A quoi sert-il de se battre entre nous pour des élections voulues par l’oligarchie, alors que ces élections sont jouées d’avance (ce sera l’UMP ou le PS) et ne changeront rien à notre avenir ? Le constater, c’est déjà prendre conscience que nous ne sommes pas en démocratie, et que la priorité absolue consiste à rétablir la démocratie dans notre pays. Pour cela, il s’agit de réfléchir à la question suivante : Comment renverser légalement l’oligarchie actuelle ? Voici quelques idées, n’hésitez pas à vous prononcer sur cette question cruciale pour notre avenir. INTRODUCTION
Donc, pour lancer le débat, précisons tout de suite qu’un certain nombre de preuves accréditent l’idée que nous ne sommes pas en démocratie :
- le Parlement et le gouvernement ont vu leur pouvoir transféré en bonne partie à l’Union Européenne
- les Parlementaires doivent suivre des consignes de leur parti plutôt que de voter ce qu’ils croient être bon pour le pays
- l’absence de proportionnelle empêche à une bonne partie du corps électoral d’être représenté
- il existe une oligarchie qui se partage les pouvoirs et qui est irresponsable devant le peuple (voir la conférence d’Yvan Blot)
- l’élection présidentielle n’est plus la rencontre d’un homme et d’un peuple, mais la rencontre des deux principaux partis avec le peuple à cause de multiples entraves à la libre candidature (présélection des médias, de l’argent, des 500 signatures, de la publication des signatures, etc.), voir l’interview d’Etienne Chouard
- les médias (et surtout la télévision) ont pris en quelques dizaines d’années le premier des pouvoirs, sans la moindre légitimité et sans le moindre contre-pouvoir (voir ma conférence à ce sujet)
Cette oligarchie est donc en place et bien en place, mais comment la déloger légalement ?
Il ne s’agit pas de compter sur une insurrection généralisée, le fameux “grand soir”, ou sur une crise de l’euro, de l’Union Européenne, des banques, ou de tout cela à la fois. Il s’agit d’être maître de notre destin, en tant que peuple, et par conséquent de ne pas attendre que le pire se produise pour enfin espérer et se mobiliser. Il s’agit de respecter la loi, donc d’être non-violent, non-raciste, etc. Mais que faire ?, comme aurait dit Lénine.
LES TERRAINS
Il convient peut-être de regarder du côté des terrains qui offrent une marge de manœuvre. Quels sont-ils ?
1er terrain avec marge de manœuvre : la consom’action
Chaque fois qu’on consomme un bien ou un service plutôt qu’un autre, on vote pour une entreprise plutôt qu’une autre, et ce pouvoir, aussi infime soit-il, reste un pouvoir dont le votant ne dispose même plus, puisque quoi qu’il vote, rien ne change ou presque, l’oligarchie se partageant le pouvoir.
Le problème de la consom’action réside dans son pouvoir, assez faible, à moins de considérer le long terme ou bien un mouvement de masse, mais cela reste très peu probable.
2ème terrain avec marge de manœuvre : la société civile
L’IPJ (institut Pour la Justice) le démontre bien en ce moment, avec son pacte 2012 signé par plus d’1 million de personnes, une association peut avoir du poids dans la société, dans les médias, et peser dans le débat politique afin d’influencer directement ou indirectement les candidats. Problème : ces associations mettent du temps à se créer, et surtout à récolter les dons nécessaires à leur fonctionnement. A moins de tomber tout de suite sur un mécène ou une grande entreprise pour financer, mais l’association ou l’ONG perd alors son indépendance et/ou sa crédibilité. C’est toutefois un moyen crédible pour influencer l’oligarchie, mais peut-être pas pour la renverser.
3ème terrain avec marge de manœuvre : Internet
Voici le terrain le plus prometteur, encore faut-il savoir en faire bon usage. L’oligarchie est très présente sur Internet, et cherche sans cesse à limiter les libertés sur la toile (ACTA, Hadopi et cie). Pour autant la marge de manœuvre actuelle est presque totale, notamment avec les réseaux sociaux qui démultiplient les effets habituels du net. D’ailleurs, le “printemps arabe” (même si cette expression a été forgée avant l’arrivée au pouvoir des islamistes) est en grande partie due à ces réseaux sociaux. On pourrait citer bon nombre d’autres exemples qui prouvent leur puissance potentielle. Mais ce qui est vrai pour des pays en voie de développement l’est-il pour un pays comme la France ?
LES STRATEGIES
Une stratégie qui viserait à renverser l’oligarchie légalement se placerait forcément dans une relation du faible au fort. Comment David a-t-il tué Goliath ? Comment Mc Donald’s est-il en train de trembler à cause d’une petite vidéo de rien du tout apparemment, mais visionnée près d’1 million de fois (sans compter les nombreuses copies) ? D’ailleurs il n’est pas étonnant que cette action provienne d’une ONG, devenue média pour l’occasion. Les casquettes ont tendance à se superposer, et bien malin celui qui sait différencier un média d’une ONG d’une entreprise.
1ère stratégie : diviser pour mieux régner
Il existe de nombreuses manières de diviser l’oligarchie, il suffit pour cela d’opposer une de ses composantes à une autre. Après tout, l’oligarchie ne se prive pas de diviser le peuple pour mieux régner sur lui. Cela dit cette solution paraît a priori difficilement applicable, vu les marges de manœuvre dont on dispose.
2ème stratégie : l’union fait la force
La formule magique que tous ceux qui luttent contre l’oligarchie cherchent sans l’avoir trouvée pour l’instant, et qui leur permettrait d’être tous réunis contre un ennemi commun. Mais vu que l’oligarchie est puissante (par définition), et qu’elle sait diviser pour mieux régner (voir point précédent), les uns se croient de gauche, les autres de droite, ou jugent les autres infréquentables pour telle ou telle raison invoquée par l’oligarchie, ou trop focalisée sur un point précis, ou trop généraliste, bref, personne ne travaille en commun et l’oligarchie reste au pouvoir.
Pourtant, il existe des sujets où tout le monde est d’accord, en apparence tout du moins, il s’agit des points cités au début de cet article, à savoir ce qui définit une oligarchie. Il s’agit d’un programme commun qui pourrait être appliqué par tous ceux qui prétendent lutter contre l’oligarchie. L’union des leaders des différents mouvements permettrait sans doute de renverser l’oligarchie, le problème vient du fait que les leaders ne veulent pas faire alliance, tout comme ceux qu’ils représentent. L’oligarchie peut continuer de dormir tranquille.
