Jean-Jacques Velasco (photo) est un ufologue français, membre du Centre national d’études spatiales (CNES). Il a dirigé le Groupe d’étude des phénomènes aérospatiaux non-identifiés (GEPAN) puis le Service d’expertise des phénomènes de rentrée atmosphérique (SEPRA). Il a accepté de répondre à notre demande d’interview, par laquelle il retrace une grande partie de sa carrière, et révèle bon nombre de choses, notamment sur Roswell.
E&D : Aujourd’hui à la retraite, vous avez été à la tête du GEPAN puis du SEPRA, quelle expérience en avez-vous tiré sur les OVNI ?
Aujourd’hui, alors que le monde se transforme et que les informations circulent plus vite que les hommes ne peuvent les assimiler, la question des OVNIs paraît incongrue pour une majorité d’entre nous. Ma génération, celle d’après guerre a connu des bouleversements considérables et l’humanité s’en est trouvée totalement transfigurée. Imaginez un seul instant l’homme préhistorique, celui qui taillait les silex, il y a environ 250 000 ans, se trouvant face à une simple lampe électrique de poche, ou bien côtoyant un homo erectus avec un I-phone ! C’est à peu près ce que notre génération a vécu avec la bombe atomique, le premier homme sur la Lune et la première greffe du cœur.
Imaginez également un jeune technicien travaillant dans le spatial à qui l’on vient expliquer que le CNES, cette agence française de l’espace et qui recherche des collaborateurs en son sein pour travailler sur ces phénomènes bizarres rapportés par témoignage qui échappent à notre compréhension par leurs aspects fantastiques et mystérieux. A la fin des années 70, période ou l’audace et les moyens ne manquaient pas, j’ai eu cette chance unique de participer à une aventure technique et scientifique de premier ordre ou même les plus remarquables de nos scientifiques, je pense à Hubert Curien, ce formidable président du CNES et plus tard ministre de la recherche, accompagné par un grand directeur général du CNES, Yves Sillard, le père de la fusée Ariane, qui s’engagèrent à créer le GEPAN pour tenter d’apporter quelques réponses à ces phénomènes qui troublaient les esprits.
En 1977, béotien et incrédule devant l’éternel, je participais à la réalisation d’un simulateur optique de stimulus pour la restitution des témoignages d’observations des phénomènes non identifiés rapportés auprès des autorités. Durant une période de trois ans le GEPAN se dota à la fois des moyens de collecter des informations de qualité, mais également il procéda grâce à ces deux remarquables directeurs Claude Poher le fondateur du GEPAN et Alain Esterle à la mise en place d’une véritable méthodologie et approche scientifique. Cela me permit dans un premier temps d’approfondir le sujet et plus tard de franchir le pas pour en faire l’activité majeure de ma vie professionnelle. C’est ainsi que je pris les rennes de cette petite structure en 1983 pour ne la quitter qu’en 2004 lorsque le nouveau GEIPAN fut créé. Entre temps que s’est il passé ? Pourquoi rester si longtemps en place dans un univers, celui des sciences et des technologies, ou les rotations de postes et de carrière sont légions. Un seul motif a suscité cette longévité, celui de parvenir au bout des interrogations soulevées par tous les dossiers que j’examinais et analysais, avec le secret espoir d’avoir un jour un cas irréfutable, qui réponde à cette question : est-on en présence d’un OVNI ? Non pas un OVNI au sens populaire du terme, quelque chose de vague, d’indéfini, qui viendrait de l’espace avec des extraterrestres, mais celui d’un phénomène physique déterminant un objet physique artificiel dont l’origine et la nature nous seraient inconnus.
Ce cas s’est présenté le 28 janvier 1994, celui du vol AF3432 et il représente à ce jour le cas le plus abouti en matière d’investigation sur les phénomènes aérospatiaux effectués en France. Selon la définition employée par le GEPAN il s’agissait d’un Phénomène Aérospatial Non identifié de catégorie D. Compte tenu du fait que l’enquête a apporté des informations physiques radars vérifiées et validées par des spécialistes, on peut considérer qu’il s’agit bien au sens étymologique du terme bel et bien d’un OVNI. Cette affaire associée à plusieurs enquêtes précédentes, notamment menées dans les années 80 sur des cas terrestres, m’ont conforté dans l’idée que la question des ovnis ne pouvait se résumer qu’à des phantasmes ou de banales confusions avec des objets naturels ou artificiels connus. J’en ai tiré également plusieurs éléments dans la conduite à tenir lorsque le sujet doit être débattu dans tous les milieux et en particulier avec les scientifiques et les journalistes.
