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Claude Ribbe absent au procès qu’il a intenté à Jean Robin

7 juillet 2011, 21:42 Auteur : Jean 28 commentaires

Ce jeudi 7 juillet 2011 avait lieu à la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris le procès qu’intentait Claude Ribbe (photo) contre diverses personnes, dont moi (Jean Robin, responsable d’Enquête & Débat et auteur de cet article). Il ne prit même pas la peine de se déplacer au procès, et n’eut donc pas la chance d’écouter la Procureure demander la relaxe de tout le monde, ni d’entendre ma plaidoirie, puisque je n’avais pas pris d’avocat. Accusé de diffamation raciale pour avoir employé le terme de “nègre littéraire”, j’ai tenté de faire de ce procès un nouvel acte de défense la liberté d’expression.

Claude Ribbe, historien et écrivain, est un habitué de la 17ème chambre, spécialisée dans la liberté d’expression : tantôt comme accusé (et notamment condamné par Patrick Karam), tantôt comme accusateur. Après environ 2h d’attente, pour le règlement d’autres procès, et une interruption de séance, la Présidente commence par rappeler les faits. Claude Ribbe accuse trois personnes, dont votre serviteur, de diffamation et insultes diverses. Je ne m’étendrai pas sur les autres accusations, pour me limiter à celle qui m’est intentée :
Il résulte de l’information charges suffisantes contre Jean Robin d’avoir à Paris, en tout cas sur le territoire national, le 4 avril 2009, en tout cas depuis temps non prescrit, étant directeur de la publication du site internet “birenbaum-president-blogspot.com”, commis le délit de diffamation publique envers un particulier à raison de son origine ou son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race, une religion, en procédant sous le pseudonyme de “Tatamis” à la mise en ligne des propos suivants : “Claude Ribbe, nègre littéraire d’Aussaresses ?” , “Claude Ribbe est-il le nègre d’un tortionnaire revendiqué en Algérie ?“.”

