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Contre la dictature de la médiatisation

6 juillet 2011, 2:18 Auteur : Jean 33 commentaires

Les médias, et parmi eux la télévision, ont pris un poids considérable, démesuré dans la société moderne. Parmi les conséquences désastreuses qu’ils engendrent, on trouve la dictature de la médiatisation, qui ressemble comme deux gouttes d’eau au culte de la personnalité des sociétés totalitaires communistes et nazies. Comment des sociétés qui ont lutté de toutes leurs forces contre le totalitarisme en sont-elles arrivées à reproduire certains aspects de ces systèmes déshumanisant et où règne la banalité du mal ?

Il y a encore une soixantaine d’années, les personnes importantes étaient le Pape, les membres du gouvernement, des Assemblées, les dirigeants des partis, les leaders syndicalistes, quelques journalistes, quelques scientifiques, une poignée d’artistes et de sportifs. Une centaine de personnes, tout au plus, étaient connues de la majorité de la population, qui ne savait pas forcément à quoi ces personnalités ressemblaient. La télévision était encore balbutiante, la radio était puissante mais ne permettait pas de connaître l’apparence, il n’y avait guère que la presse écrite qui le permettait, mais peu de titres comportaient des photos de personnalités. Par ailleurs les journalistes, qui n’étaient pas des stars pour la plupart, posaient des questions aux personnalités en fonction de leur domaine d’expertise, un sportif commentait les résultats sportifs, un politique parlait de politique, et un artiste développait sa vision sur son art.

Une inversion de l’échelle des valeurs
Soixante ans plus tard, on voit bien que la médiatisation à outrance a tout changé. Elle a rendu connu des gens auparavant inconnus, et qui pour la plupart auraient dû le rester. Elle leur a donné une légitimité de fait, car pour un cerveau humain actuel, avec la connaissance vient la reconnaissance. On constate tous les jours que la valeur est généralement inversement proportionnelle à la médiatisation. Les personnes médiatisées, donc connues, usurpent généralement leur reconnaissance, qu’elles ne méritent pas pour la plupart. Savoir parler dans un micro devant une caméra n’a jamais fait de quiconque un être supérieur ni plus apte que d’autres à en parler. Pourtant, l’un des effets pervers de la médiatisation consiste à donner plus facilement la parole à une personne qui parle bien qu’à une personne qui parle vrai. C’est l’ère des sophistes, au détriment des philosophes. L’ère des rhéteurs, des beaux parleurs, des séducteurs. Ceux qui parlent mieux sont favorisés sur ceux qui parlent profondément. Bernard Tapie, Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy, et autres Bernard-Henri Lévy, occupent le devant de la scène, pendant que ceux dont le pays aurait besoin sont maintenus dans l’obscurité médiatique.
Comme au temps de Mussolini, Staline ou de Hitler, que les beaux parleurs actuels ne cessent de vouer aux gémonies, le peuple est invité à suivre les nouveaux Duce, les nouveaux Führers, les nouveaux petits pères du peuple, dont ils semblent si proches grâce à la médiatisation. Quand vous avez Sarkozy tous les soirs dans votre salon, il devient un membre de votre famille, il fait partie des meubles. La confiance est proportionnelle à la médiatisation, la seconde créant pourtant la première de toutes pièces. C’est totalement pavlovien, inconscient, naturel, et n’est remis en question par personne. Il y a pourtant ceux qu’on nous montre, et ceux qu’on ne nous montre pas. Les premiers sont ceux que les médias et ceux qui les détiennent ont choisi de nous montrer, parce que leur discours et/ou leur personne va dans le sens qu’ils souhaitent. Les seconds sont ceux qui dérangent les médias et ceux qui les détiennent ainsi que leurs intérêts. Qui en a conscience aujourd’hui ?

