Les origines
Pour mémoire, de l’Antiquité jusqu’au Moyen-âge, les Juifs ont pour ainsi dire toujours vécu sur le sol français. Avec la floraison des guildes professionnelles, ils se sont retrouvés progressivement cantonnés aux seules activités du colportage, du prêt à intérêt et de l’usure pour certains, activités que l’Église interdisait à ses ouailles. À l’heure du renouveau théologique en Europe occidentale, l’imaginaire médiéval ne voit alors en eux qu’une corporation apatride et déicide, une tourbe de fesse-mathieux à l’affût du meilleur moyen de corrompre la chrétienté ou même de l’éradiquer : preuves en sont les accusations qui leur furent faites d’avoir empoisonné les puits lors des grandes épidémies de peste noire en 1348 et les massacres et expulsions qui s’ensuivirent, ce malgré l’intervention du Pape en leur faveur. Quelques années plus tard, ils seront à nouveau autorisés à demeurer, du moins jusqu’en 1394, date à laquelle la France se trouve n’être qu’un royaume en état de banqueroute financière avec à sa tête un Roi devenu fou qui voit, impuissant, le pays sombrer dans les rivalités féodales et l’anarchie. Dans de telles circonstances, les Juifs, rendus une fois de plus responsables d’une situation financière difficile par leurs activités mercantiles imposées, se voient à nouveau frappés d’ostracisme.
Leur nombre va donc décroître considérablement en France, jusqu’à l’établissement d’une immigration juive dans le Sud-Ouest – les Séfarades – fuyant les excès de l’Inquisition espagnole au début du XVIe siècle. Au milieu du XVIIe siècle, les traités de Westphalie mettent fin à la Guerre de Trente Ans et, entre autres, aux oppositions entre la France du Roi Soleil et l’Empire Germanique. La première, grand vainqueur du conflit se voit octroyer la majeure partie de l’Alsace ; le second quant à lui se fait imposer la liberté de religion dans les États allemands, « liberté » toute relative puisqu’elle ne concerne que les deux factions ennemies du christianisme occidental, les catholiques et les protestants. Les sujets de chaque état doivent alors adopter la religion de leur Prince, ayant toutefois la possibilité de quitter le pays en emportant leurs biens s’ils y sont opposés. C’est dans ces conditions et par l’attrait d’une législation plus clémente à leur égard que va lentement s’établir dans l’Est de la France une communauté juive plus nombreuse que la première : les Ashkénazes. À ces deux flux migratoires viennent s’ajouter les Juifs de Paris et ceux des ghettos d’Avignon et du Comtat Venaissin sous domination papale jusqu’en 1791.
En tout et pour tout, ce sont donc quelques quarante mille Juifs qui peuplent le royaume à la veille de la Révolution, auxquels seront reconnus les mêmes droits patrimoniaux que tout autre Français sous l’égide de Louis XVI, les débuts d’une reconnaissance civile et un appui de premier ordre en la personne de Malesherbes, son ministre. Si ce dernier va échouer dans son dessein d’une émancipation totale et définitive, c’est parce qu’il va être confronté, entre autres, à un phénomène que ses successeurs sauront prendre en compte : le communautarisme au sein même de l’obédience israélite. Alors que les Séfarades du Sud-Ouest se sont graduellement assimilés au contact des autochtones en adoptant leur langue, parfois même leurs croyances et en bénéficiant de lettres patentes, leurs coreligionnaires de l’Est de la France se veulent plus rigoristes et revendiquent quelques particularismes tels le yiddish, l’idiome qu’ils parlent encore à l’époque. Ajoutons à cela l’indicible haine vouée à l’usurier juif qui persiste en particulier dans les villages alsaciens et on aura compris qu’il ne suffira pas d’établir la sacro-sainte Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en 1789 pour mettre tout le monde d’accord d’un coup de baguette magique. C’est précisément à partir de cette remise en question de la société que va s’opérer le génie politique… qui nous fait tant défaut aujourd’hui. En effet, en un quart de siècle, les volontés mutuelles vont œuvrer de concert dans le sens d’une assimilation coûte que coûte, sans états d’âme, pour le bien de tous.
