A la demande de plusieurs d’entre vous, nous publions finalement d’un coup l’interview intégrale de Rama Yade, d’abord partie par partie, et à la fin la vidéo intégrale, donc rendez-vous directement à la fin si vous voulez la regarder d’un trait. Sinon, picorez les parties qui vous intéressent le plus.
Partie 1/13 : Au sujet de votre inscription sur les listes électorales (1 min 31 sec) :
http://www.dailymotion.com/videoxnolpz
Partie 2/13 : Rama Yade anti-système ? (4 min 40) :
http://www.dailymotion.com/videoxnolq7
Partie 3/13 : Comment changer le système ? (1 min 53) :
http://www.dailymotion.com/videoxnolqm
Partie 4/13 : Marine le Pen doit-elle avoir ses 500 signatures ? (2 min) :
http://www.dailymotion.com/videoxnolqr
Partie 5/13 : A propos des attaques du site Atlantico (2 min 56) :
http://www.dailymotion.com/videoxnom0a
Partie 6/13 : Retour sur la polémique du plagiat (3 min 09 sec) :
http://www.dailymotion.com/videoxnosq7
Partie 7/13 : A propos de l’expression “nègre littéraire” (2 min 52 sec) :
http://www.dailymotion.com/videoxnot66
Partie 8/13 : Sur le politiquement correct (4 min 46 sec) :
http://www.dailymotion.com/videoxnotz9
Partie 9/13 : Sommes-nous en démocratie ? (4 min 37 sec) :
http://www.dailymotion.com/videoxnow1x
Partie 10/13 : Pourquoi se présenter à des élections ? (2 min 13 sec) :
http://www.dailymotion.com/videoxnowyd
Partie 11/13 : Quel changement pour la France et pour l’Europe ? (6 min 28 sec) :
http://www.dailymotion.com/videoxnoxmf
Partie 12/13 : Soutenir un candidat à la présidentielle ? (1 min 40) :
http://www.dailymotion.com/videoxnoxtt
Partie 13/13 : Quelle stratégie pour la France en 1 mot ? Révolution ! (11 min 11 sec) :
http://www.dailymotion.com/videoxno4hu
Et enfin la vidéo intégrale (48 min 23 sec) :
http://www.dailymotion.com/videoxnoguy
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Cette interview “intégrale” ainsi que celle de JP Petit sur ITER auraient pu faire partie des “petits plus” offerts aux souscripteurs… Par exemple… Ca va bientôt faire 1 an que j’ai souscrit et je pense ne pas renouveler.
@sylvain
tant pis pour vous, si vous n’avez pas compris l’intérêt qu’Enquête & Débat continue, ne renouvelez pas, et encouragez un maximum de gens à ne pas renouveler, avec des messages comme celui-ci, vous aurez tout gagné. On a déjà laissé privée des vidéos, elles sont vues par 30 personnes. Autant ne pas les diffuser du tout.
@ Sylvain, si vous ne comptez pas vous réengager, vous pourriez avoir l’élégance de ne rien dire. Enquête & Débat est un média de très grande qualité qui n’a rien à envier à de grosses machineries comme LePoint.fr, ou d’autres sites avec de gros moyens. Et je pense le plus sincèrement du monde qu’il mérite amplement d’être soutenu. Je pense que vous ne vous rendez pas compte du travail, de l’énergie que ça peut demander d’alimenter un site d’information quotidiennement sur un an.
Cette interview est vraiment bien. Rama Yade parle comme elle respire. Quelle fraîcheur ! Quand la plupart ment au peuple et parle franchement dans les allées du pouvoir, elle fait l’inverse : elle parle franchement aux caméras, et se fait diplomate au milieu des puissants.
Elle est raciste car elle croit qu’un blanc ne peut pas représenter un noir au Parlement et qu’un blanc ne peut pas être représenté par un noir au Parlement !
Mis à part, donc, son opinion doucereusement raciste, elle parvient en 1 heure d’interview à ne rien dire, à ne rien penser !
En République la politique est donc la voiture balaie des diplômés sans emplois de grandes écoles.
