Eric Keslassy enseigne la sociologie à l’Institut d’Etudes Politiques de Lille. Il a publié de nombreux ouvrages dont De la discrimination positive (Bréal, 2004), Tous égaux! Sauf… (avec Martine Véron, éditions Le Cavalier Bleu, 2006) et Mémoires vives. Pourquoi les communautés instrumentalisent l’Histoire (avec Alexis Rosenbaum, éditions Bourin, 2007). Guillaume Roquette est directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, et éditorialiste à Itélé et LCI. Ensemble ils débattent du sujet suivant : Peut-on parler de communautarisme en France ?
Extraits :
“Le multiculturalisme n’existe pas et n’a jamais existé en France, or c’est uniquement dans ce cadre-là que le communautarisme peut exister.” Eric Keslassy
“J’ai le sentiment que même s’il n’existe pas de multiculturalisme au sens juridique du terme en France, il existe un communautarisme de fait qui se développe de plus en plus.” Guillaume Roquette
“Si la société française est multiculturelle, toutes les sociétés le sont.” Eric Keslassy
“Il y a des accommodements juridiques avec les communautés, par exemple à l’école, des sujets d’histoire qui sont difficilement évoqués.” Guillaume Roquette
“Lorsqu’on est sociologue, on ne peut pas accepter qu’une logique marginale puisse servir de reflet sur l’ensemble de la société.” Eric Keslassy
“Si les pratiques sont minoritaires, il y a une gêne de la société et une culpabilisation de la société française par rapport à ces pratiques qui font qu’elles sont potentiellement dangereuses.” Guillaume Roquette
“On a tendance à surinterpréter des phénomènes qui ne menacent pas l’équilibre républicain.” Eric Keslassy
“Je vois le communautarisme gagner du terrain, il est minoritaire, mais l’esprit de résistance en face recule tous les jours.” Guillaume Roquette
“Il est inadmissible que des cours d’histoire, de sports ou de SVT soient perturbés, mais ce sont des cas marginaux.” Eric Keslassy
“Il y a une fracture ethnique très claire entre les zones périurbaines pavillonnaires avec des Français d’origine et des banlieues où il y a une homogénéité ethnique absolue.” Guillaume Roquette
“Si les populations de ces quartiers avaient la possibilité de vivre ailleurs, ils le feraient.” Eric Keslassy
“Je me sens discriminé, en tant que journaliste de droite. Je rencontre des journalistes qui me disent qu’ils sont de droite mais qui ne le disent pas car cela nuirai à leur carrière.” Guillaume Roquette
“Le couscous est le plat préféré des Français, ce qui montre qu’il y a un métissage important.” Eric Keslassy
“Il y a une spécificité de l’islam, c’est d’être à la fois une foi et une loi.” Guillaume Roquette
“Il y a une tentation dans la religion musulmane d’occuper le terrain politique, et c’est pour cela qu’il faut être extrêmement vigilant.” Eric Keslassy
“L’assimilation devrait être la contrepartie du droit du sol.” Guillaume Roquette
Contribuez au développement du site en
souscrivant
Lire la suite ►
Le “Projet” des islamistes pour l’Occident
La conquête de l’Occident – Le projet secret des islamistes, par Sylvain Besson, journaliste au Temps à Genève, est paru en 2005. Une lectrice (que je remercie et qui se reconnaîtra) a transcrit un extrait de cet ouvrage. Mais d’abord, voici la description du livre sur la jaquette :
Novembre 2001, des policiers européens investissent la luxueuse villa d’un banquier islamiste sur les bords d’un lac suisse. Ils y découvrent un document gardé secret depuis près de vingt ans : le “Projet”. Ce texte, connu seulement d’une poignée de spécialistes, décrit la stratégie clandestine qui vise à “établir le règne de Dieu sur Terre”. Tous les moyens sont bons dans cette conquête du monde : infiltration de la société, propagande, alliance avec les combattants de la Guerre sainte… Le “Projet” révèle un pan caché de l’histoire de l’islamisme en Occident.