3ème stratégie : chercher le plus petit dénominateur commun et/ou la meilleure faille du système
Là nous sommes au cœur de ce qui devrait faire une stratégie, et chacun a sa réponse : sortir de l’UE, virer les sionistes, ou les islamistes, nationaliser les banques, mettre en prison je ne sais quel oligarque… Problème : cela n’est pas une stratégie, c’est un vœu pieux, et ça ne changerait pas grand chose au fait que l’oligarchie règnerait toujours en maître. Quand David terrasse Goliath, il a identifié sa faiblesse, et il va l’atteindre facilement. Quand bien même une des faiblesses de l’oligarchie serait identifiée, cela ne suffit pas à en faire une stratégie, il faut trouver LA faiblesse du Système, son talon d’Achille. Quels moyens faut-il pour parvenir à la mettre en œuvre ? Dispose-t-on de la marge de manœuvre suffisante ? Sommes-nous assez nombreux ? Je vous renvoie à la question posée au parti de M. Asselineau, l’UPR, qui veut que la France sorte de l’UE. Peut-être, mais comment ? Certainement pas en faisant 0,01% à une élection gérée par le système de A à Z. Il faut contourner le système, le prendre à son propre piège. Et même si nous sortions de l’UE, l’oligarchie serait toujours en place.
CONCLUSION
Il me semble clair après cette courte démonstration qu’un lobby de citoyens doit naître, sous la forme d’une ONG, qui permettrait de rassembler en quelques mois au minimum 1 million de Français, dont les intérêts sont bafoués au quotidien, afin de faire bouger les choses voire de renverser l’oligarchie. Cela pourrait arriver si ces Français sont déterminés, si les valeurs qu’ils partagent transcendent leurs clivages, et s’ils ont choisis la bonne stratégie, la bonne faiblesse du Système. Au départ, il n’y aurait qu’une poignée de citoyens, plus déterminés et mieux informés que les autres, qui détermineraient la meilleure stratégie à suivre, les moyens de la mettre en œuvre et de la faire connaître au plus grand nombre. Dès lors, plus rien ne pourrait arrêter ce mouvement inexorable.
Maintenant c’est à vous de vous prononcer, sur l’un des points développés, ou sur d’autres points qui n’auraient pas encore été développés dans cet article.
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Il me semble qu’il faudrait commencer par lutter contre la passivité, l’indifférence et la paresse intellectuelle de la plupart des gens, contre leur manque de conscience citoyenne, contre leur inculture, leur faire retrouver le sens des responsabilités et un peu d’idéalisme. Pour cela, il faut sortir du consumérisme généralisé, du repli sur soi dépressif, du cynisme. Il faut que les gens sortent de leurs addictions qui les maintiennent dans un état d’hébétude qui les rend facilement contrôlables et manipulables, qu’il s’agisse de l’abrutissement devant des programmes de télévision débiles pour les uns, de la compétition en entreprise pour obtenir une augmentation de salaire pour d’autres, ou encore de la consommation de médicaments ou de drogue pour d’autres…
Les formes modernes d’asservissement et de domination dans notre société se perpétuent parce que beaucoup de gens vivent dans une condition d’individus atomisés en proie à une grande confusion psychique, ayant perdu leurs repères, ne trouvant plus de sens à leur existence. Le relativisme généralisé et le règne du chacun pour soi mènent au nihilisme et à la désagrégation. Il faut retrouver du lien social, une exigence de vérité et des principes qui nous guident.
@Guillaume
merci pour ce commentaire mais ce ne sont que des voeux pieux, comme je l’explique dans le texte. Vous pouvez faire mieux que ça, je vous demande une stratégie pour renverser l’oligarchie, et je ne vois que des souhaits…
“Cela pourrait arriver si ces Français sont déterminés, si les valeurs qu’ils partagent transcendent leurs clivages”
Je pense que là est le point le plus important. Il faut se rassembler sur les valeurs partagées et mettre temporairement de côté les clivages. Pas évident… Mais rien ne se fera sans ça.
Bonsoir,
Une idée à débattre : organiser (pourquoi pas sur enquête & Débat) une primaire anti-holigarchie ?
En participant à cette primaire, les citoyens qui ne veulent plus d’un président UMPS s’engageraient à voter pour le vainqueur de cette primaire dès le 1er tour des présidentielles, quitte à délaisser leur candidat de prédilection.
Une difficulté serait de faire émerger le candidat qui conviendrait à une population très très hétérogène. Une autre difficulté serait d’être (raisonnablement) sûr que les électeurs respecteraient leur engagement à voter pour le vainqueur de ces primaires.
Pour que les électeurs puissent faire et tenir cette promesse, il serait nécessaire d’éliminer préalablement les candidats qui divisent. Ce serait l’objet du premier tour des primaires. A l’issue de ce premier tour, 2, 3 ou 4 candidats resteraient en lice. La méthode de sélection de ce premier tour devrait viser à maximiser le nombre d’électeurs qui promettraient au 2ème tour, d’accepter le vainqueur des primaires et de voter pour lui, quel qu’il soit, dès le 1er tour des présidentielles .
Au second tour des primaires, un système de vote pondéré (méthode Borda par ex.) pourrait permettre de trouver le meilleur compromis.
Accessoirement, ça ferait un bon coup de pub à E&D
Je suis en phase avec la 2ème stratégie, qui conduit naturellement à la 3ème. Et le plus petit dénominateur commun me paraît évident : c’est la protection contre les abus de pouvoir (donc la promotion d’un transfert important de pouvoir au peuple), qui dépasse potentiellement tous les clivages. Une fédération de toutes les associations, partis et personnalités qui fleurissent en ce moment pour promouvoir la démocratie, pourrait rallier sur des propositions a minima comme un référendum d’initiative populaire à 500 000 signatures, et serait ouverte à des propositions plus radicales comme celles d’Etienne Chouard. Le nerf de la guerre étant l’accès aux grands médias, la clef serait de réunir assez de personnes influentes pour s’y imposer.
L’idée est que le peuple s’unisse sur la base d’une véritable déclaration d’indépendance. Une telle fédération permettrait de distinguer enfin nettement ceux qui font le jeu de l’oligarchie, et ceux qui promeuvent l’unité du peuple. J’espère avoir le temps de développer ça dans un prochain article.
Il n’y a qu’une solution, nous devons nous substituer à l’oligarchie.
Pour y parvenir le talon d’Achille du régime est le capitalisme. Même en payant 80% d’impôts et en risquant des procès, on peut créer des entreprises.
Il faut donc créer des entreprises, cesser de prêcher et créer des entreprises, viser la construction de PME globales implantées partout en Occident ou dans le monde dès leur fondation et enfin, viser la construction de multinationales.
Le pays ne se construit pas dans les meetings ni dans les salles de classe ou dans les médias… il se construit et se change par la prise de risque, l’ambition, l’innovation, donc, par l’entrepreneuriat.
