Il est tout de même invraisemblable que des gens à priori très bien informés et soi-disant compétents nous abreuvent d’adjectifs peu ragoutants quand on essaie de cerner le problème des sans-logis, des Roms ou d’autres migrants et de l’immigration en général. Si les spécialistes de la misère avaient vraiment une quelconque compassion raisonnée pour le malheur du quart monde et des pays « émergents » pour reprendre un qualificatif à la mode, ne devraient-ils pas réfléchir aux conséquences de leurs actes ? Non seulement ils manquent la plupart du temps de discernement mais ils s’insurgent trop souvent de façon particulièrement virulente et irrationnelle (quand ce n’est pas par une comparution au tribunal) contre toute tentative d’alerte que lancent certains pour qu’on ne puisse s’empêcher de les soupçonner de faire politiquement leur beurre de la misère des autres…
Comment peuvent-ils accepter ces professionnels de la compassion que nos gouvernements successifs laissent entrer dans notre pays encore et toujours plus d’immigrés ou de migrants alors que nous n’avons déjà plus depuis longtemps la capacité financière ni la capacité d’accueil en logements décents et encore moins de travail à offrir et quand les anciens arrivés sont encore sur le bord de la route et s’entassent dans des bidons-villes ou des quartiers et des cités laissées aux mains de communautés religieuses intégristes agissantes ou aux mains de petits délinquants en tous genres ? Belle intégration !
Quand un pays arrive à saturation à cause de problèmes liés à la misère ou à une immigration massive (les deux vont souvent de pair) ne serait-il pas logique que ces professionnels de la compassion comprennent enfin l’urgence du problème à traiter et cessent de croire que leur seule mission est de pallier à l’incompétence de nos élites gouvernementales en demandant des aides, pour toutes sortes d’accommodements, qu’ils obtiendront assez souvent grâce à la lâcheté électoraliste de quelques élus « républicains » qui piochent, sans vergogne et sans nous demander notre avis, dans nos impôts. Il est inacceptable de payer pour une politique suicidaire qui non seulement ne règle rien mais aggrave les problèmes de ces populations en surnombre dans certains quartiers à qui on ne peut pas assurer une intégration normale. Sans parler des problèmes que le communautarisme qui s’installe dans ces quartiers posent aux populations en place depuis longtemps.
Les immigrés ou autres migrants (pas les voyous qui profitent de certains avantages sociaux) ne sont en aucun cas responsables de cette situation intolérable. L’entassement de populations à qui on n’a rien à offrir génère obligatoirement une solidarité communautariste. Et le communautarisme génère, dans des conditions précaires et sans issues, un repli identitaire inévitable et dommageable pour toute la société.
Les professionnels de la compassion s’ils étaient sincères et dénués de tout calcul politique (ils sont pour la plupart militants encartés « socialistes »…) devraient être en première ligne avec ceux qui dénoncent les problèmes que l’immigration massive non justifiée peut engendrer. « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde » : c’est un socialiste, Michel Rocard, qui pourtant disait cela et même s’il avait rajouté : « mais elle doit prendre toute sa part» la pertinence de la phrase reste valable. Et justement il y a plusieurs manières pour la France de prendre part à la misère du monde mais certainement pas en accueillant inconsidérément toujours plus d’immigrés et de miséreux. Il aurait été plus judicieux d’aider réellement, par une coopération active, tous les pays « émergents » au lieu de dépenser des milliards en vain pour des plans foireux du style « politique de la ville » ou autre soi-disant « plan banlieue ». Cela probablement ne nous aurait pas coûté plus cher. Il serait temps que les populations de ces pays comprennent qu’en fuyant leur misère elles vont retrouver encore plus de misère avec le déracinement en plus. Ce qui n’arrange rien. Et il serait temps que ces populations, souvent désespérées, ne fuient plus leur pays mais essaient de promouvoir chez elles une démocratie économique et politique. Nous avons cru au « printemps arabe » mais cela visiblement va demander du temps. Peut-être faudrait-il que les populations de ces pays en ébullition comprennent ou qu’on leur fasse comprendre qu’il serait tout de même plus valorisant pour elles de participer à la construction démocratique de leurs pays que de fuir pour une hypothétique facilité de vie. La France n’est plus un « Eldorado »…mais cette Nation a été construite, sur place, souvent dans du sang et des larmes par des Français résistants qui croyaient en des valeurs universelles de démocratie et de progrès. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et … le cul de la crémière !
Il serait temps également que tous les faux-culs droits-de-l’hommiste comprennent que leur compassion infantilisante se retourne contre les populations qu’ils disent soutenir. Et par ricochet contre toute une société enracinée dans des valeurs auxquelles elle tient. Le multiculturalisme est une invention de « bobos » inconséquents. En France, seules l’intégration, l’assimilation et la laïcité ont fait de tous temps leurs preuves et partout ailleurs, le multiculturalisme a été un échec. Les derniers évènements en Angleterre sont là pour nous le rappeler…
Je l’ai déjà dit et je le répète : « Les Français ont mal à la France ». Nos élites politiques et médiatiques devraient s’en soucier…et les professionnels de la misère, de l’intégration ou de la lutte contre les discriminations, aussi !
Sinon le réveil risque d’être douloureux pour tout le monde.
Claude PICARD
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