Inspirés par les idées radicales des Frères musulmans, ses émules ont tissé en Europe et en Amérique un réseau de mosquées, de centres religieux, d’institutions charitables qui poursuivent le même but : créer une société idéale fondée sur le Coran, étendre la sphère de l’islam et mettre fin à l’hégémonie de la civilisation occidentale sur le monde. Menée durant plusieurs mois en Europe et aux Etats-Unis, cette enquête soulève des questions essentielles pour l’avenir de nos sociétés : qui sont vraiment les islamistes “modérés” qui prétendent représenter les musulmans d’Occident ? Quelles idées veulent-ils propager, et avec quelles méthodes ? Riche en révélations exclusives, cet ouvrage apporte des réponses précises, informées, dérangeantes.
En observant l’actualité, on est à même de constater que le “Projet” se déroule sensiblement comme prévu. Sauf que les citoyens sont beaucoup plus conscients qu’ils ne l’étaient des dangers de l’islamisme et qu’ils feront avorter ce “Projet”.
Le-projet-besson
__________________
Le « Projet »
Au nom d’Allah clément miséricordieux,
1.12.1982
Vers une stratégie mondiale pour la politique islamique
(Points de départs, éléments, procédures et missions)
Ce rapport présente une vision globale d’une stratégie internationale pour la politique islamique. Selon ses lignes directrices, et en accord avec elles, les politiques islamiques locales sont élaborées dans les différentes régions. Il s’agit, tout d’abord, de définir les points de départ de cette politique, puis d’énoncer les composantes de chaque point de départ, ainsi que les procédures les plus importantes liées à chaque point de départ ; nous suggérons enfin quelques missions, à titre d’exemple uniquement, puisse Allah nous protéger. Ci-dessous, les principaux points de départ de cette politique :
1. Connaître le terrain et adopter une méthodologie scientifique pour la planification et la mise en œuvre.
2. Faire preuve de sérieux dans le travail.
3. Concilier engagement international et souplesse au niveau local.
4. Concilier engagement politique et nécessité d’éviter l’isolement d’une part, éducation permanente des générations et travail institutionnel d’autre part.
5. S’employer à établir l’Etat islamique, parallèlement à des efforts progressifs visant à maîtriser les centres de pouvoir locaux par le biais du travail institutionnel.
6. Travailler avec loyauté aux côtés des groupes et institutions islamiques dans divers domaines en s’accordant sur un terrain d’entente afin de «coopérer sur les points de convergence et de mettre de côté les points de divergence».
7. Accepter le principe d’une coopération provisoire entre les mouvements islamiques et les mouvements nationaux dans des domaines généraux et sur les points d’entente tels que la lutte contre la colonisation, la prédication et l’Etat juif sans pour autant devoir former des alliances. Cela requiert, en revanche, des contacts limités entre certains dirigeants, au cas par cas, tant que ces contacts ne contreviennent pas à la loi. Néanmoins, il ne faut pas leur prêter allégeance ou leur faire confiance, sachant que le mouvement islamique doit être à l’origine des initiatives et des orientations prises.
8. Maîtriser l’art du possible, dans une perspective provisoire, sans abuser des principes de base, sachant que les préceptes d’Allah sont tous applicables. Il faut ordonner le convenable et interdire le blâmable1, tout en donnant un avis documenté. Mais il ne faut pas chercher une confrontation avec nos adversaires, à l’échelle locale ou mondiale, qui serait disproportionnée et qui pourrait aboutir à des attaques à l’encontre de la dawa2 ou de ses disciples.
9. Construire en permanence la force de la dawa dans le monde islamique et soutenir les mouvements engagés dans le jihad dans le monde musulman, à des degrés divers et autant que possible.
10. S’aider des systèmes de surveillance divers et variés, dans plusieurs endroits, pour recueillir des informations et adopter une communication avertie et efficace, à même de servir le mouvement islamique mondial. En effet, la surveillance, les décisions politiques et une communication efficace sont complémentaires.
11. Adopter la cause palestinienne sur un plan islamique mondial, sur un plan politique et par le biais du jihad, car il s’agit de la clé de voûte de la renaissance du monde arabe d’aujourd’hui.
12. Savoir recourir à l’autocritique et à une évaluation permanente de la politique islamique mondiale et de ses objectifs, de son contenu et de ses procédures afin de s’améliorer. C’est un devoir et une nécessité selon les préceptes de la charia.
[1] Concept cité dans le coran, devenu l’un des objectifs centraux de la confrérie : on l’a aussi traduit par « commander le bien et pourchasser le mal ».
