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Intouchables : symbole de la France handicapée et assistée

4 décembre 2011, 21:06 Auteur : Jean 21 commentaires

Nul ne peut échapper au tsunami émotionnel qui submerge la France depuis 1 mois (11 millions d’entrées à ce jour), vous aurez deviné qu’il s’agit du film Intouchables dont nous allons parler. J’y suis allé plus pour essayer de comprendre le phénomène sociétal que pour assouvir un besoin impérieux, malgré les insistantes pressions exercées par certains de mes amis d’aller impérativement voir ce “chef d’œuvre”. Mais contrairement à mon collaborateur Christopher Lings, une fois encore, je vais devoir le contredire et expliquer en quoi ce film et surtout le succès incontestable qu’il rencontre symbolisent une France qui coule, lentement mais sûrement.

Le temps est à l’apologie du handicap au cinéma. Après la trisomie 21 (Le 8ème jour, qui avait connu son petit succès), après le bègue (Le discours d’un roi, grand vainqueur des Oscars 2011), c’est la tétraplégie qui fait recette ces dernières années, et particulièrement dans le cinéma français : Le scaphandre et le papillon, Lourdes et maintenant Intouchables. Mais à la différence des deux autres films sur ce sujet, Intouchables ne présente pas le tétraplégique comme un être qui se surpasse et qui fait des efforts pour s’en sortir, ou toucher au sublime malgré sa condition humiliante. Le tétraplégique d’Intouchables, qui se nomme lui-même “tétra” dans le film, est un super-riche qui a été victime d’un accident de parapente, et qui se plaint constamment de sa situation alors qu’il en est responsable. Contrairement à ce que prétendent toutes les critiques sur le film, qui sont quasiment toutes élogieuses, le handicapé n’est donc pas présenté sous un bon jour, bien au contraire.
Le spectateur ne sait pas comment il est devenu super-riche, il le constate simplement, et peut imaginer que le personnage joué par François Cluzet était un patron de banque, par exemple, ou un trader, enfin bref quelqu’un plutôt dans la finance, qui n’a donc pas mérité son immense fortune, surtout en ces temps de crise. Or la réalité est plus proche de l’idéal méritocratique : Philippe Pozzo di Borgo est le fondateur d’une grande société, Pommery. Pas d’idéal méritocratique non plus pour le personnage d’Abdel, le caïd des cités, qui a depuis “monté un business de poulets, un élevage industriel de 18.000 bêtes à 130 km au sud-est d’Alger”. Ce qui est mis en avant par le film est le statut d’assistés et d’handicapés de la vie des deux personnages, tout un symbole. En effet la France ne cesse de se complaire dans l’admiration des victimes et des assistés, comme le raconte notamment David Abiker dans son livre Le mur des lamentations. Dès lors, ce film déborde d’une mièvrerie absolument insupportable, où les bons sentiments et une musique larmoyante noient toute réflexion et empêchent du début à la fin le spectateur d’exercer son esprit critique.
La plongée dans l’émotion commence avec le titre, absolument incompréhensible. A moins qu’il soit fait référence à la caste des intouchables en Inde, mais la référence est si lointaine qu’on ne voit vraiment pas le rapport. Un super-riche, même en chaise roulante, ne saurait être comparé à un super-pauvre, exclu par toute une société, et rendu de ce fait intouchable… Le super-riche ne cesse par ailleurs d’être touché tout au long du film. Quant au caïd de banlieue, en quoi serait-il un “intouchable” ? On ne comprend pas, et il semble bien que tel soit le but des réalisateurs du film. Méfions-nous malgré tout, car derrière toute absence de sens apparent, un sens bien réel perce, et s’impose de façon insidieuse, et inconsciente la plupart du temps.
