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Est-ce que ce monde est sérieux ?

Comment renverser légalement l’oligarchie actuelle ?

25 novembre 2011, 23:01 Auteur : Jean 74 commentaires

A quoi sert-il de se battre entre nous pour des élections voulues par l’oligarchie, alors que ces élections sont jouées d’avance (ce sera l’UMP ou le PS) et ne changeront rien à notre avenir ? Le constater, c’est déjà prendre conscience que nous ne sommes pas en démocratie, et que la priorité absolue consiste à rétablir la démocratie dans notre pays. Pour cela, il s’agit de réfléchir à la question suivante : Comment renverser légalement l’oligarchie actuelle ? Voici quelques idées, n’hésitez pas à vous prononcer sur cette question cruciale pour notre avenir. INTRODUCTION

Donc, pour lancer le débat, précisons tout de suite qu’un certain nombre de preuves accréditent l’idée que nous ne sommes pas en démocratie :
- le Parlement et le gouvernement ont vu leur pouvoir transféré en bonne partie à l’Union Européenne
- les Parlementaires doivent suivre des consignes de leur parti plutôt que de voter ce qu’ils croient être bon pour le pays
- l’absence de proportionnelle empêche à une bonne partie du corps électoral d’être représenté
- il existe une oligarchie qui se partage les pouvoirs et qui est irresponsable devant le peuple (voir la conférence d’Yvan Blot)
- l’élection présidentielle n’est plus la rencontre d’un homme et d’un peuple, mais la rencontre des deux principaux partis avec le peuple à cause de multiples entraves à la libre candidature (présélection des médias, de l’argent, des 500 signatures, de la publication des signatures, etc.), voir l’interview d’Etienne Chouard
- les médias (et surtout la télévision) ont pris en quelques dizaines d’années le premier des pouvoirs, sans la moindre légitimité et sans le moindre contre-pouvoir (voir ma conférence à ce sujet)

Cette oligarchie est donc en place et bien en place, mais comment la déloger légalement ?
Il ne s’agit pas de compter sur une insurrection généralisée, le fameux “grand soir”, ou sur une crise de l’euro, de l’Union Européenne, des banques, ou de tout cela à la fois. Il s’agit d’être maître de notre destin, en tant que peuple, et par conséquent de ne pas attendre que le pire se produise pour enfin espérer et se mobiliser. Il s’agit de respecter la loi, donc d’être non-violent, non-raciste, etc. Mais que faire ?, comme aurait dit Lénine.

LES TERRAINS
Il convient peut-être de regarder du côté des terrains qui offrent une marge de manœuvre. Quels sont-ils ?

1er terrain avec marge de manœuvre : la consom’action
Chaque fois qu’on consomme un bien ou un service plutôt qu’un autre, on vote pour une entreprise plutôt qu’une autre, et ce pouvoir, aussi infime soit-il, reste un pouvoir dont le votant ne dispose même plus, puisque quoi qu’il vote, rien ne change ou presque, l’oligarchie se partageant le pouvoir.
Le problème de la consom’action réside dans son pouvoir, assez faible, à moins de considérer le long terme ou bien un mouvement de masse, mais cela reste très peu probable.

2ème terrain avec marge de manœuvre : la société civile
L’IPJ (institut Pour la Justice) le démontre bien en ce moment, avec son pacte 2012 signé par plus d’1 million de personnes, une association peut avoir du poids dans la société, dans les médias, et peser dans le débat politique afin d’influencer directement ou indirectement les candidats. Problème : ces associations mettent du temps à se créer, et surtout à récolter les dons nécessaires à leur fonctionnement. A moins de tomber tout de suite sur un mécène ou une grande entreprise pour financer, mais l’association ou l’ONG perd alors son indépendance et/ou sa crédibilité. C’est toutefois un moyen crédible pour influencer l’oligarchie, mais peut-être pas pour la renverser.

3ème terrain avec marge de manœuvre : Internet
Voici le terrain le plus prometteur, encore faut-il savoir en faire bon usage. L’oligarchie est très présente sur Internet, et cherche sans cesse à limiter les libertés sur la toile (ACTA, Hadopi et cie). Pour autant la marge de manœuvre actuelle est presque totale, notamment avec les réseaux sociaux qui démultiplient les effets habituels du net. D’ailleurs, le “printemps arabe” (même si cette expression a été forgée avant l’arrivée au pouvoir des islamistes) est en grande partie due à ces réseaux sociaux. On pourrait citer bon nombre d’autres exemples qui prouvent leur puissance potentielle. Mais ce qui est vrai pour des pays en voie de développement l’est-il pour un pays comme la France ?

LES STRATEGIES
Une stratégie qui viserait à renverser l’oligarchie légalement se placerait forcément dans une relation du faible au fort. Comment David a-t-il tué Goliath ? Comment Mc Donald’s est-il en train de trembler à cause d’une petite vidéo de rien du tout apparemment, mais visionnée près d’1 million de fois (sans compter les nombreuses copies) ? D’ailleurs il n’est pas étonnant que cette action provienne d’une ONG, devenue média pour l’occasion. Les casquettes ont tendance à se superposer, et bien malin celui qui sait différencier un média d’une ONG d’une entreprise.

1ère stratégie : diviser pour mieux régner
Il existe de nombreuses manières de diviser l’oligarchie, il suffit pour cela d’opposer une de ses composantes à une autre. Après tout, l’oligarchie ne se prive pas de diviser le peuple pour mieux régner sur lui. Cela dit cette solution paraît a priori difficilement applicable, vu les marges de manœuvre dont on dispose.

2ème stratégie : l’union fait la force
La formule magique que tous ceux qui luttent contre l’oligarchie cherchent sans l’avoir trouvée pour l’instant, et qui leur permettrait d’être tous réunis contre un ennemi commun. Mais vu que l’oligarchie est puissante (par définition), et qu’elle sait diviser pour mieux régner (voir point précédent), les uns se croient de gauche, les autres de droite, ou jugent les autres infréquentables pour telle ou telle raison invoquée par l’oligarchie, ou trop focalisée sur un point précis, ou trop généraliste, bref, personne ne travaille en commun et l’oligarchie reste au pouvoir.
Pourtant, il existe des sujets où tout le monde est d’accord, en apparence tout du moins, il s’agit des points cités au début de cet article, à savoir ce qui définit une oligarchie. Il s’agit d’un programme commun qui pourrait être appliqué par tous ceux qui prétendent lutter contre l’oligarchie. L’union des leaders des différents mouvements permettrait sans doute de renverser l’oligarchie, le problème vient du fait que les leaders ne veulent pas faire alliance, tout comme ceux qu’ils représentent. L’oligarchie peut continuer de dormir tranquille.

