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Yvan Blot / Alain Cotta : La démocratie directe existe-t-elle ?

9 mars 2011, 19:33 Auteur : Jean 21 commentaires

Yvan Blot, ancien député, haut fonctionnaire, et Alain Cotta, économiste, auteur du Règne des oligarchies, débattent du fait de savoir s’il existe une démocratie directe ou non, sachant que nos deux intervenants partagent le même constat sur l’oligarchie aujourd’hui en place, en France et dans d’autres pays développés. Ils partagent également le constat de la censure des médias sur la démocratie directe, alors que d’autres médias d’autres pays en parlent régulièrement.
http://www.dailymotion.com/videoxhebvu

21 commentaires

  1. anibal lecteur dit :

    Débat trés intéressant, on sait que les identitaires sont trés favorable a la démocratie directe, mais quelle est la position du front national sur ce sujet ?

  2. Jean dit :

    @Anibal
    je vous renvoie à cet article et la discussion qu’il a déclenché : http://www.enquete-debat.fr/archives/le-nouveau-fn-est-contre-la-democratie-directe/

  3. Kévin dit :

    J’étais en train de visionner la vidéo, et puis elle s’est subitement arrêtée, et je n’arrive plus à la faire redémarrer…

    Sinon, sur ce que j’ai vu, c’est un débat excellent, assez original puisque les deux interlocuteurs partent de positions communes pour tenter d’aboutir à une synthèse sur un sujet donné au lieu de s’opposer et tenter de convaincre le téléspectateur de façon unilatérale. Les qualités des deux protagonistes se prêtaient d’ailleurs idéalement à cela parce qu’elles sont très complémentaires, avec la qualité de synthèse d’Alain Cotta d’un côté et le travail d’analyse d’Yvan Blot de l’autre.

    Tout ça pour dire que c’était une très bonne idée et que ce type de débat serait à renouveler à mon sens.

  4. Kévin dit :

    C’est bon, la vidéo refonctionne.

  5. Virgile dit :

    J’ai bien aimé ce débat.
    Il a le mérite de pointer deux des trois causes majeures du dysfonctionnement démocratique actuel :
    - Le système représentatif ;
    - L’esprit de parti.
    Il en oublie un néanmoins :
    - Le suffrage universel.

  6. Kévin dit :

    Pouvez-vous argumenter sur le dernier point ?

  7. Virgile dit :

    Avec plaisir…

    Nous naviguons entre deux extrêmes : la technocratie et le populisme. Le système représentatif est un entre-deux, une démocratie molle, prenant en compte l’avis de chacun tout en passant au tamis les idées brutes des masses.
    Je dis tout simplement que les choses doivent changer et qu’il est grand temps de renverser les vieilles lunes.
    La politique est une arène. Aujourd’hui, le peuple est confortablement installé dans les tribunes, à contempler des clowns jouer aux gladiateurs. Tous les cinq ans, on lève ou on abaisse le pouce, selon les sesterces amassés.
    Il est temps de demander au peuple de descendre dans l’arène, seulement tout le monde n’est pas en mesure de le faire, et tout le monde ne le veut pas forcément non plus. Les bienfaits de la démocratie directe, nous devons les payer en sacrifiant quelque chose : le suffrage universel.
    Tout pouvoir s’accompagne normalement d’une reddition de compte. À quel moment nos dirigeants rendent-ils des comptes ? À quel moment les électeurs rendent-ils des comptes ? Le peuple doit trouver les moyens de porter les plus aptes en son sein à se saisir du pouvoir et à honorer le bien commun.

    Bonne nuit.
    V

  8. Kévin dit :

    Comment distinguez-vous les citoyens les plus aptes des autres ?

  9. Théophraste dit :

    Pouvez-vous nous indiquer le titre précis, le n° de référence ou code barre, notamment, du dernier livre présenté au début de la vidéo par Monsieur Blot ?

    Il m’est très difficile de le retrouver à la vente.

    Plus généralement pouvez-vous nous présenter les références précises de l’ensemble de ces ouvrages ?

  10. Virgile dit :

    Commençons par un grand sondage puisque c’est de mode, par un état des lieux pour donner à tout le monde la mesure du désastre :
    convoquons 10 000 Français à travers la France entière, le temps d’une journée, dans les métropoles de régions, un samedi pour ne pas avoir à indemniser les patrons (sauf pour ceux travaillant le samedi) et posons-leur 500 questions, non de “culture générale” (plus générale que véritablement culturelle) mais sur des sujets concernant l’histoire de leur pays, du monde, la géopolitique, le droit et nos institutions, l’économie, le niveau de langue et le rapport à l’écrit, la philosophie, les religions, les systèmes politiques, etc. Bref, sur toutes choses intéressant la direction d’un État moderne digne de ce nom.
    Rendons les résultats (anonymes) publics… le choc sera dur.