Clermont-Tonnerre
À cette époque, outre l’abbé Grégoire, « panthéonisé », dont l’œuvre humanitaire est désormais de notoriété publique, le personnage à s’être le plus impliqué pour la cause des Juifs est le député Clermont-Tonnerre – tolérance dont la Révolution lui saura tellement gré qu’il finira lynché par la populace quelques mois plus tard. Mais c’est bel et bien la clairvoyance de cet homme qu’il convient de souligner ici, sa faculté à appréhender l’union contre-nature que constituerait l’intégration monolithique de la communauté juive dans la société française. À cette vision étatique de bric et de broc, suite à l’abolition des privilèges, Clermont-Tonnerre oppose explicitement le pragmatisme national : tout accorder aux Juifs en tant qu’individus, tout leur refuser en tant que « nation », entendons par là en tant que « communauté ». Et c’est en 1791, par l’action conjointe de ces deux chantres du libéralisme social, que les Juifs de France jouiront enfin de l’égalité de droits en prêtant le serment civique. De fait, les années de Terreur vont ratifier de manière bien funeste ce progrès historique. En 1793, le clergé a un pied dans la tombe et il sait pertinemment que dorénavant, il va devoir composer avec les tenants de l’esprit national. Cette émanation de la volonté populaire insufflée aux masses par les Carnot et les Barnave, le « kérosène » de l’Armée du Rhin, va peu à peu s’imposer comme une religion laïque dans les esprits tourmentés, le ciment d’une nouvelle société. Durant cette période de rationalisme outrancier (de la Grande Peur à la Terreur), les pourfendeurs de grenouilles de bénitier n’épargneront aucune allégeance. Pêle-mêle, catholiques, protestants et juifs seront priés de calmer leurs ardeurs religieuses regardées comme superstitieuses. Remontrances qui se feront bien souvent dans un bain de sang. C’est l’un des nombreux paradoxes de notre histoire : l’iniquité dans la liberté, l’égalité dans la répression.
Toutefois, il serait faux de penser que les principes révolutionnaires, à eux seuls, ont eu raison des derniers obstacles à un tel progrès. Leur victoire est indéniable, mais non exclusive. L’émancipation, et surtout les prémices de l’assimilation future des Juifs n’auraient jamais pu se faire sans un consentement de leur part. Le projet était voué à l’échec s’ils n’avaient pas pris conscience de la nécessité de sacrifier certaines de leurs pratiques occultes – ou du moins jugées comme telles par l’ensemble des Français étrangers à leur religion – sur l’autel de la République naissante. Cette mise en condition, cet élan intellectuel qui a lentement fait son chemin dans les méandres de la bigoterie judaïque ne prend pas source directement dans la philosophie des lumières, loin s’en faut (Voltaire lui-même ayant toujours refusé aux Juifs, qu’il voyait comme une secte d’agioteurs sans scrupules, l’éveil rationaliste qu’il professait aux siens). Nous devons ce tour de force à leur pendant mosaïque, la Haskala. Celle-ci fut initiée par le philosophe allemand Moses Mendelssohn dans la deuxième moitié du dix-huitième siècle, sous le règne de Frédéric Le Grand, despote éclairé. Tout comme Clermont-Tonnerre, le dessein de Mendelssohn était grand et on l’a trop vite oublié. Sa contribution s’est fait ressentir par l’ouverture d’esprit distillée dans ses écrits à une communauté juive échaudée et hermétique à tout renouveau intellectuel, un siècle seulement après les publications panthéistes de Spinoza. En réhabilitant le profane et ses valeurs, en édulcorant la stricte observance de ses coreligionnaires allemands, français ou autres, Mendelssohn les préparait à pénétrer dans la sphère publique et à accepter les devoirs qui leur incomberaient en tant que futurs citoyens. Les deux signataires de ce contrat social ayant chacun fait un pas vers l’autre, restait à faire coïncider l’engagement civique de Clermont-Tonnerre et les préceptes théologiques de Mendelssohn. À théorie élaborée, pratique doit succéder.
En conséquence, l’évolution politique du pays va être un formidable catalyseur symbiotique, l’ultime rail sur lequel va s’élancer le train d’une société désormais fusionnelle, ou en passe de le devenir et que rien ne pourra arrêter pendant presque un siècle. La Révolution venait d’entériner l’émancipation des Juifs, l’État centralisateur napoléonien allait à présent œuvrer dans le sens d’une assimilation pleine et définitive.