Chez les scientifiques le scepticisme prévaut systématiquement, car c’est un élément qui caractérise ce milieu, emprunt de préjugés : celui du rejet par méconnaissance absolu de ce dossier. J’ai souffert jusqu’à la fin de ma carrière de ce manque d’ouverture d’esprit et d’intérêt de la part de ce milieu, qui aurait dû a contrario s’emparer des différentes thématiques du sujet. Les scientifiques ne savent pas travailler de manière pluridisciplinaire et nous sommes là sur un thème qui n’est pas une discipline, ni un sujet scientifique unique, ce qui rend cette approche complexe et difficile. J’ai reçu un écho beaucoup plus favorable aux USA avec la SSE ( Society for Scientific Exploration) qui m’a permis durant près de vingt ans de présenter les travaux du GEPAN et mes recherches sur le sujet.
Les journalistes posent un autre problème, celui du sensationnel et de l’aspect réducteur des choses. Dès qu’un évènement parvient à la presse celle-ci le rapporte souvent dans des conditions qui n’ont rien à voir avec l’évènement. Combien de fois ayant effectué une enquête à postériori, à la demande des gendarmes, je lisais dans la presse locale ou nationale la relation des faits qui en était faite et qui n’avait rien à voir avec ce qu’il en était réellement. Nous sommes tombés dans le journalisme du fait divers permanent et non plus dans celui de l’investigation. Phénomène amplifié par le fait qu’il y a un monopole de l’information avec l’AFP dont les articles sont repris systématiquement par tous les autres médias écrits.
Les médias audiovisuels posent d’autres problèmes que j’évoquerai plus loin, notamment par la télévision.
Enfin quelle expérience au final j’ai tiré de cette activité sur les OVNI ? Celle unique d’avoir du temps (plus de 27 ans d’investigations officielles), les outils (ceux de la science) et les moyens (financiers et techniques) afin de faire avancer considérablement ce sujet dans ses multiples aspects. Cette période a aussi été exceptionnelle, car elle m’a permis de rencontrer à travers le monde des personnes qui ont été au cœur de ces évènements, comme le professeur A Hynek, Jacques Vallée, le professeur P Sturock, C Poher, etc. ainsi que nombreux responsables politiques, scientifiques, militaires, experts de différents pays sur ces questions, sans oublier les témoins sans qui ce travail et ces recherches n’auraient pas été poursuivies. Aujourd’hui je suis en situation de pouvoir apporter ma connaissance et mon expérience aux citoyens de tous les pays sur la question des PANs et des OVNIs non seulement en France, mais à travers le monde. Ce sujet n’appartient à aucun état en particulier, il est universel, même s’il a touché plus particulièrement les USA. Il n’est pas scientifique ou folklorique, il touche l’humanité par les questions de fond qu’il aborde, c’est ce qui le rend à la fois passionnant mais également sensible aux manipulations.
E&D : Le 21 mars 2007 vous avez participé à l’émission l’arène de France présentée par Stéphane Bern. Pourquoi affirmez-vous avoir été censuré dans cette émission ?