    Non qu’un certain niveau culturel nous garantisse contre les jean-foutres et les bandits de grand chemin, mais on aura déjà davantage ciblés celles et ceux, incapables de situer leur propre pays dans le bordel ambiant, et pourtant nantis du même pouvoir politique que n’importe qui, ce qui est profondément contraire à la raison.
    À suivre…

  11. Jean dit :

    @Théophraste
    je demande à Yvan Blot de vous répondre, et je posterai sa réponse dès que je la recevrais.

  12. Kévin dit :

    Les questions que vous sélectionnerez seront toujours subjectives… Est-il besoin de maîtriser, même de façon élémentaire, tous ces domaines à la fois pour savoir voter justement ? D’autre part tout un tas de gens n’ont tout simplement pas accès à ces connaissances, et pourraient très difficilement l’avoir. Est-ce de leur faute pour autant ? Enfin, et surtout, peut-on payer des impôts sans avoir le droit de vote ? Peut-on tout simplement être assujetti au droit sans avoir le droit de le changer ? Ne serait-ce tout simplement pas conforter le statut d’esclaves de tout un pan de la population, en lui ôtant le seul moyen potentiel qu’il a de s’émanciper ?

  13. Virgile dit :

    @Kévin :

    De la subjectivité des questions ? Celles en vue de l’obtention du baccalauréat et de tout diplôme le sont-elles moins ? Celles pour l’obtention de tout permis, de conduire, de port d’arme, d’exercer telle ou telle profession, telle ou telle pratique ?
    De la nécessité de posséder certains domaines de connaissance ? Vous seriez surpris, je pense, par le niveau d’inculture dans lequel on baigne… quel pourcentage des Français savent ce qui s’est passé un certain 14 juillet, et de quelle année ? Quelles sont les dates de la Seconde Guerre mondiale ? Qui était Condorcet ? Qu’est-ce que le Sénat ? Qu’est-ce qu’une Constitution ? De plus, il ne s’agit pas de « voter justement », mais de décider en connaissance de causes. Imaginez un pays intéressé aux trois quarts par le tricot. Imaginez ce pays sous l’égide du suffrage universel. Que croyez-vous que s’évertueront à faire leurs représentants politiques pour être élus ? Ils leur parleront de tricot, de ses techniques, de la qualité de la laine, de la chamarrure des coloris, au mieux des vertus de telle ou telle race de mouton. Mais de tout ce qui peut fâcher, faire réfléchir, demander du travail intellectuel, point du tout. Eh bien notre système est à ce point pervers qu’au lendemain d’une élection, nos passionnés de tricot se jetteront dans les rues sans vergognes pour hurler qu’on les a trompés sur la marchandise… et il faudrait les en plaindre ? À trop se soucier de laine, peut-être devinrent-ils mouton !
    De l’accès à la connaissance ? J’y remédie en redonnant au « temps public » sa juste place dans nos emplois du temps surchargés et à l’Instruction publique sa véritable vocation…
    Du lien entre imposition et droit de vote ? Le rapport entre impôt et droit de vote relève du vote censitaire, cher Monsieur, aboli voilà plus de 150 ans. La garantie d’un pouvoir d’achat est déjà la juste récompense d’une participation à la redistribution sociale. Et, puisque l’on y est, trouvez-vous normal que les gens donnent FINANCIEREMENT à la communauté au prorata de leurs ressources ? Eh bien alors soyons logiques : ils devraient de même donner CULTURELLEMENT à la même communauté au prorata de leurs capacités.
    De l’émancipation des foules ? Ce que veulent les foules ? Du pain et des jeux, c’est-à-dire du pouvoir d’achat et du foot sur Canal. Ceci assuré, que venez-vous leur parler d’esclavage ? Ils s’en cognent pas mal ! ;-)

    Bien à vous.
    V

  14. Kévin dit :

    “De la subjectivité des questions ? Celles en vue de l’obtention du baccalauréat et de tout diplôme le sont-elles moins ? Celles pour l’obtention de tout permis, de conduire, de port d’arme, d’exercer telle ou telle profession, telle ou telle pratique ?”