Bonaparte
Lorsque Bonaparte prend le pouvoir, il n’a pas plus de considération pour le judaïsme qu’il n’en a pour toute autre obédience. De fait, les religions ne constituent à ses yeux qu’un moyen coercitif de maintenir l’ordre au sein de sociétés par nature inégalitaires : sous les auspices d’un clergé compatissant et ascétique, le pauvre supporte davantage une condition qu’il pense immuable et l’arrogance du riche. Dans cette optique, Bonaparte se voyait mahométan en débarquant à Aboukir, grand protecteur catholique à la signature du Concordat, puis néo-zélote lorsque les conflits répétés le porteront à la tête de ses armées aux portes de Vilnius, la « Jérusalem du Nord » selon ses propres termes. En outre, ayant été témoin oculaire du massacre des gardes suisses en 1792, le nouvel Auguste conservera longtemps en lui cette méfiance, cette aversion même des mouvements de foule, et mettra un point d’honneur à maintenir ce sentiment égalitaire vecteur d’ordre en s’assurant en quelque sorte « ceinture et bretelles ». D’une part la mise en pratique des acquis révolutionnaires et l’accession égalitaire à la promotion sociale, d’autre part l’assurance pour chacun de pouvoir exercer sa religion librement. Remarquons à ce titre que cette singulière période de transition religieuse entre la sphère privée et, en quelque sorte, une sphère publique apolitique était patronnée par Portalis et son éphémère « Ministère des Cultes » dont le nom, à lui seul, témoigne parfaitement de l’air du temps.
Suite au fameux Concordat et à la mise au pas de l’Église, Napoléon se voulait le restaurateur d’une certaine hiérarchie dans le culte judaïque. Il souhaitait un clergé qui n’interviendrait nullement dans les affaires de l’État mais qui, mû par un sentiment de reconnaissance vis-à-vis des responsabilités célestes qui lui incomberaient officiellement, se ferait le relais le plus fiable d’une différenciation catégorique entre le citoyen et le fidèle, entre le patriote et le prosélyte au sein d’une communauté dévote à son écoute. Après s’être assuré l’allégeance et la bonne volonté d’une assemblée de notables juifs représentative sur des sujets aussi divers que la polygamie, le mariage et le divorce, la défense ou la permission de certaines professions ou la nomination des rabbins, l’Empereur avait décidé la restauration sur le sol français du Grand Sanhédrin. Ceci en référence à l’ancien concile faisant office d’autorité suprême en matière religieuse, qui siégeait dans le Temple de Jérusalem jusqu’à la destruction de celui-ci par les Romains en 70 après Jésus-Christ. Cet octroi assurait officiellement aux Juifs la reconnaissance de leur histoire, de leurs principes théologiques et leur imposait en retour la même abnégation morale vis-à-vis du code civil que les catholiques et les protestants. L’instauration des consistoires et la construction des synagogues qui en découlent se feront progressivement sur tout le territoire français dès l’année suivante.
La France dans une Europe de plus en plus antisémite
Cependant, vingt ans après les prémices révolutionnaires, les mœurs n’avaient pas encore atteint leur pleine maturité. Aussi une telle tolérance restait-elle insupportable à ceux qui espéraient ouvertement la chute de l’Empire, le retour des Bourbon et celui du christianisme comme religion d’État. À l’extérieur, des écrivains tels Joseph de Maistre, réfugié en Russie et conseiller du Tsar, stigmatisait l’Antéchrist et demandait l’excommunication de Napoléon. À l’intérieur, Bonald ou Chateaubriand en faisaient de même par le biais du Mercure de France, journal dont l’auteur du « Génie du Christianisme » détenait des parts. Dans ces circonstances, soucieux de ménager à la fois le Tsar entre deux coalitions et les élus alsaciens qui continuaient abusivement de se plaindre de l’usure des supposés Shylock, au cœur d’une Europe qui demeurait profondément antisémite et de plus en plus réfractaire aux idées révolutionnaires semées aux quatre vents par les soldats de la Grande Armée, Napoléon allait établir un acte politique réputé « infâme ». Son efficacité se révèlera malgré tout à nul autre pareille : un moratoire consensuel, la mise en sommeil du principe égalitaire pour les citoyens d’obédience israélite sur une période probatoire de dix ans en vue d’une assimilation accélérée, mais intensive et donc… coercitive.