3ème stratégie : chercher le plus petit dénominateur commun et/ou la meilleure faille du système
Là nous sommes au cœur de ce qui devrait faire une stratégie, et chacun a sa réponse : sortir de l’UE, virer les sionistes, ou les islamistes, nationaliser les banques, mettre en prison je ne sais quel oligarque… Problème : cela n’est pas une stratégie, c’est un vœu pieux, et ça ne changerait pas grand chose au fait que l’oligarchie règnerait toujours en maître. Quand David terrasse Goliath, il a identifié sa faiblesse, et il va l’atteindre facilement. Quand bien même une des faiblesses de l’oligarchie serait identifiée, cela ne suffit pas à en faire une stratégie, il faut trouver LA faiblesse du Système, son talon d’Achille. Quels moyens faut-il pour parvenir à la mettre en œuvre ? Dispose-t-on de la marge de manœuvre suffisante ? Sommes-nous assez nombreux ? Je vous renvoie à la question posée au parti de M. Asselineau, l’UPR, qui veut que la France sorte de l’UE. Peut-être, mais comment ? Certainement pas en faisant 0,01% à une élection gérée par le système de A à Z. Il faut contourner le système, le prendre à son propre piège. Et même si nous sortions de l’UE, l’oligarchie serait toujours en place.

CONCLUSION

Il me semble clair après cette courte démonstration qu’un lobby de citoyens doit naître, sous la forme d’une ONG, qui permettrait de rassembler en quelques mois au minimum 1 million de Français, dont les intérêts sont bafoués au quotidien, afin de faire bouger les choses voire de renverser l’oligarchie. Cela pourrait arriver si ces Français sont déterminés, si les valeurs qu’ils partagent transcendent leurs clivages, et s’ils ont choisis la bonne stratégie, la bonne faiblesse du Système. Au départ, il n’y aurait qu’une poignée de citoyens, plus déterminés et mieux informés que les autres, qui détermineraient la meilleure stratégie à suivre, les moyens de la mettre en œuvre et de la faire connaître au plus grand nombre. Dès lors, plus rien ne pourrait arrêter ce mouvement inexorable.

Maintenant c’est à vous de vous prononcer, sur l’un des points développés, ou sur d’autres points qui n’auraient pas encore été développés dans cet article.

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74 commentaires

  1. Guillaume dit :

    @ Virgile : “Les inégalités actuelles, qui se creusent de manière irrémédiables, sont le résultat paradoxal d’un égalitarisme outrancier.”

    Pour éviter tout malentendu, je précise que je ne suis pas “égalitariste”. Il est nécessaire qu’il y ait des incitations et que l’on puisse être récompensé du fruit de ses efforts (pas forcément sous forme d’argent d’ailleurs). Ce que je combats, ce sont les inégalités qui résultent d’injustices, particulièrement quand on tente de les justifier par des mensonges.
    Je suis d’accord avec vous sur le fait que l’égalitarisme peut conduire à accroître les inégalités, notamment si l’on se focalise uniquement sur l’égalité formelle sans tenir compte des conditions de départ. Un bon exemple est l’Université. Les syndicats de gauche ont toujours bloqué la possibilité de moduler les droits d’inscription au nom du dogme de l’égalité formelle. La double conséquence négative est que les universités restent pauvres et sans autonomie financière, et que ce sont les étudiants issus des milieux les plus aisés qui bénéficient le plus du système.

  2. Virgile dit :

    @ Guillaume :

    Et pour écarter définitivement les malentendus : soyez sans crainte, je ne vous comprenais pas dans le lot des “égalitaristes”.

  3. Sitouayain dit :

    Merci Virgile pour ta remarque sur la coquille, c’était bien “lutter contre la pAresse intellectuelle” qu’il fallait lire.
    En relisant les autres propositions, je m’aperçois que d’aucuns souhaitent interdire la citoyenneté aux fonctionnaires, d’autres appellent à commettre des assassinats politiques, j’en passe et des meilleures, et j’avoue être tellement navré par ce genre d’idées parmi mes semblables que je ne me risquerai pas sur le terrain de la critique rationnelle de la haine, des logiques de bouc émissaires, des amalgames et des pensées primaires. Malheureusement, il me faut cohabiter sur la terre de ma patrie avec des gens dont je ne partage pas les valeurs, et, fait regrettable, étant français, ni gueant, ni le pen ne proposent de les expulser…il faudrait donc faire avec et, nous dit Jean, tous nous unir pour abattre l’oligarchie…mais, je suppose que parmi tous ces gens qui ont soif de démocratie et de justice, certains iront voter pour un parti népotiste dirigé pendant trente ans par un même homme, milliardaire, auquel a succédé sa fille, reprenant aujourd’hui les critiques du système du mouvement anticapitaliste tout en cultivant la haine du “gauchiste”, lui dérobant ses idées pour les saucer avec des préjugés antipauvres (assistés ou délinquants), antifonctionnaires (fainéants et coûteux), religieux (antihomo, anti-féministe, anti-école, anti-musulmans), etc., bref un savoureux cocktail national-socialiste…que ce soit clair, mon premier combat est de faire en sorte que le système n’engendre plus ce genre d’excroissance, qu’il ne sorte plus jamais d’un utérus humain un être, qui, devenu adulte, n’est capable de s’exprimer en politique que par des préjugés, des haines, des idées courtes. S’il y a quelque chose qui entretient le système, et la division c’est bien cela.

    parmi les quelques proposition avancées, j’en sélectionne une qui me paraît receler une piste:

    Théophraste disait le
    26 novembre 2011 à 5 h 53 min

    “Il n’y a qu’une solution, nous devons nous substituer à l’oligarchie.

    Pour y parvenir le talon d’Achille du régime est le capitalisme. Même en payant 80% d’impôts et en risquant des procès, on peut créer des entreprises.

    Il faut donc créer des entreprises, cesser de prêcher et créer des entreprises, viser la construction de PME globales implantées partout en Occident ou dans le monde dès leur fondation et enfin, viser la construction de multinationales.

    Le pays ne se construit pas dans les meetings ni dans les salles de classe ou dans les médias… il se construit et se change par la prise de risque, l’ambition, l’innovation, donc, par l’entrepreneuriat.

    L’entrepreneuriat concerne tout le monde, il est un devoir pour ceux qui veulent changer le monde, nul n’a le droit de prêcher ses opinions ou de contester s’il n’entreprend pas, même à son niveau s’il n’entreprend pas sa vie.