L’entrepreneuriat concerne tout le monde, il est un devoir pour ceux qui veulent changer le monde, nul n’a le droit de prêcher ses opinions ou de contester s’il n’entreprend pas, même à son niveau s’il n’entreprend pas sa vie.
Pour y parvenir chacun doit chercher à évoluer dans un environnement (famille, amis, milieu professionnel, réseaux etc.) libéral qui vous poussera à l’émulation et au succès; chacun doit construire autour de lui dans toutes les provinces de France des écosystèmes séparatistes libéraux, à même de maintenir un état d’esprit de conquêtes et de réussite.
Israel est l’exemple d’une nation construite par des citoyens entrepreneurs, une nation dans laquelle même les Rabins créent des entreprises et c’est le modèle que nous devons adopter, le seul à même de réussir, le seul qui ait fait ses preuves.
Cessons de prêcher, de pleurer, de vouloir le pays dans lequel nous voudrions vivre, CONSTRUISONS LE.
Avez déjà entendu parler de l’EBR et de l’EBR-T ?
Voici leur programme et il prépare une élection… :
http://www.zeitgeist-france.org/index.php?option=com_content&view=article&id=112
Je le regrette mais je crois qu’il n’y a qu’une solution, celle des armes. Sous la forme la plus populaire actuellement, le soulèvement de la population.
@ Jean : “merci pour ce commentaire mais ce ne sont que des voeux pieux, comme je l’explique dans le texte. Vous pouvez faire mieux que ça, je vous demande une stratégie pour renverser l’oligarchie, et je ne vois que des souhaits…”
Je comprends ce que vous dîtes, mais en même temps, si les mentalités ne changent pas, s’il n’y a pas de transformation des comportements et du mode de pensée, alors une oligarchie nouvelle ne fera que se substituer à la précédente. C’est pourquoi j’ai dit qu’il fallait COMMENCER par cela. Après, je suis d’accord que cela ne suffit pas si ce n’est pas relayé par un changement des structures et des institutions. Il ne s’agit pas d’ailleurs d’abandonner les institutions existantes mais plutôt de leur faire retrouver leur sens originel, car elles ont été détournées et instrumentalisées par l’ “oligarchie”. Par exemple, un Parlement composé d’élus du suffrage universel, c’est bien SI les élus représentent réellement les citoyens de manière indépendante par rapport aux partis et SI leurs prérogatives n’ont pas été abdiquées au profit des technocrates mondialistes de Bruxelles. De même, un système médiatique n’est pas en soi mauvais SI le pluralisme et la liberté d’expression sont réellement respectés et SI les journalistes sont honnêtes et compétents.
Lorsque je lis l’analyse de Jean et ses commentaires, il y a au moins une chose qui me saute aux yeux : tout le monde, ou presque, ne conçoit la politique que comme un rapport de forces. Voilà une remarque qui amusera sûrement beaucoup de gens tant elle paraît naïve. Elle ne m’amuse pas pour la bonne et simple raison qu’originellement, la politique est une activité bien plus noble : elle est l’art, propre à l’homme condamné à la vie en communauté, de mettre de l’ordre là où règne le désordre. En ce sens, le rapport de force est un moyen, non une fin ; je veux dire qu’il est légitime dans la stricte mesure où il concourt à établir l’ordre, entendu comme « harmonie » sociale, péréquation, et non uniquement comme « sécurité » ou « égalité ». Or, dans nos démocraties actuelles, ne s’opposent guère plus que deux forces majeures : le nombre et l’argent. Tout le reste (bien commun, hiérarchie, émulation, mérite, espace public, liberté) n’est qu’accessoires, moyens de confort éventuels. Ceci pousse certains ici, il me semble, à ne plus voir dans nos dirigeants qu’une bande de malfrats qui s’en mettent plein les poches, et, en vis-à-vis, « l’union faisant la force » comme seule échappatoire. Je ne dis pas que ce n’est pas le cas, je dis que ça ne l’a pas toujours été (avant le règne démocratique notamment, et malgré tout la politique n’est pas née avec l’avènement de la démocratie, elle lui a préexisté). Ainsi est-il bon d’avoir à l’esprit que c’est la confiance aveugle dans le choix du nombre qui nous a mené progressivement là où nous en sommes aujourd’hui (des politiciens attentistes, prêts à toutes les promesses intenables pour empocher une majorité d’éternels insatisfaits), et que ce n’est pas parce que nous avons tout fait pour que l’appel au nombre soit la seule issue actuelle pour ne pas remettre cette aura de la masse en question une fois le changement amorcé.
Autrement dit, en ce qui me concerne, je sais pertinemment que les choses ne peuvent changer qu’en mobilisant une majorité d’électeurs potentiels (veules, pour la plupart), quelle qu’en soit la méthode, mais qu’il faudra aussi, tôt ou tard (et le plus tôt sera le mieux) reconsidérer la démocratie moderne, qui, faut-il le rappeler, CONTENAIT dans ses attentes il y a deux cents ans les dérives oligarchiques actuelles. La démocratie représentative a été fondée, non pas en vue de spolier les sociétaires, mais pour leur permettre de vaquer à leur vie privée en ayant par ailleurs l’assurance que le pouvoir politique demeurerait dorénavant dans l’impuissance, par défiance de l’ancien état de choses. Progressivement, l’asthénie du pouvoir politique et le nombre comme unique source de légitimité ont amené l’émergence d’un nouveau pouvoir : l’économie et, derrière elle, le marché, la finance, et les obsessions terre à terre telles que l’indice de confiance des ménages, le score quotidien du CAC40, la croissance du pouvoir d’achat, j’en passe et des plus drôles. Il me semblait bon de mettre tout ceci sur le tapis.
J’en viens à présent à ce qui constitue, à mes yeux, une première démarche concrète et légale à soutenir en vue du changement : une réelle prise en compte du VOTE BLANC aux élections. Peu de gens le savent, mais un groupe d’élus, de droite comme de gauche, s’est penché cette année sur la question :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3366.asp
… Imaginez qu’une élection soit invalidée à 30% de vote blanc !
Une autre piste me semble essentielle : l’abrogation des partis politiques. Je n’y vois pas, bien sûr, l’occasion d’instaurer un parti unique, mais plutôt l’établissement d’un véritable libéralisme, d’un éclatement de l’appel au nombre : autant de partis qu’il y a d’idiosyncrasies.
PS : je suis totalement de l’avis de Guillaume, même s’il ne propose pas, il est vrai, de moyens concrets pour sortir du marasme.
- Renversement direct = impossible, et de toutes manières sans intérêt.
- Passer par la création d’entreprises. Trop tard. Si le tissu PME est dans l’état où il est, c’est pas le fruit du hasard. Le harcèlement étatique (taxes + papier) est trop mortifère pour une entreprise honnête.