J’explique à la Cour qu’étant un militant de la liberté d’expression, je suis notamment contre la judiciarisation du débat, raison pour laquelle je n’ai pas pris d’avocat. Je pose la question au Tribunal : va-t-on interdire aux journalistes de poser des questions ? Je cite l’article de Libération qui m’avait appris que Claude Ribbe était sans doute le nègre littéraire du colonel Aussaresses : un article du 21 février 2003, toujours en ligne aujourd’hui et consultable intégralement. L’article contient notamment la phrase suivante : “Les éditeurs [d'Aussaresses] lui avaient fourni un «nègre», un écrivain nommé Claude Ribbe.”
Le présent de l’indicatif qui est utilisé, sans point d’interrogation, permettrait d’affirmer que Claude Ribbe est le nègre littéraire d’Aussaresses. Toutefois je préfère aller demander à Ribbe lui-même de confirmer cela, afin de lever tout soupçon et/ou mauvaise interprétation possible.
Ce 4 avril 2009, Claude Ribbe participe à l’inauguration du monument au général Dumas, place du général-Catroux à Paris en présence du maire de Paris, M. Bertrand Delanoë, et du Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, M. Yazid Sabeg. Je me glisse parmi le public et les journalistes, et filme la vidéo que voici. Hébergée quelques jours sur Dailymotion et Youtube, elle sera retirée de ces deux sites sous prétexte que de nombreuses personnes ont cliqué sur “l’alerte vigilance contenu” de ces sites. En fait, il s’agit d’une censure qui ne dit pas son nom. Dans cette vidéo, je demande à Ribbe s’il est bien le nègre littéraire d’Aussaresses, tortionnaire revendiqué en Algérie, sa seule réponse est : “cela n’a aucun rapport avec l’événement d’aujourd’hui.” Pourtant il vient de faire l’apologie d’un homme au nom de l’antiracisme et des valeurs universelles de tolérance. Et quelques semaines plus tard, j’apprends que Ribbe me poursuit en diffamation raciale pour lui avoir posé cette question.
J’explique à Mme La Présidente du Tribunal qu’avec ce genre de plainte pour diffamation raciale, M. Ribbe banalise la diffamation raciale. “Nègre littéraire” est en effet une expression du langage commun, employée par tout le monde, y compris Libération dans son article qui est toujours en ligne, donc légal. Va-t-on traîner devant votre tribunal un journaliste ayant utilisé les expressions “étouffe-chrétien” ou “tête de nègre” ? S’agit-il de christianophobie ou de négrophobie ?
Le fait est qu’on traîne devant le tribunal un journaliste qui n’a fait que son travail. Par ailleurs une des références de Claude Ribbe est Aimé Césaire, le “nègre fondamental”. Or je rappelle au Tribunal que si M. Ribbe était cohérent et consistant, il ne serait nullement offensé d’être qualifié de nègre, puisque Césaire lui-même avait fait de la négritude un concept majeur, retournant l’insulte en fierté. Or ici il ne s’agit même pas de “nègre”, mais de “nègre littéraire”.
Je poursuis en expliquant que je n’ai rencontré M. Karam qu’une seul fois dans ma vie, c’était lors de la plainte que le Collectif Dom voulait déposer contre l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau. C’est une des deux seules fois où je rencontrerai Claude Ribbe, la seconde était le jour du 4 avril 2009. Je précise cela car Ribbe croit que je fais partie d’un complot ourdi par Karam, les deux hommes s’accusant devant les tribunaux des pires maux depuis plusieurs années.
J’explique que je suis contre la judiciarisation du débat, et qu’à Enquête & Débat j’essaie de faire débattre, loin des tribunaux ou de la violence, des personnes aux idées contradictoires. Cette histoire entre Ribbe et Karam, dans laquelle je me retrouve moi-même pris, symbolise donc tout ce que j’abhorre, et Madame la Procureure me donnera raison sur ce point.
Je conclus ma présentation des faits par une citation d’Aimé Césaire, justement : “La justice écoute aux portes de la beauté.

Le conseil de Claude Ribbe essaiera de faire diversion en expliquant que la France a été condamnée par la Cour européenne des Droits de l’homme, qui a défendu la liberté d’expression d’Aussaresses. Je réponds que cette remarque est hors-sujet : il est avéré qu’Aussaresses était tortionnaire, et que Ribbe était son nègre littéraire, c’est tout ce que je dis.
L’avocat de Ribbe a aussi cette phrase magnifique : “L’expression “nègre littéraire”, employée à l’encontre d’un ultra-marin, a des connotations racistes évidentes“. J’explique donc à la Cour que nous avons la preuve que M. Ribbe, via son conseil, fait peu de cas des mots qui le dérangent et cherche à les changer, voire à les supprimer. Ainsi, il donne raison à George Orwell qui avait expliqué que la novlangue remplacerait la langue libre, pour mieux réduire l’esprit critique de la population.
Il conviendrait donc de supprimer l’expression “nègre littéraire” car elle serait une diffamation raciale potentielle. Il oublie que l’esprit critique n’est pas encore interdit, et pour faire changer le sens des mots ou carrément supprimer les mots, mieux vaut s’adresser à l’Académie Française qu’à la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris.

Je conclus en expliquant que Ribbe a gagné du temps, 2 à 3 ans pendant lesquels cette vidéo a été censurée des plate-formes vidéo les plus visitées, il s’agit d’une censure autorisée, sans parler du temps et de l’énergie que j’ai perdus à courir ici et là pour répondre aux différentes convocations, le stress à recevoir les lettres avec accusé réception, j’en passe. Me défendant sans avocat, je demande une condamnation pour procédure abusive, de 1€ symbolique. Verdict le 29 septembre.