Le passage dans une émission de télévision est toujours un moment particulier, ou vous pouvez tenter de faire passer un message ou des idées, sachant que le téléspectateur moyen ne retiendra pratiquement rien de votre intervention. La seule question qui se pose, c’est dans quelles conditions vous pouvez exprimer une opinion qui ne soit ni contraire à l’esprit de l’émission, ni aux personnalités invitées sur le plateau. J’ai commencé à devoir m’exprimer publiquement sur les médias audiovisuels en 1984 dans une célèbre émission, présentée par Michel Polac, Droit de Réponse, qui se déroulait en direct et qui opposait sur un plateau tous les gens concernés par un sujet. Bien entendu le but recherché était un affrontement qui s’achevait bien souvent dans une pagaille indescriptible avec pour résultat final un résultat où tout le monde repartait frustré de ne pas avoir eu de réponse à ces interrogations. Mais si vous pouviez défendre, avec conviction et en respectant les autres interlocuteurs, vos idées et cela n’était pas inintéressant. Actuellement ce genre d’émission n’existe plus car tout est enregistré à l’avance. Le présentateur n’est qu’un pion dans l’émission, il a en général une oreillette qui lui permet d’agir aux ordres du réalisateur de l’émission qui se tient en coulisse. L’émission est préparée à l’avance par une équipe de journalistes qui vont chercher les interlocuteurs qui seront sur le plateau. Généralement vous découvrez dans les coulisses qui sera présent avec vous. A ce moment vous comprenez ce qui va se passer sur le plateau. Pour en revenir à cette émission j’ai découvert la présence de plusieurs personnes avec qui je ne souhaitais pas être confronté pour des raisons diverses. En particulier Jean-Pierre Petit, qui est un personnage connu dans le monde de l’ufologie, mais avec qui j’ai eu des démêlés depuis de nombreuses années. Et puis il y avait J. Arnoult, le conseillé éthique du CNES, qui est dominicain de son état, mais dont la présence était pour moi surprenante ! En effet je n’étais plus en charge du GEIPAN, le président du CNES avait estimé que mon rôle s’achevait et que je ne devais pas parler au nom du CNES. Pour cela, il fallait contrôler mes propos et les compenser par une personnalité morale au-dessus de tous soupçons. En effet jamais à l’époque où j’étais en charge de ces questions J. Arnoult n’avait eu la convenance de venir discuter sur le fond ou sur la forme de la question des PAN avec moi professionnellement. Mais le plus extraordinaire sera lorsque mon tour de parole viendra et que je m’exprimerai à titre personnel, à la fois sur mon expérience passée, mais également sur mon opinion concernant des conclusions résultant de mes recherches sur le sujet.
E&D : La même année, le 29 juin vous avez participé à l’émission Pièces à conviction d’Elise Lucet sur France 3, sur le thème “Ovnis Mystère sur la planète”. Là aussi vous prétendez être tombé dans un traquenard médiatique, pourquoi ?
Je pensai lorsque je reçus l’invitation à participer au plateau de cette émission sur une chaine publique nationale, que l’objectivité aurait été de mise de la part d’une télévision du service public et de celle des gens qui avaient préparé l’émission. En réalité il n’en fut rien, car au cours de l’émission, outre le sempiternel refrain sur les témoins abusés par des vessies prises pour des lanternes, Élise Lucet se transforma en véritable procureur sur la validité et la qualité du travail d’enquête que le GEPAN et le SEPRA menait depuis sa création. En particulier elle mit en cause l’objectivité des enquêtes sur lesquelles les conclusions étaient celles de phénomènes inconnus, en particulier le cas du vol AF3432.
Cela m’était d’autant plus insupportable, compte tenu que lors de l’entretien préalable avec le journaliste qui préparait l’émission, que rien ne laissait supposer que je serai en position d’accusé sur le plateau. J’ai compris ce soir-là que l’émission avait été préparée en collaboration avec un groupe de rationalistes, le « cercle zététique », sous l’égide d’un instituteur spécialiste de la démystification des ovnis, E. Maillot, qui avait réussi à faire main basse sur l’émission et faire jouer à la journaliste un rôle de procureur. Même le sociopsychologue P. Lagrange, qui participait à la même émission, et avec lequel j’ai de nombreux points de désaccord, trouvait également qu’il y avait un véritable déni d’objectivité de la part des meneurs de l’émission. J’ai compris ce soir-là, une fois de plus, que ce genre d’émission grand public, ne permet pas de faire avancer le problème. Les conditions d’objectivité ne sont fondamentalement pas remplies, mais de surcroit comme il s’agit de différé, l’émission se trouve au moment du montage être arrangée en fonction de ce que le producteur souhaite !
E&D : Les Américains sont-ils très en avance concernant la recherche sur les OVNIs, en détiennent-ils un pouvoir particulier ?
Vous me posez une question qui n’est pas au premier abord facile à répondre, car soit je vous dis que « ils savent beaucoup de choses et nous les cachent » ou bien qu’ils n’en « savent pas plus que nous sur le sujet ». Dans le premier cas je serai classé dans le camp de ceux qui défendent la thèse du complot, les conspirationnistes, et dans le second cas de ceux qui pensent qu’ils en sont au même point si ils restent sur les conclusions du rapport Condon de 1969 à savoir que les ovnis ne représentent pas de danger pour la sécurité américaine et que deuxièmement ils ne voyaient pas l’intérêt de poursuivre cette étude, celle du « blue book report ». Par conséquent, que ceux que cela intéressait pouvaient en poursuivre l’étude scientifiquement. Autrement dit pour l’USAF (US Air Force), le Pentagone et le gouvernement américain le dossier « officiel » est clos.
