
En répétant toute la journée que le pouvoir politique est « à la botte » du pouvoir financier, les journalistes et les représentants de l’opposition se gargarisent d’une lotion certes sucrée, mais confondante de mauvaise foi (ou chez les plus simples, de sottise). En effet, comment donner des leçons de morale aux marchés le matin, et y faire la manche l’après midi ?
Quand même à gauche, on cite le général de Gaulle (qui inspire aujourd’hui jusqu’à Arnaud Montebourg) comme modèle de défiance vis-à -vis des « pouvoirs financiers », on oublie un peu vite que le Général-Président pouvait se le permettre pour une raison très simple : zéro déficits.
Un état qui se finance tout seul peut effectivement gourmander les acteurs de la finance, mais comment imaginer faire les gros yeux au marché alors que nous en sommes structurellement dépendants depuis 35 ans ? Comment se sentir libre vis-à -vis de son créancier quand le remboursement des seuls intérêts de la dette est le premier budget de l’Etat, devant celui de l’éducation ?
Les discours volontaristes en la matière, sont du niveau de l’adolescent qui crie « indépendance ! » à ses parents, en leur demandant de l’argent pour s’acheter ses baskets.
Il faut faire un choix : emprunter la moitié du budget de l’Etat tous les ans aux conditions qui nous seront offertes et ne pas espérer un centimètre de marge de négociation, ou bien faire un énorme ménage dans la dépense publique, diminuer la taille de l’Etat de moitié, réduire le déficit à zéro, et retrouver l’indépendance, seule condition de la liberté de ton et d’action face au marché.
Il n’y a pas de troisième voie. Le reste n’est qu’incantation, et déni de réalité. Et comme on le sait depuis 1924, la réalité est décidément très têtue.
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Les politiciens français de l’establishment passent leur temps à stipendier les marché financiers, or toute leur carrière repose précisément sur les marchés financiers.
En effet si les marchés financiers n’existaient pas, les politiciens n’auraient plus de moyen de financer leur incompétence et leur démagogie.
Il faut retrouver le droit régalien de battre monnaie et ne plus devoir d’intérêts à personne. En sortant, de l’UE, de l’OTAN, en retrouvant le contrôle des frontières, en mettant en place un protectionnisme raisonné, en mettant un terme aux gabegies des élites, etc on devrait pouvoir se passer d’eux. C’est un choix à faire entre le nouvel ordre économique mondial que l’on tente de nous imposer et le réveil des nations, pour reprendre les termes de l’ami Soral.
Bonjour,
Excusez moi, mais d’où tenez-vous l’idée qu’il faudrait “réduire les dépenses publiques”, “diminuer l’état de moitié” et “faire zéro déficit” ?
J’aimerai comprendre comment on en arrive à un tel niveau de dogmatisme. Ne prenez vraiment pas mal mon intervention car j’attend maintenant une réponse claire et simple : D’où tenez vous cette théorie là ?
Moi je suis d’accord avec vous sur certains points, mais vous allez tellement loin dans la caricature du faux libéral qui pense qu’il faut un état minimal (ça fait même penser, en poussant un peu, à la branche ultraminoritaire des libertariens aux US, qui voudraient carrément pas d’état du tout).
Donc j’aimerai bien comprendre comment ne pas faire de déficit quand on doit soutenir l’infrastructure de tout le territoire, investir dans de nouvelles voies de communications, etc.
En attendant de vous lire,
Cordialement,
Super l’attaque ad hominem, donc si on constate que les instances du pouvoir financier dictent leur volonté aux politiques économiques, c’est qu’on est de mauvaise foi… En guise de réponse à des idées reçues, vous vous fondez vous-mêmes sur d’autres idées reçues. C’est génial vous attaquez les gens de “l’opposition” en présupposant leur mauvaise foi voire leur sottise plutôt que d’analyser rationnellement leur argumentaire.
Pathétique…
Il y a 2 problèmes liés au déficit puis à la dette.
1. Déficit
Lorsque l’on parle du déficit, on évoque immédiatement le fait de baisser les dépenses. Cependant le déficit est la balance entre les recettes et les dépenses, alors pourquoi ne pas parler des recettes que l’on a fait baisser en particulier depuis 2007 où d’énormes ristournes fiscales ont été octroyées à ceux qui centralisent déjà , la richesse. L’argumentaire est usé jusqu’à la corde : réduire le cout du travail c’est créer des emplois, on voit depuis 20 ans que c’est archi faux, tout gain dans le bilan des entreprises ne sert ni à embaucher, ni à augmenter les salaires, ce gain va directement dans la poche des actionnaires.
2. Dette
Du coup la dette augmente.
Alors si les états empruntent à ceux qui possèdent, cela veut dire que l’argent ne se trouve pas là où il le faudrait. Car avec le jeu des intérêts, ceux qui possèdent vont posséder encore plus et la situation va en empirant.
C’est le fameux problème des 1% qui possèdent 30% des richesses, c’est une aberration.