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Exclusif : le premier livre de Jean Robin en vente seulement sur E&D !

22 janvier 2012, 22:39 Auteur : Jean 8 commentaires

Jean Robin, auteur de ces lignes et fondateur d’Enquête & Débat, est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, mais certains ne sont plus disponibles dans le commerce depuis de nombreuses années. Seulement, il a gardé un stock important du premier chez lui, et il met ce stock à disposition des lecteurs d’Enquête & Débat uniquement. Tous les bénéfices de la vente iront directement dans les caisses d’Enquête & Débat, et comme d’habitude les souscripteurs bénéficieront d’un prix spécial.

J’ai écrit mon premier livre à l’âge de 19 ans, et il est paru quand j’avais 20 ans, donc je l’ai titré “Avoir 20 ans en France”. Suite à un sevrage de deux ans de télévision, après 18 ans de gavage, j’ai voulu coucher sur le papier toutes mes impressions de jeune homme, afin d’en garder la trace, puisqu’ “on n’a 20 ans qu’une fois”. Ce journal écrit au quotidien a été publié par un tout petit éditeur, à compte d’auteur, et j’ai dû en vendre une soixantaine en tout et pour tout à l’époque. Mais peu m’importait, l’important était d’avoir été jusqu’au bout de mon rêve, mon premier rêve, publier un livre.
Certains seront sans doute surpris par la préface, rédigée par le Président du Conseil Économique et Social, qui venait juste d’être nommé, et qui vient de quitter ses fonctions il y a à peine un an, à savoir Jacques Dermagne. Comment un jeune provincial totalement inconnu de 19 ans avait-il pu obtenir la préface du Président de la 3ème Assemblée de France, dont le Président pouvait devenir Président de la République si celui-ci et le Président du Sénat mourraient tous les deux (probabilité pour le moins faible, je vous l’accorde) ? Eh bien, comme cela allait devenir mon habitude par la suite, j’y suis allé au culot, complet.
Nous sommes en 1999, je suis commercial débutant à MCI Worldcom, la multinationale qui allait un an plus tard constituer la plus grosse faillite de l’histoire à cette époque, et je vous assure que je n’y suis pour rien (j’en ai d’ailleurs démissionné 6 mois avant la faillite, et ça non plus n’est pour rien dans la faillite). Comme le métier de commercial était purement alimentaire et m’ennuyait prodigieusement, tant que mes résultats étaient bons je me permettais de passer certaines après-midis dans des conférences. Ce jour-là, le Conseil Économique et Social organisait une conférence sur “l’économie sociale”, j’y suis donc allé et je me suis installé dans les sièges confortables du CES.
Le Président Mattéoli présente les différents intervenants, parmi lesquels un certain Jacques Dermagne, alors président la section des activités productives, de la recherche et de la technologie. Son discours fut le seul à m’intéresser, et je suis frappé par son appel aux jeunes, sur lesquels l’avenir de ce pays dépend selon lui. Lors des questions du public, je prends le micro, et je dois m’arrêter quelques secondes après avoir vu ma tête remplir l’écran géant du fond (il devait bien faire 10 mètres sur 10 mètres) ! Puis je pose ma question à M. Dermagne : puisqu’il faut soutenir les jeunes, et que j’ai écrit un livre qui s’intitulait “Avoir 20 ans en France” qui sortira bientôt chez un éditeur, je lui propose d’en rédiger la préface. Comme ça, sans qu’il l’ait lu. Sans trop réfléchir, il accepte, sans doute contraint par la pression publique. En effet, de quoi aurait-il eu l’air s’il avait refusé, alors qu’il venait de dire qu’il fallait soutenir les jeunes ! Mais le plus important, et je ne l’appris que plus tard, c’est que M. Dermagne est alors en pleine campagne pour briguer le mandat de Président du Conseil Économique et Social.
Une fois la conférence terminée, je cours vers lui, car il part déjà de l’établissement, sans avoir pris mes coordonnées! Je lui demande sa carte, il me dit “ah c’est vous, oui, voici ma carte, envoyez-moi votre manuscrit, j’en rédigerai la préface comme promis”. Je repars guilleret, certain d’avoir fait là un très gros coup. Quelle n’est pas ma surprise quand, quelques semaines plus tard, j’apprends par les Echos que M. Dermagne vient d’être nommé Président du Conseil Économique et Social ! Ma préface n’en aura que plus de valeur, et donc mon livre passera forcément dans tous les médias (on est naïf à cet âge-là). Au lieu de cela, je reçois quelques jours plus tard un joli carton de la présidence du CES, m’indiquant exactement ceci : “Nous sommes aux regrets, mais étant donné les nouvelles fonctions prises par M. Dermagne, de Président du Conseil Économique et Social, lui imposant un devoir de neutralité entre les différentes catégories socio-professionnelles qu’il représente, il ne peut hélas réaliser la préface pour votre livre. En vous remerciant pour votre compréhension, nous vous prions d’agréer, Monsieur, nos sentiments les meilleurs.” Signé, la directrice de cabinet de M. Dermagne.
Après une phase de découragement, qui dure environ 2 heures, je décide de tenter le tout pour le tout, et j’achète à mon tour un joli carton, sur lequel j’écris exactement ceci : “Je suis aux regrets, mais M. Dermagne n’a aucune parole. Je vous prie d’agréer, Madame, mes sentiments les meilleurs.” Je reçus la préface de M. Dermagne la semaine suivante par la poste.