En démocratie les élus ne sont pas payés (en Suisse), en démocratie Rama Yade n’existerait donc probablement pas.
Elle m’est sympathique mais bon, elle pense la “révolution” en terme de personne et non en terme d’institutions, et donc elle n’a pas compris.
@Théophraste
votre argument sur le blanc qui peut représenter un noir est recevable, mais ce n’est pas du racisme, plutôt du racialisme, enfin bref. Par ailleurs le fait qu’il n’y ait aucun noir ou arabe à l’Assemblée Nationale ne vous interroge-t-il pas sur cette oligarchie d’hommes et de femmes blancs de 50 à 60 ans qui gardent le pouvoir, cumulent les mandats, empêchant de nouveaux entrants ? D’ailleurs je pense qu’il y a plusieurs députés noirs à l’Assemblée, me vient en tête le nom de Mme Taubira et un autre député d’Outre-Mer, mais la question reste valable. L’oligarchie est bien blanche, bien vieille, et sort souvent des mêmes grandes écoles. Au moins aux US un ancien catcheur peut devenir gouverneur, un noir peut devenir Président, un jeune peut faire fortune (Facebook ou autres), en France c’est sclérosé à mort. Il ne s’agit pas de défendre la couleur de peau, mais au sens strict la diversité, qui est le contraire de l’oligarchie, non ?
L’oligarchie est bien blanche, bien vieille
La question de l’âge est en effet très problématique. Nous sommes en gérontocratie…
@Thomas Ferrier
Et pourquoi croyez-vous qu’ils ont mit le départ à la retraite à 65 ans? Pas par rapport aux retraites, mais parce que si vous regardez bien les ” Jeunes élus” que les partis présentent- maires, dépûtés, sénateurs- sont de cette tranche d’âge!
@Jean
Et qu’il est curieux de constater que les médecins composent le plus grand nombre d’élus.
@ Théophraste
« En démocratie les élus ne sont pas payés (en Suisse) »
Ceci n’est pas exact.
Au niveau fédéral, le parlement suisse est un parlement de milice. Cela veut dire en théorie qu’au parlement, dans ce système politique unique au monde, l’amateurisme est une règle.
Chaque élu au parlement exerce une activité professionnelle annexe, et son mandat en tant qu’élu sous la coupole fédérale n’est qu’une activité de milice, pour le bien de la Confédération et de ses habitants. Une manière d’éviter de voir les egos enfler, afin que l’intérêt personnel ne prime pas sur l’intérêt général. Voici pour la théorie.
Dans la pratique, chaque élu est rémunéré. Et à chaque nouvelle législation, on remarque qu’il y a de plus en plus d’élus qui se « professionnalisent », leur mandat devenant leur activité principale, tout en ayant plusieurs autres mandats dans le privé. L’Etat octroie la somme d’un peu plus de 30 millions de Francs Suisses pour rémunérer les 200 élus du Conseil National et les 46 élus du Conseil aux Etats, par rapport à leur présence en sessions et commissions diverses. Ce qui est normal. Personne ne songerait à être élu à Berne bénévolement. Pour être plus précis, voici un extrait d’un article paru le 27 décembre 2011 dans la Tribune de Genève :
« Les parlementaires ont haussé leurs indemnités de 1,3 million et leur retraite de 700 000 francs.
Les parlementaires sous la Coupole fédérale n’ont pas eu la patience d’attendre le Père Noël le 24 décembre. Deux jours plus tôt, le Conseil des Etats a approuvé une hausse des revenus et des frais en faveur de tous les parlementaires. La contribution annuelle passe ainsi à 33 000 francs (+1250 fr.), l’indemnité annuelle à 26 000 francs (+1000 fr.) et l’indemnité journalière à 440 francs (+15 fr.). Il faut savoir qu’un élu au Conseil national touche actuellement 77 000 francs en revenu imposable et 56 000 francs en frais non imposables. Soit en tout 133 000 francs par année. Ce montant comprend son revenu de parlementaire et ses frais de transport, d’hôtel ou de repas. Un conseiller aux Etats touche, lui, un peu plus car il a davantage de travail en commission. Il reçoit 90 000 francs imposables et 62 000 francs pour ses frais (non imposables). Soit un total de 152 000 francs par année.
