La pauvreté ? Les injustices ? L’exclusion ? Fini. Les sauveteurs de la France ont trouvé un nouveau mantra: « la lutte contre les inégalités ». Une aubaine, car si l’on peut venir à bout de la pauvreté et perdre son fond de commerce politique, l’égalité, elle, n’est pas pour demain. Pour une raison simple : ce n’est pas la vie.
On organise une course. Celui qui arrive en premier a gagné. Ce n’est ni par méchanceté ni par gentillesse, il a couru plus vite, il est arrivé premier, il a gagné. Imagine-t-on un instant faire la moyenne de tous les temps, et donner à tous les coureurs la même « médaille moyenne » au nom de l’égalité? Non, ce serait INJUSTE. C’est pourtant ce que fait l’État tous les jours avec le système de redistribution par l’impôt progressif.
Car après tout, que change que mon voisin gagne dix, cent, dix-mille fois plus que moi? N’est-ce pas la pauvreté le seul réel problème? Serions-nous plus heureux tous pauvres mais égaux? Que cherche-t-on réellement? Qu’il n’y ait plus de pauvres ou qu’il n’y ait plus de riches?
En dernière analyse, la lutte contre les inégalités n’est que la forme politique de la jalousie. Certes, il arrive que la jalousie nous envahisse, mais vous conviendrez qu’il est fâcheux d’en faire un programme.
Programme qui a déjà porté dans l’histoire des fruits vénéneux. Pour qui a déjà essayé d’égaliser une frange, il est plus facile de couper ce qui dépasse que de rallonger ce qui est trop court. La vie est ainsi faite : on ne peut pas donner de jambes à celui qui n’en a pas, mais on peut couper celles de celui qui en a !
L’obsession de l’égalité finit toujours par transformer les différences en inégalités, et lutter contre celles-ci revient à lutter contre les différences. Malheureusement pour l’égalitariste pointilleux, il y aura toujours un plus grand, un plus riche, un plus juif, un plus noir, ou un plus fort. Et à force de refuser la différence, on finit souvent par vraiment découper la frange encombrante (voir les résultats mitigés du fantasme nazional-sozialist d’un peuple égal et Aryen)
Il est toujours plus sage de miser sur la liberté, la charité chevillée au cœur, et la responsabilité impérieuse pour les plus forts de protéger les plus faibles.
NDLR : Sur la question du mirage de la redistribution des richesses, j’envie la clarté de cette petite fable qui a circulé un temps sur internet, et qui mérite la retranscription :
« Un professeur d’économie dans un lycée annonce fièrement qu’il n’a jamais vu un seul de ses élèves échouer mais par contre, une année, c’est la classe entière qui a connu l’échec. Cette classe était entièrement convaincue que le socialisme est une idéologie qui marche et que personne n’y est ni pauvre ni riche. Un système égalitaire parfait. Le professeur dit alors :
“Nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, nous ferons la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera avec de très bonnes notes.
Après le premier contrôle, on fit la moyenne de la classe : tout le monde obtint un 13/20. Les élèves qui avaient travaillé dur n’étaient pas très heureux, au contraire de ceux qui n’avaient rien fait et qui eux étaient ravis. A l’approche du deuxième contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s’étaient donné de la peine pour le premier test décidèrent de lever le pied et de moins réviser.La moyenne de ce contrôle fut de 9/20. Personne n’était satisfait. Quand arriva le troisième contrôle, la moyenne tomba à 5/20.
Les notes ne remontèrent jamais alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d’oiseaux dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu’un d’autre.
A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal. Car quand la récompense est importante, l’effort pour l’obtenir est tout aussi important tandis que si l’on confisque les récompenses, plus personne ne cherche ni n’essaie de réussir.
En d’autres termes :
“Vous ne pouvez pas apporter la prospérité au pauvre en la retirant au riche.
Tout ce qu’un individu reçoit sans rien faire pour l’obtenir, un autre individu a du travailler pour le produire sans en tirer profit.
Tout Pouvoir ne peut distribuer aux uns que ce qu’il a préalablement confisqué à d’autres.
Quand la moitié d’un peuple croit qu’il ne sert à rien de faire des efforts car l’autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu’il ne sert à rien d’en faire car ils bénéficieront à d’autres, cela mes amis, s’appelle le déclin et la fin d’une nation.
On n’accroît pas les biens en les divisant.”
Dr. Adrian Rogers, in Ten Secrets for a Successful Family, 1996.
