Par Anatoly Livry (photo)
« Magistros studiorum doctoresque excellere oportet moribus primum, deinde facundia. »
Imperator Iulianus
Cela fait quelque temps déjà qu’a commencé à Nice – Sophia Antipolis la deuxième année de l’enseignement de l’« Affaire Livry ». Des collègues étrangers la relaient dans leurs séminaires, colloques et publications avec une telle intensité (surtout après leur participation au jury de ma thèse de doctorat soutenue en juillet dernier dans l’Université où j’enseigne) que ce déshonneur de l’Université française rendu international avec une progression exponentielle exige une mise au point.
Ce que je vise par mes déclarations médiatiques, ce n’est nullement le ridicule pour cette Université française – elle n’a que ce qu’elle mérite et là, il n’y a plus rien à y faire. Mon but est que mon « Affaire » ait un retentissement dans les médias et pousse des hommes politiques, des partis français soutenant leur candidat et des présidentiables à réellement réformer l’enseignement supérieur et à faire en sorte que les coupables de cette « Affaire », personnages odieux et franchement soviétiques, soient chassés définitivement de leur poste.
Pour présenter correctement ladite « Affaire », il est nécessaire de la reprendre brièvement dès le début : invité il y a plus de dix ans à enseigner dans une faculté parisienne de lettres slaves, je me suis rendu compte que ce n’était non point pour mes qualités de chercheur et d’écrivain que ce poste de non-titulaire m’était offert, mais pour mes « qualités » physiques de sportif de haut niveau (ceinture noire de karaté) et d’ancien mannequin qui faisaient littéralement « baver » une professeuse de cette même faculté. Á mon grand étonnement, j’ai découvert que cette professeuse était tout à fait instable psychiquement et qu’elle profitait de sa position de fonctionnaire universitaire non seulement pour glisser auprès de personnages politiques et médiatiques, mais également pour attirer vers son alcôve des jeunes gens, s’efforçant de rémunérer leurs services par des salaires de « lecteur » ou de « maître de langue » (sic !). Sa hiérarchie administrative, parfaitement consciente de l’obsession de la dame psychotique mais néanmoins titularisée, s’est acharnée, pendant environ une décennie, à couvrir ses délires devenus institutionnels. Puis, s’étant rendue compte de mon obstination à ne point céder à ses charmes (bientôt octogénaires), la folle furieuse s’est mise à « casser » mon œuvre scientifique, littéraire et philosophique auprès des éditeurs français, russes, américains, allemands, helvétiques etc. – mettant toujours en avant la position qu’elle occupait dans cette vieille université parisienne où elle invitait, leur offrant voyages et séjours, des critiques et des rédacteurs, exigeant en échange le silence autour de l’œuvre de Livry. Le fils du grand écrivain russo-américain Vladimir Nabokov, auteur dont les universitaires américains avaient estimé que je surpassais le style (« On the whole Mr Livry’s style indeed surpasses Nabokov’s in that Mr Livry has appropriated and greatly enhanced VN’s flashy side and added a bit of the now modish naturalism. ») et sur lequel j’écrivais ma thèse de doctorat maintenant soutenue avec succès, a été attiré dans cette bougeotte fort bizarre : « Nora’s, starting her academic year at the Sorbonne. By the way, Nora tell me the “Nabokov nietsheanets” Livry is trumpeting is a rehashed old term paper » .
Nonobstant cela, pendant ce temps-là, et c’est ce que je mets en évidence et que je répète sans cesse (puisqu’étant enseignant universitaire, je sais que la répétition est la base de la pédagogie), j’ai commis toute sorte de découvertes scientifiques publiées par des éditeurs allemands, russes, suisses, mais également par « Guillaume Budé », revue grecque antique de Paris IV – Sorbonne, dirigée par le directeur actuel de la faculté d’Études Grecques antiques. J’ai surtout terminé ma thèse de doctorat sur Nietzsche et Nabokov qui fut publiée par « Hermann ». C’est cette thèse que, pendant sept longues années, je n’avais pas pu soutenir dans l’université française à cause d’une véritable chasse à l’homme maladive connue dans sa totalité par l’ensemble des professeurs de lettres français et francophones. Bien sûr, le résultat, provisoire, de cet acharnement, à savoir la non-détention du titre doctoral français, a été présenté par la hiérarchie de la professeuse que j’avais repoussée comme une preuve de mon « incapacité scientifique », information qu’ils ont essayé de porter à travers le monde entier étant souvent pris, par des rédacteurs, en flagrant délit de calomnie.