[2] Dawa : signifie littéralement, appel, invocation, exhortation, prière. Le terme désigne ici le travail des Frères pour propager l’islam.
Le premier point de départ : connaître et adopter une méthodologie scientifique pour la planification et la mise en œuvre.
Eléments :
Connaître les facteurs influents dans le monde, qu’il s’agisse des forces islamiques, des forces adverses ou des forces neutres.
Recourir aux moyens scientifiques et technologiques nécessaires à la planification, l’organisation, la mise en œuvre et le suivi.
Procédures :
Créer des observatoires pour recueillir l’information, la stocker à toutes fins utiles, s’en servir le cas échéant en s’appuyant sur des moyens technologiques modernes.
Créer des centres d’études et de recherches et produire des études sur la dimension politique du mouvement islamique.
Missions suggérées :
Etablir une carte des doctrines dans le monde pour avoir une vision globale du monde depuis cent ans jusqu’à nos jours et analyser la situation actuelle à la lumière de cette configuration en tenant compte des changements advenus et prévus.
Etablir une carte des doctrines du monde musulman.
Etablir une carte des mouvements islamiques du monde musulman.
Faire des études politiques et scientifiques successives dans divers domaines islamiques, qui portent plus particulièrement sur les évènements actuels.
Faire une étude scientifique qui dresse l’historique des mouvements islamiques contemporains et l’utiliser.
Le deuxième point de départ : Faire preuve de sérieux dans le travail
Eléments :
Clarté des objectifs principaux de la dawa aux yeux de tous et clarté des objectifs temporaires visant à exploiter les énergies, les canaliser et les orienter.
Consentir des efforts suffisants au service des travailleurs de l’islam et conjuguer ces efforts vers un seul et même objectif.
Y consacrer suffisamment de temps.
Dépenser l’argent judicieusement.
Procédures :
Exploiter toutes les énergies des travailleurs au service de la dawa, chacun à son niveau (le critère d’efficacité étant que chacun doit se consacrer à la tâche qui lui est réservée).
Mobiliser le maximum d’adeptes et de responsables.
Récolter de l’argent efficacement, contrôler les dépenses et investir dans l’intérêt général.
Missions suggérées :
Procéder à un sondage réservé aux travailleurs de l’islam (l’homme adéquat à l’endroit adéquat).
Etablir des calendriers avec les horaires des travailleurs et des spécialistes et utiliser ces efforts à bon escient et en temps voulu (effort adéquat au bon moment).
Engagement des institutions économiques adéquates pour appuyer la cause financièrement.
Le troisième point de départ : Concilier engagement international et souplesse au niveau local.
Eléments :
Définir les lignes générales que tout le monde doit suivre.
Laisser une marge pour qu’il y ait suffisamment de souplesse au niveau local pour les questions qui ne s’opposent pas aux lignes générales de la politique islamique mondiale.
Procédures :
Le Mouvement, au niveau mondial, définit les domaines et les questions islamiques d’ordre général qui requièrent l’engagement de tous selon des priorités préalablement définies.
La direction locale définit les questions locales qui relèvent de ses prérogatives, selon le principe de souplesse et selon des priorités préalablement définies.
Missions suggérées :
Engagement islamique mondial pour une libération totale de la Palestine et la création d’un Etat musulman, mission qui incombe à la direction mondiale.
Etablir un dialogue au niveau local avec ceux qui travaillent pour la cause selon la ligne politique mondiale du Mouvement. C’est à la direction locale de définir les contours de ce dialogue.
Le quatrième point de départ : Concilier engagement politique et nécessité d’éviter l’isolement d’une part, éducation permanente des générations et travail institutionnel d’autre part.
Eléments :
Liberté politique dans chaque pays en fonction de la conjoncture locale, sans pour autant participer à un processus de prise de décision qui serait contraire aux textes de la charia.
Inviter tout le monde à participer aux conseils parlementaires, municipaux, syndicaux et à d’autres institutions dont les conseils sont choisis par le peuple dans l’intérêt de l’islam et des musulmans.
Continuer d’éduquer les individus et les générations et de garantir la formation des spécialistes dans divers domaines selon un plan préalablement étudié.
Construire des institutions sociales, économiques, scientifiques et dans le domaine de la santé et pénétrer le domaine des services sociaux pour être en contact avec le peuple et pour le servir par le biais des institutions islamiques.