Pour être influent, il suffit d’être connu
Le monde médiatisé s’est développé à vitesse grand V et a petit à petit dominé tous les autres domaines : universitaire, politique, scientifique, culturel. Les journalistes ont de plus en plus cherché à faire parler d’eux en même temps qu’ils faisaient parler des autres, trahissant ainsi leur mission originelle et originale. Un journaliste n’est pas un intellectuel, à moins qu’il écrive par ailleurs des livres, développe une pensée qui lui est propre, monte un parti, un syndicat, une association, etc. Pourtant, de nos jours les journalistes ont pris le pas sur nombre de métiers bien plus prestigieux, dont ils font la pluie et le beau temps. En invitant tel universitaire plutôt que tel autre à une émission de télévision, sans avoir à se justifier sur un plan universitaire ou scientifique évidemment, le journaliste introduit un biais monstrueux dans l’université, valorisant certains et dévalorisant d’autres de façon purement subjective et arbitraire, comme l’expliquait Bourdieu. Il en va de même dans quasiment tous les domaines, puisque le journalisme touche à tous les domaines. Cette profession, au fur et à mesure qu’elle prenait de l’importance, s’accrochait à ses avantages acquis et notamment au plus funeste : l’impossibilité d’être critiqué par des non-journalistes. Un nouveau clergé, comme l’écrira Régis Debray.
Tels des scientifiques amateurs jouant avec la bombe nucléaire, les journalistes se sont retrouvés avec la puissance de la médiatisation entre les mains, et aucun contre-pouvoir pour les réguler. Médiatisation étant synonyme de publicité, et publicité d’argent, de légitimité et de privilèges en tous genres, la caste journalistique pouvait dès lors décider qui comptaient, qui ne comptaient pas, ce qui existait et ce qui n’existait pas. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si nombre de ceux qui sont aux manettes aujourd’hui sont d’anciens publicitaires, et si les liens entre médias et publicitaires sont si incestueux, ce qui fera l’objet d’un prochain article.
La caricature de cette dérive des incontinents émergea au début des années 2000, avec d’une part les fameux “boys bands”, et d’autre part la télé-réalité. Deux phénomènes uniquement basés sur la médiatisation d’inconnus, devenant du jour au lendemain des stars nationales, sans la moindre qualité autre que physique. On atteignait ainsi le sommet du gouffre, dans lequel nombre de téléspectateurs tombèrent allègrement, emportés qu’ils étaient par ce tourbillon de corps à moitié nus, et d’esprits à moitié (dé)formés. La télévision servant à se vider l’esprit en rentrant du boulot, autant que ce soit via des gens dont l’esprit est déjà vide. Les stars aujourd’hui s’appellent Loana, Cindy Sander, Michael Vendetta, Steevy Boulay, etc.

Se libérer du joug du people
Ainsi nous sommes passés en une soixantaine d’années d’une centaine de personnes connues et compétentes, à des milliers de célébrités incompétentes pour leur immense majorité. Ces “people”, comme les médias les appellent, génèrent des sentiments excessifs parmi la population, amour ou haine, jalousie ou admiration, reconnaissance ou pitié, mais ils laissent rarement indifférents. On se retourne pour vérifier qu’on a bien croisé untel. On donne la meilleure table à tel journaliste qu’on a vu présenter le JT la veille. On est ému quand on rencontre la même personne que celle qui vient de passer au Grand Journal, qui l’invitait parce qu’elle était passée dans la dernière émission de télé réalité. Les magazines qui parlent de la vie, privée ou publique, de ces personnalités médiatisées, s’arrachent littéralement. Le soir de l’élection du Président de la République, la présentatrice interrompt un ancien premier ministre parce qu’un chanteur ami du Président de la République va faire une déclaration. Dans ce jeu de vases communicants, organisé par les communicants, le prestige dû au mérite de quelques uns a été transféré et dilué à des milliers d’imposteurs, dont l’égo surdimensionné est inversement proportionnel à ce qu’ils ont apporté à l’humanité. Les secondes classes donnent les ordres aux généraux, qui n’ont d’autre choix que d’obtempérer, sous la pression populaire.
Une guerre sans pitié doit donc être menée au plus vite contre la médiatisation, qui donne le pouvoir à des ignares et l’enlève à la véritable élite de ce pays. Il ne s’agit pas de casser toutes les télévisions de France et de Navarre, mais de ne plus être influencé individuellement par le fait que des gens soient connus. Techniquement, être connu consiste à avoir parlé devant un objectif de caméra suffisamment souvent et avec un émetteur suffisamment puissant. Si un gars comme Michel Drucker peut le faire, n’importe qui peut le faire. C’est à la portée de n’importe qui, donc il n’y a aucune raison valable de le valoriser.