La majorité des élus estime que ce n’est plus suffisant vu l’augmentation du coût de la vie. Certaines de leurs indemnités n’ont pas été adaptées depuis des années. Pankraz Freitag (PLR/GL) ajoute que le travail des parlementaires augmente, que le personnel de l’Administration fédérale a aussi eu droit au renchérissement et que la Suisse se porte bien financièrement comparée à nos voisins. L’augmentation proposée se monte à 4% et coûtera à la Confédération 1,3 million. Aujourd’hui, les revenus et frais des 246 parlementaires bernois coûtent 30 millions par année à la caisse fédérale. »
Chaque élu reçoit également un abonnement annuel de train en 1ère classe, chaque année.
Les sept Conseillers Fédéraux sont bien évidemment plus rémunérés et peuvent être considérés comme des professionnels, car ils sont à 100% engagés dans leur tâche.
Toutes autres personnes travaillant au parlement sont des fonctionnaires d’Etat.
Au niveau cantonal, le gouvernement se compose du Conseil d’Etat (exécutif), avec quelques conseillers d’Etat et du Grand Conseil (législatif), avec un grand nombre de députés.
Au niveau communal, on trouve un conseil communal (exécutif) avec quelques conseillers communaux, et le conseil général (législatif), avec un nombre important de conseillers généraux.
Au niveau cantonal, seuls les Conseillers d’Etat peuvent être considérés comme des professionnels, avec une rémunération allant jusqu’à environ CHF 250’000.- par an (+ moults avantages). Ils peuvent également siéger à Berne, pour certains.
Tous les autres sont des miliciens.
Au niveau communal, tous sont miliciens.
Les rémunérations varient d’après la grandeur du canton et de la commune.
Les syndics (maires) des grandes villes sont le plus souvent professionnels, et n’exercent pas d’autre activité, si ce n’est un mandat politique à Berne. Les syndics de petites villes et villages sont des miliciens.
Concernant les revenus des élus et des maires dans les villes, villages, vous pouvez vous référer à l’article suivant :
http://largeur.com/?p=3367
Le vocabulaire de conseil communal, conseil général, syndic, maire, président, ministre, etc… varie d’un canton à l’autre. Idem pour la Suisse allemande et italienne. Mais le principe reste le même.
Il est important de savoir que n’importe qui peut siéger dans un exécutif ou au législatif, et au parlement. Il suffit d’être élu dans sa région et son canton.
Vous voyez ainsi que nos élus sont rémunérés, et même très bien rémunérés selon les cas.
Il n’est pas rare de voir les élus socialistes et verts en tête des rémunérations. Certains cumulaient même des mandats de Conseiller d’Etat dans leur canton et de Conseiller aux Etats à Berne, avec une rémunération de près d’un demi-million de Francs Suisses, tout en n’étant présent qu’à 50% dans chaque exécutif, mais ceci est une autre histoire…
Pour info supplémentaire, voici ci-dessous un article paru dans Le Temps du 5 mai 2010 :
Le parlement de milice cher aux Suisses a de fait disparu
Sarah Bütikofer, assistante à l’EPFZ, et Simon Hug, professeur de science politique à l’Université de Genève, démontent un mythe ressurgissant à chaque débat sur les rémunérations
Les deux Chambres du parlement ont récemment voté l’augmentation des contributions aux groupes politiques au sein de l’Assemblée fédérale. Lors des débats, plusieurs intervenants ont évoqué le caractère de milice du parlement. Les partisans de la hausse de ces contributions y voient une occasion de renforcer ce système, alors que ses opposants considèrent qu’elle constitue une nouvelle étape vers un parlement professionnel.
Depuis quelque temps cette caractéristique propre au parlement suisse, qui a été clairement voulue lors de la fondation de l’Etat fédéral et qui a ensuite été approuvée à plusieurs reprises, est mise en question par les milieux politiques et les politologues.
