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Conférence-débat de Jean Robin à Aix-en-Provence sur les médias

21 novembre 2011, 0:18 Auteur : Jean 7 commentaires

Nathalie Richard a créé Open Up il y a un an, un réseau qui permet de faire connaissance en petit groupe (15 à 30 personnes), ou avec une conférence professionnelle de 120 personnes une fois par mois, sur Aix-en-Provence ou Marseille. Elle a invité Jean Robin pour une conférence-débat sur les médias, en me laissant la liberté du thème du sujet. J’ai donc choisi d’expliquer en quoi une déclaration d’indépendance médiatique est nécessaire pour réinstaurer la démocratie dans notre pays.

http://www.dailymotion.com/videoxmgnp2.

Plan de la conférence :
1. Arme idéologique : le coup d’état permanent des médias
2. Arme économique : la mafia médiatique
3. Arme politique : diviser et affaiblir pour mieux régner
Conclusion : il faut déclarer son indépendance médiatique grâce à Internet

Categories : Médias, Reportages, Video E&D

7 commentaires

  1. King flo dit :

    Si vous passez un de ces quatre sur Nîmes ou Avignon, faut le dire…

  2. Virgile dit :

    Deux heures de conférence le dos tourné à un immense téléviseur, l’effet était-il voulu ? ;-)

  3. Virgile dit :

    Jean, pour en revenir au cœur du propos, je vais prendre mon cas en étude :
    Tous les matins, en arrivant au boulot, j’ai le choix entre les escaliers et l’ascenseur pour monter deux étages. Et tous les matins, MACHINALEMENT, je prends l’escalier (je retrouve d’ailleurs les personnes ayant pris l’ascenseur sur le palier du deuxième…).
    Pour la culture, c’est pareil :
    Tous les jours, je consacre MACHINALEMENT en moyenne trois heures à la lecture, 10 minutes à la télévision.
    Mais tout ceci est devenu une seconde nature, car, dans un cas comme dans l’autre, j’ai le goût de l’effort, et je pense que tous les gens dans ce cas ont ce même goût. Le problème, c’est qu’il est à craindre que JAMAIS ce goût ne soit un jour partagé par une majorité, de surcroît dans une civilisation où le progrès technique a acquis un tel rôle et tend chaque jour à nous assister davantage.

    Autrement dit, peut-être va-t-il falloir se résigner à n’être que des “résistants”…

  4. sopode dit :

    Cher Virgile

    Vous avez le gout de l’effort parce que l’effort sert un but conscient, autre que servir le système, dont vous vous etes extrait par la porte des toilettes. Pas sur que ca ne s’appliqua au niveau du travail des temps ou vous passiez vos journées à vous instruire.

    Quant à se résigner à résister c’est un oxymore. La résignation c’est errer sans foi, par fatalisme préférer rester dans sa tour d’ivoire à dénoncer un système qu’en descendre et le combattre. La résistance c’est la non soumission, la non résignation, le combat politique. Et pour combattre il faut attaquer, il faut prendre des risques, il faut prendre conscience que les systèmes ne sont pas auto-moteurs et que des hommes sont in fine responsables. La compréhension des systèmes politiques par l’analyse politico-historique est une étape de la prise de conscience que vous maitrisez avec aisance, mais en rester là n’est ce pas se cantonner à documenter le roman historique ?

    Le coeur de la problématique d’après moi est la considération des masses. Soit on considère la masse irresponsable, comme un enfant autiste, et on se résigne, admettant ceci-dit par la meme occasion se ranger du coté du plus fort en tenant pour coupable le faible, l’irresponsable.
    Soit on croit à l’eveil de conscience des masses, ou du moins sa nécessité, ce qui relève peut etre plus de la foi que de l’analyse, je vous l’accorderais, mais représente la condition sinequanone à la résistance. De Gaulle a beau avoir pu penser que les francais étaient tous des veaux, son action à l’heure de la résistance témoigne de cette foi.

    C’est tout le dilemme qui se présente à vous lorsque vous rejetez la dichotomie résistante dominants/dominés pour ne la remplacer que par la plus fataliste dominants/dominables. Et c’est surement là que s’opère le choix entre résistance et résignation.

    Dans notre monde l’homme conscient a le choix entre la dépression, l’indifférence et le combat. Votre compréhension historique vous aura forcément évité la première, ne sombrez pas dans la deuxième par fatalisme, d’autant que vous avez la culture et la carrure pour résister, et pas seulement témoigner. Entrez dans le réel.

  5. Virgile dit :

    Cher Sopode,

    merci pour cette réplique très bien troussée.

    Ma “résignation” s’arc-boute sur un fait que vous ne sauriez nier : aujourd’hui, une chose a valeur suprême à partir du moment où elle parvient à fédérer une majorité, c’est-à-dire à “faire nombre”, aveuglement. Seuls quelques prés carrés demeurent l’apanage des Droits de l’Homme, en tant que nouvelle religion de l’Humanité.

    Résister, en l’occurrence, consiste à se dire qu’aucune majorité n’est légitime pour imposer ses vues, car aucune majorité ne peut avoir raison par le simple fait d’être une majorité. Le libéralisme cognitif doit se déprendre de la fâcheuse tendance moderne à “faire nombre” de toute chose, ce qui constitue la pente vers le conformisme le plus plat qui soit.

    Dans le cas qui nous intéresse, “résister”, c’est penser par soi-même, éteindre son poste de télévision, lire et relire, écrire pour synthétiser ce que l’on tire de ses lectures, discuter ensuite, avec des sopode, des kévin, des bruno, des Thomas FERRIER, des Jean Robin, et enfin s’enrichir et en faire profiter autrui, ce GRATUITEMENT. Pourquoi lire ? Pour penser par soi-même. Pourquoi ? Pour être libre. Pourquoi être libre, réellement libre ? Parce que. Point barre. Comme cause finale éminemment politique.
    Croyez-vous que de telles raisons soient à la portée de tout le monde ? Moi non, voilà pourquoi je suis “résigné”… du moins tant que primera l’empire du “nombre”.

    Cela dit, j’ai beau être “résigné”, je vous rassure, je suis plutôt “optimiste” : je fais constamment le pari de l’intelligence, d’où mon attachement à une totale liberté d’expression, malgré la bêtise, le conformisme et l’empire du nombre.

    Je suis comme Nicolas Gomez Davila : je ne songe jamais à faire triompher mon point de vue, peu me chaut, fi du nombre ! Je songe toujours avant tout à faire triompher le bon sens, c’est-à-dire la logique.

    Bien à vous.

  6. tiffanie dit :

    tu voit quand tu veut Jean, tu peut dire des choses intéressantes.

  7. Nighas dit :

    Conférence intéressante mais au-delà de la notion d’indépendance des médias par Internet, il y a toujours la même problématique: l’argent, ce traditionnel nerf de la guerre.
    Car le journalisme, même sur Internet, a un coût financier (notamment pour le paiement des journalistes…) et la publicité ne peut se faire remplacer que par le mécénat, qui implique les mêmes vices que le journalisme officiel en raison de la nécessité de financement: par exemple je ne crois pas que Radio Courtoisie continuerait à avoir des auditeurs-donateurs si Lionel Jospin ou Besancenot y étaient invités régulièrement…
    Bref, les médias, aussi indépendants soit-ils, sont toujours à la merci de leurs pourvoyeurs de fonds…

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