Par exemple, cette absence de méritocratie, pourtant bien tangible dans la vie réelle des personnes dont l’histoire est portée à l’écran, ce qui nous est rappelé dès le début du film. En lieu et place de la méritocratie, on diabolise le super-riche, dont on ignore comment il l’est devenu, ce qui rend sa fortune suspecte, et on le dépeint comme un acariâtre, qui ne prend pas son handicap avec philosophie mais comme un poids insurmontable. Pire que cela encore, la leçon est donnée au super-riche, qui d’une part est tétraplégique (bien fait pour lui), et qui d’autre part est dépendant des autres, assisté à 100%. Et cela l’oblige à devenir altruiste, et notamment envers un p’tit gars des cités, et toute sa “culture” (ou plutôt son absence manifeste de culture). Dès lors qu’il est bloqué sur une chaise roulante et qu’il accepte de se faire assister de ce “jeune”, à qui il va de plus faire gagner de l’argent, il peut devenir éminemment sympathique. Mais souvenez-vous bien, chers spectateurs, un super-riche n’est sympathique que s’il est tétraplégique.
Le petit caïd, lui, est une caricature de l’étranger dont la société française ne s’occuperait pas assez. Un autre assisté donc. Voyez à quel point il était pauvre, malheureux, violent et voleur quand il était dans sa cité, coincé dans sa famille d’une dizaine d’enfants ! Voyez à quel point il est riche, éduqué, travailleur et heureux (mais toujours violent) quand il se trouve dans un manoir de vingt-cinq chambres, avec une salle de bains pour lui tout seul, des peintures de maître accrochés aux murs, et des repas servis par un cuisinier privé. Vous avez compris ? Non ? C’est pourtant simple : l’individu n’est pour rien dans sa réussite sociale, ni par son travail, ni par son courage, ni par ses efforts, ni par son mérite. C’est la loterie totale : vous êtes bien ou mal né, tout le reste en découle, ou presque. Presque, car si vous avez la chance de croiser la route d’un super-riche et tétraplégique (hasard assez improbable, il faut bien le reconnaître), alors vous avez peut-être une chance de vous en sortir.
On retrouve tous les clichés sur l’immigré, qui vaut mieux que tous les blancs et tous les diplômes du monde, les blancs étant quasiment tous ridiculisés dans le film, des aides recalés du super-riche tétraplégique (incompétents, bourrés de diplômes mais dénués d’empathie et d’assurance) jusqu’à sa famille (une fille suicidaire, son copain soumis et peureux) et au personnel de maison (une lesbienne, une dépressive). Par ailleurs les proches du tétraplégique ne sont que des caricatures de grands bourgeois évoluant loin des dures réalités que l’immigré et sa famille connaissent si bien. La mère du petit caïd n’est-elle pas une travailleuse, qui se lève tôt et revient tard de son boulot de femme de ménage (et peu importe pour les gamins qu’elle laisse ainsi à leur propre sort) ? Les super-riches ne travaillent pas, on ne les voit pas travailler en tout cas, et l’argent coule à flots, y compris pour des Å“uvres d’art grotesques qui se vendent à plus ou moins 10 000€. Et hop, encore une critique des super-riches au passage.
Le caïd, lui, est l’incarnation de la violence, du machisme, du sexisme et du sexe rapide et facile. Il tape ou menace les récalcitrants, et ça marche, puisque tout le monde se la ferme et accède à ses accès de brutalité. Le tétraplégique apprécie d’ailleurs cette violence, car elle lui permet de retrouver sa puissance d’antan, quand il méprisait tout le monde et les réduisait à de simples exécutants. Le spectateur est donc invité, sous prétexte d’empathie avec ce pauvre tétraplégique et ce pauvre petit jeune des banlieues, à apprécier la violence et l’intimidation.
Il est également invité à apprécier la banalisation de la tentative de suicide chez les jeunes, puisque ce jeune des cités se moque ouvertement de la fille du super-riche qui vient de tenter de se suicider. Après tout, les jeunes qui tentent et qui souvent parviennent à se suicider de nos jours ne sont-ils pas stupides, et dignes de moquerie, surtout s’ils sont super-riches ?