Categories : Culture, Internet, justice

28 commentaires

  1. Tarek dit :

    Quel intérêt on peut bien avoir à faire des procès pareils? J’espère que vous serez relaxé mais relaxe ou pas c’est franchement inquiétant pour l’avenir de la presse…

    Bonne chance.

  2. Kévin dit :

    C’est juste hallucinant. Et pour consacrer le caractère ubuesque de la chose, M. Ribbe a ainsi donné une formidable pub à cette info qu’il souhaitait sans doute enterrer. J’en aurais presque pitié pour lui.

  3. Shaul dit :

    Ribbe est une tâche, je le savais déjà.
    Belle défense Jean.

  4. Il me semble juste que ta défense est un peu trop orientée sur l’équité plutôt que sur le droit. Maintenant il est vrai que la part d’appréciation subjective est nettement plus importante dans ce type d’affaire.

    C’est très curieux, en droit, d’avoir à souhaiter “bonne chance” à quelqu’un !

  5. carotte dit :

    @tarek
    C’est juste la “soft terreur” avant de passer à la vraie avec les gourdins

  6. Herbert Schwarzmann dit :

    Claude Ribbe fait partie de ces intellectuels géniaux et très compétents (ancien normalien) dans leur domaine… tant que leur subjectivité n’est pas touchée par le sujet. Alors là, toute la stupidité que peut inspirer la susceptibilité la plus puérile et la plus irrationnelle, avec la plus grande mauvaise foi, éclate.
    Finkielkraut en est un autre exemple. Chacun devient complètement fou quand il s’agit de son identité, de sa communauté, des traumatismes qu’elles charrient, et qu’on n’a pas réglé soi-même.
    Alors, on s’attaque aux autres pour la calmer, comme un chien blessé à la patte aboie sur l’humain qui veut l’aider.
    Pitoyable.

  7. Jean dit :

    @Tarek
    merci pour votre soutien.

  8. Jean dit :

    @Herbert
    A la nuance près que Finkielkraut écrit des livres sur tous les sujets, contrairement à Ribbe qui n’écrit quasiment que sur la question noire, qui l’obsède, que Finkielkraut n’est pas le nègre littéraire d’un tortionnaire revendiqué, que Finkielkraut est capable d’inviter et de débattre avec des gens dont il ne partage pas l’avis, et ce depuis plus de 25 ans, et que Finkielkraut n’a jamais intenté de procès à personne.

  9. Herbert Schwarzmann dit :

    Oui, cher Jean. A ces infimes nuances près. ;-)
    Ribbe se ridiculise et fait honte à la formation qu’il a reçue. Finkie, bcp moins.

  10. Kévin dit :

    Pour ceux à qui ça aurait échappé, Claude Ribbe a récemment monté un comité de soutien à Nafissatou Diallo, et est très actif au sujet de l’affaire DSK sur son site et son blog.

  11. FRANCOIS dit :

    Jean,

    Si vous êtes relaxé ce sera une victoire contre le totalitarisme soft.

    Mais si vous étiez condamné, je crains de manière aussi sournoise que le fût Zemmour en son temps, à sa différence il faudra aller en appel. (1 an de plus)

    Pour connaître un peu l’institution judiciaire, d’une manière ou d’une autre ils couvriront leurs collègues de la 17e chambre.

    Ne vous découragez pas, allez en cassation : cela n e fera qu’une année de plus….

    Si vous perdez (vraisemblable) alors vous pourrez dire que vous n’avez pas eu “un procès équitable” au sens de la C.E.D.H. et vous aurez à déposer une requête à Strasbourg. (Trois à Six ans de procédure !)

    Si ce parcours du combattant vous rebute, après la cassation, demandez la grâce présidentielle au Bureau 109 des grâces, Chancellerie, 1 place vendôme 75 001 Paris. (les bonnes adresses…) : le recours est suspensif d’exécution….(sinon Landru aurait perdu sa tête un mois plus tôt)

    Morale de l’histoire : faites du procès de vos adversaires, un cauchemar pour vos adversaires. Et donc pour l’Institution judiciaire faites de l’exercice de son métier un cauchemar si vous estimez qu’elle doit être , compte tenu de son parti pris, rangée parmi vos adversaires.

