Philippe Simonnot, économiste, écrivain et journaliste, auteur de Delenda America, a présenté une conférence le 12 septembre 2011 au Centre St Paul à Paris, sur le thème suivant : “Les fous de Dieu du 11 septembre étaient-ils rationnels ?”. Au lendemain du 10ème anniversaire du 11 septembre 2001, Philippe Simonnot nous éclaire sur les motivations de ces terroristes, et des conséquences de leurs actes. Une réflexion de qualité sur la rationalité, la religion, l’économie et l’histoire, à découvrir dès que vous avez 1h (durée précise de la conférence, questions du public incluses).
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3000 morts à Manhattan. Combien de morts civils en Lybie ?
Monsieur Simonnot dit qu’il a écrit son conte, son roman, si l’on veut, pour montrer … Mais un récit fictif ne montre que l’imagination de son auteur ! … ne prouve jamais quoi que ce soit. Bien mieux, une anecdote réelle, n’est qu’un cas, pas une statistique. Il ne faut quand même pas confondre la littérature, même bonne, avec la sociologie ou avec l’étude des idées politiques.
Monsieur Simonnot, économiste de formation, a effleuré le thème de la condition humaine (sans d’ailleurs prononcer l’expression), de la fragilité de cette condition. Ce faisant, il semble bien peu à l’aise. Ce n’est ici qu’une constatation, pas une critique. Il a choisi de ne pas nous dire s’il était croyant, et en quoi, éventuellement en l’inexistence de Dieu. Ce n’était pas obligatoire, on le note seulement.
Il a commencé à dire que le 11 septembre était “mère des événements”. C’est beaucoup de grandiloquence pour dire que l’événement a eu des conséquences. Les scientifiques ont montré plus sobrement que le battement des ailes d’un papillon à un endroit du globe peut avoir dans un autre endroit des conséquences valant sûrement le 11 septembre.
Au total, nous avons eu un orateur sympathique, assez humble, mais s’en remettant peut-être un peu trop souvent à Von Mises. Pour le spirituel, le surnaturel, on peut avoir d’autres références. Dieu donne assez de signes, pour que jamais, au dernier moment, aucune âme ne puisse dire “Mais Dieu, tu ne m’a jamais fait de signe, mais Dieu, tu es toujours resté caché”. Il a été dit : “ils ont peur de devoir croire”.
Les signes
Pour les bons, le miracle est une juste récompense. Pour les moins bons, c’est pour les amener à une bonté véritable. Pour les mauvais, aussi parfois, c’est pour les secouer, pour les persuader que J’existe et que Dieu est avec Moi. Le miracle est un don, et ce don est pour les bons. Mais Celui qui est Miséricorde et qui voit combien les hommes sont lourds et que seul un événement prodigieux peut les secouer, y recourt aussi pour pouvoir dire : « J’ai tout fait pour vous, et cela n’a servi à rien. Dites-Moi donc vous-mêmes ce que je dois faire de plus ? ».
A partir d’un sujet plutôt flou “les fous de Dieu du 11 septembre étaient-ils rationnels ?”, on a eu un exposé assez décousu. Ceux qui ont attendu la conclusion pour être sûr des intentions de l’orateur, ont dû rester sur leur faim. M. Simonnot a eu un certain nombre de considérations métaphysiques assez banales qui font deviner que lui-même a peu de convictions arrêtées de ce côté. Les auditeurs qui on attendu sa conclusion pour être sûr de ses intentions ont pu rester sur leur faim. Et… si tout cela n’était que le lancement ou le rappel d’un conte en librairie ?
Enfin, Monsieur Jean sait maintenant que les questions de l’auditoire sont parfaitement inaudibles pour les internautes, ce qui annulle pratiquement le sens et donc l’intérêt des réponses données.
Le miracle est une altération des choses qui sont fixées, un désordre bénéfique par conséquent, que Dieu accorde pour consentir à la prière de l’homme, pour lui montrer qu’Il l’aime ou le persuader qu’Il est celui qui est.
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Pour les bons, le miracle est une juste récompense. Pour les moins bons, c’est pour les amener à une bonté véritable. Pour les mauvais, aussi parfois, c’est pour les secouer, pour les persuader que J’existe et que Dieu est avec Moi. Le miracle est un don, et ce don est pour les bons. Mais Celui qui est Miséricorde et qui voit combien les hommes sont lourds et que seul un événement prodigieux peut les secouer, y recourt aussi pour pouvoir dire : « J’ai tout fait pour vous, et cela n’a servi à rien. Dites-Moi donc vous-mêmes ce que je dois faire de plus ? ».