En réalité, nous savons très officiellement que des recherches très importantes ont été menées dès 1947 sur le sujet des « soucoupes volantes » et le mémorandum du Général Twining, chef des renseignements technologiques de l’armée de l’air américaine, datant du 24 septembre 1947 l’atteste. Sans aucun doute après le projet Manhattan, celui de la bombe nucléaire, c’est le projet qui a mobilisé le plus de moyens financiers et techniques de la part de l’USAF durant des années. Un seul exemple le rapport de l’institut batelle, SR14, qui analyse les quelques 3000 cas d’observation de phénomènes aérospatiaux non identifiés aux USA entre 1947 et 1953. Ce projet a mobilisé et engagé tous les moyens informatiques de l’époque, c’est-à-dire l’ENIAC, le seul ordinateur disponible à cette époque. Par comparaison, aujourd’hui nous pouvons faire l’équivalent de ce travail en quelques jours avec nos ordinateurs de bureau. Ils mobilisèrent également d’importants moyens techniques aéronautiques comme les souffleries les plus puissantes du monde, pour tenter de modéliser des maquettes d’aérodynes ressemblant aux « soucoupes volantes » observées ! De grands ingénieurs aéronautiques, comme Alfred Loeding, furent engagés sur des programmes secrets pour tenter de lever les mystères technologiques qui se cachaient derrière ces objets.
Mais la grande interrogation qui persiste concerne la rétro ingénierie, en effet si des éléments recueillis à partir de crashs supposés d’ovnis ont eu lieu, alors sans doute les USA en ont-ils profité. Jusqu’à quel point ? La question mérite d’être posée, c’est pourquoi il me semble intéressant de reparler de l’affaire de Roswell, dont certains aspects laissent penser qu’il pourrait concerner ce sujet notamment sur les matériaux, les circuits électroniques, l’aérodynamique de vol, etc.
E&D : Pensez vous que l’on puisse prouver l’existence des OVNIS ?
Je me suis posé longtemps cette question lorsque au GEPAN puis au SEPRA en enregistrant les nombreux cas de PAN rapportés par la gendarmerie nationale ou ceux liés aux cas aéronautiques s’il serait possible d’obtenir un jour des cas qui seraient indubitablement avérés répondant aux critères d’objets physiques matériels de nature inconnue. Pour cela il fallait non seulement que le(s) PAN soient classés en D puis que l’enquête confirme cette classification pour arriver à la conclusion d’être en présence d’un OVNI. L’expérience de mes trente années d’enquête montre que seuls certains cas peuvent permettre cette démonstration. La preuve de l’existence des OVNIS ne peut être apportée que par les cas aéronautiques validés par des données physiques mesurées par radars.
Pendant la seconde guerre mondiale les Anglais utilisèrent pour la première fois un appareil de détection basé sur l’émission et la réflexion d’ondes électromagnétiques, dans le domaine des hyperfréquences. Le radar était né. Dès la fin de la seconde guerre mondiale aux États-Unis, alors qu’il devient un instrument opérationnel de surveillance d’éventuelles agressions venant de la Russie communiste, on s’interroge de plus en plus sur la présence d’étranges phénomènes détectés à proximité des avions.
Le radar devenait ainsi le premier instrument de détection physique de données exploitables et proches de conditions expérimentales en laboratoire. Les premières informations radar relatives aux OVNI commenceront à êtres saisies pour les premières dès 1947.
Un autre facteur fondamental s’ajoute à l’intérêt de prendre en compte plus particulièrement les observations aéronautiques, la qualité des témoins : pilotes, civils ou militaires, contrôleurs radars, ou météorologues.
Contrairement aux témoins terrestres les pilotes sont dans le cadre d’une mission de transport ou de sécurité aérienne. Les pilotes sont tenus de respecter des consignes et de suivre les directives venant des centres de contrôle de la navigation aérienne civiles ou militaires. Ils sont des observateurs neutres et privilégiés lorsque se produisent des observations de PAN D.