Les études réalisées dans les années 1970 par Henry Kerr et 1980 par Alois Riklin et Silvano Möckli concluent que le caractère de milice du parlement est de plus en plus fortement voué à la disparition. La première étude montrait que, dans les années 1970 déjà , seul un quart environ des conseillers nationaux et aux Etats consacrait en moyenne moins d’un tiers de leur temps de travail aux activités parlementaires. La deuxième étude a démontré que cette proportion a encore diminué au cours des années 1980. Parmi les parlementaires, disent-ils encore, seulement 10% pouvaient encore être considérés comme de vrais parlementaires de milice. En parallèle, la proportion de politiciens professionnels est en augmentation constante.
Une enquête récente financée par le Fonds national suisse de la recherche scientifique et réalisée auprès des membres du Conseil national et du Conseil des Etats confirme que le système de milice a largement cessé d’exister. Le taux de réponse de l’enquête était de 65%. Trente-deux sur 46 conseillers aux Etats ont participé, de même que 128 sur 200 conseillers nationaux.
Les conseillers nationaux interrogés consacrent en moyenne 57% de leur temps de travail aux activités parlementaires. Comparé au résultat des années 1970, on ne note qu’une légère augmentation. En revanche, la charge de travail moyenne au sein du Conseil des Etats a fortement augmenté au cours des quarante dernières années. Les membres de la Chambre des cantons consacrent en moyenne 67% de leur temps à leur mandat parlementaire et par conséquent peuvent être considérés comme des politiciens à plein-temps. Tandis qu’on trouve encore 10% de parlementaires de milice au sein du Conseil national, ceux-ci ont disparu du Conseil des Etats.
Notre enquête montre aussi qu’il y a des différences considérables entre les groupes parlementaires. En comparaison avec les membres des groupes dont les partis sont représentés au Conseil fédéral, ceux des petites formations consacrent en moyenne plus de temps à leur mandat. Ceci s’explique d’une part par le fait que les groupes parlementaires (et notamment les partis gouvernementaux qui ont des relais au sein du gouvernement et de l’administration) ont un accès facilité à l’information. D’autre part, les élus professionnalisants font profiter à tous les autres leur accès étendu à l’information. Ainsi, la légère diminution observée du temps de travail des membres des groupes parlementaires radical-libéral et socialiste est sans doute aussi due à cet effet.
Au sein du Conseil aux Etats, la situation se présente différemment. Avec le temps, la charge de travail parlementaire a augmenté pour tous les membres. On observe également que les différences de charge de travail entre les partis politiques sont minimes et varient de 63% (PDC) à 71% (PRD).
Cette charge de travail importante réduit évidemment le bassin de recrutement des membres du parlement suisse. Notre enquête démontre que le pourcentage des membres des deux Conseils qui sont employés ou ne peuvent pas librement arranger leur temps de travail est infiniment petit. Les indépendants, en revanche, forment de loin le plus important groupe professionnel au parlement: 35% au Conseil national (21% dans les années 1970) et même 57% (23% dans les années 1970) au Conseil des Etats. Comparé aux 13% d’indépendants au sein de la population, selon l’Office fédéral de la statistique, on note une différence considérable.
Ceci montre clairement que le mandat politique est devenu une profession à part entière au cours de ces dernières décennies, même au sein du parlement de milice. Ceci vaut aussi lorsqu’on considère les indemnités touchées par les parlementaires. Les revenus des politiciens ont augmenté en même temps que leur charge de travail au parlement.
Au moment de la fondation de l’Etat fédéral, les parlementaires recevaient une indemnité journalière pour chaque jour de session et leurs frais de déplacement à Berne leur étaient remboursés. Après plus de 20 révisions de la loi fédérale et des ordonnances concernées, les indemnités ont été ajustées pour correspondre aujourd’hui au salaire annuel d’un employé bien qualifié.
Ainsi, à la fois l’augmentation de la charge de travail et les rémunérations directes touchées par les parlementaires démontrent que le parlement fédéral de milice est devenu une chimère en Suisse.
Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/35866cfc-57bb-11df-a088-8daf303d6575%7C0
RamaYade est une gamine qui a su profiter intelligemment des opportunités de la discrimination positive. Quant-à son raisonnement, il se résume en une tautologie. Hors de ses propos creux, qu’apporte-t-elle de plus si ce n’est un certain charme exotique, qui aujourd’hui, telle une mode, a fini par lasser. Dans quelque temps, qui se souviendra encore de Rama Yade ?
@King Flo
médecins ou avocats ou hauts fonctionnaires ?
“[...] encouragez un maximum de gens à ne pas renouveler, avec des messages comme celui-ci, vous aurez tout gagné.”
“si vous ne comptez pas vous réengager, vous pourriez avoir l’élégance de ne rien dire”
Voici un bel exemple de liberté d’expression….
@sylvain
bein voyons, si vous voulez me faire la leçon sur la liberté d’expression, vous n’avez rien compris au site, je suis même étonné que vous ayez souscrit un jour, franchement, avec des remarques pareilles, vous vous faites plaisir mais vous faites perdre le temps de tout le monde.
Je déteste cette femme. Tout sonne faux chez elle.
même lorsqu’elle répond ” Même si je ne suis pas d accord avec ce qu elle dit elle a le droit de le dire” au sujet des signatures de MLP cela sonne totalement faux.
@Jean :
Y aurait-il un problème s’il n’y avait que des élus aux cheveux roux à l’Assemblée ?
Qu’elle différence entre le racisme et le racialisme ?
Admettons que dans une France majoritairement blanche il n’y ait pas un seul blanc au Parlement, où serait le problème ?
Admettons qu’il n’y ait pas un seul blanc dans l’équipe de France de foot, où est le problème ?
Lorsque on pense en terme de civilisation on exclut les paramètres raciaux, physiques…
Le problème n’est pas le manque de noirs à l’assemblée ou le manque de blancs dans l’équipe de foot, le problème est l’absence de tout pluralisme politique à l’assemblée (absence de proportionnelle intégrale etc.) et l’absence de membres dépositaires de la civilisation occidentale dans l’équipe de France de foot !
Ribéry est blanc mais il a fait le choix de renier la civilisation occidentale, des Ribéry au Parlement il n’y a que cela, par contre, des noirs qui renient l’africanisme pour choisir la civilisation occidentale il n’y en a aucun au Parlement et aucun dans l’équipe de France de foot… alors même qu’il en existe des centaines de milliers dans notre pays…
En démocratie on est par ce que l’on pense et par la civilisation à laquelle on choisit d’appartenir, non par le corps que l’on a ou par l’origine à laquelle on appartient.
Le problème n’est donc pas le manque de pluralité physique à l’Assemblée, mais le manque de pluralité politique !
Le régime républicain est le problème, pas l’absence de noirs ou de jeunes au Parlement, cela on s’en fou.
Un noir, un blanc, un roux, un arabe, un jeune, un vieux, un handicapé, une femme, un nain, un enfant même, me représente au parlement ou dans l’équipe de foot s’il en a la capacité “méritocratiquement”, s’il fait la preuve de son appartenance à la même civilisation que moi et s’il a le même projet politique que moi, le reste n’est que du racisme.
@Helvetix :
Je vous remercie pour ces riches précisions.
Cette rémunération ne fut-elle pas proposée à l’origine pour couvrir uniquement les frais d’étude et d’enquête des élus ?
Ces sommes demeurent quasi nulle en comparaisons de ce que touchent les élus des USA, où ils touchent une rémunération + des enveloppes pour frais d’études et d’enquête qui se chiffres en millions… chaque sénateur finançant ainsi son propre cercle de conseillers…
Si les élus n’étaient intégralement pas payés, ils ne pourraient alors être payés que par les citoyens, les associations, les partis…, seuls des mercenaires ou des citoyens désintéressés feraient alors de la politique… dans le cadre de la proportionnelle intégrale…
Le peuple suisse voterait-il favorablement à un référendum d’initiative populaire abolissant les rémunérations des élus ?