Quelle honte et quelle ignominie pour tous ces cuistres titrés que je soutienne cette thèse terminée en 2003 avec un grand professeur français et devant un jury international composé de six professeurs (slavistes, germanistes, philosophes, comparatistes) et que j’obtienne la mention « Très honorable ». D’ailleurs, cette thèse est déjà en train d’être traduite en allemand car elle a trouvé son éditeur à Berlin après être parue dans sa version russe à Saint-Pétersbourg.
Cependant, le déshonneur de ces créatures titularisées par l’Université française ne se limite pas au seul domaine scientifique. En novembre 2010, un prix littéraire américain en littérature russe, l’un des plus prestigieux dans le domaine, m’a été décerné par un jury composé de slavistes américains. Habituellement, cette récompense distingue des écrivains russes arrivés à la fin de leur carrière, à savoir vers 70-80 ans, ce qui fait de moi le plus jeune lauréat dudit prix car c’est pour une œuvre composée à l’âge de 27 ans, soit avant de devenir enseignant dans l’Université française, que je fus primé. Comme tous les lectrices et lecteurs l’ont compris, le ridicule de l’Université française est à peine supportable à cause de, ou plutôt grâce à, ce prix littéraire puisque tous les slavistes et apparentés payés par les contribuables français pour enseigner l’œuvre des écrivains à la future élite de la France se sont acharnés contre un homme de lettres, le diffamant en utilisant toujours leur poste universitaire et lui interdisant d’être connu par les lecteurs français (la totalité des traducteurs parisiens franco-russes sont membres ou dépendent de la même université). Tout cela parce que j’avais repoussé le harcèlement sexuel d’une des leurs : cela était clair pour tous, tous l’avaient accepté, tous avaient participé à mon « assassinat » – manqué ! – en tant que scientifique, enseignant universitaire et homme de lettres. Et ne l’oublions pas, pour parvenir à ce but ils ont utilisé l’Holocauste de 6 000 000 de juifs en m’accusant moi, juif, petit-fils de victimes de la Shoah d’être… « antisémite » et en mettant en avant pour cela le nom de cette université parisienne ! http://www.enquete-debat.fr/archives/anatoly-livry-on-a-essaye-de-massassiner-par-le-silence-et-la-calomnie
C’est maintenant la deuxième année que j’enseigne à des dizaines d’étudiants français et étrangers la littérature et la civilisation russe et occidentale – faisant entrer l’analyse détaillée de mon « Affaire » dans ce cours. Et j’estime, comme la totalité de mes collègues sensés, que cette « Affaire » doit être la source non seulement de travaux universitaires et de thèses de doctorat, mais également de réformes urgentissimes visant l’Université française. Il convient que les auteurs de chacun des actes dont j’ai été victime soient jugés par de véritables juristes et non pas par des confrères souvent paranoïaques, craignant tout le monde, jusqu’à leurs étudiants, et donc aisément malléables comme n’importe quel psychotique. Il faut absolument exclure toute personne fébrile de la gestion d’airain des professeurs et offrir cette tâche à des magistrats professionnels qui purgeraient de ses brebis galeuses l’Université française, dont le niveau est jugé de plus en plus bas par les classements effectués parmi des établissements d’enseignement supérieur à travers le monde.
Une autre particularité de ce milieu doit être mise à l’épingle : souvent des professeurs dits « de droite » ne connaissent que deux états d’esprit, le premier étant la peur démesurée, le second, l’arrogance risible. Ils passent donc de l’un état à l’autre avec la rapidité de l’éclair, se retrouvant ainsi dans la totale incapacité de transmettre tant le savoir qu’un certain état moral à la nouvelle génération. Bien sûr, ces professeurs déplorent l’état intellectuel et spirituel affligeant de notre jeunesse. Mais c’est bien eux qui sont responsables de ce désastre, puisque leur prétendue « dextérité » n’est point leur essence, mais seulement l’emplacement de leur gamelle où ils peuvent se gaver sans se mêler à ceux qui remplissent leur estomac du côté sinistre. La catastrophe véritable de ce que l’on appelle la « droite française », c’est justement là qu’il faut la chercher. Car, accompagnant la jeunesse française du collège jusqu’au doctorat, ladite « droite » ne se manifeste jamais véritablement comme la droite. Toujours, elle remplace l’honneur, qui serait la véritable caractéristique de la droite authentique, par des crispations d’arrogance, symptômes des nations stériles dont le temps est compté.