1650 cas d’observations de PAN D aéronautiques ont été recueillis à travers le monde depuis 1945. Ces observations ont été rassemblées dans une base de donnée mondiales par Dominique Weinstein (document 7). Elles sont toutes issues de sources « officielles » comme le « Blue Book report » aux États-Unis, ou ceux d’organismes civils et militaires de contrôle aérien. En France c’est l’aviation civile et militaire, qui les transmet dans leur intégralité au CNES/GEIPAN. En France le nombre officiel de cas aéronautiques français est de 150 témoignages de PAN dont 15 cas classés PAN D.
Une étude statistique de l’ingénieur Laurent Gonin, pour le CNES/SEPRA en 1998, a établi une relation qui définit la notion de passage des PAN D aéronautiques à celle d’OVNI par les caractéristiques d’évolution aérienne ainsi que le comportement des phénomènes en relation avec les aéronefs: Étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés en vue d’une avancée dans l’expertise physique.
Les résultats de cette étude montrent que :
Sur 1650 observations de PAN D enregistrées depuis 1947:
702 cas (45%) sont recensés sur le territoire nord-américain
444 cas (26,90%) sont des observations par des pilotes civils
606 cas (36,70%) sont des observations par des pilotes et équipages militaires
196 cas (11,8%) par des pilotes privés
Dans 200 cas (12,10%) l’observation visuelle est confirmée par une détection radar bord ou sol.
Laurent Gonin, montre par ailleurs que les données techniques fournies par les radars (taille, vitesse, distance, manœuvres, localisation) sont très proches de celles qu’estiment les pilotes. Dans cinquante sept cas (3,45%) les pilotes ont constaté des effets et des perturbations électromagnétiques sur un ou plusieurs systèmes de transmission des avions.
Un rapport publié aux États-Unis en décembre 2000 ; (Aviation Safety in America par le Dr Richard Haines pour le NARCAP (National Aviation Reporting Center on Anomalous Phenomena) confirme ces données, en précisant que la présence de PAN D à proximité des aéronefs, a impliqué des modifications dans les procédures normales de pilotage (plan de vol, fonctionnement de l’équipement embarqué, etc.).
Seuls quelques 200 cas d’observations de PAN D visuels/radars sont considérés comme répondant à la dénomination d’OVNI selon la terminologie adoptée. Ils constituent à ma connaissance la seule évaluation mondiale à ce jour sur cette catégorie d’évènements.
Dans près d’un cas sur deux cette étude montre de manière significative que l’évolution comportementale des OVNIS est différente lorsqu’il s’agit d’un avion civil ou militaire. La neutralité semble la règle générale avec les avions de ligne ou privé, alors que l’on note une interaction active entre les OVNIS et les avions militaires. Ce point, très important, est confirmé dans les statistiques comportementales suivantes :
La vitesse est largement subsonique (43 % sont supérieures à Mach 3).
Les zones d’altitude se situent entre 100 et 1 800 mètres et de 5 000 à 10 000 mètres.
Les distances entre l’avion et la cible radar comprise entre dix et cinquante kilomètres dans 46 % des cas.
Dans 48 cas (24%) la notion de manœuvre aérienne est marquée et avancée par les pilotes, une manœuvre que l’on peut comparer à celles d’aéronefs ( « suit », « fuit », « virages aigus », « en formation », « collision proche », « combat aérien » ».
22 de ces cas (11%) indiquent des collisions proches.
Dans 6 cas (3 %) il est signalé des combats aériens entre l’OVNI et l’avion militaire.
Ces dernières catégories démontrent qu’il ne s’agit en aucun cas d’évènement à caractère naturel, mais bien à des phénomènes au comportement réfléchi. (Document
La nature physique des OVNIS étant prouvée, et pour certains d’entre eux un « contrôle intelligent » exercé dans le comportement en relation avec les aéronefs, se pose alors la question du pourquoi de la présence des OVNI dans notre environnement. On notera également que ce « contrôle intelligent » apparait dans quelques cas terrestres comme « Trans en Provence » et « l’Amarante » en France ou celui de Socorro en 1964 au nouveau Mexique USA.