    => Vous me parlez là de compétences acquises lorsqu’on prétend à un certain rôle ou à une certaine compétence dans la société. Personne n’est obligé d’être bachelier ou d’avoir le permis, il y a des instances précises qui prévoient les conditions d’obtention de ces diplômes. La citoyenneté, ce n’est pas un métier ou un bonus, c’est le rôle consubstanciel à tout un chacun. Qui serait légitime pour en fixer les bornes, si ce n’est les citoyens eux-mêmes ? On est homme donc on est citoyen. Du moment qu’il y a interaction et vie commune dans une même société, j’estime qu’on a le droit de contribuer à régir ces interactions, quelles que soient les connaissances dont on dispose. Ou alors on est esclave. On peut se désintéresser du vote et de la citoyenneté, mais en aucun cas on ne doit être empêché d’exercer sa citoyenneté.
    _______________

    “Du lien entre imposition et droit de vote ? Le rapport entre impôt et droit de vote relève du vote censitaire, cher Monsieur, aboli voilà plus de 150 ans. La garantie d’un pouvoir d’achat est déjà la juste récompense d’une participation à la redistribution sociale.”

    => Le suffrage censitaire donnait le droit de vote seulement à ceux qui payaient un certain niveau d’impôts. Vous ne m’expliquez pas en quoi il est légitime d’obliger certains à participer à l’effort de la nation sans leur permettre de voter. Sachant que je connais des gens riches et qui seraient incapables de répondre à certaines de vos questions…

  15. Virgile dit :

    @Kévin :
    Nous pourrions très bien imaginer de même des instances pour déterminer qui, à l’instant « t », est apte et qui ne l’est pas. Qui vous dit que tout le monde veut être citoyen ? Et qu’est-ce qu’être citoyen pour vous ? Est-ce seulement mettre un bulletin dans une urne une fois tous les deux ans ? Allons donc ! Moi je vous parle d’un véritable boulot de citoyen, d’un job à temps plein ! Savez-vous combien de temps consacraient les Athéniens à la chose publique ? Combien de Français aujourd’hui seraient capables de donner ne serait-ce que le quart de ce temps à la « nation » ? La modernité est ainsi faite que chacun pense avant tout à sa gueule, même lorsqu’il s’agit de déposer ce sacro-saint bulletin dans l’urne ! Et il faudrait en outre que le pays leur en soit redevable ?
    Lorsque les Français bossent, c’est pour eux, non pour la nation, lorsqu’ils font des enfants, c’est pour eux, non pour la nation, lorsqu’ils consomment, c’est pour eux, non pour la nation, etc. Les Grecs concevaient la chose bien différemment, et méritaient en cela voix au chapitre. Vous tablez sur quoi au juste, sur l’égalité des hommes ? Y croyez-vous réellement ? Pensez-vous vraiment que les individus soient interchangeables ? Est-ce seulement souhaitable ?… Si vous croyez à une telle égalité, que diriez-vous de céder à la VRAIE démocratie ! Et quelle est-elle ? Celle qui ne s’en remet qu’au hasard. Je veux dire : soyons alors démocrates jusqu’au bout, tirons au sort un(e) Français(e) dans le bottin tous les cinq ans, donnons-lui cinq ans pour se préparer, se cultiver et former un gouvernement… Tentons donc l’expérience ne serait-ce que vingt ans pour dégoûter à jamais nos compatriotes du mot même « démocratie ».
    Sincèrement, JE suis démocrate, mais réellement, pas de manière émasculée comme nous l’impose la démocratie représentative, l’esprit de parti et la démagogie liée au suffrage universel. La démocratie directe, OUI, mais sans suffrage universel, ou bien vous obtiendrez le régime le plus populiste qui se puisse concevoir. Guizot disait ceci, à méditer : « La démocratie est un fleuve à la fois fécond et impur, dont les eaux ne sont bienfaisantes que si elles s’apaisent et s’épurent en se répandant ».

  16. Kévin dit :

    “Nous pourrions très bien imaginer de même des instances pour déterminer qui, à l’instant « t », est apte et qui ne l’est pas.”

    => D’où tiendraient-elles leur légitimité ?
    ___________________

    “Qui vous dit que tout le monde veut être citoyen ?”

    => Ce que je vois, c’est que vous voulez empêcher des gens qui veulent l’être de pratiquer leur citoyenneté.
    ___________________

    “Et qu’est-ce qu’être citoyen pour vous ? Est-ce seulement mettre un bulletin dans une urne une fois tous les deux ans ? Allons donc !”