@ Théophraste
“Cette rémunération ne fut-elle pas proposée à l’origine pour couvrir uniquement les frais d’étude et d’enquête des élus ? ”
- Je ne le sais pas. À la base, les élus du parlement, comme indiqué dans le texte précédent, recevaient une indemnité journalière pour chaque jour de session et leurs frais de déplacement à Berne leur étaient remboursés.
Il est très difficile de comparer la situation européenne et américaine. L’argent aux USA est encore bien plus présent, et même indispensable. Les lobbys y sont très puissants, par la force persuasive de l’argent.
Si les élus n’étaient pas payés, ce serait je pense la porte ouverte à une corruption institutionnalisée. Être payé par les citoyens ou les partis est utopique, et amène de criantes inégalités de traitement. Seuls les plus riches seraient présents, laissant les formations modestes sur le bas-côté. Une sorte de dictature en quelque sorte. Il est bien de laisser l’Etat s’en charger, à quota égal.
“seuls des mercenaires ou des citoyens désintéressés feraient alors de la politique”
- Il n’y aurait alors pas beaucoup d’élus au parlement… De toute façon ce critère est beaucoup trop subjectif pour être crédible.
Pour rester dans une comparaison européenne, avec les parlementaires nationaux des pays voisins de la Suisse, il s’avère que les élus italiens sont les mieux rétribués. Comparaison (en francs suisses) des revenus mensuels en France, en Allemagne, en Italie et en Suisse.
- Suisse: 10’160 francs (actuellement) et 10’603 francs (projet)
- France: 16’485 francs
- Allemagne: 14’627 francs
- Italie: 24’188 francs
“Le peuple suisse voterait-il favorablement à un référendum d’initiative populaire abolissant les rémunérations des élus ?”
- Personnellement, je ne pense pas que la population suisse voterait en faveur d’un traitement qu’elle n’aimerait pas subir elle-même. Pourquoi ne pas abolir alors le salaire du personnel médical dans un hôpital, puisque ce dernier travaille au bien-être de la société ? Le dévouement à autrui doit être bénévole … Je n’y crois pas.
Dans un autre registre, nous serons par contre invités à voter prochainement sur une initiative populaire fédérale intitulée “Contre les rémunérations abusives”. Elle concerne les rémunérations des top-managers des entreprises suisses cotées en Bourse. L’initiative populaire demande que les propriétaires privés (les actionnaires) puissent voter pour le montant global des rémunérations du conseil d’administration, de la direction et du comité consultatif. Ce ne doit plus être les collègues et les amis qui déterminent la rémunération personnelle, mais des membres indépendants désignés par l’assemblée générale dans le cadre du comité des rémunérations.
L’initiative interdit les indemnités de départ au « top-management », les primes en cas d’achat et de vente de sociétés, ainsi que les rémunérations à l’avance. L’assemblée générale doit décider des primes, du nombre de mandats en dehors du groupe ainsi que du montant des rentes et des crédits des top-managers. Les caisses de pension doivent être obligées de se prononcer, dans l’intérêt de leurs assurés, et dévoiler leur vote.
Concernant le parlement de milice dont j’ai parlé auparavant, voici un article du 13 décembre 2011 concernant le compte-rendu d’une séance au parlement suisse en décembre dernier :
“Le National pour un Parlement de milice
L’Assemblée fédérale doit rester un Parlement de milice. Le Conseil national a enterré mardi par 124 voix contre 38 une initiative parlementaire socialiste qui voulait la professionnaliser en augmentant la rémunération des députés.
Un parlementaire qui travaille reste en contact avec la population et est mieux à même de connaître les réalités du terrain, a plaidé André Bugnon (UDC/VD), au nom de la commission.
De plus, le Parlement de milice est un mythe: la moitié des membres du Conseil national se considèrent comme des députés semi-professionnels et un sénateur sur deux se définit comme professionnel.
Selon une étude internationale réalisée auprès de vingt membres de l’OCDE, le Parlement suisse est en outre celui dont le fonctionnement est le moins coûteux. Et les décisions de l’Assemblée fédérale ne sont pas moins bonnes que celles du Parlement allemand, qui est professionnel, a relevé Gerhard Pfister (PDC/ZG).