A l’immigré, par contre, on pardonne tout : sa violence, mais aussi ses mensonges. Le film démarre d’ailleurs sur une série de mensonges, impliquant la police (encore des blancs stupides) et la sécurité de dizaines de personnes conduisant paisiblement sur le périphérique. La même scène sera d’ailleurs répétée à la fin du film, au cas où on n’aurait pas suffisamment compris. Mais ce n’est pas grave, puisque là aussi on joue sur le handicap du super-riche, avec l’assentiment de celui-ci, pour violer la loi dans l’impunité la plus totale. Dans une autre scène, le jeune caïd vire de sa voiture un conducteur, en lançant son portable dans le caniveau, et en le menaçant, mais la police ne sera pas appelée à la rescousse, on ne constate aucune suite à cette violence, aucune plainte ni aucune perquisition, bref l’impunité est totale.
L’autre gros mensonge du film vient du fait que le personnage d’Abdel est joué d’une part par un comique reconnu, ce qui le rend d’autant plus sympathique, mais d’autre part par un noir. Or Abdel est arabe ou berbère, et vraisemblablement musulman, comme l’immense majorité de nos compatriotes d’origine algérienne. Or vous ne verrez aucune référence à l’islam dans ce film (mis à part une femme en burqa au début et une ou deux femmes avec un voile), ce qui est une véritable gageure puisque de très nombreuses scènes sont tournées dans la cité où est censé vivre le jeune caïd. On comprend mieux le choix du réalisateur pour un personnage noir, donc potentiellement éloigné de l’islam, plutôt qu’un personnage arabe qui aurait pu susciter moins d’empathie de la part du public (Jamel Debbouze n’était pas l’homme de la situation, étant lui-même handicapé). La famille nombreuse du jeune caïd étant noire, on lui pardonne plus facilement qu’à une famille musulmane, de même pour le dealer de drogue, et tant d’autres choses. La communauté noire n’étant pas organisée en France, elle n’est pas en mesure de dénoncer de façon audible la stigmatisation des noirs dont ce film serait responsable, famille nombreuse, recomposée, mère irresponsable, absence d’éducation et d’ordre, etc. Par contre, placez la même famille dans un contexte musulman, et vous verrez si les UAM93, CFCM et autres UOIF ne vous seraient pas tombés dessus, sans parler des excités capables de mettre le feu à un Charlie Hebdo, que ces excités soient musulmans ou pas d’ailleurs. Avec les noirs, on est tranquille, on peut rigoler, depuis Michel Leeb on en a la preuve, y compris quand il s’agit de la traite négrière (cf le film Case Départ).
Le plus détestable, finalement, vient du fait qu’on ne rit pas, que les “blagues” sont plutôt rares et d’un niveau plutôt inférieur à Omar et Fred, sur Canal+ (Omar Sy de Omar et Fred étant l’acteur jouant le petit caïd), c’est dire. Tant les “vannes” que le déroulé de l’histoire s’anticipent facilement, 10 secondes ou 10 minutes à l’avance selon les cas, puisque l’histoire est plus prévisible que la neige en hiver à Avoriaz. Et la dernière scène peut quasiment être anticipée dès le premier tiers du film, c’est dire.
Je ne suis pas sorti au bout d’un demi-heure car je voulais voir de mes propres yeux à quel point ce “phénomène” était réel, bien écouter les rires multiples et souvent hystériques de la salle pleine, moi qui n’ai pas ri une seule fois, et bien essayer de comprendre comment une telle apologie du handicap et de l’assistanat pouvait être possible dans un pays comme le mien. Allez donc voir ce film si vous voulez déprimer, sinon n’y allez pas et préférez un bon livre, comme La grève d’Ayn Rand ou encore la biographie de Steve Jobs, vous y trouverez des valeurs positives et resterez éloigné de la mièvrerie dégoulinante d’Intouchables. Et pour terminer, voici la preuve qu’un handicapé peut faire rêver :