Il faut passer par là où c’est encore possible, par le bas, par le local, par les endroits encore pas verrouillés par les oligopoles (publics et privés).
Quelques éléments sont :
- open data, car l’info est évidemment une clé,
- open source (contre les oligopoles privés),
- construire edémocratie, démocratie2.0. Gros boulot, pbs techniques difficiles (certifier les votes, etc), mais on n’y coupera pas.
De toutes façons, on a mis 30 ans pour se mettre où on est, il faudra grosso-modo 30 ans pour en ressortir.
Gros boulot, car les oligopoles (publics & privés) ne se laisseront pas faire. Faut pas rêver.
Je ne développe pas tout ici, voilà qqs liens :
edemocratie democratie2-0
http://www.rdlf.fr/?edemocratie-democratie2-0
pas de salut économique sans dé-monopolisation de nos systèmes politiques
http://www.rdlf.fr/?Pas-de-salut-economique-sans
L’open-source des objets
http://www.rdlf.fr/?L-open-source-en-train-de-perfuser
#edemocratie #democratie20 en marche dans un village espagnol
http://owni.fr/2011/11/23/twitte-democratie-andalouse-espagne/
super article !
Concernant l’irresponsabilité de l’oligarchie des journalistes, je pense à une piste possible qui consisterait à créer un délit de désinformation. Il s’agirait de rendre les journalistes responsables devant les tribunaux : (i) lorsqu’ils ont diffusé une information fausse; (ii) et qu’ils n’ont pas mis en oeuvre les moyens adéquats pour corriger publiquement leur erreur. Le point (ii) permet aux journalistes de “se rattrapper” lorsqu’ils se sont trompés de bonne foi, sans volonté de désinformer (errare humanum est). Mais il doit être appliqué de manière stricte. Concrètement, si vous avez accusé quelqu’un, ou une organisation, ou un Etat, d’une malversation ou d’un crime qu’il n’a pas commis, et que vous en avez fait les gros titres, il ne s’agit pas de mettre un erratum en tout petit à la dernière page un mois après. Il faut donner à la correction de l’erreur la même publicité que l’accusation fausse ou abusive a reçu.
Je pense que responsabiliser davantage les journalistes au sens large (télévision, radio, presse…) est crucial car ils ont un pouvoir très grand par leur faculté d’agir sur la perception qu’ont les gens des événements, des problèmes et des solutions qui doivent leur être apportées. Si vous voulez dresser l’opinion publique contre quelqu’un ou quelque chose, rien de plus efficace qu’une campagne médiatique. En ce sens, le fait que beaucoup de journalistes pratiquent un journalisme militant est très dangereux pour la démocratie dès lors qu’il n’existe pas un véritable pluralisme ni une véritable liberté d’expression, comme c’est le cas aujourd’hui.
Tout pouvoir doit être limité par des contre-pouvoirs. Le pouvoir médiatique est un pouvoir majeur aujourd’hui, dans un régime qui repose largement sur la façon dont se forment les opinions publiques. Or il n’existe quasiment aucun contre-pouvoir en face du pouvoir médiatique aujourd’hui.
Bonjour Jean,
Je tiens tout d’abord à vous féliciter pour votre démarche, votre courage et détermination de vous être lancer dans cette aventure gourmande en temps, en argent et en énergie qu’est Enquête et Débat.
Pour cela tout le monde devraient vous respecter déjà, car rares sont ceux qui font plus que commenter sur internet, chapeau donc ! J’espère que vos ennemis malheureusement nombreux vous voient au moins à votre juste valeur.
Cependant je regrette personnellement votre ligne anti-islam bien que je comprenne vos craintes et respecte votre expression. Souvent je constate des paradoxes dans l’énonciation de vos principes, peut-on être pour la liberté d’expression et contre la liberté de culte ? La religion est une expression au même titre que la culture, la politique … et dites-moi où est-ce que vous voyez des musulmans conquérants en occident ? On parle souvent de l’Islam Conquérant, mais ce n’est qu’un concept factice, spectre de l’Histoire des conquêtes maures, très lointaine… l’islam est porté par des hommes et des pays soumis au colonialisme, n’inversons pas les rôles, c’est eux qui devraient avoir peur des politiques occidentaux et pas le peuple français d’une éventuelle invasion culturelle ou religieuse d’un islam aujourd’hui très intégrationniste et respectueux. Les musulmans de France apportent beaucoup en termes de solidarité, de chaleur humaines, de valeurs éthiques face à la décadence culturelle engendrée par la philosophie du capitalisme productiviste. Les occidentaux et les français sont plongés dans une bulle culturelle spéculative, dématérialisé, artificielle comme l’est la réalité fictive du système financier… un mammouth fait de nuage, un coup de vent et la vanité zélée de notre système actuelle sera balayée.
Bref je m’égare, pour revenir au post voici quelques propositions:
- Manifestations en masse devant l’Élysée et l’Assemblée, et non pas sur des “circuits officiels” ,République Nation, balisé comme peut l’être le Tour de France…
- Pour soutenir l’unité et symboliser le message, chaque manifestant pourrait brandir un objet que tout le monde peut se procurer gratuitement, simplement et abondamment.
Je fais appel à vos idées, je proposerai par exemple un bâton de bois (branche d’arbre, d’arbuste, cannes…) , à la fois symbole de la nature (retour à des valeurs non spéculatives, avec racines) et symbole de lutte. Le bâton pouvant servir à combattre..
- Ne pas voter au prochaines élections présidentielles, si l’abstention dépasse les 70%, aucun gouvernement ne pourrait légitimement rester au pouvoir
- Retirer son argent ou une grosse partie des banques, afin d’exiger un seuil de richesse réelle d’au moins 50% en possession constante dans les banques ( au lieu des actuelles seuil de 3% environ!)
- Ne plus payer les transports en commun, une société avec des transports public gratuit est une société profondément juste, qui a compris que la liberté de mouvement est un tremplin au progrès, à l’évolution des Hommes. Se déplacer, voir, échanger, comprendre est essentiel pour ne pas finir comme des moutons comme aujourd’hui. C’est une valeur sociale fondamentale, et qui permettrait à tous les français de venir manifester à Paris devant les gouvernants.
- Éteindre sa télévision, outils de propagande, jusqu’à l’établissement d’un système politico-médiatique sain.
- Consacrer une heure par jour à informer et encourager nos amis, nos proches, nos collègues vers cette révolution des consciences
- Parler aux policiers et gendarmes, dès qu’on en voit, avec justesse et respect, ces hommes sauront se retourner contre la main du pouvoir si ils se sentent soutenu.