Ce qu’il convient de valoriser, c’est le travail de recherche, validé par des pairs et par des résultats tangibles, c’est la construction d’une Å“uvre, littéraire, artistique, c’est la création d’entreprises, d’associations, d’institutions, d’emplois, de nouveaux paradigmes, de nouveaux horizons, autant de choses concrètes et sinon mesurables, du moins vérifiables. Valoriser l’effort, la patience, le goût du risque, l’audace, le mérite, plutôt que l’opportunisme, la facilité, l’immédiateté et la richesse financière. Tout le contraire de ce que valorise la médiatisation, justement. C’est là qu’on se rend compte du mal qui a été fait, et de la difficulté qu’il y a à déconstruire, puis à reconstruire.

En complément, une des solutions consiste également à médiatiser ceux qui le méritent vraiment, comme nous nous y employons à Enquête & Débat, afin de prouver que l’excellence existe, et qu’elle peut être portée à la connaissance de nos compatriotes. Cela prend du temps, mais nous n’en sommes pas avares. Ce que nous avons commencé, des générations entières s’apprêtent déjà à le perpétuer, longtemps après nous et notre descendance. Tremblez, médiocres célébrités, vous ne règnerez plus longtemps.

Jean Robin

Categories : Médias, Sexe, bestof

33 commentaires

  1. Vautrin dit :

    Voici un article que j’aurais moi-même pu écrire, presque mot pour mot, tant ce qu’il développe correspond à ma propre appréciation de la tyrannie médiatique.
    Il s’est en effet installé un monde de profonde médiocrité, et le culte de la personnalité-vedette fait des ravages. Au détriment de la réflexion, voire du débat.
    Il serait utile de faire une déconstruction anthropologique d’un phénomène qui asservit les peuples aussi sûrement que les dictatures féroces : connaissant les causes, le modus opérandi et les effets, il deviendrait possible d’imaginer une parade.

  2. Shaul dit :

    C’est la technique qui nous rend aveugle.
    Accuser les journalistes, les médias, les publicitaires, etc, cela est juste et vrai.
    Mais un des noeuds du problème est ailleurs.

    Est-ce que nos aieuls auraient évité le piège de la médiocrité avec un Internet méga débit, 200 chaines de télé et une parabole sur chaque toit ?

    Rien n’est moins sur. Le monde ressemble étrangement à la description de Philippe Murray dans Homo festivus.

    La fête, la futilité, le bien être, le plaisir et l’immédiateté de ces sensations doivent être érigées en “projet de vie”.

    Les médias, piètres journalistes et télévisions ne font qu’accentuer à outrance cette direction.

    Je reste néanmoins optimiste. Merci Jean pour cet article.

  3. Jerne dit :

    Très bel article et fine analyse.

    Toutefois, citer Jean-Marie Le Pen parmi les personnages les plus médiatisés nuit gravement à la crédibilité de l’auteur puisque cet homme a au contraire toujours été honni et gravement boycotté par les médias même si, en effet, il sait fort bien manier le verbe.

    De plus, le comparer à Tapie, Sakozy et BHL en dit long sur l’aveuglement de l’auteur tant ceux-ci ont un pouvoir tellement énorme comparé à lui que l’affirmation est proprement insensée. JMLP n’a en effet jamais pu mettre ses idées en action, contrairement aux trois autres qui les imposent depuis bien trop longtemps.