Dès juillet 1947 dans le ciel des États–Unis vont être signalés un très grand nombre d’observations d’évènements insolites, plus de 800 selon le chercheur américain Ted Bloescher, que les observateurs dénommaient « soucoupes volantes » à cause de leur ressemblance avec les soucoupes des tasses de café. Les autorités militaires en charge de la défense aérienne, perplexes et incrédules dans un premier temps, réagiront par la suite en mettant en jeux des moyens importants pour tenter de comprendre et de neutraliser ces phénomènes qui envahissaient les cieux et les esprits des citoyens américains.
E&D : Pourquoi la présence d’OVNIS dans nos cieux ?
Pour répondre à cette question il faut considérer plusieurs éléments mais en particulier celui de la localisation des observations. Si nous reprenons les documents statistiques américains du rapport de l’institut Batelle datant de 1953, nous constatons qu’une corrélation existe entre les observations et les bases stratégiques militaires où était développées ou stockées les armes nucléaires.
Cette hypothèse a été émise dès la mise en place des premières structures « soucoupe volante » au sein de l’Armée de l’Air américaine. Cette association entre le survol des sites stratégiques sensibles à ces « disques volants » a été envisagée lors d’une première réunion sur ce sujet le mercredi 16 février 1949 à Los Alamos, en présence d’Edward Teller (le père de la bombe H). Une seconde réunion sur le même thème se déroulera les 27 et 28 avril de la même année. A cette occasion le docteur Théodore Von Karman, directeur du conseil scientifique de l’US Air Force demanda à Joseph Kaplan de « se rendre sur les bases atomiques de Los Alamos, Kirtland et Sandia afin de jauger la situation au vu des « survols » qui, à tout instant peuvent compromettre la Sécurité nationale des États-Unis ».
Par ailleurs un document essentiel nous permet de comprendre cette liaison. Il date également de 1949 et fait partie des éléments abordés lors des discussions du projetc SIGN. Déclassifié depuis, il témoigne que l’affaire des survols des sites stratégiques par des « engins non conventionnels », était prise très au sérieux par les instances militaires et gouvernementales. L’annexe C de ce document, rédigé par le docteur Georges e. Walley (membre du Conseil scientifique du bureau du chef d’état major de l’US Air Force), et intitulé : Quelques considérations sur l’interprétation des rapports sur les objets volants non identifiés, nous le montre de fort belle manière.
Après avoir balayé toutes les hypothèses de phénomènes naturels et artificiels connus, il avance celle des objets extraterrestres.
Hypothèse 2 : des objets extraterrestres.
Selon Georges E. Walley :
a) S’il existe une civilisation extraterrestre capable de réaliser de tels engins, il est plus que probable que son développement soit très en avance sur le nôtre, cet argument se défend par la seule probabilité, sans recourir à des hypothèses astronomiques.
b) Une telle civilisation pourrait s’alarmer, au vu de l’histoire passée de l’humanité, que nous ayons maintenant sur terre, des bombes atomiques, et que nous développions rapidement la technologie des fusées.
c) Nous devrions par conséquent nous attendre à recevoir de telles visites. Puisque les actions humaines les plus facilement observables à distance sont les explosions de bombes nucléaires, nous devrions nous attendre à trouver certaines relations entre les dates d’explosions des bombes A et les dates auxquelles les vaisseaux spatiaux sont observés et le temps requis pour que de tels vaisseaux viennent de leur base et y retournent.
Ces propos tenus en 1949 paraissent aujourd’hui totalement en décalage avec la question des OVNIS telle que l’individu moyen peut en avoir l’idée. Si cet éminent scientifique et militaire avançait cette idée, complètement folle à l’époque et encore aujourd’hui, c’est probablement qu’il devait avoir ses raisons. C’est ce que nous pouvons vérifier avec le recul du temps.
E&D : La corrélation entre la bombe atomique et les OVNIS est elle établie ?
Une étude réalisée, pour le compte du Sénat français en 1998, a recensé à l’échelle mondiale le nombre d’explosions (tests nucléaires et thermonucléaires stratégiques dans l’atmosphère et souterrain) depuis la première explosion de Trinity site dans le désert du nouveau Mexique en 1945 jusqu’à la dernière en date en 1998 en Inde.