Procédures :
Etudier les environnements politiques divers et les probabilités de réussite dans chaque pays.
Planifier des missions d’études spécialisées qui se penchent sur des domaines rares tels que la communication, l’histoire de l’islam, etc.
Faire des études de faisabilité qui portent sur diverses institutions et les créer en fonction des priorités établies dans chaque pays.
Missions suggérées :
Faire des études relatives aux expériences des politiques islamiques et en tirer des leçons.
Donner un avis politique islamique sur les questions urgentes.
Soutenir des questions locales importantes dans un cadre islamique telles que les questions des travailleurs, des syndicats, etc.
Créer un certain nombre d’institutions économiques, sociales et dans le domaine de la santé et de l’éducation, selon les moyens à disposition pour servir le peuple dans un cadre islamique.
Le cinquième point de départ : S’employer à établir l’Etat islamique, parallèlement à des efforts progressifs visant à maîtriser les centres de pouvoir locaux par le biais du travail institutionnel.
Eléments :
Canaliser la pensée, l’éducation et le travail afin d’établir un pouvoir islamique sur terre.
Influencer les centres de pouvoir locaux et mondiaux au service de l’islam.
Procédures :
Préparer une étude scientifique sur la possibilité d’établir le règne d’Allah partout dans le monde selon des priorités établies.
Etudier les centres de pouvoir locaux et mondiaux, et les possibilités de les placer sous influence.
Conduire une étude moderne sur les concepts de soutien à la dawa islamique et à la loi islamique, et plus particulièrement sur les hommes influents dans l’Etat et le pays.
Missions suggérées :
Rédiger une Constitution islamique à la lumière des efforts déployés jusqu’à aujourd’hui.
Rédiger des lois islamiques, civiles, etc.
Choisir un endroit et le mettre au rang de nos priorités afin d’y établir un pouvoir islamique et y concentrer tous nos efforts.
Œuvrer dans diverses institutions influentes et les utiliser au service de l’islam.
Recourir au travail d’institutions islamiques spécialisées, économiques, sociales, etc.
Le sixième point de départ : Travailler avec loyauté au service des groupes et institutions islamiques dans divers domaines en s’accordant sur un terrain d’entente afin de « coopérer sur les points de convergence et mettre de côté les points de divergence ».
Eléments :
Coordonner le travail islamique dans une seule direction pour qu’il permette de jeter les bases de la croissance de la société musulmane et de consacrer le pouvoir d’Allah sur terre.
Chacun œuvre selon ses capacités dans le domaine qu’il choisit et qu’il maîtrise, l’essentiel étant la loyauté et la coordination des efforts.
Procédures :
Etudier la réalité des mouvements islamiques, en évaluer l’expérience pour entamer une collaboration entre eux.
Eviter de créer de nouveaux mouvements islamiques dans un pays qui compte déjà ne serait-ce qu’un mouvement, sérieux et complet.
Missions suggérées :
Coordonner le travail de tous ceux qui œuvrent pour l’islam, dans chaque pays, et établir un contact de qualité avec eux, qu’il s’agisse d’individus ou de groupes.
Réduire les différends qui existent entre les travailleurs de l’islam et s’employer à résoudre leurs conflits selon la charia.
Le septième point de départ :
Accepter le principe d’une coopération provisoire entre les mouvements islamiques et les mouvements nationaux dans des domaines généraux et sur des points d’entente tels que la lutte contre la colonisation, la prédication et l’Etat juif sans pour autant devoir former des alliances. Cela requiert, en revanche, des contacts limités entre certains dirigeants, au cas par cas, tant que ces contacts ne contreviennent pas à la charia. Néanmoins, il ne faut pas leur prêter allégeance ou leur faire confiance, sachant que le mouvement islamique doit être à l’origine des initiatives et des orientations prises.
Eléments :
Conjuguer tous les efforts contre les forces suprêmes du mal en vertu du principe selon lequel il faut «lutter par un mal par un moindre mal».
Circonscrire la collaboration aux bases dirigeantes ou à un nombre limité d’individus pour maximiser le profit et minimiser les éventuels inconvénients.
Travailler dans cette optique pour réaliser des objectifs préalablement définis par la dawa.
Procédures :
Faire une étude pour évaluer les domaines qui ont fait l’objet d’une entraide entre des mouvements islamiques et d’autres mouvements et en tirer des leçons.