    Vous débarrasser de votre obsession anti-FN ne nuirait pas à votre propos, Jean, bien au contraire, car en persistant en elle vous vous situez du côté de ceux que, fort justement d’ailleurs, vous dénoncez.

    La censure et la calomnie (c’en est une ici) des idées non-conformes à l’ordre établi est une particularité des dictatures les plus ignobles et j’ai bien peur en vous lisant que cette particularité ne vous ait fort gravement séduit.

  4. jo moreau dit :

    Il faut malgré tout se souvenir du rôle de porte-drapeau que beaucoup d’intellectuels ou d’artistes ont souvent joué de tous temps dans l’action politique, depuis Victor Hugo en passant par Sartre, Zola, Picasso ou Montand, pour n’en citer que quelques uns et ne pas remonter à Mathusalem. Leur renommée, acquise par les moyens de leur époque, leur ont toujours ouvert les portes des médias bien que ceux-ci soient évidemment différents de ceux d’aujourd’hui. Pour le reste, l’article est globalement vrai, mais les beaux parleurs ont toujours eu la vedette, auparavent lors de meetings ou de fêtes “populaires”.
    Je rejoins totalement l’opinion émise sur les journalistes, et le rôle insidieux qu’ils jouent dans la manipulation de l’opinion.

  5. Quidam dit :

    Parler de valoriser le travail de recherche, les résultats tangibles, la construction d’une Å“uvre, la réflexion, la prise de recul, je cautionne totalement. Par contre, des termes comme “la banalité du mal” me dérangent un peu. Cela me fait penser un peu à “l’axe du mal” de Bush. La moralisation est un dogme, avec toutes les dérives que cela peut entrainer, pas une démarche réflexive. Nul doute qu’Hitler était très “moral” dans sa logique interne (c’est une image, pas une attaque godwinienne, hein ! :) )

    En réalité, la question n’est pas tant “les peoples” ou la télé réalité en tant que tel. Nous sommes là dans le story telling, ce n’est ni plus ni moins que de la fiction, une évasion du quotidien, et les gens le savent. Le fond du problème est que la frontière a été effacée entre les sujets “sérieux” et les sujets futiles et ludiques. La télévision est d’autant moins à l’aise sur le sujet que l’audience est plus facile sur des sujets légers. C’est la tentation de l’audience et de la démagogie qui amène cette dérive.

    Que des représentants politiques fassent du people pose problème. Pas étonnant ensuite, qu’un président ainsi rendu familier se fasse attraper par le col. Ce n’est pourtant pas une fatalité. Les personnalités médiatiques qui affichent une séparation rigoureuse de leurs vies privée et publique se font respecter des médias. Autre problème : faire traiter l’information “sérieuse” par des gens recrutés sur leur physique plutôt que sur leur capacité d’analyse. (cf les tops models présentateurs d’I-télé, bfm tv, les Roselmack, Ferrari, Theuriau & co).

  6. m dit :

    Jean Robin cet excellent article vous fait remonter dans mon estime après l’attaque gratuite sur le “tanguiisme” de Marine le Pen.
    Je profite de ce commentaire pour vous demander quelque chose:
    Vous avez réalisé il y a plusieurs mois une interview passionnante de David Mascré qui est depuis chargé d’argumentaire au fn. Avez vous l’intention de faire une autre interview de cet homme pour lui demander les raisons de son engagement?

  7. Vincent dit :

    Il est relativement excessif de comparer l’ère des médias à la période du nazisme et du totalitarisme… Ca me fait penser aux mouvements feministes qui associent leur situation à celle de l’esclavage.

  8. bernard dit :

    C´est toujours la technologie qui modéle nos comportements….le bronze, le fer, l´imprimerie, la vapeur, l´électricité, internet etc etc

  9. bernard dit :

    Dans la liste de ceux qui passent à la TV vous avez oublié Mélanchon, Bobosancenot et autres Taliban de la CGT qui ne sont pas non plus très fut fut…..

