzemble che zui d’accord ke zet ixzième loi merdik fa kréer pluz de poblem k’autre choze! Z’est pourkoi je fais vaire du lobbying en vafeur d’une loi ki obliche tout zitoyen à bêler lorsqu’il croize une chèbre, à aboyer kan il rencontre un jien, ou à brâmer dès qu’un hane l’interpelle!
C’est clair que ou bien deux lois ou bien aucune. Ces lois ne servent à personne et sont même nuisibles aux “communautés” qui en “bénéficient”.
Et que fait on si l’Iran vôterait une loi qui atteste d’un génocide fictif, selon lequel- par exemple- Israël aurait ravagé la moitié du pays?
@Flo
Il faut creer une commission…
Cela me rappelle un texte de Gotlieb qui se demandait a partir de quel moment une pomme devient-elle un trognon.
Pomme ou trognon?
Massacre ou genocide?
2012 va etre passionnante.
Pourquoi l’auteur de l’article déclare “On aimerait comprendre”, faisant ainsi semblant de ne pas comprendre le parti pris de cet intellectuel?
A. Finkielkraut est d’origine juive ashkénaze et sacralise sans doute les exactions qui ont atteint son peuple d’origine mais a moins d’empathie pour les autres peuples. N’importe quel personne raisonnable ne peut retenir aucun autre argument. C’est la démonstration d’un manque d’universalisme chez ce Monsieur.
C’est ce même Finkielkraut qui a dit que l’ “antiracisme est l’anticommunisme du 21ème siècle” alors qu’il a été très lié à la LICRA, association antiraciste… mais dont l’action s’est historiquement focalisée uniquement sur le racisme anti juif (car ça s’appelait la LICA). Une contradiction qui n’en est pas une, finalement…
Bref, le tribalisme existe malheureusement encore en France, et pas seulement dans les milieux populaires…
Ce que “Jean” comprendra en tout cas à l’occasion de la prochaine émission “Répliques” (cf. http://www.franceculture.fr/emission-repliques-memoire-et-histoire-2012-01-14), c’est qu’il se confirme qu’AF a une conception différente du débat, puisque que, sur ce sujet crucial à leurs yeux, il n’invite qu’une seule personnalité (Pierre Nora), du même avis que lui.
@Mister Arkadin
j’ai écrit un livre sur le bonhomme, ce n’est pas aussi simple que cela. Cette émission est une des rares où il n’invite qu’une seule personne, du même avis que lui qui plus est.
@Jean
Où avez-vous vu qu’Alain Finkielkraut était pour la loi Gayssot ? Il dit au contraire dans l’émission citée par Mister Arkadin (Répliques-Mémoire et histoire, à huit minutes vingt) qu’il y était “plutôt hostile”.
@serge37
quand je l’ai interviewé en mars 2011, c’est ce qu’il m’a déclaré…
@Serge37 :
Voir également cette vidéo.
http://www.dailymotion.com/video/x23uw6_finkielkraut-genocide-armenien-loi_people
C’est une position discutable, mais plutôt subtile. Je ne comprends pas vraiment l’indignation.
Pourquoi cette position me demanderez-vous? Si vous écoutez bien, Finkie souligne l’extravagance des propos turcs, qui accuse à tort et à travers la France de génocide, alors que la France est un des rares pays qui ait publiquement reconnu ses erreurs historiques (pas toutes loin s’en faut). En légiférant contre les écrits venant d’un autre pays, la France prêterait donc le flanc aux accusations absurdes de l’AKP, en intervenant, en écrivant par son droit à elle l’histoire de la Turquie, ce qui donnerait le droit aux Turcs de réécrire pareillement l’histoire de France. Dans ce cas de contestation entre deux perceptions de l’Histoire entre Etats, légiférer ne permet que de se justifier de son bon droit à rejeter l’autre, tandis que les politiques continueront leur business. Finkie est plus engagé, il demande à ce que l’opinion publique juge la Turquie telle qu’elle est : un Etat négationniste, et qu’on la rejette comme telle, sans recourir aux lois mémorielles, car face au négationnisme turc, ce serait justement mettre en question leur caractère indubitable et universel. Il y a là un recul stratégique, dont on peut se plaindre, mais difficilement imputable à Finkie, qui préfère demeurer actif.