Etudier les domaines qui peuvent faire l’objet d’une coordination avec les autres et en délimiter les contours.
Etudier la pensée et les plans des autres mouvements.
Missions suggérées :
Chaque pays doit étudier les possibilités, à l’avenir, de renforcer la collaboration interne.
Le huitième point de départ :
Maîtriser l’art du possible, dans une perspective provisoire, sans abuser des principes de base, sachant que les préceptes d’Allah sont tous applicables. Il faut ordonner le convenable et interdire le blâmable, tout en donnant un avis documenté. Mais il ne faut pas chercher une confrontation avec nos adversaires, à l’échelle locale ou mondiale, qui serait disproportionnée et qui pourrait aboutir à des attaques à l’encontre de la dawa ou de ses disciples.
Eléments :
Evaluer l’éducation des individus et ne pas recourir excessivement à l’éducation moderne typique qui ne correspond pas à la réalité, qui est dépourvue de souplesse et qui peut avoir de graves conséquences telles que la confrontation entre individus pour une simple remarque ou un simple manquement.
Donner un avis documenté et scientifique, sous forme de discours, de communiqués ou de livres qui portent sur les évènements importants que vit notre Oumma. (Tr. communauté musulmane).
Eviter que le mouvement se heurte à des confrontations majeures qui pourraient encourager ses adversaires à lui porter un coup fatal.
Procédures :
Faire une étude pour évaluer les expériences des mouvements islamiques afin d’éviter les erreurs fatales.
Faire évoluer les méthodes d’éducation des individus pour qu’elles soient à la fois exemplaires et réalistes et pour qu’elles soient fidèles aux principes, tout en octroyant une souplesse suffisante qui permette d’affronter la réalité.
Missions suggérées :
Faire évoluer les programmes d’initiation des adeptes et procéder à une sensibilisation sur la base des expériences passées.
Préparer les individus selon des méthodes éducatives modernisées.
Le neuvième point de départ :
Construire en permanence la force de la dawa islamique et soutenir les mouvements engagés dans le jihad dans le monde musulman, à des degrés divers et autant que possible.
Eléments :
Protéger la dawa avec la force nécessaire pour garantir sa sécurité à l’échelle locale et mondiale.
Entrer en contact avec tout mouvement engagé dans le jihad où qu’il soit sur la planète, et avec les minorités musulmanes, et créer des passerelles, selon les besoins, pour les soutenir et établir une collaboration.
Maintenir le jihad en éveil dans l’Oumma.
Procédures :
Construire une force de sécurité autonome pour protéger la dawa et ses disciples localement et mondialement.
Etudier les mouvements engagés dans le jihad dans le monde musulman et au sein des minorités musulmanes pour mieux les connaître.
Missions suggérées :
Jeter des ponts entre les mouvements engagés dans le jihad dans le monde musulman et entre les minorités musulmanes, et les soutenir autant que possible, dans le cadre d’une collaboration.
Le dixième point de départ :
S’aider des systèmes de surveillance divers et variés, dans plusieurs endroits, pour recueillir des informations et adopter une communication avertie et efficace, à même de servir le mouvement islamique mondial. En effet, la surveillance, les décisions politiques et une communication efficace sont complémentaires.
Eléments :
Prendre des décisions politiques pour recueillir des informations importantes et précises.
Diffuser la politique islamique pour qu’elle soit largement et efficacement couverte par les medias.
Procédures :
Créer un système de surveillance moderne, par le biais de la technologie de pointe (ce qui complètera peut-être l’observatoire suggéré).
Créer un centre médiatique efficace et sérieux.
Missions suggérées :
Mise en garde des musulmans quant aux dangers qui les menacent et aux complots internationaux fomentés à leur encontre.
Donner un avis sur les questions d’actualité et les questions d’avenir.
Le onzième point de départ :
Adopter la cause palestinienne sur un plan islamique mondial, sur un plan politique et par le biais du jihad, car il s’agit de la clé de voûte de la renaissance du monde arabe d’aujourd’hui.
Eléments :
Donner un avis, sous un angle islamique, sur tous les sujets, les solutions, les problèmes relatifs à la question palestinienne en se basant sur les préceptes de l’islam.
