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DEBAT

Pierre Khalfa/Michel de Poncins. Retraites : répartition ou capitalisation ?

17 octobre 2010, 19:19 Auteur : Jean 3 commentaires

Alors que le projet de loi sur les retraites vient d’être écrit, et qu’il doit passer en Conseil des ministres le 13 juillet 2010, Enquête&Débat a organisé une confrontation entre Pierre Khalfa, membre d’Attac, et Michel de Poncins, économiste. En une demi-heure, ils font le tour de la question en confrontant des arguments capitalistes pour l’un, anti-capitaliste pour l’autre.

http://www.dailymotion.com/videoxdr60a

3 commentaires

  1. lomig dit :

    Salut,
    très intéressant débat. Une remarque de pure forme : je trouve un peu gênant que les interlocuteurs ne se fassent pas face (au moins un peu plus)…J’imagine que c’est pour des contraintes logistiques/pratiques, mais c’est un peu gênant qu’ils ne se regardent pas, qu’ils ne s’affrontent pas plus.

    à bientôt

  2. Vincent Jappi dit :

    http://lumiere101.com/2010/12/13/retraites-sortir-dune-mentalite-criminelle/
    Retraites : sortir d’une mentalité criminelle
    Lumière 101, 13 décembre 2010

    Au moment où les marchés financiers nous font savoir par l’augmentation des taux d’intérêt – et des “primes de risque”que ceux-ci cachent – qu’ils ne croient plus à la viabilité des Etats-providence, l’attitude de l’”opinion”, certes conditionnée par leurs soins, est problématique.
    Pourquoi voit-on tant de gens incapables de comprendre que le respect du Droit de propriété et des contrats est la seule solution viable, et justifiée, aux problèmes que les “Etats-démons” ont causés comme à ceux qu’ils prétendaient régler sous le masque de la providence ?
    François Guillaumat et Georges Lane examinent les deux idées absurdes et persistantes à propos des retraites qui suivent :

    1) un système de retraites contractuel dépendrait de la démographie comme la redistribution communiste actuelle dépend de la taille de son cheptel humain,

    2) en la matière de la retraite, le passage de l’esclavage à la liberté serait impossible parce que trop coûteux.

    Au-delà de l’incompréhension naturelle de gens obsédés par ce qu’ils croient pouvoir calculer alors qu’ils n’ont aucune connaissance rationnelle de la gestion de patrimoine et de l’activité de l’assurance, F.G. et G.L. expliquent que les gens restent prisonniers des préjugés matérialistes et collectivistes du système communiste actuel, faute d’avoir su tirer les conséquences de ce rappel à l’ordre scientifique que, dans son cours d’économie politique à l’Université de Lausanne, faisait Vilfredo Pareto à la fin du XIXème siècle :

    “Il faut se débarrasser du préjugé qui porte à croire qu’un vol n’est plus un vol dès lors qu’il s’exécute dans les formes légales.”

    → Autres émissions sur le sujet :
    Le futur des retraites ;
    La réforme des retraites et les principes de liberté ;
    Retraites (2) : solutions individuelles ou solutions collectives ;
    Retraites (1) : de quoi parle-t-on ? ;
    La transition vers les retraites du futur ;
    Retraites du futur : la capitalisation ;
    Futur des retraites et retraites du futur ;
    Les retraites, principale plaie de la protection sociale ;
    Les “lois de financement” de la sécurité sociale française ;
    Sur la sécurité sociale monopoliste française ;

    Références :
    → Vilfredo Pareto : Cours d’économie politique (1896) ;
    Georges Lane : La Sécurité sociale et comment s’en sortir ;
    L’organisation de la sécurité sociale ;
    Georges Lane et Jacques Garello : Futur des retraites, les retraites du futur

  3. TATARD François dit :

    La bêtise des taux d’intérêt trop bas

    Retraite par capitalisation ou retraite par répartition, c’est la même chose sauf que la notion de répartition n’est qu’une entourloupette, comme la notion de croissance dopée par la surconsommation inutile.
    Conception de base : le placement en viager, c’est à dire à capital aliéné.
    Pour cela, le futur retraité, confie à un organisme de placement (fond de pension) ses économies annuelles ou mensuelles qui seront placées et grossiront avec les intérêts composés.
    Au moment choisi de la retraite, en fonction de l’espérance de vie moyenne, déterminée par la statistique, le montant de sa retraite sera fonction du capital acquis divisé par les nombre d’années d’espérance de vie.
    Si on applique le code des assurances au système il ne devrait pas y avoir d’entourloupette.
    Cette façon de procéder a été rendue obligatoire devant l’imprévoyance des salariés, incapables de gérer l’affaire.
    L’invention de la répartition a été la première entourloupette du système. C’est une sorte de traite sur l’avenir qui cache la relation entre l’effort d’épargne et l’aisance future du retraité.
    Sans la notion d’intérêt de l’argent placé, et surtout sans garantie d’un taux d’intérêt honnête, aucun régime de retraite n’est viable.
    Le loyer, qui est un taux d’intérêt, est la garantie du logement. Il en va de même pour les retraites.
    Il en va de même pour l’économie: plus vous réduisez le taux d’intérêt et plus l’emprunt est facile. Il ne faut pas chercher plus loin les causes des faillites des états dans la zone Euro.
    François TATARD

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