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C’est la loi de la vie et du mouvement : les inégalités sont créatives du fait du différentiel entre les niveaux. Tout le monde sait que ce sont les déséquilibres qui créent de l’énergie. Sinon on est dans un système entropique donc statique, immobile et au final mort.
Joli sophisme. Il y a une différence notable entre cet exemple et la réalité : le travail scolaire est par nature individuel, on travaille pour soi uniquement et en général seul. Dans la réalité on travaille en groupe et pour le groupe, le patron d’entreprise n’est rien sans ses employé et vice versa.
Il y a une version de cette fable ou le professeur propose de noter de façon individuelle un projet collectif et fini par donner une note globale?
“dans la réalité on travaille dans un groupe pour le groupe”, cela n’engage que vous… on peut travailler pour un groupe mais la plus part du temps pour un groupe que l’on a choisi, “un groupe primaire”, c’est à dire le cercle proche , le travail, pour le groupe pur est en général circonscrit au bénévolat, ou au travail associatif, là encore il procède d’un choix, je vous renvoie d’ailleurs à la création du syndicat des travailleurs associatifs, preuve vivante et mouvante que le travail pour l’intérêt général ne se satisfait de spoliation que dans une certaine limite.
On travaille pour pouvoir vivre en fonction du modèle social qui présente le meilleur intérêt personnel, dans des sociétés réduites (tribus, clans, kibboutz), l’intérêt personnel est défini par l’intérêt du groupe, mais ces systèmes ne sont viables qu’à très petite échelle et ont leurs propres moyens de régulation face à la “paresse sociale”, en général l’exclusion du dit groupe. Dans des sociétés “multi groupales” comme les notres, on travaille dans le meilleur interêt de soi même ou de son groupe primaire d’appartenance (famille, amis proches, / dans le meilleurs des cas…) .
La récompense du travail perçue comme suprême par l’individu, est le bénéfice personnel. Les systèmes socialistes ont tenté d’exalter l’intérêt collectif. Mais quand on n’a rien dans son assiette que du gruau d’avoine collectivisé, on a toujours tendance à regretter l’époque où l’on élevait ses propres canards engraissés.
Faire allégeance aux politiques (démocratie représentative) ou légitime souveraineté du peuple = Démocratie Directe :
Le Rassemblement pour la Démocratie Directe travaille depuis plus de 20 ans sur les réformes institutionnelles (nationales, territoriales, européennes et mondiales) et constitutionnelles (VIe République pour la France)nécessaires à la mise en place de la Démocratie Directe sans déstabiliser le/les pays qui l’accepteront.
C’est pourquoi nous vous invitons, ainsi que tous vos ami(e)s, à visiter sans tarder le site du RDD (dans sa totalité – sur la page d’accueil cliquez sur le sommaire) avant qu’il ne soit trop tard. Adresse du site : http://www.rdd-france.com
Le temps des paroles est terminé… il faut passer à l’acte et faire des propositions réalistes sur le fonctionnement de la DD ! Dans le cas contraire, nous serions la risée de la politique qui contrôle le monde et qui fera tout son possible pour nous mettre “des bâtons dans les roues” !
Il faut créer dans tous les pays des organisations de résistants (associations, mouvements politiques, etc.) qui auraient pour but de s’investir politiquement pour faire connaitre la DD à nos concitoyens et, pourquoi pas, avoir des élus qui pourront peser dans les décisions qui permettraient de mettre en place la DD.
Il faut agir vite avant que le monde ne devienne un véritable champ de bataille… voire le chaos !
A bientôt.
Bien amicalement.
Kevin LONE
Raisonnement idiot. La société souffre de ses inégalités car les inégalités sont souvent et d autant plus aujourd’hui le fruit du hasard : hasard qui fait que nous naissons dans des conditions matérielles et socioculturelles différentes qui déterminent pour une bonne part notre inscription plus ou moins difficile dans le tissu social. Vous dites : le socialisme mène a la faillite car il décourage l effort, mais quel effort faut il faire pour hériter de ses parents? L effort est décourage il est vrai dans notre pays par la montée des inégalités : a quoi bon passer des diplômes, travailler a l école pour suivre votre exemple, si les places sont réservées a ceux qui bénéficient des privilèges de l héritage de classe? Raisonnement idiot donc qui prend appui sur l idée naïve du libéralisme forgée au 18eme siècle selon laquelle les hommes différent entre eux du seul point de vue de leurs talents innés d où la métaphore tout aussi naïve et fausse de la performance sportive pour illustrer les inégalités sociales.