    Pour y parvenir chacun doit chercher à évoluer dans un environnement (famille, amis, milieu professionnel, réseaux etc.) libéral qui vous poussera à l’émulation et au succès; chacun doit construire autour de lui dans toutes les provinces de France des écosystèmes séparatistes libéraux, à même de maintenir un état d’esprit de conquêtes et de réussite.
    [...]
    Cessons de prêcher, de pleurer, de vouloir le pays dans lequel nous voudrions vivre, CONSTRUISONS LE.”

    d’abord il faut s’entendre sur le “nous”, le rendre visible, labelliser les initiatives en quelque sorte,
    ensuite il faut s’entendre sur ce qu’est une entreprise et son but et ce qui est une activité moralement acceptable pour une entreprise, qu’est que le “succès” et à quoi doit servir “l’émulation”,
    ensuite il faut s’entendre sur la façon dont on crée une entreprise, je veux parler de financement
    et la manière dont on crée des débouchés,
    l’intuition est donc bonne, mais en proposant tout cela, théophraste ne rompt pas avec la logique du système, puisque c’est précisément la logique libérale adossée au régime de propriété de droit romain qui permet à une oligarchie économique de se constituer, par accumulation, par la logique winer-loser, etc.,
    il faut donc reprendre son mot d’ordre, construire pour s’abstraire du pouvoir oligarchique, des banques, des multinationales, etc., mais autrement, et en ce sens, les entreprises de l’économie sociale et solidaire, les scop, les sci, les amap, les mutuelles (les vraies mutuelles), les banques mutuelles, l’utilisation de monnaies locales, tout cela existe à l’état embryonnaire ou a été dévoyé, mais voilà des pistes sérieuses, pour une reprise du pouvoir économique.
    Pour ce qui est du pouvoir local, élire des maires qui s’engagent à pratiquer la démocratie directe pourrait permettre de renouveler la pratique démocratique et faire se former les citoyens à la gestion de leurs affaires communes.
    Enfin, tout cela doit être adossé à un mouvement structuré et producteur de valeurs de résistance et de constructions alternatives, et je pense à quelque chose qui ressemblerait à une forme subversive d’organisation, conviviale si possible, qui procure du plaisir à en être…une franc-maçonnerie ou un opus dei des pauvres? un parti communiste sans politburo, un solidarnosc sans soutien US ni du Vatican? je ne sais pas mais en tout cas une organisation résolue et surtout tolérante, inclusive, non violente et attachée à construire, à faire de l’éducation populaire et à créer de la sociabilité.

  4. Kévin dit :

    “Pour ce qui est du pouvoir local, élire des maires qui s’engagent à pratiquer la démocratie directe pourrait permettre de renouveler la pratique démocratique et faire se former les citoyens à la gestion de leurs affaires communes.”

    => C’est une idée que j’ai eue à l’esprit mais que j’avais oublié de donner. Je crois effectivement que ce genre de choses n’est pas inaccessible à nos moyens (constituer des listes, même dans des petits villages) et donnerait une publicité non négligeable aux démocrates, en plus de commencer à habituer les citoyens à la pratique du pouvoir.

  5. Sitouayain dit :

    Merci Virgile pour ta remarque sur la coquille, c’était bien “lutter contre la pAresse intellectuelle” qu’il fallait lire.
    En relisant les autres propositions, je m’aperçois que d’aucuns souhaitent interdire la citoyenneté aux fonctionnaires, d’autres appellent à commettre des assassinats politiques, j’en passe et des meilleures, et j’avoue être tellement navré par ce genre d’idées parmi mes semblables que je ne me risquerai pas sur le terrain de la critique rationnelle de la haine, des logiques de bouc émissaires, des amalgames et des pensées primaires.
    Malheureusement, il me faut cohabiter sur la terre de ma patrie avec des gens dont je ne partage pas les valeurs, et, fait regrettable, étant français, ni gueant, ni le pen ne proposent de les expulser…il faudrait donc faire avec et, nous dit Jean, tous nous unir pour abattre l’oligarchie…
    mais, je suppose que parmi tous ces gens qui ont soif de démocratie et de justice, certains iront voter pour un parti népotiste dirigé pendant trente ans par un même homme, milliardaire, auquel a succédé sa fille, reprenant aujourd’hui les critiques du système du mouvement anticapitaliste tout en cultivant la haine du “gauchiste”, lui dérobant ses idées pour les saucer avec des préjugés antipauvres (assistés ou délinquants), antifonctionnaires (fainéants et coûteux), religieux (antihomo, anti-féministe, anti-école, anti-musulmans), etc., bref un savoureux cocktail national-socialiste…
    que ce soit clair, mon premier combat est de faire en sorte que le système n’engendre plus ce genre d’excroissance, qu’il ne sorte plus jamais d’un utérus humain un être, qui, devenu adulte, n’est capable de s’exprimer en politique que par des préjugés, des haines, des idées courtes. S’il y a quelque chose qui entretient le système, et la division, c’est bien cela.

    parmi les quelques proposition avancées, j’en sélectionne une qui me paraît receler une piste:

    Théophraste disait le
    26 novembre 2011 à 5 h 53 min

    “Il n’y a qu’une solution, nous devons nous substituer à l’oligarchie.

    Pour y parvenir le talon d’Achille du régime est le capitalisme. Même en payant 80% d’impôts et en risquant des procès, on peut créer des entreprises.

    Il faut donc créer des entreprises, cesser de prêcher et créer des entreprises, viser la construction de PME globales implantées partout en Occident ou dans le monde dès leur fondation et enfin, viser la construction de multinationales.

    Le pays ne se construit pas dans les meetings ni dans les salles de classe ou dans les médias… il se construit et se change par la prise de risque, l’ambition, l’innovation, donc, par l’entrepreneuriat.

    L’entrepreneuriat concerne tout le monde, il est un devoir pour ceux qui veulent changer le monde, nul n’a le droit de prêcher ses opinions ou de contester s’il n’entreprend pas, même à son niveau s’il n’entreprend pas sa vie.

    Pour y parvenir chacun doit chercher à évoluer dans un environnement (famille, amis, milieu professionnel, réseaux etc.) libéral qui vous poussera à l’émulation et au succès; chacun doit construire autour de lui dans toutes les provinces de France des écosystèmes séparatistes libéraux, à même de maintenir un état d’esprit de conquêtes et de réussite.
    [...]
    Cessons de prêcher, de pleurer, de vouloir le pays dans lequel nous voudrions vivre, CONSTRUISONS LE.”

    d’abord il faut s’entendre sur le “nous”, son sens et ses objectifs, le rendre visible, labelliser les initiatives en quelque sorte,
    ensuite il faut s’entendre sur ce qu’est une entreprise et son but et ce qui est une activité moralement acceptable pour une entreprise, qu’est-ce-que le “succès” et à quoi doit servir “l’émulation”,
    ensuite il faut s’entendre sur la façon dont on crée une entreprise, je veux parler de financement
    et la manière dont on crée des débouchés,
    l’intuition est donc bonne, mais en proposant tout cela, théophraste ne rompt pas avec la logique du système, puisque c’est précisément la logique libérale adossée au régime de propriété de droit romain qui permet à une oligarchie économique de se constituer, par accumulation, par la logique winer-loser, qui déshumanise la production, la distribution et qui pollue, etc.,

    il faut donc reprendre son mot d’ordre, construire pour s’abstraire du pouvoir oligarchique, du pouvoir des banques, des multinationales, etc., mais autrement,
    et en ce sens, les entreprises de l’économie sociale et solidaire, les scop, les sci, les amap, les mutuelles (les vraies mutuelles), les banques mutuelles, l’utilisation de monnaies locales, tout cela existe à l’état embryonnaire ou a été dévoyé, mais voilà des pistes sérieuses, pour une reprise du pouvoir économique.