Préparer la communauté des croyants au jihad pour la libération de la Palestine. On pourra conduire l’Oumma pour réaliser les desseins du mouvement islamique surtout si la victoire nous revient, si Allah le veut.
Créer le noyau du jihad en Palestine, aussi modeste soit-il, et le nourrir pour entretenir cette flamme qui va éclairer le seul et unique chemin vers la libération de la Palestine, et pour que la cause palestinienne demeure vivace jusqu’au moment de la libération.
Procédures :
Recueillir suffisamment de fonds pour perpétuer le jihad.
Faire un sondage sur la situation des musulmans et de l’ennemi en Palestine occupée.
Missions suggérées :
Faire des études sur les juifs, ennemis des musulmans, et sur l’oppression infligée par ces ennemis à nos frères en Palestine occupée, outre les prêches et les publications.
Lutter contre le sentiment de capitulation au sein de l’Oumma, refuser les solutions défaitistes, et montrer que la conciliation avec les Juifs porterait atteinte à notre mouvement et à son histoire.
Faire des études comparatives entre les croisades et Israël, et la victoire sera du côté de l’islam.
Créer des cellules de jihad en Palestine, les soutenir pour qu’elles couvrent toute la Palestine occupée.
Créer un lien entre les moujahidin en Palestine et ceux qui se trouvent en terre d’islam.
Nourrir le sentiment de rancœur à l’égard des Juifs et refuser toute coexistence.
Le douzième point de départ :
Savoir recourir à l’autocritique et à une évaluation permanente de la politique islamique mondiale et de ses objectifs, de son contenu, de ses procédures afin de s’améliorer. C’est un devoir et une nécessité selon les préceptes de la charia islamique.
Eléments :
Faire une autocritique constructive pour éviter les écueils.
Procéder à une évaluation constante sur des bases scientifiques qui permette d’édifier des politiques.
Améliorer les politiques islamiques en tirant profit des expériences passées doit être un objectif clair et primordial.
Procédures :
Evaluer les pratiques actuelles et tirer profit des expériences passées.
Demander aux responsables dans les divers pays ainsi qu’aux individus de chaque pays de donner leurs avis quant aux directions, aux méthodes et aux résultats obtenus.
Missions suggérées :
Produire un document officiel sur la politique islamique mondiale.
Sensibiliser les pays, les responsables et les individus à cette politique.
Commencer à appliquer cette politique, à l’évaluer annuellement et à l’améliorer le cas échéant.
Rédigé le 11/07/2011 dans International, Suprématisme islamique | Lien permanent
Tweeter ceci ! |
Bien le coup des extraits des vidéos, ça permet un aperçu rapide du contenu. On comprend que Keslassy qui se présente comme un sociologue sérieux (“Lorsqu’on est sociologue, on ne peut pas accepter qu’une logique marginale puisse servir de reflet sur l’ensemble de la société.”) est capable de sortir des énormités:
“Le couscous est le plat préféré des Français, ce qui montre qu’il y a un métissage important.” Eric Keslassy
Que vient faire le métissage là-dedans? Il faut être métisse pour apprécier le couscous?
@sopode : A ce moment-là, Eric Keslassy parlait bien évidemment de métissage culturel.
Merci pour l’éclairage, je n’ai pas encore vu l’entretien.
Dois-je comprendre que Keslassy défend la thèse que la société française n’est pas multiculturelle et communautariste puisque culturellement métissée ?
@sopode : En partie, oui.
31. Nos raisonnements sont fondés sur deux grands principes, celui de la
contradiction en vertu duquel nous jugeons faux ce qui en enveloppe, et vrai
ce qui est opposé ou contradictoire au faux (§ 44, § 196).
32. Et celui de la raison suffisante, en vertu duquel nous considérons
qu’aucun fait ne saurait se trouver vrai, ou existant, aucune énonciation véritable,
sans qu’il y ait une raison suffisante pourquoi il en soit ainsi et non pas
autrement. Quoique ces raisons le plus souvent ne puissent point nous être
connues (§ 44, § 196).
33. Il y a aussi deux sortes de vérités, celles de Raisonnement et celle de
Fait. Les vérités de Raisonnement sont nécessaires et leur opposé est impossible,
et celles de Fait sont contingentes et leur opposé est possible. Quand
une vérité est nécessaire, on en peut trouver la raison par l’analyse, la résolvant
en idées et en vérités plus simples, jusqu’à ce qu’on vienne aux primitives
…
36. Mais la raison suffisante se doit trouver aussi dans les vérités contingentes
ou de fait, c’est-à-dire, dans la suite des choses répandues par l’univers
des créatures ; où la résolution en raisons particulières pourrait aller à un
détail sans bornes, à cause de la variété immense des choses de la Nature et de
la division des corps à l’infini.
