Vous êtes actuellement déconnecté.






» Mot de passe oublié ?
►   Recevoir la newsletter 
beschizza
Réunion UMP sur la sécurité en Seine-St-Denis (93)
francois-hollande-sipa1
34 ministres sous Hollande, soit 1 de plus que sous Sarkozy
28erencontremusulmans
Enquête & Débat présent aux 28e Rencontres annuelles des musulmans de France (2/2)
point_godwin
Arguments qui tuent le débat : Point de godwin

Arrêt sur Images appelle subtilement à la censure du Camp des saints, ce livre “raciste”

2 mars 2011, 1:29 Auteur : Jean 17 commentaires

Est-ce dû au lancement d’Atlantico, réputé de droite ? Les sites réputés de gauche, voire d’extrême-gauche, comme Arrêt sur images, se lâchent en ce moment, que ce soit sur Galliano ou sur Raspail. En effet dans un article récent le livre de ce dernier est qualifié (tout en nuance) de “raciste”, et en fin d’article l’auteur fait comprendre à ses lecteurs que le livre pourrait, ou plutôt qu’il devrait être censuré.

Voici le passage qui clôture l’article en question : “L’auteur précise que, la loi n’ayant pas d’effet rétroactif, la réédition du livre ne peut être poursuivie en justice. Pourtant, ce n’est pas l’avis de Patricia Moyersoen, avocate spécialiste du droit de la presse. Contactée par @si, elle précise que le fait de republier aujourd’hui des propos à caractère raciste, même s’ils ont déjà été publiés précédemment sans être condamnés, peut être passible de poursuites judiciaires. Les éditions Robert Laffont ont voulu se border, et ont consulté leur avocat, Jean-Claude Zylberstein. “J’ai trouvé qu’il serait bienséant de publier un avant-propos au texte du roman”, se contente-t-il d’expliquer à @si . Pour éviter d’éventuelles poursuites, l’éditeur Brandolini s’est donc fendu d’une page d’avertissement voilé : “Jean Raspail connait mon opinion, qui n’est pas la même que la sienne. Il connait surtout la volonté que j’ai de permettre aux auteurs de s’exprimer en toute liberté”, écrit Brandolini. Pas sûr que ces quelques mots garantissent Le camp des saints contre les assauts des ennemis de la France éternelle.
Liberté d’expression, quand tu nous tiens ! A noter enfin que l’article est soit incomplet soit de mauvaise foi, puisque son but est de démontrer que le livre honni a bénéficié d’une publicité par des médias de droite et d’extrême-droite, oubliant opportunément que la principale publicité du livre vient de Ce soir ou jamais de Frédéric Taddéï, sur France 3, qui a invité Raspail comme invité d’honneur… D’ailleurs, Arrêt sur images venant de faire de la publicité à ce livre, doit-il être à son tour classé à l’extrême-droite ?

17 commentaires

  1. Virgile dit :

    Disons que le livre de Raspail est vraiment dans l’outrance.
    Il est très drôle, mais en même temps manque parfois de subtilité, d’équilibre.
    En tout cas, OUI, il est clairement un brûlot acharné contre toute forme de métissage, et OUI, il serait inadmissible de le censurer.

    Mention spéciale : paru en 1973, l’auteur imagine déjà le nom du nouveau Pape d’alors : Sa Sainteté Benoit XVI !!! Extraordinaire !

  2. Pitch dit :

    A cela près que le pape du roman de Raspail est un tiers-mondiste irénique, vraiment très éloigné de la personnalité du Benoît XVI d’aujourd’hui.

    Ce qui m’a frappé, c’est plutôt l’invention du petit coeur jaune comme signe de raliiement des immigrationnistes, qui préfigure extraordinairement la main jaune de SOS-Racisme (apparue dix ans après) …

  3. Jean dit :

    @Virgile
    oui, encore que c’est moins dur que de devenir dès cette époque la petite main jaune de SOS-Racisme, que Raspail décrivait comme un “coeur jaune” porté à la boutonnière… Là je dis chapeau !