En effet, les dispositions prises en 1808 étaient les suivantes : l’annulation pour moitié des créances des Juifs, l’interdiction faite aux nouveaux immigrants juifs de s’installer en Alsace et de pratiquer du commerce, l’obligation pour eux, jusque-là non respectée, d’adopter un nom de famille, et l’impossibilité de se faire remplacer sous les drapeaux, si ce n’est par un autre Français juif. Sous couvert de discrimination, ces mesures discrétionnaires avaient pour but de mettre un terme aux reproches faits aux Juifs. En cédant strictement aux caprices mercantiles des derniers réfractaires alsaciens, en édulcorant par la force l’exclusivité économique sur le plan professionnel que les siècles monarchiques avaient imposée aux Juifs et en les contraignant à participer aux combats, aux heures sombres du régime, à partager en quelque sorte les malheurs de tout autre Français, Napoléon coupait l’herbe sous le pied d’un antisémitisme atavique en ruinant ses derniers prétextes. Régnaud de Saint-Jean-d’Angély et Bigot de Préameneu, rédacteur du code civil, se chargeaient ensuite de mesurer l’effet de ces restrictions et de demander en conséquence l’annulation du fameux décret, au fur et à mesure, dans les régions où les plaintes avaient cessé. Dix ans plus tard, les passions seront apaisées et Louis XVIII ne renouvellera pas cette mesure.
On a longtemps ergoté sur le bien fondé de ces dispositions, si elles participaient véritablement d’une action bénéfique pour les Juifs, si leur assimilation ne se serait pas faite tôt ou tard sans elles. Bref, si l’État français de l’époque œuvrait volontairement pour le bien de cette communauté. Dans un pays de trente millions d’âmes à reconstruire socialement, en guerre permanente contre ses voisins européens et où persistait – comme partout en Europe – un fort sentiment antisémite, il aurait été en effet bien plus aisé de ne rien faire. La tendance aurait enjoint le gouvernement de ne tenter aucune institution spécifique et d’abandonner à la vindicte populaire 40 000 citoyens sous la seule bénédiction des sacro-saints Droits de l’Homme, soit en proportion l’équivalent aujourd’hui des habitants de Calais au regard de l’ensemble de la population française.
La consécration
De cette période de mutation sociale ont émergé par la suite les grandes familles financières et industrielles de confession catholique (comme Perier ou Laffitte) ou israélite, telles les frères Pereire ou les fils Rothschild à travers toute l’Europe. Et malgré la haine que vont continuer de leur vouer Fourier, Proudhon, et plus généralement les éléments socialistes les plus extrémistes et les plus disposés à vilipender bourgeois et mystiques de tous bords, le XIXe siècle est véritablement celui de la consécration pour les Juifs français, devenus Français juifs. Celui de leur promotion sociale dans tous les domaines, industriel, mais aussi militaire, juridique et même politique, et de l’achèvement d’un long processus d’assimilation dans un cadre national impérieux et prégnant, en particulier sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire. En définitive, comme on peut le constater, l’évanescence des disparités entre chrétiens et juifs ne s’est pas faite sans heurts au fil des siècles et il aura fallu le faux artefact révolutionnaire pour catalyser l’évolution des mœurs. Il aura surtout fallu coïncidence et concordance des volontés pour en arriver là, ce qui est tout à l’honneur d’une communauté qui sera, un siècle plus tard, bien mal récompensée des sacrifices consentis. Mais les antisémites des années trente avaient-ils déjà tous ces éléments à l’esprit ?
À l’image des juiveries du Moyen Âge, toutes proportions gardées, les banlieues des grandes villes constituent de nos jours le principal foyer de populations immigrées, à forte majorité africaine, turque ou arabe. Leur émancipation reste implicite dans le « pays des Droits de l’Homme ». Cependant, si tous ne se reconnaissent pas dans les principes fondamentaux de l’islam, la considération de l’appareil religieux est primordiale dans tout processus d’assimilation, en 2005 pour les musulmans aussi bien que pour les juifs il y a deux cents ans. Car s’il est un trait de caractère commun à toutes les civilisations, c’est bien la tutelle au développement exercée par la religiosité au fil de leur histoire respective, n’en déplaise aux laïcistes immodérés. Il n’est donc pas plus grand pas vers les immigrés, concitoyens « novices », que de porter un intérêt, dût-il être critique, à leur culture. Or, une bonne part de cette culture réside très généralement dans le fait religieux.