Monsieur Simonnot (je pense que Jean Robin vous a invité à lire les commentaires des internautes), vous avez dit qu’on ne pouvait prouver ni l’existence ni l’inexistence de Dieu. Voilà qui vous permet sans doute d’étayer un doute …durable. Mais, sachez ou rappelez-vous que la foi n’est en rien la conséquence d’une preuve constatée. Pas plus que ce n’est une décision. La foi est simplement la perception d’une sensation, d’un sentiment : on “sent” qu’on a la foi. Vous, vous sentez que vous ne l’avez pas. C’est le premier point. Deuxièmement, c’est un don qui vient de l’extérieur. C’est Dieu qui la donne, à certaines âmes seulement, celles qui sont de bonne foi, c’est-à-dire celles qui cherchent sincèrement et humblement la vérité, ce qui, sans vouloir vous offenser, n’est peut-être pas tout à fait votre cas (je ne vous connais pas du tout).
Le titre de votre exposé : vous vous demandez si les fous de dieu du 11 septembre étaient rationnels? Qu’est-ce que cela veut dire de précis ? “logiques” , “cartésiens” ou “conséquents” eut-il été différent ? Vous qui dites avoir voulu montrer que… avec votre conte, avez-vous été rationnel, alors qu’un travail sociologique quantifié aurait fait preuve d’un plus grand sérieux, surtout de la part d’un économiste sachant manier les statistiques.
La présente rubrique de commentaires vous étant bien entendu ouverte, on aimerait avoir des précisions de votre part, et connaître l’objectif principal que vous visiez avec votre exposé.
@absence
Simone Weil disait : “la preuve que Dieu existe, c’est que les gens y croient”
@ Un mot : Suis entièrement d’accord avec vous !
Assez inconsistant, le malheureux conférencier cherchait désespérément l’inspiration entre 2 gorgées
de flotte, je ne saurais faire le résumé de ce qu’il a dit tant c’était vague et redondant !
C’est pas grave, ce sera mieux lundi prochain, je l’espère …
Mr Simonnot est certainement un bon économiste, et peut-être un bon écrivain, mais c’est un piètre orateur.
Son propos est confus et sans intérêt.
Il se résume en une phrase : religions = fanatisme ; démocratie libérale = liberté humaine.
On hésite à croire à une blague jusqu’à la dernière minute, tellement le propos est caricatural à l’extrême. Mais la question de Jean Robin dévoile l’absurdité qui va jusqu’au bout : des trois religions “du livre”, l’Islam est la plus proche de l’économie de marché et la décadence de la civilisation islamique n’a eu lieu que parce que les musulmans ont adopté l’idée “d’Etat-Providence”, ce qui fut leur ruine.
On croit rêver ?
Les religions sont toutes identiques : la foi, les croyances sont indémontrables. Les martyrs sont là pour convaincre les foules du bien-fondé des dogmes… bla bla bla.
Où l’on comprend qu’un économiste devrait se contenter de s’intéresser à l’économie… C’est triste à dire, mais cet entretien est vraiment déprimant.
Je m’inscris totalement en faux avec ces présuposés laïcs anti-religieux : la foi n’est pas quelque chose d’indémontrable et de vrai uniquement pour le croyant. Et “les religions” n’existent pas. La vision purement social du “fait religieux” empêche tout dialogue entre croyants et athées. Et l’on arrive alors à des propos stupides du type : les droits de l’Homme sont universels et sont le salut de l’Humanité, avant les Lumières (ou la Révolution), le monde était dans les Ténèbres…
Bref, internautes de passage, ne vous attardez pas.
Pardonnez-moi, Jean, mais la réflexion de Simone Weil est une plaisanterie. On ne vous apprendra quand même pas qu’on peut croire à une illusion (C’est le fond de commerce de certaines agences de com’). Vous avez entendu dire qu’on peut par exemple croire et en tout cas dire que le Messie n’est pas encore venu sur terre … et qu’il y a lieu de patienter en attendant sa première venue. Par une hypocrisie effrontée et permanente, on peut aussi faire croire que E=mc2 est une formule due à Einstein.
Ajoutons que la possibilité de croire à une illusion n’est pas ignorée des chrétiens, mais cela ne peut entamer leur foi, tant les signes de lumière que Dieu leur accorde sont nombreux.
Faites l’expérience avec un athée, ou même seulement un “tiède”, demandez-lui “Avez jamais dit en vous-même : Dieu si tu existes, parle-moi je te prie!”. Votre question étonnera souvent. Maintenant, vous ou n’importe qui, vous pouvez douter que Dieu réponde quand on lui adresse ainsi la parole. Mais si ! …si vous n’oubliez pas que Dieu à mille façon de parler aux hommes, entre autres par les circonstances dont il peut entourer leur vie.
La phrase “Dieu, si tu existes, parle-moi je te prie!” ne peut être inspirée que par une humilité parfaite, c’est pourquoi elle sera comblée de grâces, de grâces de compréhension notamment. L’humilité, c’est l’inverse de l’orgueil, luxure de l’intelligence. La recherche métaphysique purement intellectuelle consiste à faire entièrement confiance à son intelligence pour y voir clair dans la condition humaine, mais ce n’est souvent qu’une attitude d’orgueil parce que précisément l’humilité nécessaire fait défaut. D’où l’obscurité spirituelle dans laquelle errent tant d’intellectuels, qui ne se doutent pas que leur concierge en sait parfois beaucoup plus qu’eux !