Afin de rendre impossible l’étouffement de mon « Affaire » par la corruption universitaire, j’ai décidé d’en faire une thèse d’État en Russie, ce qui m’apportera un troisième titre de docteur après ceux obtenus en France et en Allemagne. Cette fois-ci, il s’agira d’une thèse en sociologie, puisque la sociologie russe est un espace géré à la façon germanique et par ailleurs beaucoup plus libre que le marécage glauque pseudo-scientifique francophone – je le dis en tant qu’enseignant de l’Université française. Une série d’articles fut déjà publiée par des revues russes qui avaient offert leurs pages à l’écrivain russe de renommée et au scientifique que je suis. J’y introduis un terme sociologique nouveau, celui de « professeurs-ordures » (en français dans le texte russe, bien sûr). Il s’agit donc, tout en s’appuyant sur mon « Affaire », de retracer le schéma mental de nos professeurs qui se conduisent littéralement comme des voyous et s’acceptent pleinement comme tels, couvrant ainsi des actes pénalement répréhensibles sous couverture de grande droiture morale … Tout comme ma thèse sur Nabokov et Nietzsche, cette future thèse en sociologie soutenue dans une grande université russe trouvera, j’en suis sûr, un éditeur chez moi, en France : un éditeur de Saint-Pétersbourg a déjà signé un contrat s’engageant à faire paraître la version russe de la troisième thèse. Cependant, il faut que les médias et les hommes politiques s’emparent des détails de mon « Affaire » sans attendre ce troisième titre de docteur, car il est nécessaire d’intervenir rapidement. Et ainsi faire en sorte que mon Affaire devienne, dans la mesure du possible, la dernière affaire de corruption universitaire française.
Il faut, me semble-t-il, pour sauver cette Université d’une catastrophe inévitable, permettre l’enseignement de la grandeur à ces précepteurs de la jeunesse. Comme je l’avais démontré lors de la dernière présentation de mon ouvrage parisien à Berlin, il est obligatoire, à tout prix vaincre l’essence plébéienne du professeur universitaire français ! Car comment a-t-on pu déclencher toute une suite de réflexes bestiaux à mon égard parmi ces enseignants pseudo distingués dont chacun avait publié mes travaux dans le passé si ce n’est en leur posant des questions sur l’« attitude incompréhensible » de ce Livry qui viendrait dans l’Université française non point pour se fonctionnariser en courbant l’échine ni pour se prostituer (tout cela, ils l’auraient accepté volontiers et joyeusement), mais pour faire des sciences et se perfectionner en tant que lettré ?! Je devenais tout de suite « suspect » aux yeux méfiants de ces plébéiens qui trouvent quelque chose de « dangereux » dans cette existence non-prostituée tendant vers l’excellence réelle du corps et de l’âme. Mon « Affaire » trahit donc la nature plébéienne par excellence de ces cuistres titrés dont la posture distinguée ne serait par conséquent qu’une stratégie de vente pratiquée dans leur corporation. Or, c’est exclusivement lorsque le démon de la plèbe sera exorcisé du corps professoral français que l’« Affaire Livry » sera close. Mais pour l’instant, elle doit, me semble-t-il, être largement diffusée et examinée en détails, à travers le monde francophone, mois après mois, depuis ces dix dernières années.
Anatoly Livry, enseignant à l’Université de Nice – Sophia Antipolis, docteur ès lettres de la même université, lauréat du prix littéraire Marc Aldanov (New-York 2010) pour un roman rédigé en 1999.
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Allez, courage! Je suis avec vous.
Que l’enseignement supérieur pullule de gauchistes, je l’atteste…mais je n’ai pas envie que plus tard il pullule de droitiste. Ethiquement parlant, pour citer Maw Weber, l’enseignant est sommé de chercher la neutralité axiologique!
Hum ! Si Massimo Gargia fréquentait cette octogénaire, il serait docteur honoris causa dans toutes les
matières…. Sinon, trève d’humour, ce manquement grave doit être signalé, combattu et sanctionné.
J’en informe, localement, mes auditeurs dés demain soir.
@ Flo
Il est évident que “Jean” est un troll qui cherche à se faire passer pour Jean Robin !!
@Snake Plissken
Je me disais ce devait être quelque chose comme ça!
@flo
j’ai viré le troll qui se faisait passer pour moi
@Snake
en effet, pour ne plus se faire avoir il suffit de regarder s’il y a bien “administrateur” à côté de mon nom. Là ce n’était pas le cas.
Pourquoi dites-vous “troll”?
Sinon je ne vois pas “administrateur” !
@ Nicolas : “Pourquoi dites-vous “troll”?”
Ce n’est pas le terme exact ? Y a-t-il un meilleur terme à employer ?