…
A bientôt, bon courage à tout les lucides
Concernant l’oligarchie des grands patrons et des hauts fonctionnaires, il faut réfléchir à des moyens d’en finir avec la cooptation généralisée qui favorise le pouvoir des réseaux et qui bloque l’accès à ceux qui ne sont pas issus du “sérail”. Cela passe, me semble-t-il, par la suppression des Grandes Ecoles et du système d’enseignement supérieur à deux vitesses. Cela permettrait la promotion de profils plus diversifiés et serait donc propice à plus d’innovation et de créativité, car nos “élites” dirigeantes, même quand elles sont compétentes, manquent d’imagination, ayant toutes été formées selon un même moule et vivant en vase clos.
Il faudrait également accorder moins de poids au diplôme initial et valoriser davantage les parcours et les expériences. Actuellement, le système fonctionne comme une machine à reproduction sociale sclérosante et inégalitaire. Si vous ne venez pas du bon milieu social, vous ne ferez pas la bonne Grande Ecole, et si vous ne faîtes pas la bonne Grande Ecole, vous ne pourrez pas avoir accès aux responsabilités les plus élevées. C’est une trahison du modèle républicain d’égalité des chances.
@Virgile :
Il y a de multiples façons de faire nombre : si vous les mêlez sous une même appellation, vous masquez leur différence de nature. Obtenir le consentement d’individus isolés via la propagande, n’a rien à voir avec convaincre une majorité par le biais d’arguments au terme d’une discussion libre.
“Autrement dit, en ce qui me concerne, je sais pertinemment que les choses ne peuvent changer qu’en mobilisant une majorité d’électeurs potentiels (veules, pour la plupart), quelle qu’en soit la méthode, mais qu’il faudra aussi, tôt ou tard (et le plus tôt sera le mieux) reconsidérer la démocratie moderne, qui, faut-il le rappeler, CONTENAIT dans ses attentes il y a deux cents ans les dérives oligarchiques actuelles.”
=> Je ne comprends absolument pas ce que vous voulez dire. Les promoteurs des révolutions d’il y a deux cents ans n’ont jamais voulu promouvoir la démocratie, à laquelle ils s’opposaient de façon très virulente, mais le gouvernement représentatif, c’est-à-dire l’oligarchie élective. Il n’y a donc pas à chercher de “puissance” oligarchique dans la démocratie originelle, l’oligarchie est là DEPUIS LE DÉBUT.
“La démocratie représentative a été fondée, non pas en vue de spolier les sociétaires, mais pour leur permettre de vaquer à leur vie privée en ayant par ailleurs l’assurance que le pouvoir politique demeurerait dorénavant dans l’impuissance, par défiance de l’ancien état de choses.”
=> Si je regarde la situation actuelle, je constate non pas que le pouvoir politique est impuissant, mais qu’il est INVESTI par la puissance économico-financière, ce qui est tout à fait différent. Pourquoi Goldman Sachs ressent-elle le besoin de placer des agents dans tous les points géopolitiques névralgiques ?
J’entends tout à fait votre suggestion de commencer par des combats comme la reconnaissance du vote blanc, plus modestes mais plus efficaces qu’un vaste mouvement anti-oligarchique si je vous suis bien. C’est à discuter, mais à mon avis, quel que soit le nombre que nous réussissions à réunir pour ces combats-là, l’oligarchie ne cédera pas là-dessus, il y a trop d’enjeu. Il faut lui faire peur et montrer que c’est un mouvement beaucoup plus vaste auquel elle a affaire, dont elle ne réchappera pas avec des compromis. Il faut parvenir à la démasquer, à l’obliger à se mettre en opposition frontale selon moi.
“Comment renverser légalement l’oligarchie actuelle ?”
Intéressant mais voeu pieu. Je vous rappels a tous que la France est une construction politique fait par des élites. Lorsqu’on laisse le peuple libre il devient une masse informe Staline l’avait bien compris je vous renvoie à ses analyses. Quant a Chouard il n’a pas l’air d’avoir compris ce qu’ai la France : des élites hyper puissantes. Désolé mais depuis sa création c’est cela la grandeur de la France… Initier les gens ? mais ça les ennuis, les gens ils rentrent du boulots ils veulent qu’on leurs foutes la paix, nous seront toujours minoritaire même avec l’hyper crise à venir !
Solution :
Si vous en avez le courage, je me doute bien que personne ici ne l’aura. La France agis par accoues du fait que les élites préfères faire carrière plutôt que de suivre le bon sens. De se fait il n’y à HELAS qu’une solution : le sang. L’histoire nous le démontre hélas. Oui mais qu’elle sang ? celui des nobles. Vous voulez une révolution ça passera par l’assassina de personnalité.
Alors les Cyberwarriors vous savez quoi faire, ça peu aller très vite à les faire partir. Hélas c’est la seul manière d’unir le peuple, Hitler l’avais bien compris. “face au chéquier il n’y a que le fusil” Je vous renvoie à ses analyses concernant l’unité national pour que vous n’alliez pas faire des assassinats qui se retourneront contre ce projet. Autant prendre exemple la ou ça à fonctionné.
Réfléchissez… le renversement de l’oligarchie ne se fera pas par le peuple français de toute façon. Peut être cela viendra des USA ou encore de la Grèce, la France est bien trop vieillissante et les français (dont je suis), on bien trop peur de perdre le peu qu’il leurs restent, même quant ils n’auront plus rien !!!
A moin que vraiment tous partent à volo et brutalement, (la crise) il ne se passera rien. Ça ne viendra pas d’une initiative mais d’un mouvement brutal et spontané c’est comme ça la France.
Désolé
Lutter pour:
- Le referendum d’initiative populaire
- Le referendum obligatoire pour les hausses d’impôts et les nouvelles règlementations
- L’interdiction aux fonctionnaires de faire de la politique
- L’obligation faite aux fonctionnaires de porter un uniforme et une arme de poing (pour qu’on voie qu’ils sont les hommes de la violence)
- L’interdiction de voter à tous ceux qui vivent d’argent public
- L’interdiction des subventions entre collectivités publiques
- la suppression des régions
- la lutte contre les toutes les discriminations fiscales : fin de la progressivité
- La lutte contre la propagande officielle : le bon scolaire
- la liberté constitutionnelle d’utiliser la monnaie de son choix
- L’interdiction constitutionnelle de tout déficit budgétaire public à tous les niveaux
- La privatisation des assurances personnelles
- La multiplication des jurys populaires dans tous les domaines judiciaires
Comme l’état ne peut plus entretenir par l’emprunt les mensonges officiels sur les prétendus “avantages sociaux”, c’est le moment de mettre en cause toutes les politiques économiques et sociales.