  4. Jean dit :

    @Pitch
    les grands esprits se rencontrent…

  5. Virgile dit :

    C’est vrai, j’avais oublié, ça aussi ça m’a beaucoup frappé.
    En fait, tout le monde devrait le lire, pro- comme anti-.
    En revanche, je maintiens que Raspail tombe parfois dans la caricature, ce qui dessert le “sérieux” de son propos. En fait, je ne suis pas sûr que le Tiers-Monde rêve de faire la peau à l’homme blanc, surtout de la part des Indiens, le peuple le plus veule (je dis “veule” comme d’autres diraient “pacifiste”) de la planète.

  6. Cher dit :

    Avez-vous remarqué que Libé fait (bien involontairement!) de la pub à Raspail par le biais de son partenariat Meilleures ventes romans de la Fnac ?

  7. anonyme dit :

    L’article appelle à la critique, parfaitement légitime, du livre de Raspail, et non à sa censure. Il faut vraiment être de mauvaise foi pour l’interpréter ainsi. Tout comme pour considérer sérieusement “Arrêt sur images” comme un “site d’extrême gauche”. A moins que vous assumiez d’être, de votre côté, un “site d’extrême droite”. Ce qui m’étonnerait beaucoup..

  8. claudine dit :

    sauf que c’est contre productif : tout ce qui est dit sulfureux voire interdit est attrayant, on ne refait pas la nature humaine.
    Le romain de Raspail, même subtilement boycotté devrait se vendre bien à tous les gens que les interdits (en tout cas qualifiés comme tels) attirent.
    La pensée unique a entamé sa cuisson à l’étouffée.

  9. anonyme dit :

    Pas de réponse Mr Robin ? C’est bien ce que je pensais, vous jugez très facilement les autres, mais vous n’assumez pas vos propres positions. Si il y a une “nouvelle extrême droite” je crois que vous en êtes un des représentants. “Un extrémisme peut en cacher un autre”. Effectivement. Si l’on tient à ce qualificatif, il faut reconnaître qu’un extrémiste revendique rarement son extrémisme, et n’en a généralement pas conscience. Mais si votre maxime semble juste quand on l’applique aux jugements subjectifs, elle n’a plus aucun sens lorsqu’on veut en faire un généralité politique. Votre extrémisme à vous est, lui, parfaitement limpide, pour la simple raison que vous le cachez derrière un extrémisme qui n’en est pas un, et qui donc n’aveugle en rien vos lecteurs.

  10. Nico dit :

    Dis-donc mou du genou, sors de derrière ton anonymat avant de venir faire la morale…

  11. anonyme dit :

    Je vous retourne votre commentaire très constructif.

    Je ne vais pas faire ici l’éloge de l’anonymat, mais je pense que vous devez en comprendre les intérêts puisque vous en usez également.

  12. Félix dit :

    A mon avis, ceux qui pensent que le Camp des Saints pourrait être poursuivi en justice s’il paraissait aujourd’hui s’avancent un tout petit peu… Tout simplement parce que le livre de Raspail est un roman et non un essai et qu’il y a, pour cela, une plus grande liberté puisqu’on ne peut assimiler l’auteur du livre et le narrateur de l’histoire. Sinon, il faudrait aussi interdire “Les Bienveillantes” de Littell pour apologie de crimes contre l’humanité (le narrateur du livre est un officier SS), “American Psycho” de Bret Easton Ellis pour apologie d’actes de torture et de barbarie (le narrateur est un serial killer qui ne manifeste aucun remord), “Lolita” pour apologie de la pédophilie, etc. Bref, cela n’aurait aucun sens ! Houellebecq faisait aussi tenir à son narrateur des propos racistes dans “Les Particules élémentaires” et il n’a pas été inquiété. Je ne crois pas d’ailleurs qu’un roman ait déjà été interdit pour de tels motifs, à part peut-être “Les Carnets de Turner”…