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Categories : Culture

21 commentaires

  1. King flo dit :

    @Jean

    Il existe une communauté noire en Algérie!

  2. Pascale dit :

    Votre article me conforte dans l’idée que je me faisais a priori sur ce film qui, bien entendu, a du être subventionné par nos sous. On est bien loin des Audiard, Carné, Granier-Deferre, Verneuil (et j’en oublie une flopée) qui resteront à jamais gravés dans l’histoire cinématographique française pour avoir produit des chefs d’Å“uvre.

    Ce film doit être bourré de clichés du style de ceux que l’on lit dans les mauvais romans policiers : le gentil boit son café noir et sans sucre, et le méchant le boit au lait et sucré.

    De la guimauve sirupeuse et inconsistante.

  3. “Allez donc voir ce film si vous voulez déprimer”. C’est plutôt cet article qui me déprime.

    J’ai trouvé ce film très agréable, il fait passer un bon moment où j’ai beaucoup ris, comme toute la salle d’ailleurs. Rares sont les films où le public rit autant. Si tu étais tout seul à tirer la tronche, peut-être faut-il te poser des questions…

    J’ai pris le film comme il venait tout en gardant mon esprit critique. Il m’a fait passer un très bon moment. Si les autres gens se sont fait endoctriner par une éventuelle idéologie perverse, c’est leur problème.

    Merci en tous cas d’avoir écrit cet article bien argumenté pour répondre au mien. C’est la force d’Enquête & DEBAT. Désormais les gens pourront se faire un avis en lisant nos deux critiques (positive et négative). Mais je te reproche de trop décortiquer le film et de trouver un sens caché derrière chaque scène, chaque regard, chaque parole… c’est trop.

  4. Alex dit :

    Merci, Jean, exactement les questions que je me suis posées avant d’aller voir le film (et je ne perdrai donc pas mon temps au cinéma):
    - qui est intouchable?
    - qu’est ce que cherche à démontrer le film
    - pourquoi le réalisateur a “modifié” les personnages, alors que le scénario est supposé être basé sur une histoire réelle, comme on nous l’a bien fait savoir

    Apparemment les tenants du politiquement correct font un carton au cinéma actuellement, je fais référence à “Polisse”, dans lequel la manipulation, pour être constante, est moins grossière…

    In fine, c’est un très mauvais message à envoyer aux enfants issus de l’immigration, car cela leur laisse supposer que les français non issus de l’immigration (sic) sont dégénérés et se laisseront diriger, et les lendemains des partisans de ce discours risque d’être compliqué…

  5. sylvain dit :

    > la biographie de Steve Jobs, vous y trouverez des valeurs positives

    Est-ce une façon subliminale de parler de la séropositivité de l’intéressé qu’à annoncé Wikileaks ?

  6. Henri dit :

    Le film est bien joué, voilà , par les s deux acteurs qui ont l’air de s’amuser c’est tout et on rit. Maintenant comme presque tout le cinéma français, il reste à la surface des choses, ce n’est pas du John Ford . Inutile donc de fair uen critique idéologique élogieuse sur le gentil noir u aidant le pauvre riche ou à l’inverse y dénoncer des clichés ressassés sur les français tétraplégiques, C’est passer à coté du film de tout film qui n’est jamais un message idéologique mais le dévoilement des âmes.
    Remarquons que les autres candidats sont bien croqués, plein en d’une bonne volonté touchante mais insupportable en volonté un peu gnangnan ; Cela reflète bien notre esprit actuel
    Ce film supporterait-il une seconde vision. Non je ne crois pas, la magie s’évaporerait vite devant une histoire convenue, qui ne creuse ni les caractères ni les destins, c’est donc un bon film de divertissement, ne lui demandons pas plus,
    Inutile de se battre pour ou contre maintenant

  7. Alf dit :

    Pas de bras, pas de chocolats !
    hahaha !!