@ Kévin :
Ce que j’entends par “faire nombre”, c’est :
- d’une part, asseoir dans la tête des gens qu’il leur suffit d’être une majorité à penser quelque chose pour en faire une vérité ;
- d’autre part les convaincre qu’il n’y a que par la puissance du nombre que l’on peut renverser des oligarques fantasmés.
Un homme qui défend bec et ongles que “2+2=4″ face à 20 personnes qui tentent, par le poids de leur nombre, de le convaincre qu’il se trompe, aura toujours ma sympathie.
Vous me répondrez : “Mais comment une chose aussi élémentaire que “2+2=4″ pourrait-elle être contestée dans un rapport de 1 à 20 ?” Croyez-vous cela impossible ? Honnêtement ?
Alors, bien sûr, comme dans “Douze hommes en colère”, un individu seul peut, à force de courage, de patience et de don de soi, amener une bonne partie de ces personnes sur le chemin de la vérité, mais certainement pas toutes (car toutes n’ayant pas le même pouvoir intellectif), et à condition qu’on lui en laisse les moyens.
- Prenez les mandataires politiques : pourquoi sont-ils prêts à se damner et se dédire ? Pour faire nombre.
- Prenez les médias : pourquoi mettent-ils de côté toute déontologie ? Au prix du nombre.
etc…
@ Kévin :
1. “=> Je ne comprends absolument pas ce que vous voulez dire. Les promoteurs des révolutions d’il y a deux cents ans n’ont jamais voulu promouvoir la démocratie, à laquelle ils s’opposaient de façon très virulente, mais le gouvernement représentatif, c’est-à-dire l’oligarchie élective. Il n’y a donc pas à chercher de “puissance” oligarchique dans la démocratie originelle, l’oligarchie est là DEPUIS LE DÉBUT.”
Les promoteurs du progrès d’il y a deux cents ans croyaient en la souveraineté populaire. Refroidis par la Terreur, ils ont bien vu qu’il fallait introduire de l’”aristo” dans le “démo”, mais ils s’y sont mal pris.
Si en 1794 ils avaient instauré la démocratie directe (80% de paysans analphabètes en France), c’eût été le retour du Roi assuré en quelques mois.
En instituant la démocratie représentative, ils savaient très bien ce qu’ils faisaient. Mais ce n’était certainement pas pour – excusez l’expression – nous “la mettre”…
2. “=> Si je regarde la situation actuelle, je constate non pas que le pouvoir politique est impuissant, mais qu’il est INVESTI par la puissance économico-financière, ce qui est tout à fait différent. Pourquoi Goldman Sachs ressent-elle le besoin de placer des agents dans tous les points géopolitiques névralgiques ?”
Le “pouvoir politique” n’existe plus. Ce n’est pas parce qu’un autre type de pouvoir a pris sa place que celui-ci est politique. Tout pouvoir n’est pas nécessairement politique. Lorsque l’on tient les gens par le pouvoir d’achat, nous ne sommes plus en présence d’un pouvoir “politique”, celui-ci n’est investi par RIEN DU TOUT, il y a tout simplement perte du sens des choses, et disparition de toute fin politique : l’homme est un animal politique, l’idée même de contrat social va à l’encontre de cette vision des choses. Vous réverez le contrat social ? Il faut faire votre deuil de toute idée de l’homme en tant qu’animal politique. C’est aussi simple que cela.
jean, vous etes en quête d’un renversement de l’oligarchie en place, ce qui tout à fait louable, mais vain. Le changement ne se fera pas simplement parce que vous, ou les internautes, avez bonnes idées. Tout ça n’est que du blabla si ce n’est pas suivi de faits crédibles. Les solutions proposées sont si faibles par rapport à l’ampleur de la tâche que vous serez vite ecrasé par vos adversaires.
@Guillaume
ça existe déjà, et ça s’appelle le droit de réponse. Il faut juste demander à ce que cette loi soit appliquée, ce qu’elle n’est clairement pas aujourd’hui.
Bonjour,
Voilà un sujet qui provoque beaucoup de commentaires, y compris des bons. Je me permets de vous conseiller de viser la tête. L’oligarchie est la conséquence d’un pouvoir, pas sa cause. Le pouvoir est à Bercy, détenu par les Inspecteurs Généraux des Finances.Tout le reste n’est que piétaille, banques et entreprises comprises. Tout les systèmes oppressifs sont basés sur l’appropriation d’une donnée universelle. Pour les églises c’est l’idée de Dieu. Pour Bercy c’est la solidarité, donnée universelle, puisque directement liée à la composante grégaire de l’homme. La solidarité est une composante de l’humanité, personne ne peut se l’approprier. Ceux qui le font ne peuvent être que des escrocs. Ils génèrent un transfert des hiérarchies de la vie. Quel homme pourrait-il vivre sans s’occuper de l’économie de son existence? C’est pourtant ce que nous fait croire Bercy, prétendant devoir posséder notre force économique, pour mieux la répartir. Au bout: c’est la dictature. Elle gêne ceux qui en souffrent, elle séduit ceux qui en croquent. Cordialement. H. Dumas
@ Henri Dumas :
“L’oligarchie est la conséquence d’un pouvoir, pas sa cause.”
Je me permettrais de préciser ce que vous venez de dire : l’oligarchie est la conséquence d’un pouvoir DÉVOYÉ, pas sa cause”.
En ce sens, ce n’est pas l’existence même d’un pouvoir qui est à condamner, mais sa mauvaise utilisation. Sans “pouvoir”, rien est possible, ni le mal, ni le bien.
Je n’ai hélas pas le temps de lire le détail des commentaires.
Mais je pense que la réinformation est un passage obligé pour créer une groupe de riposte.
Cependant, il ne faut pas oublier que l’oligarchie est bien organisée, bien dotée en moyens de toutes sortes, détient le pouvoir, et n’a guère de scrupules.
Elle applique les méthodes du KGB décrites par Youri Bezmenov, qui n’est pas optimiste sur l’issue pour les EU. Et pour l’Europe, le phénomène est encore plus avancé…
http://mitsahne.niceboard.com/t798-extraordinaire-interview-de-yuri-bezmenov-en-1985?highlight=extraordinaire+interview
Une chose intéressante : ceux qui collaborent sont plus ou moins récompensés; ceux qui s’opposent sont flingués, au sens figuré ou au sens propre.
Dès qu’on dérange trop, on est en danger.
En se bougeant le cul et en sortant dans la rue, exactement comme le font ceux qui obtiennent des résultats concret auprès de l’oligarchie.
En attendant je retourne me cacher sous les draps.
Cinq ans plus tard, les Français épris de liberté devraient reprendre les manifestations tapageuses de la RÉVOLUTION BLEUE dans les rues de Paris et de province.