    Pour ce qui est du pouvoir local, élire des maires qui s’engagent à pratiquer la démocratie directe pourrait permettre de renouveler la pratique démocratique et faire se former les citoyens à la gestion de leurs affaires communes et servir localement d’appui à une économie du bien-être, de l’échange et du respect de l’environnement.
    Enfin, tout cela doit être adossé à un mouvement structuré et producteur de valeurs de résistance et de constructions alternatives, et je pense à quelque chose qui ressemblerait à une forme subversive d’organisation, conviviale si possible, qui procure du plaisir à en être…une franc-maçonnerie ou un opus dei des pauvres? un parti communiste sans politburo, un solidarnosc sans soutien US ni du Vatican? je ne sais pas mais en tout cas une organisation horizontale, résolue et surtout tolérante, inclusive, non violente et attachée à construire, à faire de l’éducation populaire et à créer de la sociabilité pour refonder des racines émancipatrices et s’abstraire pas à pas de ce qui nous enchaine, l’individualisme, le marché, la nécessité de s’employer dans une entreprise qui n’est pas à nous ou pour un Etat qui n’est pas dirigé par nous, l’argent-dette, les loyers, la course au profit, la consommation de produits inutiles et surtout, le fatalisme.

  6. Yves IMBERT dit :

    @Aurélien
    OLIGARCHIE E D
    Dans le débat BLOT CHOUARD du 28.10.11 par ailleurs fort instructif , je retiens la définition qui illustre les faits « un Chameau c’est un cheval dessiné par une commission parlementaire »

    CONSTATATIONS DE BASE
    J’ai la pratique de l’organisation et de la direction de PME du BTP et de grands chantiers en France et à l’étranger ou les conditions sont souvent à la limite du possible
    Après avoir été apprenti puis compagnon Je suis devenu ingénieur outre titulaire d’un 3e cycle de gestion plus d’autres compléments en expertise et en droit
    Ce « parcours du combattant » fort éloigné de l’ENA, m’a donné une vision globale sur les rouages d’une entité opérationnelle qui correspond à ce que pratique l’humanité depuis la nuit des temps y compris dans les opérations militaires

    Une entreprise qui réussit c’est celle où l’encadrement dispose de l’autorité de compétence et sait créer une culture d’entreprise

    Cet encadrement est une oligarchie sans laquelle rien ne fonctionne car même un excellent exécutant a besoin d’un chef ne serait-ce que pour que sa qualité de travail soit reconnue par un œil averti, tous les opérationnels, y compris militaires, le savent il ne s’agit donc pas de virer l’oligarchie mais de mettre en place les processus pour instaurer la culture du travail bien fait et de la responsabilité à tous niveaux

    Comment se constitue un tel encadrement : le patron, autosélectionné par son courage quand il s’agit d’un créateur d’entreprise, ou désigné pour ses capacités, choisit des responsables chez qui il reconnaît les compétences ad hoc et à qui il a envie de déléguer, donc contrôler sans larguer, avec une assistance bienveillante que l’invasion de psychos soixante huitards qualifie avec mépris de paternalisme ou de « patron-ours » mais dont l’expérience montre qu’elle est recherchée et est la seule à réellement fonctionner

    Si ces responsables ont des capacités qui correspondent au poste, les compagnons les acceptent (c’est une forme de démocratie directe) et leur unité est performante, sinon il faut procéder à une réorganisation des fonctions

    EXTRAPOLATION DU MILEU DE L’ENTREPRISE VERS CELUI DES NATIONS :
    Il me semble qu’un pays est une grande entreprise complexe, trop pour être confiée à des fonctionnaires et a des élus qui n’ont jamais été confrontés avec le rôle du chef sur le terrain, le pied du mur selon l’expression du BTP

    Avant la révolution française l’encadrement de l’entreprise France était dévolu à l’aristocratie de sang ce qui n’est pas une désignation pire qu’une autre

    L’aristocratie a été guillotinée, reconnaissons que ce mode de licenciement est efficace quoique quelque peu définitif, et remplacée par les élus du peuple et leurs assistants inamovibles, les fonctionnaires, cette nouvelle aristocratie a rapidement repris les comportements de la première

    Aujourd’hui des gens du sérail, des enseignants et fonctionnaires intellectuellement honnêtes et courageux , constatent et dénoncent l’irresponsabilité dans l’administration et chez les élus. Comme remède ils préconisent de rechercher une nouvelle méthode de désignation des têtes

    Il ne paraît pas utile de réinventer le fil à couper le beurre, un pays c’et une entité opérationnelle, il nécessite un patron qui donne des orientations précises et équitables entouré par un état major de gens compétents et déterminés

    Il n’existe pas de mode de sélection initiale parfait, élection ou cooptation, c’est au pied du mur que la vraie sélection s’opère ensuite , sous réserve d’instaurer des processus simples pour rendre chacun à la fois fier de son travail , responsable et sanctionable.

    le cas le plus caractéristique est celui des magistrats, voilà une catégorie de fonctionnaires par ailleurs non dépourvue de qualités qui, sous prétexte d’indépendance, ne peut voir sa responsabilité personnelle engagée de façon effective comme tous les autres professionnels indépendants, si c’était le cas ils cesseraient de se comporter en militants donc en faisant fi de leur indépendance au profit de leur lobbying

    Par effet de cascade dans la responsabilisation, les équipes efficaces se constituent quel que soit le mode initial de sélection des têtes et l’entité ou le pays se met à fonctionner correctement

  7. Sitouayain dit :

    “Comment se constitue un tel encadrement : le patron, autosélectionné par son courage quand il s’agit d’un créateur d’entreprise, ou désigné pour ses capacités, choisit des responsables chez qui il reconnaît les compétences ad hoc et à qui il a envie de déléguer, donc contrôler sans larguer, avec une assistance bienveillante que l’invasion de psychos soixante huitards qualifie avec mépris de paternalisme ou de « patron-ours » mais dont l’expérience montre qu’elle est recherchée et est la seule à réellement fonctionner”

    on dirait la définition d’une dictature ou de la Vème république! remplacer le “patron” par De gaulle, c’est saisissant!
    bien, quand il s’agit de créer des institutions démocratiques, on se garde bien de croire en la bonne foi du “patron”…
    ça m’a toujours fasciné, ces trésors de rhétorique qu’emploient ceux qui tirent gloire d’une position hiérarchique, pour se justifier face à une telle contradiction…
    dans l’idéal, quand on est compétent, sage, valeureux, etc., on se satisfait que les autres écoutent ce qu’on a à dire et on jouit du bon fonctionnement collectif…dans la société arriérée des chefs et des subalternes, on écoute le chef parce qu’on a pas le choix, on traine des pieds si le taf est inintéressant, ou on fait le contraire de ce qu’il dit si on tient au résultat et on n’en pense pas moins…mais ça n’est pas l’horizon indépassable de l’humanité…et au passage, certains peuples d’amazonie ou d’afrique n’ont pas de chefs…mais il parait que les “sauvages” ce sont eux…