  8. lazerque dit :

    ah quand même ! ouf je n’ai pas revé ! dés la bande annonce il me semblait avoir compris le sens subliminal derriere la comédie..

    je n’irais pas voir ce film même si il est sympathique au premier degré.

  9. patrice lamy dit :

    e suis d’accord avec C Lings sur ce sujet ;ce film n’est qu’un divertissement pas besoin d’aller chercher midi a quatorze heure et Steve Jobs et les valeurs positives là non il ne faut pas pousser mémère dans les orties si nous voulons des modèles de vie voyons plutôt du coté de Marc Gentilini par exemple !

  10. Alexis dit :

    Je suis entièrement d’accord avec cette article, et c’est a Christopher de se poser des questions : fait-tu partie du troupeau de mouton décérébrés qui rie quand ont fait prout ?

  11. Pierre dit :

    Philippe Pozzo di Borgio n’est pas un exemple de méritocratie, si il a dirigé le groupe Pommery il ne l’a pas crée (c’est une maison de champagne fondée en 1858), sa fortune il l’a doit à un immense héritage !

  12. King flo dit :

    A force de trop intellectualiser on passe a côté de quelque chose. Ensuite, si on caricature le raisonnement de Jean alors “Medecin malgré lui” ou “Le bourgeois gentilhomme” de Molière sonnerait comme symbole de la France paillarde et plouc! Si l’on suit ce raisonnement on irait jusqu’à penser que Le Corniaud avec De Funès et Bourvil c’est le symbole de la beaufrerie. Jean, il ne faut pas toujours chercher midi à quatorze heures. Nous ne sommes pas dans une oeuvre cinématographique adapté d’un roman de Philip K Dick. D’ailleurs qu’est-ce que vous disiez de Matrix quant c’est sorti?

  13. Jean dit :

    @Pierre
    merci pour cette précision. Mais la direction de Pommery, l’a-t-il volé ? En a-t-il hérité ? J’en doute…

  14. Jean dit :

    @King flo
    justement, Matrix m’a époustouflé, tant visuellement qu’intellectuellement. Je vous recommande d’ailleurs un livre où des philosophes interprètent Matrix, énorme.

  15. King flo dit :

    @Jean

    Moi, pas tant que ça. Le premier ça allait. Le second moins. Le troisième, bad. Le livre dont vous parlez, y’a Slavoj Zizek dedans non?

    Sinon, je trouve qu’on ne fera jamais mieux que Fight Club, Requiem for a dream ( si on veut se droguer après…), ou encore la trilogie du Seigneur des Anneaux.

  16. Fonck dit :

    Christopher Lings est un naif, un ****. Il est dommage que ce site subisse l’entrisme de moutons de panurge qui se font les chiens de garde du système en critiquant ceux qui réussissent à décrypter les armes de l’establishment.

    Ce film n’est pas un hasard et s’il fait autant d’entrées, ce n’est pas un hasard non plus.

    Mais bon, l’important pour certains est de “passer un bon moment”.

    Je conseille à Christopher Lings d’aller voir au plus vite “hollywood” et même de se rendre rapidement aux derniers spectacles de jamel debouze et florence foresti. Il y passera surement d’agréables moments ou il n’est pas nécessaire de se poser la moindre question.

    A ne pas manquer également : les dvd et blue ray de “bienvenue chez les chtis” et “rien à déclarer”.
    Pendant qu’on y est, laissez-vous tenter par “le baltringue” de vincent lagaf. Bons moments garantis.

  17. King flo dit :

    @Fonck

    Quand vous aurez sa culture du bonapartisme, on en reparlera. C’est tellement facile d’insulter les gens!