La prise de conscience est peut être un peu plus importante en cette fin 2011 ?
http://revolutionbleue.over-blog.com/categorie-412808.html
tous ceux qui commentent, vous croyez renverser qui ?. Seule l’action radicale change la donne. Soit par la creation d’un mouvement ou parti puissant. Avec 1 million de personnes vous serez encore à la marge du système. Soit par la violence de milliers de personnes pour pousser les puissants vers la sortie ( mai 68 est passé par là) soit en réformant de l’interieur les partis politiques (solution la moins probable) ou par un moyen quelconque de bloquer le pays( grèves générales etc…).Ensuite il faut fédérer les individus pour le faire et là c’est pas gagné pour vous car des alliés objectifs prêts à assumer les consequences ne cours pas les rues.Enfin, il faut des revendications clairements identifiées pour ce faire entendre.Quelle sont celles d’égalité et réconciliation ?. On debat sur ce site, c’est vrai, avec des gens très differents, on libére la parole, mais je ne vois pas comment dans l’action vous pouvez bouger d’un millimètre le systéme en place.
@Henri
admettons, mais comment doit-on s’y prendre et quelles sont les chances de réussite ?
@Miles
je ne veux pas être insultant mais ces gens-là ne semblent avoir aucune stratégie…
@Jeanne
tout colosse a un talon d’Achille, il suffit de le trouver et d’appuyer suffisamment dessus pour le sectionner, tout l’édifice tombera.
@ Jean
…d’autant plus que l’hiver approche.
@jean
A vous de savoir ce que vous souhaitez faire. Mais pour être concret il vous faudra envisager de passer par la case politique car tous les chemins menent à elle quand on veut changer le système. Des propositions, un entourage pour vous epauler et une visibilité pour vous faire connaitre. Internet n’est pas suffisant mais c’est un debut. Vous avez deja un site, c’est une bonne base. Il faut autre chose maintenant que la simple parole. A moins de laisser à d’autres que vous le soin de faire ce travail….
@henri
ça vous a sans doute échappé, mais j’ai aussi une maison d’édition qui publie des livres refusés ailleurs pour de mauvaises raisons, et j’ai publié une dizaine d’ouvrages de qualité, dans cette maison ou dans d’autres. Par ailleurs vu ce que dit de moi Robert Spieler, je suis très connu et aussi très influent
@jean
je le sais depuis longtemps que vous editez et écrivez des livres, mais les livres n’ont que peut d’influence sur les politiques qui ne veulent pas changer le systeme,car il suffit de ne pas les ouvrir pour vous reduire au silence. Quant à Robert spieler, homme de droite nationale, même en vous lisant et vous citant, vous pesez quoi dans le debat démocratique ?.Rien. Un fantôme. Pour ce qui est de votre influence, permettez moi de rire un bon coup ! mais elle est reduite à peau de chagrin. Vous croyez vraiment qu’a l’assemblée nationale le nom de jean robin est sur toutes les lévres?. Un peu de sérieux…
@Jean
Imaginez – scenario très très peu probable- que les candidats au second tour soient Nathalie Artaud et Jean-Marc Governatori…ou bien encore Mélenchon-Mourguy…vous pencherez en faveur duquel?
Parce que techniquement parlant, sans aller dans le ridicule, si les gens exprimaient vraiment leur colère c’aurait du se terminer par De Villiers- Schivardi en 2007, Laguiller-Maigret en 2002, et puis euh…Laguiller-De Villiers en 1995.Etc…
@Henri
ça me rassure ce que vous me dites, vu qu’à l’Assemblée Nationale il n’y a plus de pouvoir depuis belle lurette…
Ce qui me paraît indispensable dans un premier temps au regard du changement de population qui s’est opéréc’est un pouvoir fort et patriote, comme me le disent mes amis africains:, vous les français êtes devenus décadents puisque vous vous laissez cracher dessus par les dégénérés qui viennent d chez nous où ils ne se permettent pas de faire un 1000e de ce qu’ils font chez vous parce que chez nous la force publique a toute légitimité pour cogner avec le soutien des politiques et de la justice
comme le disait volontiers l’Abbé Pierre la démocratie c’est “Cause toujours” et la dictature “ferme ta gueule”
Quant à prétendre comme les indécrottables marxistes que le peuple est à mettre sur un piédestal et les dirigeants à la guillotine, la Grèce est lâ pour montrer que le peuple peut dégénérer et se complaire à l’insu de son plein gré dans un système électoraliste à l’image des collectivités teritoriales en France
Dans ce contexte je ne vois qu’un parti structuré apte à apporter du concret et pas encore de la pantomine style 3e République , c’est pourquoi concrètement j’ai décidé de ,voter pour Marine sans état d’âme comme nombre de patriotes réalistes mais pas assez
@Yves: prenez le temps de voir les vidéos de Y. Blot et E. Chouard sur ce site, et vous comprendrez mieux le postulat de départ de cet article qui est que les élections ne sont pas la solution mais le problème.
Elections, piège à …
La libération ne passera ni par la violence ni par les urnes, qui sont contrôlées par l’oligarchie via les partis et les medias, mais par l’insoumission créatrice de nouvelles formes sociales et morales.
@guilaume
“La libération ne passera ni par la violence ni par les urnes”
Votre naïveté est touchante.Qu’est ce que l’insoumission sinon une forme de violence ?. Seule une forme radicale peut renverser un géant. Cela peut passer par les urnes si un parti nouveau qui ne fait aucuns compromis et qui souhaite une democratie plus direct avec un contre-pouvoir du peuple arrive un jour à se faire elire ou bien cela finira dans la rue. Si vous etes en dehors du jeu politique comment voulez-vous que cela change?
@guillaume
“La libération ne passera ni par la violence ni par les urnes”. Vous avez tout faux! cela ne peut passer que par l’une ou l’autre de ces solutions. Soit un parti arrive au pouvoir et change les règles en prônant une reforme profonde des elections ou bien un jour les gens iront dans la rue en utilisant la violence.
@jean
suis-je privé de paroles ?
Difficile à suivre, il faut dire : vous êtes au moins trois Henri sur le même os !
@ Henri
Au contraire, c’est vous qui êtes naïf si vous croyez que le jeu politique n’est pas verrouillé. Tant que la classe politique et la manière de faire de la politique ne seront pas transformées en profondeur, les élections resteront une mascarade durant laquelle on fait des promesses qui ne seront pas tenues et où l’on joue la comédie de l’”alternance”.
@guillaume
Je ne dis pas que le système n’est pas vérrouillé, mais dites moi par quels moyens vous pouvez agir une fois que vous avez dit que les elections sont une mascarade ?. Il y a un tryptique dont vous ne pourrez jamais sortir vous et tous ceux qui parlent de changements sur ce site car c’est ainsi depuis des années.