@ Snake Plissken :
Un usurpateur, un emmerdeur ect. N’importe !
j’ai une expérience universitaire équivalente : la directrice de l’ufr d’ethno-musicologie de paris ****, une lesbienne toujours accompagnée de sa petite chienne docile et silencieuse (une élève promise à un bel avenir universitaire), détestait les hommes, étant grand, costaud et ayant la voix très grave, j’étais, pour ma directrice, totalement insupportable et toutes mes questions étaient ponctuées par un agacement non dissimulé doublé d’un mépris radicalement affirmé… J’ai aussi entendu parler d’autres cas où l’avancement et la réussite universitaire tenait au diamètre du sexe plus qu’à l’intelligence visiblement absente d’un regard de poule malade… tous les mystères s’expliquent…
Ce n’est pas le plus grave, l’université est effectivement devenue plébéienne au sens où le niveau humain est vraiment très bas, jalousies, coucheries, bagarres, coups bas… tous ce qui rend une nation barbare compose en majorité l’université française, surtout au sein de certaines branches qui sont effectivement pourries par l’esprit des sectes d’extrême gauche et de leur idéaux décadent, destructeurs, sabbataïstes.
Franchement ça m’étonne pas du tout …. !
Je ne comprends pas l’ambition de ce monsieur. On s’aperçoit immédiatement qu’il est moins guidé par le souhaite de mener une analyse sociologique de l’Université française que par l’envie d’être reconnu par cette dernière. Quelqu’un qui met en avant avant tout ses titres et ses mérites, alors qu’il devrait les mépriser (ce n’est que la manifestation de l’amour-propre pour des bouts de papier) comme si les prix n’étaient jamais “immérités”.
Je veux dire, on s’en tape que Flaubert ait eu ou non son brevet des collèges : il a eu un impact au moins national – et pas seulement à l’université. Dans le même ordre d’idées, on peut lire : “le style de Livry surpasserait le style de Nabokov”. Quand bien même : et alors ? C’est ça qui fait l’intérêt de l’oeuvre de Nabokov ? Non, c’est avant tout le “fond” (il y a des livres mal rédigés qui sont des classiques). Il y en a qui savent reproduire parfaitement les oeuvres de Van Gogh ; doit-on par conséquent les récompense d’une médaille ?
On dirait que ce monsieur aimerait bénéficier du statut (et du prestige universitaire français) quoi qu’il dise, mais qu’il y a des barrières. Si il était vraiment cohérent, alors il déserterait totalement l’université française. Pourquoi ne le fait-il pas ? Ah, parce que ses livres peuvent être publiés en français (merci l’Université !) et qu’il a ou été enseignant à l’université française.
Pour ce qui est de l’université française, il est vrai que le plus dur est d’acquérir le statut d’enseignant-chercheur (après, il n’a plus de comptes à rendre). Mais dans le fond, si ça fonctionne comme ce monsieur le dénonce, c’est parce qu’il n’y a plus de demande exigeante de la part du public (on ne force pas les gens). C’est tout. Et quel est le public restreint dont s’adresse l’université ? L’université elle-même ! D’où le “corporatisme” (et c’est comme ça dans d’autres milieux). Alors on peut se poser, après, la question légitime : est-ce qu’on parlera toujours de ce monsieur, dans 50 ans, et surtout ailleurs qu’à l’université ? Je suis à peu près certain que Nabokov (lui dont le style serait “surpassé”) sera toujours présent dans les têtes, tandis que pour ce monsieur… Pourquoi s’acharner à ce point sur une institution (dont on profite) alors qu’elle n’aurait pas le moindre attrait (d’après ce monsieur) ? Il reprocherait à l’université son caractère “plébéien”. Questions. Est-il au courant des effets de la massification scolaire depuis les années 60 en France ? Historiquement, cette dernière ne serait-elle pas attachée à une certaine valeur ? Ces questions sont légitimes, car elles s’adressent à un “sociologue” (qui nous fait bénéficier du terme scientifique “professeur-ordure”, terme tout à fait neutre et pas du tout connoté).
Il y a quelque chose d’insupportable d’hypocrisie.
le “souhaite” (au lieu de “souhait”), “les récompense” (au lieu de “récompenser”), “dont s’adresse l’université” (au lieu de “auquel s’adresse”), …
on pourrait relever les fautes de français de ce glorieux défenseur de l’université française à l’infini ! Ne serait-il pas plutôt, et justement, une “défenseuse”, à savoir cette femme slaviste dont parle Livry et qui, malgré ses fameux titres offerts par notre enseignement supérieur, cause très mal la France et ne sait toujours pas l’écrire ?
Au lieu de passer votre vie sur le web, apprenez enfin le français !
je la défendrai jusqu’au bout! elle est mon amie !
Ceux qui n’ont rien à dire se concentrent avant tout sur les fautes d’orthographe de leur interlocuteur !
Cette vérité se confirme avec ton message. Il y a des fautes d’orthographe – qui ne nuisent pas à la compréhension – car je ne me suis pas relu. C’est tout. On a aussi la confirmation que tu as des problèmes pour comprendre les messages d’autrui car je ne suis aucunement un “défenseur de l’université française”.