  10. Jaime Horta dit :

    ****Comment des sociétés qui ont lutté de toutes leurs forces contre le totalitarisme en sont-elles arrivées à reproduire certains aspects de ces systèmes déshumanisant et où règne la banalité du mal ?****

    C’est entropique et inexorable dans tout système humain, c’est à dire que c’est dans ses gènes. Les sociétés et tout les systèmes sont tous régis par la Loi immuable de l’impermanence, c’est à dire que rien ne dure dans ce monde. Dès lors qu’un système arrive à son apogée il entame inévitablement un cycle de décadence, peut-être parfois à l’occasion corrigé, mais cela renforce également sa dualité qui l’entraine vers le bas.

    Un système dit démocratique et libre, est voué inexorablement à terme à la destruction et au chaos, et à passer par des phases soit d’anarchie totale ou bien à devenir une quelconque tyrannie.

    Celui qui comprend ça est sure de ne jamais se tromper, seulement la vie humaine est limitée, et on s’aperçoit que la durée de vie d’une organisation dans ces cycles globaux ou intermédiaires correspond assez bien à une durée de vie humaine.

    Aujourd’hui dans la société moderne de communication, régis par une certaine forme de liberté d’expression pourvu que celle-ci laisse la part belle à tout les relativismes, à l’instar de ce que nous enseigne la Tour de Babel il y a effectivement beaucoup bruit, une cacophonie absolument assourdissante. Cela engendre inévitablement une large confusion des idées et des valeurs, où n’importe qui est amené à ce prononcer sur n’importe quoi, et dès lors qu’il s’inscrive dans le cadre de la pensée dominante relativiste il fait figure d’autorité morale, en réalité on ne faut que d’ajouter d’avantage de bruit.

    Arrivés à un certain stade ce modèle doit être obligatoirement amené à se recomposer, car cet sorte de collectivisme généralement ne fait pas bon ménage avec les notions de libertés individuelles qui a pour principe de base que tout se vaut.

  11. fpotazman dit :

    § Pour être influent, il suffit d’être connu
    “On atteignait ainsi le SOMMET du gouffre, dans lequel nombre de téléspectateurs tombèrent allègrement”

    Jean tu as fait très fort.
    Je présente ta candidatures aux ” Perles du Bac”.

  12. Oblomov76 dit :

    http://www.dailymotion.com/video/x1zs53_on-en-est-la_news

    une petite video qui illustre parfaitement le contenu du texte.

  13. Jean dit :

    @Jerne
    au contraire, JMLP a parfaitement réussi sa mission, comme il me l’a indiqué à la fin de mon interview de lui : http://www.enquete-debat.fr/archives/jean-marie-le-pen-eric-zemmour-est-un-patriote-francais-qui-a-du-talent-et-du-courage/

  14. Jean dit :

    @m
    merci pour vos compliments, je propose à David une interview de ce pas !

  15. Jean dit :

    @fpotazman
    j’ai fait exprès ;)

  16. Nokio dit :

    Excellente analyse, bravo à vous et merci ! Si seulement des articles comme ça pouvaient paraître dans des grands media pour mettre les journaleux en face de leurs contradictions et de leur stupidité…

  17. Nokio dit :

    Jean, je partage une bonne part de votre diagnostic sur les media.
    Une petite question : le site EetD laisse tout de même une grande part d’expression / ou écrit un bon nombre d’articles à propos des personnalités politiques de droite (Freysinger, NDA, Farage) que l’on entend peu. Mais un bon nombre d’intellectuels de gauche, proches de personnalités comme Mélenchon, Montebourg ou Royal, sont tout autant intéressants ou tout aussi peu entendus. Il n’y a que regarder le débat chez Arrêt sur Images entre Todd et Mélenchon pour voir que Mélenchon tient très bien la route et est cultivé sur tout un tas de sujets, etc. Pourquoi ne pas donner à ceux-là (pas Mélenchon lui-même, il est très médiatique, mais d’autres dans son ombre) un même espace d’expression ?
    Ce qui me fait penser que votre site (par ailleurs vraiment très bon) est légèrement orienté à droite, et n’est pas tout à fait juste dans son objectif de liberté d’expression pour tous.
    Est-ce que cela traduit vos propres opinions politiques ? est-ce qu’objectivement vous pensez que les grands media favorisent les personnalités de gauche et donc vous vous efforcez d’y faire contrepoids ? ou est-ce que je me trompe ?

