A 11h16, ce 2 septembre, Arrêt sur images — le site de Daniel Schneidermann — a publié un article de fond sur l’affaire d’une professeur de collège suspendue pour avoir “trop parlé de Shoah“. Voici le chapeau de cet article signé Gilles Klein :
“L’affaire semble encore peu intéresser les médias, mis à part L’Est Républicain hier et Le Parisien aujourd’hui (plus une brève dans Libération): une professeur d’histoire d’un lycée public de Nancy, Catherine Pederzoli-Ventura, a été suspendue pour quatre mois, après avoir été accusée d’avoir privilégié l’extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale, au détriment du reste du programme. L’affaire, dont plusieurs détails sont encore confus, semble dans un premier temps intéresser davantage la presse étrangère que la presse française.”
Pourquoi Arrêt sur images n’a-t-il pas inclus dans son enquête la télévision ? Gilles Klein parle pourtant bien “des médias“, et non de “la presse“…
Car la télévision française s’est largement — trop diront certains — penchée sur cette histoire :
• LCI :
• LCI une deuxième fois, avec l’interview de ladite professeur, et un long article d’explications (le 31 août)
• Soir 3 le 1er septembre, avec une interview de la professeure, du recteur de l’Académie de Nancy, et d’un autre professeur.
• le 12h45 de M6 du 1er septembre, où l’affaire est annoncée parmi les sujets principaux : interview de la professeure et de son avocate, et en tout un reportage de près de 2 minutes
• à noter également qu’une simple recherche dans Google Actualités permet de savoir que 20 Minutes, Le Monde, La Croix, Métro, Le Point, et Paris Match ont évoqué l’affaire avant la publication de l’article d’Arrêt sur images.
• enfin, même la radio a relayé cette histoire, comme par exemple RTL, première radio de France faut-il le rappeler.
Que cachent ces fâcheux oublis de la rédaction d’Arrêt sur images ? Incompétence, idéologie… ou les deux ? Daniel Schneidermann nous avait habitué à mieux.
Addendum du 3 septembre : l’équipe de Daniel Schneidermann rectifie le tir dans un mea culpa. Bravo à eux.
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