Qui suis-je ? Un lecteur du site Enquête&Débat. Je suis le “spectateur impartial” (Adam Smith).
Tu pars du principe que si l’on remet en cause la représentation de Livry, alors on est forcément du côté de ses détracteurs qui chercheraient à le nuire (la “mafia universitaire” dont il parle). Fais-tu partie des proches de Livry ?
Je suis désolé, mais je ne connais Livry ni d’Ève ni d’Adam. Je n’ai aucun lien institutionnel avec l’université.
Je suis un lecteur du site qui tombe régulièrement sur des articles consacrés à Livry, dans lesquels il cherche à se faire passer pour un martyr. Navré, mais, en plus de ne pas être un mendiant, il publie des livres à travers le monde, en plus de bénéficier d’une reconnaissance universitaire à l’étranger. Bref, en plus de pouvoir s’exprimer librement sur ce site, il a donné des cours à l’université française (dans lesquels il se vante de diffuser son histoire, ce qui constitue un non respect de la vocation du savant selon Weber) ! Mon Dieu, quelle dictature. Questions. A-t-il reçu des menaces de mort ? S’est-il fait tabasser ? Quand bien même, il a eu l’opportunité de circuler dans plusieurs pays du monde ! C’est ça que je rappelle : il ne faut pas nier que son entreprise de remettre en cause le sérieux de l’université française ne va pas sans ressentiment : celui d’avoir été bloqué dans sa carrière universitaire en France. A contrario, un véritable persécuté de son vivant (comme Auguste Comte) se voyait refouler de partout en France, condamné à la précarité (en subsistant, à la fin de sa vie, uniquement grâce au financement de ses amis et disciples) sans avoir l’opportunité d’enseigner à l’étranger ! Et pourtant, personne ne remettra en cause le génie et l’influence (mondiale) de Comte. Mon commentaire n’est qu’une observation de bon sens – qui ne semble pas partagé par tous, visiblement.
Contre Cassirer, je trouve Anatoly Livry courageux et intelligent. C’est une magnifique preuve de santé et de force que de pouvoir agir comme il le fait et cela montre que tout n’est pas pourri dans le système universitaire français et dans notre démocratie post-moderne impérialisée.
Il est bon que des “puissants” qui ont fait des saloperies soient dénoncés et, si possible, le paient.
Sinon désirer avoir des reconnaissances sociales est parfaitement légitime. Je n’ai en rien perçu M. Livry comme étant orgueilleux. Tout le procès que fait le courageux anonyme Cassirer me paraît bien excessif et peu convaincant. Il est facile de remettre une couche de critiques sur les minoritaires.
Bravo M. Livry. J’ai acheté votre Nabokov, le nitzschéen, et je me réjouis de le lire… Amazon va me l’envoyer.
Et c’est bien vu, votre concept sociologique de “professeurs-ordures”, intéressant.
Cher Cassirer.
C’est vous qui êtes partial. Je suis tombé par hasard sur ce site et ne connais aucun des belligérants. En revanche, contrairement à vous, je me suis ensuite intéressé au destin de monsieur Livry médiatisé, et donc totalement accessible. J’ai découvert cet article d’un quotidien suisse qui relate l’emprisonnement injuste de monsieur Livry à Bâle suite à un acte de corruption : le juge d’instruction suisse a violé, semble-t-il, la décision du juge des libertés suisse, ce qui aurait mené monsieur Livry, selon les journalistes, derrière les barreaux. A cette occasion, le procureur suisse présente ses excuses dans le même journal. Et le journal évoque le procès qui oppose monsieur Livry et le fils de Nabokov ainsi que les éventuels liens de cette corruption avec l’université. Je ne sais si vous maitrisez l’allemand aussi bien que le français… mais vous verrez que pour emprisonner monsieur Livry, l’on a utilisé contre lui la très utile accusation d’”assassin de la mafia russe” :
http://www.russianlife.nl/analitika/bazel2.pdf
Comme vous le voyez, c’est vous qui êtes totalement injuste quant à ce qu’a eu à subir monsieur Livry, comparant cela aux aléas de la vie de Comte, lequel, me semble-t-il, ne s’est jamais retrouvé derrière les barreaux parce qu’accusé d’être “assassin de la mafia”
P.S. Revenons quand même aux fondamentaux via quelques cours de français : “à le nuire” (au lieu de “à lui nuire”).
“Procès”, tout de suite les grands mots. Ce n’est pas une question d’être “pour” ou “contre”.
