L’argument massue justifiant la mobilisation des « jeunes » dans la contestation de la réforme des retraites n’a non seulement écorché aucune oreille, mais connait un succès médiatique croissant. C’est pourtant bien la même idée qui a inspiré les « trente-cinq heures » hier, et le « départ à la retraite créateur d’emploi » aujourd’hui.
On pensait le principe acquis, mais il semble qu’il faille insister :
• Non, le travail ne se partage pas.
• Non, la richesse n’est pas un gâteau qu’il faudrait découper.
• Non, ce n’est pas en licenciant un salarié que l’on crée de l’emploi.
Il faut comprendre, au contraire, que plus une société travaille, plus elle génère de travail (et donc des emplois). L’activité entraine l’activité. L’idée selon laquelle monsieur X occuperait l’emploi de monsieur Y est héritée de l’organisation de la fonction publique qui comporte un nombre fixe d’agents, là où le marché du travail est une dynamique, qui croît à mesure que des hommes et des femmes entreprennent et créent de la richesse.
C’est donc bien en travaillant plus longtemps, plus nombreux, plus jeunes, et plus vieux, que nous amènerons le pays vers la prospérité et le plein emploi. Et si l’on préfère s’embourber dans la logique du gâteau, pourquoi ne pas envoyer tout le monde à la retraite dès quarante cinq ans et résoudre d’un coup le problème du chômage ?
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N’importe qui avec un minimum de culture économique sait que la quantité d’emplois est le résultat d’un flux d’activités, d’une dynamique… Et non le fameux gâteau à se partager.
Que des lycéens ou des étudiants l’ignorent, on peut le leur pardonner, mais que des responsables de syndicats, de partis politiques ou encore des enseignants feignent de ne pas le savoir relève de la manipulation. Ils n’ honorent guère leurs corporations en utilisant des jeunes dans la rue, tels des hommes sandiwchs, pour porter des messages aussi illusoires qu’ imbéciles.
Perso, je pense que l’on devrait laisser la liberté de travailler aussi longtemps que l’on se sent capable et laisser des gardes fous pour pouvoir s’arrêter à 60 ou 65 ans en cas de pénibilité de plus en plus insurmontable.
personnellement en tant qu’ingénieur de recherches, j’ai été mis automatiquement à la retraite à 60 ans bien que j’aurais pu continuer encore quelques années… j’enseigne à l’université et jusqu’à maintenant ça ne posait aucun problème, mais je viens d’avoir 65 ans et donc je suis contraint si je veux continuer à enseigner de le faire bénévolement ! car on ne peut plus me payer… malgré tout on continue à faire appel à mes services car mon enseignement est apprécié, c’est l’administration