Le nombre de candidats qui se présentent aux élections fédérales montre que cette fonction est attrayante, a-t-il ajouté. De plus, il est difficile de retourner à la vie professionnelle après avoir arrêté toute activité pendant une dizaine d’années.
Possibles conflits d’intérêt
Andy Tschümperlin (PS/SZ) a défendu en vain l’initiative de Hans Widmer (PS/LU), qui a quitté le Parlement. Un conseiller national doit consacrer 50% de son temps à ce mandat et un sénateur 70%, a-t-il rappelé. De nombreux emplois sont incompatibles avec cette charge, si bien qu’aujourd’hui, les parlementaires sont surtout des indépendants ou des cadres. “Nos professions ne correspondent pas à celles de la majorité des électeurs”, a ajouté Andreas Gross (PS/ZH).
Comme les députés ne peuvent pas vivre de ces revenus, ils ont tendance à accepter des mandats qui peuvent représenter des conflits d’intérêts. Mais cet argument n’a pas convaincu le plénum.”
Jean, petit veinard
Moi aussi, je veux interviewer Rama.. ^^
@Helvetix :
Des “chèques politiques” comme des “vouchers” ou “chèques d’éducation”, versés à chaque citoyen devraient permettre de rémunérer les élus.
Ainsi, les élus n’étant pas directement rémunérés par l’Etat, mais par les citoyens, ces derniers ne seraient pas liés aux intérêts de l’Etat mais à ceux des citoyens.
De plus les citoyens insatisfaits de leurs élus pourraient décider de ne pas verser leurs “chèques politiques”, privant ainsi les mauvais élus de rémunération.
Le “voucher” ou “chèque d’éducation” est un système qui peut être généralisé à l’ensemble des relations entre l’Etat et le citoyen, contre les monopoles, contre l’Etat prédateur, contre la corruption et pour la rémunération à la performance…
Les peuples de suisse seraient-ils favorable à des “chèques de politiques” pour rémunérer les élus en lieu et place de la rémunération versée par l’Etat ?
@ Théophraste
Personnellement je préfère le système démocratique suisse à des chèques-citoyens qui rémunèreraient les élus. Ce système de chèque, je n’y crois pas une seconde.
Dans votre idée, remplacez le mot “chèque” par “vote”, et vous avez le système suisse.
Qui paie commande, dit-on. Je préfère dire : qui vote commande.
En Suisse, le peuple est le souverain. La rémunération que le citoyen octroie à l’élu, outre le fait qu’il paie des impôts, se traduit dans son vote. La sanction se traduit également dans son vote. Jusque-là , rien d’exceptionnel.
Rajoutez la démocratie directe, le droit d’initiative et de référendum, et les élus n’auront plus besoin d’une carotte au bout du bâton pour avancer dans le bon chemin. In fine, ce sera le citoyen qui aura le dernier mot, à tord ou à raison.
Et un vote populaire doit être respecté. C’est ce qui rend le système suisse démocratique. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas adhéré à l’Espace Économique Européen, et c’est la raison pour laquelle nous n’adhérerons pas à l’Union Européenne. Et c’est finalement la raison pour laquelle l’Union Européenne n’est pas une démocratie.
@Helvetix :
Je suis parfaitement d’accord, mais l’un n’est pas incompatible avec l’autre, les chèques pouvant être mis en place en plus de la démocratie directe, ils seraient un outil supplémentaire de démocratie qui permettrait de sanctionner les élus en cours de mandat, avant même les élections…
L’Etat n’est pas le peuple.
Lorsque l’Etat rémunère les élus, il corrompt les élus dans l’intérêt de l’Etat, contre l’intérêt du peuple.
D’où l’idée de “chèques citoyens” pour rémunérer les élus, pour replacer l’élu sous le contrôle des citoyens et non de l’Etat…
C’est comme si la rémunération d’un directeur d’entreprise n’était pas déterminée par les actionnaires, mais par lui-même !
Hors c’est bien la situation actuelle de l’Etat, les élus déterminent leur propre rémunération, qui n’est pas proportionnelle à la performance et sans contrôle du peuple…