Initié dès 1999 par Jean-Pierre Chevènement et concrétisé trois ans plus tard, après consultation des principaux intéressés, par le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, le Conseil Français du Culte Musulman a pour vocation de représenter les musulmans de France. Il a pour rôle de hiérarchiser leurs instances, à la manière du Grand Sanhédrin pour les Juifs. Le principe de laïcité n’interdit nullement la reconnaissance claire et objective d’un clergé, sa permanence en est même tributaire d’un certain point de vue. L’initiative est donc des plus louables. Elle se heurte malgré tout à divers écueils, et non des moindres. La vacance de l’autorité et de la rigueur politiques face à une religion de plus en plus ancrée sur le territoire ne peut astreindre ses fidèles à une introspection indispensable sur le plan théologique. D’autant plus que les ferments de l’islam mêlent étroitement pouvoirs temporel et spirituel. Le culte israélite a été quant à lui organisé sous une dictature, dans un cadre politique omnipotent qui a en outre pourvu financièrement à sa mise en branle. Ceci lui a permis de tutoyer les cultes catholique et protestant, un siècle seulement avant la fameuse loi de séparation des Églises et de l’État de 1905. S’il n’est pas question aujourd’hui de remettre en cause le principe démocratique et les tergiversations politiques et juridiques qui lui sont propres, il est tout aussi extravagant et incongru de vouloir revenir sur la spécificité laïque de notre République, que le petit père Combes voulait imposer à l’époque dans un accès de morgue envers l’Église catholique. D’où le crucial dilemme : doit-on financer la construction de mosquées en biaisant et en s’appuyant sur la loi associative de 1901 dans son approche culturelle ? Ou bien peut-on s’en remettre au CFCM, lui-même en proie aux mouvances radicales telles l’UOIF, l’Union des Organisations Islamiques de France, partie visible de l’iceberg islamiste mondial, financée par des fonds saoudiens, que l’on sait proche des Frères musulmans et que Nicolas Sarkozy a longtemps caressé dans le sens du poil ?
Condamné à louvoyer sans cesse entre l’obscurantisme religieux et les demandes pressantes de sa population musulmane, entre la tolérance dont il se veut le champion et son credo laïcisant, l’État français, après avoir été le principal vecteur des Lumières juives, sera peut-être contraint, tôt ou tard, à se faire le promoteur, si ce n’est l’acteur d’une Haskala musulmane. Eu égard au génie prométhéen de nos hommes politiques, l’entreprise s’avère périlleuse. Une chose est sûre : l’avenir devra cesser de dauber sur le passé.
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Et hop ! Un sujet de youd à se mettre sous la dent. Y avait longtemps.
@ Shaul
Si tu n’es pas content, pourquoi n’écris-tu pas un article ?
Celui-ci est bien écrit et bien documenté, je ne vois pas de quoi se plaindre…
A Snake,
Je n’ai pas dis que je n’étais pas content.
je dis juste que c’est un sujet prolifique (et fatiguant).
Mais heureusement qu’il n’y a pas que cela ici.
Quand à mon futur article, c’est en route.
Un bouquin d’ailleurs, sur le bonheur de la réalité européenne ou le diktat de Bruxelles qui rend autistes tous les Etats membres. J’irai voir Tatamis pour l’édition.
A Snake,
Toi qui ma repris de volée sur une de mes affirmations : celle qui disait que 80% de notre dette française est composée d’intérêts (ils se gavent les banquiers, mais ils se goinfrent si tu savais…)
Voilà de quoi t’instruire, mon gars et je confirme mes propos.
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2010/11/28/un-billet-important-de-andre-jacques-holbecq-sur-la-dette-publique/
Bonne journée de travail le Snake.
@ Shaul :
Je l’ai “pondu” de mon propre chef, ce n’est pas un sujet de “commande”.
D’autre part, je ne suis pas obsédé par la question juive ; j’estime simplement que cette facette de notre histoire a des choses à nous apprendre quant aux mots “émancipation” et “assimilation”.
Article intéressant merci
“j’estime simplement que cette facette de notre histoire a des choses à nous apprendre quant aux mots “émancipation” et “assimilation””.
Bonjour Virgile : bon article,ton commentaire (ci-dessus) exact !
A Virgile,
Il est bon cet article. Intelligent et clair.
Mais il vient après maints articles sur les juifs et ça fatique.
C’est le sujet qui fatigue, pas cet article de qualité.
Bien écrit, mais un peu académique!
@ Shaul :
Je comprends très bien.
Mais dans ce cas… oubliez ce qui l’a précédé !
A Pierre Mistruc,
Et quand t’as une perte d’érection, c’est la faute de la juiverie internationale ?
Et quand ta nana à ses règles, son sang est aspiré par des juifs qui s’en servent pour fabriquer les matzots de Pessah ?
Quand un mec comme toi vit dans la phobie de l’irrationnelle, on ne peut plus rien faire. T’es condamné.