  18. HENRI dit :

    Je n’ai pas vu le film donc je ne commenterai pas. En revanche mettre en fin d’article qu’il faut lire la vie de steve jobs, qui lui etait un patron capitaliste d’un cynisme absolue, dont on vente partout la reussite et le genie (reputation surfaite, il est un nain à côté d’un mozart, d’un de vinci, d’un einstein…) que certains crétins ont pleuré en oubliant qu’il n’a fait qu’exploiter les pauvres des pays emergents pour reussir et lui trouver des “valeurs positives” m’insupporte.Quant à l’homme de la video, il ne fait pas rêvé, c’est raccoleur, larmoyant au possible avec musique de fond et violons, pour émouvoir dans les chaumières. Mauvais exemple d’un handicapé qui se met en scène.

  19. Bruno dit :

    Je viens d’aller voir “Les immortels” et là franchement je ne le regrette pas.
    Autant le cinéma français subventionné, nous fait descendre plus bas que terre, en devenant de plus en plus insipide, et politiquement correct, autant “les immortels” fait partie de ces films qui nous élevent, en nous rappelant ce que nous sommes, et ce dont à quoi nous devons sans cesse tendre.

  20. yak dit :

    je ne participerai pas a ce nouveau téléthon du cinema français

  21. Cep dit :

    patrice lamy
    5 décembre 2011 à 9 h 25 min
    je suis d’accord avec C Lings sur ce sujet ;ce film n’est qu’un divertissement pas besoin d’aller chercher midi a quatorze heure

    ______________________________

    bonjour, non ce n’est pas du tout qu’un “simple divertissement” justement, c’est une pièce maîtresse de propagande, une de plus, pour nous focaliser sur l’émotionnel et nous empêcher de réfléchir, 100% d’accord avec ça. C’est peut-être et sans doute inconscient de la part du réalisateur, mais dans un contexte où on ne peut plus parler de rien, où parler de notre politique d’immigration est considéré comme du racisme (alors que ce sont deux choses strictement indépendantes), que notre liberté d’expression est complètement muselée par la tolérance devenue intolérante, oui, ce film apparaît comme une propagande soviétique pour nous faire accepter l’immigration massive, qui n’a pourtant plus aucun sens aujourd’hui (sauf servir les intérêts du grand patronat en faisant baisser les salaires des ouvriers).
    On joue comme dans tous les films qui impliquent des immigrés, sur le fait que l’immigré est forcément beau à l’extérieur comme à l’intérieur, bon, bref qu’il a toutes les qualités, contrairement au “petit blanc” ex-colonisateur et ex-esclavagiste qui est vraiment trop con, n’a pas de coeur, n’a aucune philosophie positive, voit toujours les choses avec ses petits yeux d’occidental gâté, et qui a besoin de “l”autre”, coloré de préférence, pour avancer.
    Sauf qu’à force de jouer sur la culpabilité du blanc on va finir par le lasser. Surtout qu’on oublie toujours que la colonisation a commencé à cause de l’esclavage des chrétiens blancs PAR les arabes, et que ce sont de loin les arabes qui ont déporté le plus de noirs en esclavage (en castrant les mâles ce qui en fait un génocide contrairement aux USA), suivi des noirs eux-mêmes qui ont réduit en esclavage leur propre peuple, et ensuite seulement, on a les blancs.
    Mais la repentance est à sens unique.
    Encore en ce moment, vous avez l’expo de Lilian Thuram, qui montre à quel point l’homme blanc était vilain et qu’il doit bien culpabiliser s’il veut être “accepté” sur la terre de ses ancêtres.
    Donc en gros on a des Arabes fiers d’être arabes, des Noirs fiers d’être noirs, et des Blancs qui ont honte d’être blancs.
    Toute cette hypocrisie et ces vérités à sens unique, qui finissent par nous rendre tous francophobes et honteux, au bout d’un moment, c’est overdose !

    J’aurais pu apprécier ce film et même y voir un message d’espoir, si on n’était pas dans un contexte dictatorial de la pensée. Mais là, c’est juste du vomi, un de plus.

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