    D’ailleurs, “@si” a contacté une avocate “spécialiste du droit de la presse”. Or la presse, c’est le journalisme, ce qui est différent de l’écriture de fiction… A la rigueur, Raspail aurait peut-être pu être poursuivi pour la nouvelle préface, qui exprime un point de vue à titre personnel, et non à travers un personnage de fiction. Or la préface (du moins les extraits que j’en ai lu) reprend en partie un texte écrit par Raspail et publié dans le Figaro dans les années 2000 qui avait déjà été attaqué en justice par la LICRA, laquelle avait été déboutée…

    Quoi qu’il en soit, Le Camp des Saints vaut surtout pour sa description des bien-pensants qui correspond exactement à ceux que l’on voit aujourd’hui.
    Le roman est toutefois écrit dans un style parfois un peu daté qui met tout de même mal à l’aise de temps en temps, comme par exemple lorsque Raspail décrit les foules venues d’Inde par bateaux : sous sa plume, elle deviennent des masses grouillantes et indistinctes, presque animalisées, sans que jamais on voit les individualités qui les composent. Mais de là à considérer qu’il devrait être attaqué en justice…

    Par ailleurs, les journalistes d’Arrêt sur Images pourraient se poser la question de savoir si un livre qui s’intitule “Nique la France” (écrit par Saïd Bouamama, membres des “Indigènes de la République”) peut être considéré comme du racisme…

  13. Jean dit :

    @Felix
    merci pour cet excellent commentaire.

  14. grosdada dit :

    Le problème d’arrêt sur image, c’est qu’on comprend assez vite comment ça marche.

    Cette émission avait un atout technique, son seul atout ?, maintenant c’est fini.

    Un enregistreur, et pouf ! je fais pareil. Mais en fait non. Parce que lui il faut assurer une émission.

    Et fatalement, quand il a rien à dire, ben il dit des conneries.

    Le plus fascinant dans cette émission, c’est de s’entendre expliquer ce que l’on aurait du voir et entendre et comprendre. Doctement. Oeuf corse.

    Comme si détecter une coupure de plan relevait d ‘une licence ou d’un diplôme de pisse-copie.

    Comme si se demander si le commentaire des images, à force d’à force, était neutre ou pas :)

    Il est con ce mec. C’est un vrai con. c’est tatoué dessus, suis sûr !!

    (ce post est-il répréhensible ? Je pense pas).

  15. René Vannier dit :

    je ne pense pas utile d’inciter les gens à lire Raspail. Je lui ai une fois posé la question sur une radio : “Monsieur Raspail, une oeuvre de fiction a-t-elle jamais démontré quoi que ce soit ?”, il a répondu “non, évidemment”.
    Un roman peut distraire, fait sûrement passer le temps, mais n’est pas de nature à mobiliser les gens pour quelque cause que ce soit. C’est comme le roman russe récent racontant la transformation de Notre-Dame en mosquée.
    Dire, après avoir lu ce genre de fiction: C’est très bien vu (!) et ça nous pend au nez, a autant d’utilité concrète que de lire le Canard Enchaîné, qui lui aussi ne se vend pas mal.

  16. dolmen dit :

    @René Vannier

    D’accord avec vous sur le fond, j’ai bien connu des lecteurs de livres vantant l’ascétisme, la pauvreté, l’humilité et au sortir de l’ashram vite retourner à la carte bleu et aux gains (maxi, si possible).

    Une compréhension et une transformation nécessite beaucoup plus que la simple lecture, encore faut-il que “le terrain soit propice”.

Ecrire un commentaire :







Si vous souhaitez associer une image à vos messages, inscrivez-vous ici (c'est gratuit)

 

Articles récents

Contribuez au développement du site en souscrivant