    Merci bien.

  18. Jaime Horta dit :

    @ Nokio

    ***Todd et Mélenchon pour voir que Mélenchon tient très bien la route et est cultivé sur tout un tas de sujets****

    Et bien on n’a pas du voir le même débat ou vous avez confondu l’un avec l’autre, Mélenchon c’est le petit et Todd c’est l’autre.

    Mélenchon s’est fait déchiqueter façon puzzle, et a pris une de ses plus grosse veste de toute sa vie tellement Todd la ridiculisé.

    C’était un peu Goldorak contre Play Mobile

    Todd dit beaucoup de conneries sur certains sujets et des grosses, par contre tout ce qui est niveau de la culture économique et politique en tant que rigueur intellectuelle c’est une très grosse pointure, et on très nettement vu la différence de niveau par rapport à Mélenchon.

  19. Jerne dit :

    @ Jean
    Je suis stupéfait de votre réponse!
    Vous me dites “au contraire”, alors quand dans l’interview que vous donnez en lien JMLP confirme ce que je dis en répétant qu’il n’a eu droit qu’à une présence extrêmement minime à la télévision, et que ce qu’il vous dit à la fin n’a rien à voir avec “avoir réussi sa mission”, mais est au sujet de “sa plus grande réussite politique”, obtenue d’ailleurs malgré son boycott par les médias.
    Décidément, vous n’êtes sur ce sujet nullement crédible et un peu d’humilité serait bienvenue.

  20. Nokio dit :

    @ Jaime Horta :
    je sais distinguer Todd de Mélenchon, merci.
    Ce serait bien que vous donniez au moins un exemple dans le débat pour appuyer votre opinion que “Mélenchon s’est fait déchiqueté”.
    Je l’ai trouvé un peu en dessous sur la Chine et quelques autres trucs, mais il m’a semblé plutôt compétent sur l’économie et surtout l’écologie à propos de laquelle (soit dit en passant) Todd a reconnu être “ignorant”, ce qui n’est pas un mince handicap à l’heure de la crise écologique que nous vivons.

  21. Jaime Horta dit :

    @ Nokio

    ****Je l’ai trouvé un peu en dessous sur la Chine et quelques autres trucs,****

    Je conseille vivement à ceux qui n’ont au l’occasion de voir ce débat, de le voir ici, tellement c’est un grand moment de détente et de dérision, bref que du bonheur.

    http://www.dailymotion.com/video/xi8jzz_melenchon-et-todd-la-rencontre-arretsurimages-net_news

    Ou autrement nous avons ce montage réalisé par “French Carcan” qui résume les meilleurs moments et dont l’essentielle est là.

    http://www.dailymotion.com/video/xiexs8_todd-vs-melenchon_news

    Donc chacun se fera son opinion.

  22. Jean dit :

    @Nokio
    regardez la liste de ceux que nous avons invités (http://www.enquete-debat.fr/nous-avons-invite), et regardez ceux qui ont accepté, et tirez-en les conclusions que vous voudrez, et sur E&D, et sur les intellectuels de gauche.

  23. Jean dit :

    @Jerne
    pour me critiquer sur ma crédibilité, il faut commencer par parler sans pseudo…

  24. Herbert Schwarzmann dit :

    Bravo pour cet article, du très bon Jean Robin ! Continuez sur cette voie, c’est la meilleure !