Le nombre total d’essais nucléaires et thermonucléaires dans l’atmosphère s’est élevé à 543 jusqu’en 1963 où les États-Unis et l’ex-URSS signèrent un traité international interdisant tous les essais dans l’atmosphère. A partir de 1958 ont débuté les essais souterrains qui se prolongèrent jusqu’en 1998, leur nombre s’élève à ce jour à 1876 essais souterrains. Soit un total intégrant les tests atmosphérique et terrestre s’élevant à : 2419
Notons que pendant la période des années 1961 à 1963 il se produisait une explosion dans l’atmosphère tous les 3 jours.
Vérifions maintenant l’hypothèse de Georges E. Walley. En associant la courbe (document 6) des essais nucléaires dans l’atmosphère et souterraines avec celle des quelques 150 cas de d’OVNI visuels/radars recueillis depuis 1947 (cette période offre un recul suffisant pour éliminer des effets ponctuels ou des périodes sans essais dans l’atmosphère comme les années 1952 et 1960), nous constatons que ces deux courbes se superposent pratiquement dans le temps et qu’elles coïncident, avec un profil presque similaire, un décalage de quelques mois apparaît entre le nombre d’explosions et celle des apparitions d’OVNIS.
D’autres indices et éléments confirment cette relation entre les deux courbes.
- Les documents officiels (mémorandums, notes, etc.) comme ceux cités avec les déclarations de Georges E. Walley.
- Les lieux et zones d’observations des OVNIS
- Les propos tenus par de hautes personnalités et responsables civils et militaires impliqués dans des programmes secrets.
Des documents officiels, grâce à la loi FOIA de 1974 aux États-Unis permettant aux citoyens américains de consulter les archives militaires ou civils déclassifiées, ont révélé des informations capitales à ce sujet. Ces documents prouvent notamment les survols par des « boules vertes », des disques volants », sur des sites classés sensibles comme Los Alamos, Albuquerque, Kirtland AFB, Alamogordo, Holloman AFB, etc. L’US AIR Force déléguera même un prix Nobel de physique, le professeur Alvarez pour une expertise sur les lieux.
Ces affaires prendront une telle ampleur, et inquièteront davantage les autorités, lorsque seront survolés les périmètres d’Oak Ridge ou bien Hanford et Knoxville où étaient produites les matières destinées aux bombes nucléaires.
D’autres zones vont également êtres survolées, sur lesquelles nous reviendrons, zones stratégiques où étaient stockés les missiles intercontinentaux nucléaires des bases du nord des États–Unis. Dans un rapport du Nuclear conection Project (1998), le chercheur américain Larri Hatch recense 193 observations de survol de ces bases atomiques par des objets non identifiés entre 1944 et 1995. Parmi les nombreuses bases survolées citons : Great Fall et Malmstrom AFB (Montana), Fairchild (Washington), Kingloe, Wurtsmith et sawyer AFB (Michigan), Plattsburg (New York), Loring AFB (Maine) et Pease AFB (New Hampshire).
E&D : Vous êtes à la retraite, donc vous n’avez plus de devoir de réserve, pouvez-vous nous parler de Roswell ?
Le fait d’être à la retraite ne m’a jamais empêché de parler de la fameuse affaire de Roswell y compris durant mon activité professionnelle, simplement je me suis dispensé d’intervenir dans les phases polémiques la concernant. Avec mes collègues du CNES, travaillant au GEPAN, nous suivions le déroulement de cette affaire depuis 1978 ! Un de mes collègues avait son père qui travaillait sous les ordres du Général Twining aux USA, et lors de ses voyages il rencontrait des gens avec qui il évoquait ces histoires de « crash ». L’opinion généralement répandue, au sein du GEPAN, à cette époque, évoquait plutôt l’hypothèse de tests de fusées V2 avec des singes à bord. A cette date je ne pouvais pas, compte tenu de l’avancement de nos travaux me prononcer en aucune manière sur une quelconque hypothèse.