Le livre reçut également un “blurb” (quelques mots de soutien) de personnalités en 4ème de couverture, comme vous pouvez le voir sur cette photo :

J’aborde dans ce livre de 222 pages tous les sujets qui sont susceptibles de préoccuper un jeune de 20 ans à l’aube de l’an 2000 : sexualité, politique, orientation professionnelle, et bien d’autres choses. En le relisant récemment, je constate que certaines de mes conceptions n’ont pas changé d’un pouce, alors que d’autres ont changé du tout au tout. C’est là tout l’intérêt, et je pense que si j’ai le temps et l’énergie j’écrirais mon journal “Avoir 40 ans en France” dans quelques années, ne serait-ce que pour comparer les deux.
Vous pouvez vous procurer ce livre qui coûtait 128 francs pour 20€ pièce, et 2€ de frais de port, ou bien 15€ et 2€ de frais de port pour les souscripteurs à Enquête & Débat. Le stock n’est pas illimité mais il devrait y en avoir assez pour tout le monde. Pour voir le tarif souscripteur s’afficher, il convient de souscrire puis de vous connecter avec votre login et mot de passe.

Paiement par chèque : à l’ordre d’Enquête & Débat, 5 rue Lalo, 75116 Paris.

Paiement par Paypal :


Paiement par paypal pour souscripteurs :

Categories : Livres

8 commentaires

  1. Cedric dit :

    J’avais 20 ans en 2001. Comme le temps passe.

  2. Jean-Luc Nobleaux dit :

    Ayé ! acheté, et payé par Paypal :)
    Perso j’ai eu 20 ans au début des années 80, je suis curieux de lire ce livre. Avoir 20 ans, 20 ans + tard, donc !

  3. sadskull dit :

    Exclusif : le premier livre d’un téléspectateur in-utero en vente seulement sur E&D !

    “J’ai écrit mon premier livre à l’âge de 19 ans”
    “Suite à un sevrage de deux ans de télévision, après 18 ans de gavage, j’ai voulu coucher sur le papier toutes mes impressions de jeune homme,”

    :)

  4. Ghalloun dit :

    La foi sans l’amour est une foi démoniaque. C’est une foi fermée sur elle-même, qui ne se reçoit pas du Dieu trois fois saint. Pour s’en libérer : le psaume 91. Peut-être même que ça peut guérir les problèmes d’oreille. D’ailleurs, l’oreille est bien le sens le plus proche de l’âme, celui par lequel la Parole divine s’écoute.
    Voilà. Voir le livre : la foi des démons, ou l’athéisme dépassé.

  5. Rita dit :

    @ Jean: “…En le relisant récemment, je constate que certaines de mes conceptions n’ont pas changé d’un pouce, alors que d’autres ont changé du tout au tout…”

    Quelle conception a changé le plus?

  6. Jean dit :

    @Rita
    à vous de le découvrir, puisque vous venez d’acheter le livre ma chère Rita, ce dont je vous remercie ;)

  7. Rita dit :

    :) I wouldn’t miss it !!

    Incidentally: votre option “surveiller les reponses à ce fil (un mail vous sera envoyé)” ne semble pas marcher.

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