En quoi est-il courageux ? Se plaindre sur Enquête&Débat, c’est faire preuve de courage ? Il a des appuis et soutiens à l’étranger comme en France ! Je le répète : ce n’est pas une victime, et encore moins un individu isolé. Il n’est pas dans une impasse et peut vivre avec aisance en dehors de l’université française. Ce qui est tout le contraire d’individus “méritants” mais qui n’ont aucune ressources financières ni de moyens d’expression (ils sont donc dans une impasse, contrairement à Livry). C’est facile de critiquer l’université française lorsqu’on en dépend pas exclusivement (un peu comme un rentier qui fustigerait l’existence d’emplois précaires).
Après, Livry prétend dénoncer ce fonctionnement arbitraire uniquement parce qu’il a été confronté à un obstacle dans sa carrière universitaire en France, sinon il s’en moquerait royalement. Il milite avant tout pour améliorer son “sort” (sous prétexte de dénoncer la supercherie institutionnelle) ; soyons honnêtes.
C’est quand même suspect cet article auto-complaisant où il répète : “donnez-moi les titres que je veux, j’ai été récompensé à l’étranger, mon style surpasse celui de Nabokov, etc”.
On peut être tout à fait comblé par le terme “professeurs-ordures”, uniquement si on a jamais ouvert le moindre livre de sociologie.
Je vous lis bien Cassirer. J’ai écouté la vidéo d’un quart d’heure avec Anatoly Livry, j’ai lu ses deux textes je crois sur E&D. Je vous trouve dur. Cet intellectuel semble avoir été confronté à un vrai chantage, à de vraies pressions de la part de cette professeure et des personnes qu’elle a réussi à mettre dans son camp. Il y a plein d’histoires comme cela dans les différents microcosmes de notre société, dans le domaine de la recherche universitaire en particulier. Je trouve bien quand des courageux osent s’attaquer à ceux qui profitent de leur pouvoir. Il y a tellement rarement de justice en ces domaines. Les gens ont tellement peur d’être grillé à vie qu’ils ferment leur gueule si vous me passe l’expression familière, c’est ainsi que se comportent 99% des gens. C’est pour cela que je vous ai trouvé assez injuste. Ne vous semble-t-il pas que cette professeure s’est en effet comportée de manière détestable. C’est sur le fond de l’affaire que vous devriez vous exprimer. Moi, je trouve qu’il ne faut pas désespérer les braves qui osent ouvrir leur bouche. M. Livry a du courage et je tiens à le soutenir. Vous dites beaucoup de choses justes par ailleurs, mais quel est le mal à avoir quand même une base viable, des ressources, heureusement qu’il n’était pas totalement démuni. Ne faites-vous crédit qu’à un maudit?
Sinon, il paraît très intelligent, cultivé et cela est à saluer, à féliciter, à encourager.
Je ne suis pas pour ma part sociologue, ayant fait une maîtrise en littérature française, en philosophie, histoire et linguistique générale, mais mes domaines de sciences humaines touchaient parfois à la sociologie. Je pars de l’idée que s’il a obtenu le titre de docteur pour une thèse en sociologie sur son affaire, avec notamment le concept de “professeurs-ordures”, cela n’est pas n’importe quoi comme vous semblez le dire. Il y a des professeurs qui sont des ordures, certainement, qui utilisent leur statut de mandarins, leurs réseaux pour se comporter en tyrans dans le microcosme universitaire, pour distribuer les gloires et les opprobres de manière discrétionnaire. On devrait plutôt lire sa thèse et en juger en connaissance de cause.
En substance, je trouve votre jugement dur et, me semble-t-il, injuste. C’est pourquoi j’ai commis ces commentaires à ce sujet.
David Rouzeau, ce qui est le plus gênant, en plus de tout ce que j’ai déjà signalé, c’est qu’il ne se pose pas la question : “comment se déroule le recrutement à l’université ?” Question qui serait digne d’intérêt. Une ambition sociologique. Non, la question qu’il se pose est, malheureusement, entachée de narcissisme (qui saute aux yeux avec cet article) : “pourquoi mon sort est-il aussi injuste, à cause du fonctionnement arbitraire de l’université ?”. Autrement dit, il est trop impliqué (ce que je ne lui reproche pas) pour ne pas ne pas avoir une perspective partiale (car il prétend avoir une ambition scientifique). C’est évident, à le lire, dans cet article : son dessein serait de se débarrasser de ces “professeurs-ordures” qui lui font obstacle dans sa carrière en France. Ce qui ne me dérange pas, mais alors qu’il n’ait pas cette prétention de “chercheur” car il finit, encore une fois, par caricaturer en étant totalisant : au lieu de cibler des individus particuliers, il finit par jeter l’anathème sur l’ensemble des universités en France (admettons que c’est abusif). J’espère avoir été plus explicite.