    Et le cauchemar pour un juge ce n’est pas de vous juger mais de se faire juger par leurs supérieurs !!!! Ou culpabiliser par le président ou la CEDH !!! Ou la presse. Ou Enquetes et Débats.

    Bon, je crois que je vais revenir en France pour vous rédiger vos mémoires de défense (Néanmoins bravo pour la plaidoirie : si la justice décide d’être enfin juste vous devriez être relaxé le délit de diffamation n’ayant pas pour finalité d’appauvrir la langue française)

  12. Jean dit :

    @Herbert
    D’autant que Finkie est juste agrégé de lettres, et pas diplômé d’Ulm comme Ribbe (et comme BHL, tiens tiens).

  13. Jean dit :

    @François
    merci pour ces conseils judicieux ;)

  14. Herbert Schwarzmann dit :

    (Il n’existe pas de diplôme de normalien, c’est juste du prestige pur)
    Finkie est normalien de Saint-Cloud.
    Mais, effectivement, Ribbe comme BHL… ça donne pas envie !

  15. Alex dit :

    @Jean: n’hésitez pas à lancer un appel de fonds pour vos procès contre ce M. Ribbe, on vous soutiendra financièrement!
    @François: n’avez vous pas un ami qui pourrait aider Jean, à fonds perdus, au nom de la liberté de penser?

  16. Jean dit :

    @Alex
    si je suis condamné je lancerais un appel, mais pour l’instant ce procès ne m’a coûté que du temps et du stress, rien de monétisable, d’autant que c’est aussi une expérience pour moi que de plaider ma cause devant une cour de justice ;)

  17. Cassirer dit :

    Tout de même ! Monsieur Robin, vous crachez dans la soupe : ce procès est à votre avantage. Car il est l’incarnation de tout ce que vous dénoncez. Vous publiez même un article pour l’occasion !
    Autrement dit, vous instrumentalisez le procès, ce qui est bien vu. Loin d’aller dans contre vous, il abonde dans votre sens.
    Sérieusement, je trouve ça un peu exagéré : il ne s’agit ici non d’idées mais d’individus. Et les individus intentent un procès à d’autres individus pour raisons X et Y. Et là, lorsqu’il s’agit de mauvaises raisons injustifiables comme ici, eh bien vous êtes relaxé. C’est tout. C’est le cas pour un grand nombre de pays. La preuve que la justice fonctionne un minimum et qu’il n’y a pas de police de la pensée : vous n’êtes pas incarcéré.

  18. Shaul dit :

    A Cassirer,

    Jean et c’est un réflexe de bon sens, applique l’aïkido intellectuel.
    Il se fait attaquer et il se sert de la force de cette attaque pour briller.

    C’est juste normal et intelligent.

  19. Jean dit :

    @Cassirer
    je n’ai pas été relaxé, le verdict sera rendu le 29 septembre.

  20. Kévin dit :

    @Cassirer : La police de pensée ne passe pas que par la condamnation en justice, c’est quelque chose de beaucoup plus subtil. Là Claude Ribbe est mal tombé, il a eu affaire à un militant de la liberté d’expression que ce genre de procès n’intimidera sûrement pas, mais mettez un quidam à sa place : il y a des chances pour que celui-ci soit à l’avenir intimidé à l’occasion d’utiliser l’expression de “nègre littéraire” et s’auto-censure pour s’éviter toute nouvelle procédure judiciaire. C’est pourquoi la judiciarisation du débat tue le débat et tend à protéger ceux qui la promeuvent.