  8. Yves IMBERT dit :

    @Sitouayain
    Je ne sais pas ce que vous rappelle ma description mais moi je vous parle de ce que finit toujours par vouloir le personnel dans une entreprise, certes cela déprime les technocrates et les syndicalistes tueurs d’entreprises mais c’est comme ça que fonctionne une unité opérationnelle et pas à la façon fumeuse de marx and co, d’évidence vous n’êtes jamais intervenu en forêt équatoriale sinon vous ne pourriez débiter de telles inepties

  9. Sitouaillain dit :

    @ Yves
    et bien vous vous trompez, j’ai travaillé avec différentes communautés indigènes en Amazonie, et sachez également qu’en France et ailleurs existent des coopératives.
    Prenez garde à ne pas généraliser ce que vous observez, car
    d’une part, vous observez des situations qui interviennent dans un contexte social et historique donné, notamment avec un “fond culturel” donné qui n’est pas immuable, mais aussi dans une structuration qui oriente l’attitude et la réaction des individus, c’est-à-dire qu’ils sont ceci dans une organisation hiérarchique et cela dans une organisation a-hiérarchique, et enfin, si la créativité, l’investissement et la qualité du travail sont plus satisfaisants dans les organisation faiblement hiérarchisées laissant la place à une relative “autonomie négociée” entre les agents (il existe toute une littérature mondiale sur le sujet en psychosociologie depuis les années 50), ceux-ci s’y inscrivent d’autant mieux que leur éducation les y a préparé, c’est pourquoi je n’accorde aucune espèce de valeur absolue à vos observations parmi les travailleurs du bâtiment, dans une société qui dévalorise le travail manuel, et pour laquelle le bâtiment est une “voie de garage” dans laquelle on envoie les enfants issus de générations de pauvres, éduqués à être subalternes,

    d’autre part vos observations, aussi intelligent que vous soyez, interviennent avec vos œillères, vos préjugés, vos appétences et vos rejets et qui plus est, bien souvent dans une situation que vous avez en partie créée et dans laquelle vous agissez,
    c’est à dire que votre position de chef dans une entreprise vous conduit à une vision déformée, vous ne “verrez” jamais que ce qu’on vous laisse entrevoir et que ce que vous êtes capable de voir, et même quand on n’est pas chef, entre employés, certains se gardent bien de dire ce qu’ils pensent ou d’agir selon leurs vues étant donnée la situation de subalternes dans laquelle ils sont, mais la situation d’observation est d’autant plus déformée lorsqu’on est chef, car la division hiérarchique induit une asymétrie d’information, et surtout, lorsqu’on maîtrise le recrutement, la volonté du chef d’être chef le conduit à rejeter toute candidature qui viendrait à contredire sa position supérieure, c’est même assez fréquent de voir des chefs pourrir la vie des employés qu’ils pressentent meilleurs qu’eux ou simplement rétifs à leurs manifestations d’autorité,
    pour exagérer, on a beau jeu de dire, ce que j’observe, c’est que le personnel a besoin d’un chef car il est incapable de prendre des initiatives quand on conserve pour soi tout un tas d’informations, le gros des revenus produits par le travail collectif et quand on a pris soin de s’entourer de gens qui préfèrent toujours s’en remettre au chef ou qui ont peur de prendre des responsabilités!

    Enfin, votre discours de comptoir sur les technocrates et les syndicalistes tueurs d’entreprises ne saurait me convaincre, précisément parce que le propre du technocrate est d’être au sommet d’une hiérarchie, d’une organisation incapable de prendre en compte les signaux qui arrivent à sa base et de réagir de manière pragmatique, l’administration est l’illustration des inepties que vous voulez faire perdurer,
    et vos syndicalistes sont eux aussi l’illustration d’une société qui marche sur la tête, car ils interviennent dans des entreprises qui ne sont pas possédées par leurs travailleurs, à forte division des tâches donc à forte asymétrie d’information, entreprises en concurrence les unes avec les autres, c’est à dire dans un contexte où l’entreprise, possédée par des actionnaires ou des patrons, qui s’en sort le mieux, est celle qui parvient à exploiter le mieux ses employés, par tous les moyens, là où le rôle du syndicaliste est d’organiser la résistance à ces tentatives d’exploitation, forcément, ça ne peut pas fonctionner, d’autant que les syndicats sont aujourd’hui complètement dévoyés!

    là où je me réjouit, c’est que votre volonté et vos mérites vous ont conduit à augmenter votre espérance de vie et à donner du sens à votre travail, ce que je déplore, c’est que vous développez aujourd’hui un discours qui reproduit le cadre de justification du système qui vous a demandé tant d’effort pour accéder à un minimum de décence, un peu comme un esclave affranchi qui a son tour achèterait des esclaves et justifierait sa position par l’incapacité des esclaves à vivre sans maître…

    pour ma part, je ne trouve aucune justification de quelque sorte à ce qu’un homme, incapable de réaliser seul un ouvrage, soit en mesure de contraindre d’autres à travailler pour lui, en leur laissant les miettes, vous avez de la chance de vivre dans une société qui accepte cela, pour pouvoir en tirer gloire et respect de la part de vos semblables. Inviter d’autres en égaux à partager son projet et à en recueillir les fruits me paraît une façon plus honorable d’entreprendre.

  10. Yves IMBERT dit :

    @Sitouaillain
    J’ai déjà entendu un baratin méprisant similaire au votre avec les psychos soixante huitard attardés, moi j’ai eu la « chance » de pratiquer les principaux postes en entreprise dès lors « j’ai vu moi-même » avant de recueillir la vision de mes collègues ce qui n’est pas offert aux jeunes ingénieurs qui débarquent directement de leur grande école ou aux jeunes officiers affectés dans des unités opérationnelles

    je n’observe pas les Equatoriens organisés en tribus, je construis avec et pas pour des ONG qui sont généreuses avec l’argent des autres, ce sont des gens très sensés, je les divertis en leur montrant les thèses « bobo gaucho collabo » ils me confirment qu’avec une vision pareille ce n’est pas étonnant que la France prenne le même chemin que la Rome antique

    Vous parlez de coopératives, mais les connaissez -vous de l’intérieur , moi oui et je confirme tout ce que j’ai écrit précédemment car ce sont des pétaudières qui ne s’en sortent que quand un leader se dégage, on retombe toujours sur la même réalité

    Contrairement à ce que vous affirmez avec le mépris de l’ intellectuel « je saistout » , les techniques du BTP font appel à des connaissances d’un niveau dont vous n’avez même pas conscience et qui n’ont rien à envier à celles de l’industrie , les compagnons qui y travaillent sont fiers de leur compétence qui est reconnue , c’est cette fierté du travail bien fait qui manque dans les rouages de l’entreprise France pour que la responsabilité s’instaure à tous niveaux , ils ont une autonomie très largement supérieure à celle qui peut se rencontrer dans l’industrie par exemple à France Télécom ou il me semble, vu de l’extérieur il est vrai, exister une organisation technocratique aux antipodes de ce que je décris