  25. Shawn dit :

    @ Jean (de la part de Nokio renommé)
    Mea culpa pour les invités, je vois que la liste est large en effet.

  26. Jerne dit :

    Jean, votre réaction méprisante, hautaine et insultante confirme qu’en plus de refuser toute critique (vous êtes donc l’être parfait, intouchable et supérieur) vous permettez de penser que, puisque Vous mettez Votre nom, tous les autres sont tenus de faire de même sans quoi ils ne sont pas dignes de dialoguer avec vous.
    Autrement dit, “si vous ne faites pas comme moi je vous méprise et n’entend point vos doléances”.
    Vous êtes bien celui que je pensais, rêvant d’être Calife à la place du Calife et toutes vos reproches concernant BHL et autres Sarkozy se limitent en fait à celle-ci: ils sont à la place que vous devriez, étant données vos qualités et qualifications ô combien supérieures, occuper sous les bravos des naïfs qui les croient à tort.
    Vous me faites penser à Caroline Fourest et, votre attitude mesquine et fourbe transparaissant déjà bien fort dans vos interviews, je suis heureux que vous me l’ayez confirmée par écrit.
    Cela m’évitera de soutenir ici par ma souscription ce totalitarisme de l’esprit commun à tous ceux qui, comme vous, se pâment de critiquer ceux dont ils jalousent le succès, reprenant leurs méthodes pour tenter, vainement bien sûr, de faire passer cette frustration en s’arrogeant momentanément ce pouvoir absolu dont ils rêvent tant.
    Je vous conseille de visiter le blog d’Alain Jules Meynies qui, sous des dehors forts différents, pratique exactement le même détestable non-métier, inutile et malsain: la promotion de sa propre futilité.

  27. m dit :

    Merci beaucoup j’attend cette interview avec impatience et encore bravo pour votre site auquel je risque de souscrire dans peu de temps.

  28. Jean dit :

    @Jerne
    “Cela m’évitera de soutenir ici par ma souscription ce totalitarisme de l’esprit commun à tous ceux qui, comme vous, se pâment de critiquer ceux dont ils jalousent le succès,” : ben voyons, et pourquoi ne m’accusez-vous pas de vouloir réouvrir le goulag ou de torturer les juifs ? Ce qui est excessif est insignifiant, je ne vous connais pas mais je suis sûr que vous valez mieux que ces insultes.

  29. Guy DECOUPIGNY dit :

    Je vous invite à relire ou découvrir l’oeuvre d’Hannah ARENDT. Cette dernière aimait se présenter comme
    “théoricienne de la vie politique”. Ses analyses, notamment celles relatives à l’espace public médiatique
    restent d’actualité. L’essentiel de son message destiné aux Républicains pourraît se résumer en une seule
    phrase : l’important n’est pas ce que nous sommes, mais, ce que nous pouvons faire ensemble.
    M’inspirant, entre autres, de cette philisophie, je crée l’urc (Union des Républicains Citoyens).
    Deuxième quinzaine de septembre, je programme un cycle de conférences-débats sur le thème :
    Hannah ARENDT et l’espace public médiatique.
    Salutations républicaines,
    Guy Decoupigny

  30. Jean dit :

    @Guy
    merci de m’envoyer plus d’informations : jean@enquete-debat.fr

  31. Guy Decoupigny dit :

    @ Jean
    Je vous ai adressé un courriel résumant l’essentiel sans réponse de votre part.
    Dois-je en déduire que cette initiative ne vous intéresse pas ?
    Cordialement,
    GD

  32. Jean dit :

    @guy
    non, vous pouvez en déduire que je suis en vacances et que je fonctionne au ralenti ;)

  33. FLO dit :

    Bon article, mais petite erreur…les Boys Bands c’était les années 90. Parole d’un garçon qui, pour conquérir celle qu’il aimait, devait rivaliser imagement parlant avec un beau mec ayant le QI d’une huitre ( ce qui poser la question de l’intelligence à travers la laideur).

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