    => A priori, la seule condition que je poserais à un vote (dans le cadre d’une démocratie directe bien entendu), c’est d’avoir participé au moins une fois à un débat collectif organisé au niveau local sur le thème du vote. Effectivement, pour moi, être citoyen, c’est a minima avoir confronté son point de vue à autrui, car c’est de là que naît un corps politique, et pas simplement avec un bulletin posé dans un isoloir. De la même manière que les Athéniens ne votaient qu’après s’être réunis sur l’Agora. Après, on entre dans le subjectif pour dire qui sera plus citoyen qu’un autre.
    ____________________

    “Moi je vous parle d’un véritable boulot de citoyen, d’un job à temps plein ! Savez-vous combien de temps consacraient les Athéniens à la chose publique ? Combien de Français aujourd’hui seraient capables de donner ne serait-ce que le quart de ce temps à la « nation » ?”

    => Mais bien évidemment : comment pouvez-vous leur en vouloir ? On les a habitués depuis toujours à penser que la démocratie consistait à déléguer sa souveraineté ! La vertu politique d’un peuple ne peut se développer que quand on lui pose au moins les institutions capables de la développer. Ne comparez pas des situations incomparables, ça n’a aucun sens.
    __________________

    “Je veux dire : soyons alors démocrates jusqu’au bout, tirons au sort un(e) Français(e) dans le bottin tous les cinq ans, donnons-lui cinq ans pour se préparer, se cultiver et former un gouvernement… Tentons donc l’expérience ne serait-ce que vingt ans pour dégoûter à jamais nos compatriotes du mot même « démocratie ».”

    => Ah bon, un gouvernement qui dirige seul un pays et qui est élu tous les 5 ans, c’est la démocratie “jusqu’au bout” ?
    ____________________

    “Sincèrement, JE suis démocrate, mais réellement, pas de manière émasculée comme nous l’impose la démocratie représentative, l’esprit de parti et la démagogie liée au suffrage universel. La démocratie directe, OUI, mais sans suffrage universel, ou bien vous obtiendrez le régime le plus populiste qui se puisse concevoir. Guizot disait ceci, à méditer : « La démocratie est un fleuve à la fois fécond et impur, dont les eaux ne sont bienfaisantes que si elles s’apaisent et s’épurent en se répandant ».”

    => Il est bien évident que les institutions mêmes de la démocratie ne suffisent pas pour garantir la vertu politique d’un peuple : il y a tout un tas d’autres éléments à contrôler, nombre de philosophes politiques ont planché là-dessus il y a déjà longtemps et on pourrait disserter longuement sur le sujet. La démocratie athénienne elle-même s’est déchirée sur le cas des sophistes, qui ont notamment conduit Platon à rejeter la démocratie. C’était jeter le bébé avec l’eau du bain.

  17. Virgile dit :

    @ Kévin :

    Cher Monsieur, nous n’avons tout simplement pas la même conception de l’espace public.
    Vous y voyez un élément participant du confort de chaque individu déclaré pompeusement « citoyen », lorsque j’y vois au contraire un sacerdoce demandant abnégation et sens du devoir avant que de penser à ses droits propres. Autrement dit je vous trouve un peu utilitariste. Mais j’avoue qu’en la matière, c’est moi qui suis un extra-terrestre, tant cet utilitarisme à tôt fait de tout investir en politique.
    Selon moi, le statut de citoyen devrait être une fin en soi, ceux de travailleurs et de consommateurs de simples moyens parmi d’autres d’y parvenir, ou non, selon les volontés particulières. Or, notre époque considère ce statut de citoyen comme un moyen, la fin associée consistant à pouvoir jouir sans fin d’un pouvoir d’achat toujours plus présent dans les esprits mercantiles.
    La démocratie doit l’être essentiellement dans les moyens mis à disposition pour comprendre le monde qui nous entoure, ce pour devenir citoyen (la fin dont il est question plus haut). Après, à chacun de s’y consacrer ou non. Considérer ensuite que la voix d’une personne qui consacre deux heures de temps par jour au devenir commun est égale strictement à celle de quelqu’un pour qui seul importe de connaître la date des prochains soldes, c’est un choix de société que nous avons fait. Mais on ne me fera pas dire qu’il est rationnel, ça non. Il est purement symbolique. « Un homme = un vote » est une équation condescendante.
    D’autre part, j’ai beaucoup de mal à prendre au sérieux un peuple qui, d’un côté revendique le droit de vote sans avoir à s’occuper d’autre chose QUE de tricot (pour reprendre ma première métaphore), de l’autre conspue ses dirigeants parce qu’ils ne lui parle QUE de tricot. Il faut être logique et assumer ses choix.
    Nous ne sommes pas en démocratie, mais en démocratisme. Et en démocratisme, la qualité des gouvernants est directement indexée sur celle des gouvernés.