    Depuis les thèses de Marx, il y a toujours des gens bien intentionnés qui veulent à tout prix aller à l’encontre de la nature humaine pour satisfaire leur idéologie qui a fait ses preuves négatives, j’avoue en être sidéré

    Créez donc une entreprise puis faites-lâ vivre et ensuite nous rediscuterons utilement de ces sujets

  11. Sitouaillain dit :

    votre haine vous égare camarade,

    qui a contesté le savoir-faire et les compétences des ouvriers du BTP, qui a contesté l’utilité des “leaders”? et qui a réclamé le parachutage et l’autorité d’ingénieurs qui ne connaissent pas le terrain? qui a critiqué l’amour du bel ouvrage et le besoin d’autonomie du travailleur? pas moi en tout cas, je ne dénigrais pas en bloc vos idées, ce qu’en revanche vous faites de celles des autres…dommage

    “Depuis les thèses de Marx, il y a toujours des gens bien intentionnés qui veulent à tout prix aller à l’encontre de la nature humaine pour satisfaire leur idéologie qui a fait ses preuves négatives, j’avoue en être sidéré”
    dommage que vous fassiez la même chose, sinon je partage votre avis, à la nuance près que ça date de bien avant Marx, vous oubliez l’Eglise par exemple, et que c’est toujours tendancieux de vouloir définir une “nature” humaine, puisqu’un homme sans culture c’est au mieux un enfant-loup, au pire un bébé mort-né…

    dès que ça penche un peu trop vers des idées qui remettraient en cause le système de croyances et les structures sociales qui vous ont forgé et qui vous ont obligé à faire tant d’efforts pour vous hisser à une place qui vous satisfait, vous sortez vos crocs, je vous comprend, mais ça rend une partie de vos raisonnements intenables, c’est dommage, vous avez raison sur bien des points, manque la cohérence et manque la capacité à rester objectif et à nuancer voire abandonner certaines de vos idées bien arrêtées.

    Comme je ne suis pas un fasciste, je vais retenter le dialogue, mais comme je suis assez épuisé par ma journée, je vais me limiter à un seul pan de votre raisonnement:

    si je proposepour renverser l’oligarchie de précisément éviter de reproduire l’idéologie et la structure qui sous-tend sa formation et sa domination, à savoir par exemple, celle de l’entrepreneur valeureux qui “donne du travail aux gens” (c’est donc qu’il y a des gens qui n’ont rien et pas d’autre choix que de s’employer pour eux), et tout le droit concernant les entreprises et le marché, etc., et si je pense qu’on pourrait initier un mouvement de résistance en multipliant les entreprises qui permettent l’émancipation des travailleurs, ça n’est pas contre vous, comme je suis démocrate, je vous reproche simplement de vouloir instituer la supériorité du “chef”, et laisser perdurer une organisation où il y a un petit nombre qui possède et qui capte la valeur et les autres qui ne possède pas et ne choisissent pas.
    qu’il y ait un “leader” dans une coopérative ne me dérange pas, c’est aux travailleurs de définir quelle est leur organisation optimale, en fonction des facultés de chacun etc. et le “leader, selon la tâche à effectuer peut être différent à chaque fois, et reconnaissez qu’on a des marges d’amélioration pour que l’éducation nationale transmette des capacités à s’organiser collectivement, à prendre des responsabilités, etc.
    Ensuite vous me balancez à la figure votre conclusion issue de vos observations “les coopératives sont des pétaudières”, je serais tenté de vous demandez si vous avez une enquête exhaustive qualitative et quantitative pour étayer vos propos, mais je sais déjà que vous ne vous embarrassez pas de cela puisque votre science infuse suffit…mais sérieusement, vous êtes en capacité de comprendre qu’une coopérative évolue sur un marché où dominent des entreprises “classiques”, dont l’objectif de maximiser les profits passe par la minimisation du salaire et l’accélération des cadences, et qu’elles font rarement le poids dans ce jeu de concurrence faussée…en disant cela, je ne nie pas que certaines coopératives ne fonctionnent pas, comme tout un tas d’entreprises qui meurent chaque année d’ailleurs.

    votre notable préférée pour laquelle vous allez voter propose de redresser la France en fermant les frontières pour protéger les entreprises française de la concurrence chinoise, le problème c’est que vu son programme, elle ne redressera rien du tout, et si l’oligarchie apeurée lui remettait les clés, elle l’enfoncerait comme Pétain l’a enfoncée,
    pour ma part je préfèrerais affirmer la volonté des citoyens français de retrouver la grandeur de la France qui commencerait par refuser toute exploitation de l’homme par l’homme, qu’elle soit en chine ou en France, c’est à dire des droits de douanes pour toute entreprise qui ne respecte pas certaines normes sociales, environnementales, etc., pourquoi pas si on en investit une partie pour soutenir les luttes d’émancipation hors de nos frontières, mais en France, il s’agirait de dépasser le capitalisme, ce qui veut dire, non pas tout nationaliser, bien au contraire, mais modifier les règles du jeu pour faire passer les entreprises dans un régime de propriété collective des moyens de production,

    c’est à dire qu’en principe, si vous voulez monter une entreprise individuelle, pas de problème, mais si vous avez besoin des autres, vous n’avez pas à les subordonner, vous vous associez, vous ne pourriez posséder seul une entreprise où d’autres travaillent et créent aussi la richesse, de même que vous ne pourriez posséder une entreprise sans y travailler ou sans y participer par votre consommation (cf statut des SCIC). dans ce cas, étant tous propriétaires, personne n’aurait intérêt à tirer les coûts vers le bas pour mieux rémunérer l’actionnaire, il s’agit de chercher l’équilibre entre la survie de l’entreprise, une rémunération satisfaisante et le bien-être au travail et en dehors.

    je propose donc d’asseoir cette économie imperméable à l’oligarchie sur des critères démocratiques (que j’espère donc humanistes et écologiques), ce qui suppose de revoir la définition des règles du jeu entre les entreprises et avec les clients comme avec les ressources et milieux naturels,
    mais je propose aussi de l’asseoir sur une création monétaire décentralisée tournée vers le financement de projets démocratiquement définis comme utiles : des prêts sans intérêts délivrés par des sociétés mutuelles d’investissement ou des banques locales gérées par les habitants et affiliées à la banque centrale orienteraient l’économie vers la production de richesses réelles et non plus factices et ne profitant qu’aux banques et aux actionnaires la plupart du temps.

    je m’arrête-là, et en plus je sais bien que ça ne vous plait pas, mais, au vu des millions de chômeurs, de nécessiteux, des millions de dépressifs, de bousillés par le travail, des hectares pollués, etc., etc., qu’on a sous les yeux, j’ai toutes les raisons de croire que cette organisation-là de l’”entreprise France” serait du meilleur effet sur notre bien-être collectif et sur votre si chère “fierté nationale” que vous vous apprêtez à gâcher en faisant un mauvais geste dans l’isoloir…

  12. yves IMBERT dit :

    @Sitouaillain
    Vous vous égarez dans votre logorrhée épistolaire
    si j’étais comme vous le décrivez par une inversion avec les cractéristiques que vous vous prétez à vous-même mes compagnons et collaborateurs n’auraient pas manqué de me le dire entre quatre yeux toujours au pied du mur
    Cf ma conclusion portée sur ma dernière réponse

  13. Vincent Jappi dit :

    L’émission sur le site de Lumière 101 :
    http://lumiere101.com/2011/12/12/peut-on-instituer-la-democratie-en-france/

    https://docs.google.com/document/d/1iFVhOSbZ2Y-bl5makANc0AwxuCtXDtn8ACLeqX3yTfM/edit
    Peut-on instituer la démocratie en France ?
    Lumière 101, 9 décembre 2011

    Comme de plus en plus de gens s’aperçoivent que la Caste Exploiteuse est trop irresponsable pour ne pas provoquer des catastrophes, la question est ouvertement posée de savoir s’il serait possible de restaurer un certain pouvoir de décision du peuple sur les affaires qui sont les siennes.