Il y a plusieurs raisons pour expliquer pourquoi l’université française est ainsi. La France est une société de statut. Ce qui implique qu’il est plus difficile de l’acquérir que de le perdre. L’université fonctionne en autarcie car la recherche (parlons carrément) constitue sa propre fin (ou plutôt le moyen que devrait être la recherche constitue sa propre fin), en France. L’exemple paradigmatique et un peu facile : une étude sur l’utilisation du point-virgule chez Proust. Les classements internationaux (bien qu’on soit prompt à les dénigrer) indiquent clairement que l’enseignement a nettement le dessus sur la recherche, en France. On est plus préoccupé par le rendement quantitatif (l’accumulation de paperasses) que qualitatif (le contenu). On peut lire le témoignage d’un chercheur au CNRS qui aurait écrit 5 fois le même article. On se fiche bien, dans le fond, ce qu’écrit notre collègue chercheur (et c’est réciproque). On voit très nettement qu’ils n’ont aucun intérêt à ce que les choses changent, puisque ils ne manquent pas de manifester ou de faire grève dès que l’on essaye de faire passer une réforme (dans laquelle on propose “d’évaluer” la recherche). La phrase toute faite : “mais la recherche ne peut s’évaluer selon des critères utilitaristes !”. La crainte de la privatisation : pareil. Autrement dit, ce sont des emplois de planqués. Mais il ne faut pas blâmer uniquement les enseignants-chercheurs (ils ne sont pas les seuls responsables) : en s’inspirant de la théorie du marché des idées, on pourrait dire qu’il n’y a pas d’offre “scientifique”, parce qu’il n’y a aucune demande, tout simplement. Je parle notamment des étudiants : l’un des publics restreints de l’université. Ils se préoccupent avant tout – les étudiants – d’acquérir des diplômes en réussissant leurs examens. Ils s’engagent dans des filières incertaines, surtout qu’une bonne partie d’entre eux sont à la fac par défaut ! A cause d’un trop mauvais dossier scolaire, généralement, ils sont refoulés des filières courtes “professionalisantes” en deux ans. Non seulement l’université se coupe du monde de l’entreprise, mais aussi de la recherche (il n’y a que quelques places pour plus d’une centaine de doctorants chaque année !). Il y aurait beaucoup à dire, mais tout ça pour dire qu’il ne faut pas être paranoïaque : Livry a été confronté à ça, parce que la Sorbonne n’est plus celle d’il y a 50 ans (alors qu’il donne l’impression que l’université idéalisée est intemporelle). C’est pour ça qu’il est tombé de haut (donc c’est aussi en partie sa faute, à cause de sa représentation). Un retour en arrière n’est plus possible. Et surtout, on ne peut forcer les gens à s’intéresser aux ouvrages “scientifiques” et d’érudition ou d’avoir comme valeur les critères de scientificité.
Pour revenir au terme de “professeur-ordure”, je suis désolé, mais ça ne sera jamais un concept, et encore moins un concept sociologique. Il y a deux présupposés dans ce terme : 1 – un jugement de valeur et 2 – il y aurait l’idée, implicitement, que la norme ou le rôle d’un professeur est d’être le contraire d’une ordure ; ce qui est loin d’être évident. Déjà, on doit s’efforcer de faire la différence entre un “jugement de valeur” et un “jugement de fait” (je ne dis pas que le chercheur n’a pas ses biais ou qu’il n’a pas un point de vue, mais là ça saute aux yeux). Je le répète : il est bien trop impliqué pour prendre suffisamment de recul (d’où le manque de neutralité). Ensuite, ce concept se doit d’être opérationnel, ce qu’il n’est pas (en plus de ne pas être un “concept” au sens propre du terme).
Enfin, cherchez l’intrus : Habitus, champs, Théorie du choix rationnel, socialisation, fonctions, normes, rôles, classe sociale, “professeurs-ordures”. Très franchement, ça ne fait pas sérieux. Ce terme sera refusé dans toutes les sciences humaines, je vous assure. A moins que l’on entende par “sociologie” un foutoir dans lequel on peut écrire ce qui nous chante (certaines contributions le sont), là d’accord. Pas si l’on a une conception “scientifique” de la sociologie.
Finalement, intéressé par cette histoire, je me suis déplacé chez Hermann, 6 rue de la même Sorbonne (hé hé), pour y acheter l’ouvrage de Livry. Pour l’instant, j’en suis aux préfaces des deux professeurs, allemande et russe, qui confirment que l’histoire est en effet bien connue au-delà de nos frontières.
A Cassirer. Je vous remercie pour vos précisions. Je n’ai rien à ajouter en l’état. J’ai été formé dans une université suisse et donc je ne connais pas directement le système français. De plus, je ne suis plus dans cette institution et n’ai pas fait de doctorat. Vous semblez très bien connaître votre sujet. L’intérêt de notre échange aura été d’expliciter certaines choses. Peut-être M. Livry pourrait-il vous répondre? C’est ce qui serait le plus intéressant.