Bonjour !
@ Ignitium :
“Des trois religions “du livre”, l’Islam est la plus proche de l’économie de marché et la décadence de la civilisation islamique n’a eu lieu que parce que les musulmans ont adopté l’idée “d’Etat-Providence”, ce qui fut leur ruine”.
Effectivement, vous avez raison de le souligner, car c’est à ce moment précis, alors que j’étais plus ou moins sous “anesthésie” que j’ai dressé l’oreille à ces propos !
J’aimerais d’ailleurs avoir l’avis des autres sur la thèse consistant à dire ou démontrer que la décadence de la civilisation islamique est due à l’idée “d’Etat Providence”.
Il semblerait que nombre d’intervenants sur ce site soient très calés sur la question de l’Islam, j’aimerais donc beaucoup les entendre à ce sujet précis.
Merci d’avance !
@Martine : sur le sujet Etat Providence/islam, vous pourriez consulter Jacques Garello et Philippe Nemo. Très compétents, très occupés. Des sources plus immédiates pourraient être moins éclairées.
@ suggestion : Merci !
Manhattan, 3.000 morts. Lybie : 60.000 y compris femmes et enfants (cité par Christian Lambert sur le site 4 Vérités).
Ludwig von Mises ne pouvait croire que “toute action est rationnelle” que parce qu’il n’a jamais compris qu’il existe une philosophie morale et en son sein une philosophie politique, dont la justification rationnelle et les moyens de preuve sont les mêmes que celles de la praxéologie :
selon ses termes mêmes, “la validité des concepts et la cohérence du raisonnement”.
C’est pour cela que ses disciples les plus directs, Murray Rothbard et Hans-Hermann Hoppe, ne l’ont jamais suivi là-dessus, adhérant au contraire à une philosophie politique de Droit naturel.
L’un et l’autre ont démontré le caractère contradictoire –et donc irrationnel- d’un système normatif qui prétendrait justifier l’agression.
Hoppe a même prouvé que la norme politique de non agression est une condition logiquement nécessaire de tout discours rationnel.
https://docs.google.com/document/d/11ZPOyyvhl9-MPwFCJKiSBPNIKfLwegyfXPK-gF1vzVY/edit
La conséquence est que la Wertfreiheit de Max Weber est une absurdité totale, puisqu’elle fait de l’aveuglement moral la condition de la rigueur scientifique alors que c’est le contraire absolu qui est vrai : on ne saurait être un savant si on n’est pas honnête.
Mises était donc un très mauvais moraliste, et même pas un moraliste du tout.
Nul comme métaphysicien, moyen comme analyste politique quand l’analyse ne dépendait pas de la théorie économique, et méconnaissant apparemment que le christianisme, en tant que norme, interdit la violence.
Or, si on part de l’idée comme quoi “les religions” inspirent des actes, ça n’a absolument aucun sens de mettre dans le même sac toutes les “religions” sans se soucier de ce qu’elles professent ou ne professent pas.
C’est pour cela que la “Fable des abeilles” n’est qu’un tissu d’absurdités, bâti sur une fiction mensongère : bien au contraire de ce que prétendait Mandeville, c’est de l’honnêteté que naît la prospérité, et du crime la décadence ; il faut se méprendre sur ce que c’est que la morale — la confondre avec le sacrifice de ses intérêts — pour prendre au sérieux sa thèse.
Philippe Simonnot n’envisage pas un instant que les terroristes du 11 septembre aient pu avoir l’aide d’un état, alors qu’il est impensable qu’un état n’ait pas été mêlé à cela.
Quand au stock d’armes chimiques de Saddam, il a bel et bien eu tout le temps de les escamoter, ce qu’il a fait avec l’appui de ceux qui les lui avaient livrées, à savoir les Russes.
Le seul mensonge des Américains tient à ce que, l’ayant vu, ils ont préféré ne pas le dire :
à la fois pour ne pas se priver d’un motif ostensible de Droit international pour l’attaquer,
et pour ne pas se fâcher avec le pouvoir moscovite.
La décadence de l’Islam est ce qui a permis le colonialisme, elle n’en est pas la conséquence.
La doctrine politique de l’Islam, si elle ne justifie pas la redistribution politique, nie les Droits de non-musulmans, et certains Droits des musulmans. Le commerce ne s’est développé dans les pays musulmans qu’à cause de leur position centrale entre l’Orient et l’Occident ; les entraves qu’ils y ont mises ont été telles qu’elles ont inspiré la recherche d’un autre chemin : c’est cela qui a fait partir les Grands explorateurs.
En tout, une conférence pour rien, sauf pour ceux qui voulaient un aperçu sur les limites de la vision du monde de Philippe Simonnot.