    C’est la définition d’origine de la démocratie qui, à la différence de celles de Maurras et de Hans-Hermann Hoppe, implique clairement que la démocratie est incompatible avec le socialisme.

    Une condition qui semble nécessaire pour empêcher la Caste Exploiteuse de gouverner contre la majorité de l’opinion, puis pour la contraindre à en rabattre sur ses usurpations, c’est le referendum d’initiative populaire , associé au referendum obligatoire.

    Si on l’obtient, on pourra, contre le maintien d’une Caste Exploiteuse Permanente, instituer les sauvegardes dont les “démocrates” du XIXème siècle avaient sous-estimé la nécessité :

    – interdire toute activité politique aux Parasites Sociaux Institutionnels, qui vivent de l’impôt, et en premier lieu aux fonctionnaires ; l’interdiction de voter aux élections nationales faite aux résidents du District of Columbia par la Constitution des Etats-Unis, ainsi qu’aux militaires sous la III° République, sont des précédents mais l’expérience a montré leur insuffisance ;

    – interdire toute subvention entre collectivités publiques ;

    – remplacer les bureaucrates et les élus par des citoyens tirés au sort, d’abord en matière pénale, puis législative ;

    – privatiser toutes les décisions, en interdisant les privilèges de monopole et de subvention aux prétendus “services publics”.

    Références

    Emissions précédentes :
    Le salaire complet
    http://lumiere101.com/2009/09/09/le-salaire-complet/

    Voleurs de pauvres
    http://lumiere101.com/2008/05/22/voleurs-de-pauvres/

    La démocratie contre le socialisme
    http://lumiere101.com/2008/02/05/la-democratie-contre-le-socialisme/

    La prétendue “justice sociale”
    http://lumiere101.com/2011/02/09/la-pretendue-justice-sociale/

    L’intégration forcée
    http://lumiere101.com/2010/05/15/lintegration-forcee/

    Etat minimum et anarcho-capitalisme : le grand écart
    http://lumiere101.com/2011/01/19/etat-minimum-et-anarcho-capitalisme-le-grand-ecart/

    Les pseudo-élites judiciaires contre la justice naturelle
    http://lumiere101.com/2010/04/19/les-pseudo-elites-judiciaires-contre-la-justice-naturelle/

    Le conflit d’intérêts
    http://lumiere101.com/2008/02/27/le-conflit-dinterets/

    Le prétendu “service public” : une institution anti-démocratique
    http://lumiere101.com/2009/06/20/le-pretendu-service-public/

    Textes :
    Ludwig von Mises : Le Gouvernement Omnipotent
    http://www.institutcoppet.org/2011/09/10/ludwig-von-mises-le-gouvernement-omnipotent-1944/

    Le pseudo-expérimentalisme
    http://fr.liberpedia.org/Pseudo-exp%C3%A9rimentalisme

    Hans-Hermann Hoppe: L’ordre naturel, l’état et le problème de l’immigration
    http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_139f85q3ggg

    L’absurde théorie des prétendues “externalités”
    http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_209gbv8qkcj

  14. Justokor dit :

    Bonjour,

    Je vous demande instamment d’admettre que ce qui suit ne constitue en rien un reproche ou une critique destructive.
    C’est au contraire un apport pour renforcer votre action car il n’y a pas un iota à changer à votre conclusion.

    CONCLUSION
    Il me semble clair après cette courte démonstration qu’un lobby de citoyens doit naître, sous la forme d’une ONG, qui permettrait de rassembler en quelques mois au minimum 1 million de Français, dont les intérêts sont bafoués au quotidien, afin de faire bouger les choses voire de renverser l’oligarchie. Cela pourrait arriver si ces Français sont déterminés, si les valeurs qu’ils partagent transcendent leurs clivages, et s’ils ont choisis la bonne stratégie, la bonne faiblesse du Système. Au départ, il n’y aurait qu’une poignée de citoyens, plus déterminés et mieux informés que les autres, qui détermineraient la meilleure stratégie à suivre, les moyens de la mettre en œuvre et de la faire connaître au plus grand nombre. Dès lors, plus rien ne pourrait arrêter ce mouvement inexorable.

    Mais, sauf erreur, votre article inventorie et cite tous les éléments pour atteindre ce but !

    Pour s’en convaincre, il suffit de remplacer le mot oligarchie par le mot ploutocratie à partir du paragraphe : 3ème terrain avec marge de manœuvre : Internet

    Vous le savez bien : les Sarkozy, Obama, Merkel et autres Cameron sont les serviteurs de la ploutocratie mondiale à laquelle ils doivent leur place par le canal des instituts de sondage, lesquels sont soudoyés par les super-financiers mondiaux qui sont riches en quadrillion de dollars.
    Ce ne sont pas les quelques millions soutirés aux Bettencourt et autres fortunés qui ont couvert les centaines de millions nécessaires pour que N.Sarkozy ait su exactement ce qu’il fallait dire et à quel moment le dire.

    Vous écrivez : Une stratégie qui viserait à renverser l’oligarchie légalement se placerait forcément dans une relation du faible au fort.

    Mais pas du tout ! Vous exposez vous-même très bien que « il suffit pour cela d’opposer une de ses composantes (de la ploutocratie) à une autre…… avec les réseaux sociaux qui démultiplient les effets habituels du net. Vous ajoutez : «Il faut contourner le système, le prendre à son propre piège »… « chercher la meilleure faille du système »

    Et vous indiquez l’arme que possèdent les citoyens… mais sans y croire : « Le problème de la consom’action réside dans son pouvoir, assez faible, à moins de considérer le long terme ou bien un mouvement de masse, mais cela reste très peu probable. »

    Vous soulignez pourtant qu’une seule association (et il existe des milliers, rien qu’en France) réunit à elle seule plus de un million de citoyens révoltés par l’INJUSTICE : « L’IPJ (institut Pour la Justice) le démontre bien en ce moment, avec son pacte 2012 signé par plus d’1 million de personnes, une association peut avoir du poids dans la société,… »

    Si vous voulez bien en débattre, je vous exposerez le plan (dont je ne suis pas le seul auteur) qui permettrait, en un mois, de signifier à la ploutocratie (le pouvoir monétaire) que c’est bien le peuple qui détient le pouvoir réel, à travers l’ONG que vous souhaitez voir se fonder.