Cordialement à vous et à Russiste qui a également contribué aux passes d’armes intellectuelles.
L’on a entièrement raison de signaler les si nombreuses fautes d’orthographe de ce monsieur. En effet, celui qui commet un tel nombre de fautes d’orthographe et de grammaire dans sa langue maternelle signale ce faisant l’handicap de sa pensée. Celle-ci en effet n’est guère plus évoluée que son écriture. De plus, par sa médiocrité, elle appuie l’analyse de Livry. C’est le désastre total : “on appartient au système des ordures parce que nos arrière-grands-pères, nos grands-pères et nos pères l’y appartenaient. On ne changera surtout rien et l’on léguera à nos enfants ce système parce que nous en avons nous-mêmes hérité.” Un vrai soviétique qui s’exprime ! Par ailleurs, si Livry veut quelques professeurs-ordures pour sa collection et pour sa thèse russe, j’ai quelques échantillons à lui transmettre.
Que penser de ceux qui semblent incapables de comprendre des commentaires rédigés dans leur langue maternelle ? Me réduire à légitimer (et accepter) l’université française, c’est, soit ne m’avoir pas lu, soit m’avoir en lu en diagonale.
Que penser de ceux qui s’adonnent à ce petit jeu de parvenu (les coups de bâton reçus à l’école vous ont-ils traumatisé ?), consistant à traquer la moindre faute d’orthographe dans les commentaires dans l’espoir de discréditer leur interlocuteur ? Il est pourtant légion d’en lire dans les commentaires (les signaler serait futile) : personne n’est à l’abri d’en faire (d’ailleurs, ceux qui fliquent sont bien souvent les premiers à en faire…). La forme compte, certes, mais le fond doit rester prédominant. La preuve : vous dites des âneries. Qu’il y ait 0 ou 100 fautes d’orthographe dans votre message n’y changera rien ( message qui ne contient aucune idée en dehors de “Livry a tout à fait raison”). Et ça ne vous grandit pas de me qualifier de “soviétique” (même un collégien aurait trouvé quelque chose de plus sophistiqué).
Ceci dit, je peux tout à fait concevoir que certains s’identifient au destin de Livry : il passe pour une “victime” broyée, injustement, par le système (étant donné que certains, manifestement, lisent en diagonale : autrement dit ils voient ce qu’ils ont bien envie de voir).
A l’Université, il y a des professeurs-ordures, Et il faut que cela change.
Alors effectivement, Livry a raison.
Et pas la peine d’en discuter, surtout en étalant son orthographe approximative.
Quant au narcissisme d’un écrivain, et bien quel écrivain en est dépourvu ?
Cependant, il serait bien que cette même université puisse virer cette folle au lieu de se laisser manipuler par elle. Car j’ai un peu googlelisé un peu cette histoire à partir du nom de Livry et constate qu’elle en fait des choses au nom de son université ! La jeter, ça, ce serait important !
Ce type de femmes est très connu. Si elles poursuivent quelqu’un pendant des années comme cela, avec acharnement psychopathique et utilisant leur poste, c’est une forme d’exprimer leur frigidité, et, avec l’âge, leur ménopause. À un certain moment, il est vrai, la présidence de Paris &&&& devait mettre un terme à des agissements de la folle laquelle, depuis des années, doit virer en une vraie perversité. Or fallait la hospitaliser enfin. Je suis sûre, elle s’entoure d’autres vieilles peaux en état de délire et leur livre ses exploits universitairo-scientifiques, domaine cul, ou plutôt ce que ces frigides âgées appellent « cul ». C’est aussi pour ça qu’elles veulent être connues. Cela les excite et permet de dire aux autres vieilles p… « regardez, je suis plus p… que vous ! ma vie n’est pas passée pour rien ! ». Quoi qu’il en soit, vive l’Université française !.. et spécialement celle, administrée par la Moulinette , jusqu’en mars 2012 au moins.
@ Cassirer
Je suis tout à fait d’accord avec vous. La privatisation de l’université changerait peut-être un peu la donne, et encore : les universités américaines sont peuplées d’incompétents arrivés par réseaux est intrigues, peut-être un peu moins dans les sciences dures. Et le tout facturé horriblement cher aux étudiants sans que cela leur apporte quoi que ce soit de supplémentaire en dehors d’un immense orgueil, comparable à celui de nos grandes écoles françaises.
À la décharge cependant de Livry : en plus d’être un universitaire, il pense et écrit comme un russe. L’âme slave dans toute sa splendeur, le karaté en plus.
Et la perfection n’est pas de ce monde.