Que Soral soit ton gourou, why not, pas dispenses nous de tes conneries sans nom sur ce site.
Qu’est-ce qu’il débite comme âneries, ce “Pierre Mistwood” ! J’espère qu’il est payé au kilomètre de post. Et sinon, on ne saurait mieux se méprendre sur Saül de Tarse, qui était à la fois judéophobe et paganophobe. Il proposait et aux grecs et aux juifs de cesser d’être eux-mêmes en devenant des chrétiens. Sa religion étant une hybridation du judaïsme et de l’hellénisme, un “gloubi-boulga” abominable et contre-nature, qui ne pouvait que se retourner contre les non-hybrides, les Grecs fiers de leur hellénité, les Juifs fier de leur judaïté.
Sinon, je ne peux pas me prononcer bien sûr à la place de Jean, mais si vous êtes censuré, c’est vraisemblablement parce que vous tenez tout simplement des propos illégaux relevant d’une obsession bien connue, qu’on retrouve chez les Blanrue, George, Dieudo … and co, et qui amène certains esprit dérangés vers l’islam(isme).
Dans une partie de vos messages, a priori, oui.
@Thomas FERRIER 17 octobre 2011 à 15 h 02 min
En fait Paul a fait du christianisme un syncrétisme : une base juive, une philosophie grecque, et des éléments de mazdéisme comme ce qui concerne l’enfer et le paradis. Le problème du christianisme comme syncrétisme, c’est en fait l’aspect monothéiste radical issu du judaïsme, qui au final tue le syncrétisme.
Le syncrétisme n’était pas étranger à l’antiquité, un bon exemple c’est Celse dans son “discours véritable”, où il critique le christianisme “adolescent” à travers une vision synthétique de la philosophie gréco-romaine et des diverses religions polythéistes, au niveau politique/identitaire, il leur reproche uniquement de ne pas être de bons citoyens, c’est à dire de ne pas respecter l’empire à l’époque.
De plus ce que tu dis est faux concernant les grecs, qui déjà étaient sous domination romaine, car justement le christianisme de Paul en se faisant universel, permettait aux romains de rester romains, sans se convertir aux pratiques juives qui définissaient les juifs (comme la circoncision).
Je ne pense pas qu’on puisse y voir des éléments mazdéens, car la vision que vous donnez d’un paradis et d’un enfer est très postérieure. Même si le mot paradis vient certes de l’indo-iranien (sanskrit paradesha, iranien paradaeza)…
Le christianisme universel est l’antithèse d’une religion identitaire. On ne reste pas romain lorsqu’on renie les dieux de Rome, ça me paraît bien évident. C’est donc une religion hybride, métisse… par définition elle nie les identités et combat les religions “pures” comme l’hellénisme, la religio romana ou le judaïsme.
Ce qui n’est pas le cas du paganisme, qui a certes un côté universel (un seul soleil, une seule lune… etc) mais qui respecte profondément les spécificités de chaque peuple et refuse l’unicité de l’humanité.
Article bcp trop philosémite et républicain et qui finit par de l’islamophobie. Dommage.
Le bon docteur Snake Plissken nous prend tous pour des fous.
@ Nicolas
Un fou et une ordure, ce sont deux choses très différentes.
Ah, ces pauvres Allemands et Autrichiens persécutés par ces misérables Juifs qu’ils n’ont même pas pu exterminer jusqu’au dernier. Quelle injustice !
@tous
merci de ne plus jamais répondre à pierre mistwood, il est viré du site et ne cesse de revenir sous un autre IP, c’est ce qu’on appelle communément un troll
@tous
merci de ne plus répondre à mistwood, c’est un troll qui revient sous une autre ip
C’est noté. Un troll antisémite, on a l’habitude (malheureusement) sur le net…
ouais bas en ce moment on en a plein le cul de l’émancipation des juifs.
“Snake Plissken dit :
17 octobre 2011 à 17 h 10 min
Ah, ces pauvres Allemands et Autrichiens persécutés par ces misérables Juifs qu’ils n’ont même pas pu exterminer jusqu’au dernier. Quelle injustice !”
LOL vous avez de la chance que la loi empeche d’aborder ce sujet passionant
@ Decebal
Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Vous devriez être plus explicite.
Si je suis plus explicite mes propos vont tomber sous le coup de la loi anti-française pro-juive
@Decebal
Votre dernier commentaire tombe sous la loi.
@ Nicolas :
Je vous suis à la trace et je m’aperçois que sur chaque débat vous visez à côté…