    Au plaisir de vous lire.
    Justokor

  15. Justokor dit :

    J’espère que je ne viens pas de passer inutilement une heure devant mon clavier (choix des mots oblige), ceci après 70 ans d’études et de réflexion.

    De toute façon, j’avais oublié (passionné par le sujet) de souhaiter une excellente année 2012 à tous ceux qui, comme vous, luttent pour que le veau d’or ne détruise pas l’humanité.

    Justokor.

  16. Jean dit :

    @Justokor
    non vous n’avez pas perdu votre temps, si vous prenez la peine de mettre votre plan par écrit, nous le publierons volontiers sur le site.

  17. OPDLM dit :

    En ce début d’Année et devant le jeu de dupe d’élections organisés dans un systéme “politico-démocra-do” et au moment où certains peuples luttent pour “faire société” nous vous proposons de replaçer notre émancipation dans une réfléxion secessionniste et de (RE) faire société ensemble.

    “VOTER OU PAS?”

    “Il n’y a pas de systéme social qui ne fuie par tous les bouts, même si les segments ne cessent de se durcir pour colmater les lignes de fuite” (Deleuze, Guattari)

    Alors s’il est parfois nécessaire de fuir, ce sera pour rester en vie , refuser de ce voir figer dans un rôle, enfermer dans des rapports et des normes, et préférer déterminer par nous même notre manière d’être aux autres et à soi-même.

    Le défi est à la fois éthique et collectif. Nos émancipations s’élaborent grâce à notre capacité à nouer des liens et des complicités, à faire émerger du commun par des solidarités concrète et des projets collectiffs rupturistes.

    IL est plus que temps de batir les mondes où d’autres types de relations sont possibles.

    OPDLM : Observatoire des Pratiques de Développement Local et Mondial
    MRIE mouvement pour un revenu inconditionnel d’existence
    http://www.opdlm.jimdo.com
    MLC LA BOGUE http://www.labogue.jimdo.com

  18. Justokor dit :

    @ sitouaillain et @ yves imbert (par ordre alphabétique). Le premier nommé constate les dégâts, espère l’avènement d’une société plus égalitaire et il croit que la bonne volonté peut y parvenir.
    Le second est un actif, immergé dans la compétition, qu’elle soit au niveau des individus (dominant et dominé) ou au niveau des entreprises.
    Pas étonnant qu’ils échangent des mots doux. Ils n’ont manifestement tiré aucun profit de la CONCLUSION exposée par Jean en haut de page :
    ” Il me semble clair après cette courte démonstration qu’un lobby de citoyens doit naître, sous la forme d’une ONG, qui permettrait de rassembler en quelques mois au minimum 1 million de Français, dont les intérêts sont bafoués au quotidien, afin de faire bouger les choses voire de renverser l’oligarchie. Cela pourrait arriver si ces Français sont déterminés, si les valeurs qu’ils partagent transcendent leurs clivages, et s’ils ont choisis la bonne stratégie, la bonne faiblesse du Système. Au départ, il n’y aurait qu’une poignée de citoyens, plus déterminés et mieux informés que les autres, qui détermineraient la meilleure stratégie à suivre, les moyens de la mettre en œuvre et de la faire connaître au plus grand nombre. Dès lors, plus rien ne pourrait arrêter ce mouvement inexorable ”

    Justokor.

  19. Reprendrelamain dit :

    Le seul contre pouvoir qu’il nous reste c’est le boycott de pays, d’entreprises, de marques et de produits qui pourrait peser immédiatement sur l’oligarchie et les loups du CAC 40 et ainsi les affamer.
    Il faut les attaquer là où çà fait mal, les priver de leur nourriture quotidienne qui s’appelle chiffre d’affaire et dépenser les quelques euros qu’il nous reste après le règlement de nos factures, dans des structures qui ne leur appartiennent pas …encore.

  20. Bonjour,

    “Parce que l’information est la première étape du changement”, telle est la devise du site http://www.plusconscient.net que j’ai ouvert il y a maintenant 3 ans. Mais accéder à l’information prend du temps. En raison de ce constat, plusconscient.net propose exclusivement des enregistrements audio sélectionnés avec soin et accompagnés d’une description de leur contenu. Quelques sections disponibles: Géopolitique & mondialisation, Pic pétrolier, Société, Spiritualité. Pas de dogmatisme ni de fanatisme, mais une volonté de partager de précieux matériaux qui alimenteront l’émergence de la nouvelle société en train d’arriver.

    JP

  21. Jean dit :

    @Jean-Pierre Schnyder
    merci pour votre commentaire, et bienvenue sur le site. Je ne connais pas le vôtre, mais si vous voulez faire de la pub ici et profiter de notre audience, durement acquise depuis 2 ans, il vaudrait mieux souscrire, parce que tout cela ne s’est pas faire avec de l’amour et de l’eau fraîche, enfin moi ce que je dis…

  22. Jonah Damon dit :

    @ Jean: Comment renverser légalement l’oligarchie actuelle ?
    La 1ere est celle utilisee depuis qq millenaires: Elever les consciences sur ce qui se passe et ce qui est !

    Le 2eme, mon prefere et possible qu’aujourd’hui grace a l’outil de communication ‘internet, se presenter devant les principautes avec 1 million de personnes au moins pour chaqu’une d’entre elles et y rester avec la ferme demande qu’une commission public ait acces a une visibilitee TOTALE sur toutes les transactions et comptabilites.

    Toutes les preuves de leur criminalite sur: le trafic d’heroine international, le trafic humain pour leurs “parties fines”, trafic d’arme illegalement vendue aux guerres civiles du tier monde et le paiement des dictateurs, s’y trouvent ! Vous decouvrirez meme des richesses tellement colossales, au dela de toutes imaginations, assez pour rendre chaque etre humain sur terre millionaire de + de 25 million d’euro.
    Je le sais puisque je travaillais dans l’une d’entre elles !
    Londres est le pillier ULTIME d’un triumvirat avec le Vatican et Washington et je prepare une Grande Marche avec autant d’europeens que possible pour les jeux olympiques 2012.
    Qui aiment cette solution me suivent ou/et me contactent.
    Namaste
    http://infosdujour.wordpress.com/2011/01/07/les-temps-sont-arrives/?preview=true&preview_id=67&preview_nonce=485c1d9428

  23. bernard dit :

    Une analyse qui montre qu’une autre solution complémentaire serait de créer une monnaie démocratique :
    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/bancopoly-le-jeu-qui-fait-fureur-102959

    Car si plus personne ne demande de crédit, l’euro actuel s’effondre totalement.

  24. c.dy dit :

    pour renverser le gouvernement français il suffis de lire la constitution français tous les articles nécessaire sont dedans il suffis de savoir lir
    ensuite il est vrais ce sera encor plus facile au prochaine élection car les résulta devrais et je l espère parler d eux même

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