Leibniz, monadologie.
Le journaliste est plus sensible aux vérités de faits (accidents, faits divers) qu’il désigne comme des signes.
Le sociologue semble vouloir se centrer sur les vérités de raisonnement. Mais rechercher les vérités de raisonnement par la statistique, c’est étrange.
En fait toute émeute est une vérité de faits. Nous sommes en droit d’attendre d’un sociologue, certes non pas de prévoir les émeutes ou les crises, mais de sonner l’alarme quant à leurs possibilités. Donc il me semble que le sociologue compétent ne devrait pas se cantonner à la statistique ou aux vérités de raisonnement, mais aussi avoir un diagnostique sur les vérités de faits, par exemple en mesurant l’évolution de leur fréquence dans le temps.
Il me semble en effet que si la fréquence de certains fait divers augmente dans le temps, cela indique une tendance quant à la disposition morale de certaines parties de la nation vis-à-vis d’une autre.
Mais il me semble que ce sociologue ait beaucoup plus à dire en matière de proposition politique qu’en matière d’analyse de la situation sociale.
@ Maury
Le projet dont tu parles. Si jamais ils enfreignent la loi, qu’ils soient punis.Sinon, si ils oeuvres en utilisant des procédés légaux, comme la colonisation démographique, là personne n’est en droit de s’y opposer. Même si ça te dérange, ils ont le droit de le faire que ca te plaise ou non. La communauté organisée judéo-sioniste a aussi un “projet” issu tout droit du Talmud et je ne te vois pas t’en plaindre… Tant qu’il le mette en oeuvre de manière légal par le biais des réseaux et du lobbying, y a pas de soucis. Ils peuvent le faire et personne n’est en droit de s’en plaindre. Alors de la même façon que tu ne te plaint pas de cette communauté, laisse les musulmans tranquille stp.
pour répondre a maury, je renvois a la citation de nauleau: les musulmans sont devenue aujourd’hui les juifs des années trente.
en effet, dans les années trente, la stigmatisation des juifs était devenue tellement banale, que plusieurs éditorialistes de grands journaux se permettaient de mettre en avant des articles surréalistes à propos du projet juif, celui d’infiltrer les réseaux, de croitre dans le but de controler financierement, politquement le paysage occidentale. c’est ce que l’on appelait et appelle toujours “le protocole des sages de sions” : étude commandé par le tsar russe qui a finalement refuser de la prendre en considération, mais qui toutefois, a largement inspiré adolf hitler dans “mein kampf”, afin de justifier le projet de solution finale dont tout le monde connait l’aboutissement.
Ceci pour dire qu’aujourdhui, la stigmatisation des musulmans devient tellement insupportable pour les anti racistes (j’en suis), et tellement banale pour les autres que il n’est pas étonnant de voir des personnes parler de projet islamiste comme dans les années trente. personnellement je connais beaucoup de musulmans pratiquants, qui exerce leur religions tout simplement, sans rien demander a personne, et qui considère que la foi est la relation entre la personne et la divinité suprême qu’il prie. il n’ont aucun projet d’islamisation de la france ou de l’europe. Ils ont immigrés ou leurs ancêtres ont immigrés, pour des raisons purement économique, pour avoir une meilleur qualité de vie et rien de plus. Et la montée de l’extrême droite en europe, nottament en hollande, allemagne, france, suede etc…. ressemble beaucoup a la montée du nazisme des années trente qui exposait ses projets comme l’exposent aujourd’hui les partis d’extrême droite. Et cela me fait peur.
Alors si des français de souche comme moi, originaire d’Auvergne depuis plus de 600 ans, se réveillent afin de défendre nos compatriotes français de confession musulmane, comme, il y’a eu des français de souche qui défendait les juifs au milieu du 20 eme siècle, il est temps de se réveiller, et ne pas tomber dans la collaboration de la politique Sarkozy, lui, qui est a la droite du maréchal Pétain.
Bravo à Christopher pour son point Godwin.