1) Soit les partis se réforment de l’interieur (chose quasi impossible de nos jours)
2) Soit il y a émergence d’un nouveau parti qui impose une participation active du peuple et les transformations necessaires pour une nouvelle démocratie.
3) Soit le peuple se revolte pour renverser le pouvoir en place et changer la donne.
@Henri
4/ Soit une minorité active inverse le rapport de forces, comme ça s’est toujours fait dans l’histoire.
bonjour,
l’initiative est particulièrement intéressante et l’article simple et efficace,
pourtant, en lisant les commentaires, je suis saisi d’un malaise, et je crois que guillaume a raison, la lutte contre la presse intellectuelle est un point de départ indispensable pour faire masse de façon efficace. Cela commence par s’entendre sur ce qu’est “l’oligarchie” et surtout par quels mécanismes, croyances et institutions au sens large se forme-t-elle et se maintient-elle en place.
je trouve assez cocasse que cet article donne lieu à des commentaires qui prônent pour renverser l’oligarchie les solutions les plus à même d’asseoir son pouvoir, qu’elles soient poujadistes, ultralibérales ou d’un “bon sens de comptoir”, solutions qui découlent toutes de l’embrigadement des masses par les classes dominantes.
Bref, si la révolution se faisait avec des conservateurs, elle ressemblerait à quelque chose dont je ne me sens pas solidaire, comme un appel à la guerre civile. Nous avons besoin d’un nouvel âge des lumières, pas d’une France obscurantiste.
je n’ai pas le temps ce matin mais je répondrai point par point à certaines propositions choquantes et en proposerai de nouvelles dans une optique de construction émancipatrice, en reprenant ce qui est l’intuition juste de ces propositions non abouties, ultralibérales ou fascistes (pas de point godwin ici, objectivement, certains propos sont issus de thèses fascistes).
@ Sitouayain :
Coquille cocasse : vous avez omis un “a” dans “paresse”, ce qui nous donne un formidable oxymoron : “presse intellectuelle” !
Plus sérieusement, j’attends vos points de vue et vous soumettrai les miens, en réponse.
Je partage le sentiment qui consiste à en appeler AVANT TOUTE CHOSE à une reconstruction intellectuelle, à un combat contre l’ignorance, la paresse, le nivellement ravageur et le matérialisme éhonté, irresponsable.
1) Il faut identifier précisément l’idéologie dominante qui donne une légitimité de façade au système et qui permet de fait à une oligarchie de maintenir ses privilèges.
Par exemple, un usage abusif de la notion de “liberté” est parfois fait par les libéraux pour justifier des comportements de prédation et de domination par l’argent.
Symétriquement, un usage abusif de la notion d’”intérêt général” est parfois fait par la “gauche” pour justifier l’étatisme.
L’idéologie du “mérite individuel” sert aussi à légitimer la perpétuation de l’oligarchie par le système scolaire et universitaire.
L’idéologie de l’antiracisme et de la “solidarité” est utilisée pour justifier des politiques immigrationnistes qui, dans les faits, détruisent notre tissu social, accroissent la délinquance et le communautarisme.
2) Il faut également identifier clairement les structures et les réseaux par lesquels l’oligarchie se coopte aux postes de contrôle du pouvoir et des richesses : cela commence par le choix de l’école élémentaire, l’invitation dans les “rallies”, puis cela se poursuit dans les Grandes Ecoles, l’invitation dans les premiers clubs et associations, etc. A chaque étape de la vie, il faut savoir se trouver où il faut et au bon moment. Si vous n’êtes pas entouré, guidé et introduit par les bonnes personnes, vous aurez bien du mal à parvenir au cercle des décideurs, quelles que soient vos qualités individuelles et votre mérite personnel. De même que si vous n’avez pas une famille suffisamment riche pour vous donner au moins l’apport nécessaire à un achat immobilier, vous ne pourrez pas accéder à la propriété en tant que primo-accédant, et vous serez condamné à payer des loyers à des propriétaires, ce qui constitue une extorsion légale, un vol validé par la loi, en particulier lorsque ces propriétaires ont hérité de leurs biens. Il en va ainsi de la dynamique des inégalités : des écarts initiaux arbitraires, liés au milieu social d’origine et au patrimoine familial, ne font que se creuser et créent une logique cumulative auto-entretenue. Et le système est d’une perversité telle qu’il veut vous faire croire que ces inégalités sont “légitimes”, que si vous n’êtes pas propriétaire, c’est du fait de votre imprévoyance, que si vous n’avez pas fait HEC, c’est parce que vous êtes moins intelligent que ceux qui ont réussi.
@ Henri :
Quand j’ai dit que la libération ne passait pas par la violence, bon, c’était mal dit, pas assez précis. Je me référais à la situation française actuelle. Mais je ne voulais pas dire que c’est vrai en toute généralité. Il y a bien sûr des contextes dans lesquels le recours à la violence est inévitable, même s’il faut toujours n’y recourir qu’en dernière instance, car elle devient vite incontrôlable et se retourne rapidement contre celui qui l’a initiée.
@ Guillaume :
Ce qui ressort de vos propositions se ramasse en UN grand chantier : reconstruire l’instruction publique, digne, juste, équitable. J’ai beaucoup de choses à dire là-dessus ; je pense en effet qu’une refonte politique de nos institutions ne peut pas avoir lieu sans un travail éducatif en amont. Jamais peut-être un peuple démocratique n’a été aussi peu préparé à l’exercice du pouvoir, et pour cause : en dissocient État et société civile, nous avons préparé le terrain à la spécialisation politique d’un côté, à l’emprise commerciale de l’autre. D’où notre sentiment – légitime mais logique – de vivre en oligarchie.
Les inégalités actuelles, qui se creusent de manière irrémédiables, sont le résultat paradoxal d’un égalitarisme outrancier.
Exemple : le crédit, ayant vocation à faire de chacun un consommateur ayant les moyens d’assouvir ses moindres désirs. Le jour où le crédit devient trop lourd – ce qui manque rarement d’arriver (« subprimes » en tête), cette égalité VIRTUELLE revient comme un boomerang à la tête de celui qui en bénéficiait, et a pour effet majeur d’accentuer au contraire la dépendance d’un côté, le luxe de l’autre.
Autre exemple : les échecs scolaires. Si l’on offre à Mohamed et à Jean-Charles une instruction minimaliste en vue d’une « égalité » à la sortie de l’institution scolaire, on empêche avant toute chose Mohamed d’accéder à une culture d’élite qui ne lui est pas accessible dans le privé, et que Jean-Charles, lui, est en mesure de trouver hors de l’école. Bref, l’égalité à tous crins ENGENDRE les inégalités que nous connaissons.