  18. Kévin dit :

    Je crois plutôt que ce qui nous différencie, c’est que je conçois la citoyenneté comme un moyen d’émancipation, tandis que vous la concevez comme la récompense de l’émancipation. Mais il y a tant de déterminismes qui jouent dans la sphère sociale que si l’on ôte la pratique pleine et authentique de la citoyenneté à un peuple et qu’on l’habitue à cela, bien évidemment, il se désintéressera complètement de celle-ci. Mais précisément, la citoyenneté est ce qui permet au peuple d’échapper aux déterminismes qu’il subit. Si les gens s’intéressent plus aux soldes et au tricot, c’est parce qu’on les a habitués à vivre dans une société consumériste. Donnez-leur le pouvoir du jour au lendemain, attendez quelques années et vous verrez les gens changer… Même si, je l’ai déjà dit, une transformation institutionnelle ne suffirait pas complètement pour réinculquer la vertu politique au peuple.

  19. Mox la menace dit :

    “Les bienfaits de la démocratie directe, nous devons les payer en sacrifiant quelque chose : le suffrage universel.”

    ???????

    Le suffrage universel, le principe d’expression de la volonté populaire, est le vote de l’ensemble des citoyens. Nous n’avons donc pas à sacrifier quoi que ce soit dans l’exercice de la démocratie directe (référendum d’initiative citoyenne, votations etc ) et encore moins le suffrage universel …

    Excellentissime vidéo !

    En juin prochain les italiens se prononceront par referendum pour ou contre le nucléaire (texte plus élaboré bien sûr, je ne fais que résumer) ainsi que sur le retour ou non de la nationalisation de l’eau pendant que les français acceptent sans broncher le monopole d’EDF Areva et celui de Véolia …
    http://www.dailymotion.com/video/xhudrw_in-piazza-per-il-referendum-sull-acqua_news

  20. Virgile dit :

    @ Mox la menace :

    La démocratie représentative est un barrage contre l’incapacité populaire, le nivellement absolu, le pouvoir aux analphabètes. Les représentants nous dérangent, soit, virons-les. Mais s’ils sont mauvais, c’est que leurs électeurs le sont tout autant. Alors remplacer les hommes politiques par des électeurs si peu éclairés, non merci, sans façon.
    La démocratie directe, oui, mais sélective.
    Le suffrage universel est certainement le dogme le plus ancré dans les mentalités.
    Un homme = un vote, c’est profondément irrationnel. Sinon, pourquoi ne pas tirer au sort le président dans le bottin tous les 5 ans ?…

  21. LONE Kevin dit :

    Le Rassemblement pour la Démocratie Directe travaille depuis plus de 20 ans sur les réformes institutionnelles (nationales, territoriales, européennes et mondiales) et constitutionnelles nécessaires à la mise en place de la Démocratie Directe sans déstabiliser le/les pays qui l’accepteront.
    C’est pourquoi nous vous invitons, ainsi que tous vos ami(e)s, à visiter sans tarder le site du RDD (dans sa totalité – sur la page d’accueil voir le sommaire) avant qu’il ne soit trop tard. Adresse du site : http://www.rdd-france.com
    Le temps des paroles est terminé… il faut passer à l’acte et faire des propositions réalistes sur le fonctionnement de la DD ! Dans le cas contraire, nous serions la risée du monde des politiciens qui contrôlent le monde et qui feront tout leur possible pour nous mettre “des bâtons dans les roues” !
    Il faut créer dans tous les pays des organisations de résistants (associations, mouvements politiques, etc.) qui auraient pour but de s’investir politiquement pour faire connaitre la DD à nos concitoyens et, pourquoi pas, avoir des élus qui pourront peser dans les décisions qui permettraient de mettre en place la DD.
    Il faut agir vite avant que le monde ne devienne un véritable champ de bataille… voire le chaos !
    A bientôt.
    Bien à vous.
    Kevin LONE

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