  21. Cassirer dit :

    Je me suis sans doute mal exprimé.
    Ce que je veux dire : Ribbe, dans le cas présent, a probablement intenté un procès spontanément (sous le coup de l’émotion, ou je ne sais quoi). Quoi qu’il en soit, le fait qu’il ne soit pas là en dit long : il s’est rendu compte qu’engager cette procédure était une erreur et qu’elle ne mènera à rien (c’est du “bon sens” que ce procès est une absurdité). De plus, le fait qu’il ne soit pas présent ne fait pas “sérieux” aux yeux du tribunal ! Lui-même n’est pas sur place car il doit probablement en avoir honte, mais trop tard ! Robin ne paiera a priori pas d’amende, et ne sera pas incarcéré ! Tout ça pour dire que ça n’aboutira pas. Ce n’est pas vraiment une “judiciarisation du débat” (qui impliquerait que Robin soit réellement incarcéré). C’est juste, probablement, le fait d’un individu qui a les moyens (j’espère qu’on ne m’intentera pas de procès) ! Rien de plus, rien de moins. Tout ça pour dire que je trouve abusif de faire le parallèle avec 1984 ou quelque procès stalinien ! Ca serait plus proche de Kafka qu’autre chose. Je crois qu’un “quidam” ne sera aucunement intimidé : il prendra un avocat, tout simplement (pour qui cette affaire est une promenade de santé). “Nègre littéraire” est un terme courant employé même par les médias ! J’espère m’être mieux exprimé !

  22. Cher Jean,

    A l’insu de ton plein gré, tu viens d’user d’un mot dont le sens premier a tellement été détourné et puis utilisé à mauvais escient qu’il donne à penser qu’il signifie discrimination. Il s’agit du mot phobie.

    Voici ta phrase : “Va-t-on traîner devant votre tribunal un journaliste ayant utilisé les expressions “étouffe-chrétien” ou “tête de nègre” ? S’agit-il de christianophobie ou de négrophobie ? ”

    Il me semble plus judicieux de poser la question d’une façon moins équivoque : “S’agit-il de discrimination à l’égard des noirs ou des chrétiens ?”

    La phobie n’a rien à voir avec la discrimination ou la ségrégation.

  23. Léo Ferré, Les frères Jacques, Gainsbourg, Barbara, Philippe Léotard, Sapho, chantèrent tous cette belle chanson où figure le mot “nègre” :

    quelques unes de ces versions :

    http://www.youtube.com/watch?v=Q7SOFjC8HVs&feature=related
    http://www.youtube.com/watch?v=VtObyTFUUwQ
    http://www.youtube.com/watch?v=dR6y_D4zDiY&NR=1

  24. mia vossen dit :

    Pas croyable! Attaquer une personne pour un mot passé depuis très longtemps dans le langage courant et sans connotation négative… au pays de Descartes et Voltaire!! Quel manque de culture – oui de culture avant tout – et je constate que l’école est bien une garderie où nos enfants n’apprennent plus ni à LIRE, ni à écrire, ni à RAISONNER….
    Et la justice accepte de recevoir pareilles plaintes… qui méritent juste un: “Monsieur, s’il vous plaît, calmez-vous, ne soyez pas si susceptible!” Pauvre France!!!
    Je profite de l’occasion pour exprimer mon admiration, ma gratitude envers Jean Robin, un homme qui brave la médiocrité avec panache et qui nous donne un peu d’espoir.

  25. Virgile dit :

    Il doit intenter tellement de procès qu’il en oublie certains, il faut le comprendre…

  26. Bruno dit :

    Claude ribbe. N’est-ce pas celui qui a carrément accusé Napoléon d’être une sorte de proto-hitlérien au motif qu’il aurait d’après lui, tenté d’exterminer les Antillais par gazage ?
    Ca indique la crédibilité du bonhomme…

  27. Virgile dit :

    @ Bruno :

    Exact. Mais attention ! Môôôsieur Ribbe est historien ET philosophe ! Non mais !

  28. Jean dit :

    @tous
    pour info j’ai été relaxé dans cette affaire.

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