Et puis il y eut les révélations de l’officier de renseignement technologique, J. Marcel, en 1978, qui déclara qu’il avait eu entre les mains « des débris d’objets qui n’étaient pas terrestres ! », recueillis auprès de l’ufologue Stanton Friedman, qui déclenchèrent l’enquête du siècle qui se prolonge encore aujourd’hui. Disons-le tout net, je ne connais pas de feuilleton à rebondissement plus extraordinaire que cette affaire. Les thrillers les plus perfectionnés ne sont rien à côté de tout ce qui touche à «Roswell » ! Tout y est : le décor (les grands déserts américains), les témoins, des militaires qui parlent beaucoup, d’autres qui se contredisent, des cowboys, des civils qui disparaissent, d’autres qui sont menacés de mort, des journalistes qui reçoivent d’étranges documents et qui se font manipuler, des mythomanes qui racontent des histoires plus invraisemblables les unes que les autres, ou les cadavres de présumés extraterrestres côtoient des restes de soucoupes volantes ramassés dans le désert. Bref dans cet univers de véritable roman d’espionnage est-il possible de se faire une opinion sans tomber dans le délire paranoïaque des conspirationnistes ni dans celui des rationalistes agents d’influences et de désinformation ?
En réalité il suffit de suivre au fil du temps et des ans l’évolution de ce feuilleton et se livrer à une analyse critique de tous les éléments qui sont à notre disposition pour mieux comprendre ce qui a pu réellement se passer. Personnellement je pense qu’il y a des dates importantes et incontournables dans cette affaire si l’on veut examiner avec objectivité la question de « Roswell ». Ces dates correspondent à des tournants de l’enquête qui nous fournissent des repères, et qui peuvent expliquer le comportement et les revirements des autorités administratives officielles civiles et militaires.
Je suis en mesure aujourd’hui d’apporter un regard différent de bien des commentateurs sur cette histoire, pour une raison essentielle : j’ai travaillé de manière rationnelle et avec du recul sur ce dossier sans interruption depuis pratiquement trente années. Ce travail d’enquêteur et de recherche m’a permis d’arriver à la conclusion, preuves à l’appui que des objets physiques évoluent dans nos cieux sans que nous soyons capables de rivaliser avec cette technologie, mais que celle-ci nous échappe encore totalement et que nous ignorons tout de l’origine. Ce n’est qu’à partir de ce moment que j’ai pu considérer avec intérêt l’hypothèse de la chute et la récupération d’objets venant d’ailleurs aux USA dans la période d’après guerre.
Une date importante est à retenir : celle du 8 juillet 1947, parution d’un communiqué officiel, émanant de l’officier de communication de la base de Roswell Army Air Field, Walter Haut, qui indique que l’armée de l’air a récupéré un disque volant ! Le journal du coin le Daily record de Roswell en donnera moult détails dans son édition du jour. Le lendemain second communiqué émanant cette fois de Fort Worth au Texas, où le commandement de la région militaire, par le biais du Général Ramey, réfute cette hypothèse en indiquant qu’il s’agit d’un ballon météorologique récupéré par un fermier peu habitué à ce genre d’objet. On montrera à la presse les restes de débris de ballon correspondant selon l’armée de l’air à ceux récupérés par le fermier Mac Brazel.
Plus tard en 1989, alors que je suis à Washington, invité à un congrès organisé par le MUFON, va apparaître sur la scène un acteur supplémentaire, le journaliste W. Moore qui va faire rebondir l’affaire en révélant la réception dans sa boite à lettres de document (dossier MJ12) qui prouvaient qu’un groupe de scientifiques, de militaires, de politiques de très hauts rangs réunis autour du président Truman s’était constitué pour étudier les conséquences de la récupération d’un disque volant et de leurs occupants ! Stupéfaction dans les couloirs, où les uns brandissent la preuve que les plus hautes autorités de l’Etat savent et cachent tout, et pour les autres dont P. Klass, le sceptique « officiel » de service, l’occasion de se gausser en public de la naïveté des participants à ce congrès de croire à la véracité d’un tel document. Cet épisode est révélateur du climat qui entoure cette affaire, car on apprendra plus tard que le journaliste en question était manipulé, et que par conséquent le MJ12 n’était qu’un faux, ce qui discréditait totalement le journaliste et l’affaire aux yeux du public. Depuis cet épisode nous nageons dans un climat où se chevauchent régulièrement de l’information qui peut nous apporter des éléments accréditant la thèse de l’objet spatial récupéré, comme celles de banales confusions. La désinformation permanente qui entoure cette histoire la rend totalement illisible pour un esprit pas ou peu au courant des faits, tout en discréditant à chaque fois la question des OVNIs. Cependant, quelle que soit la vérité qui se cache derrière cette affaire de Roswell, il faut de toute façon reconnaître que les États ne resteraient pas les bras croisés pour éviter la propagation de rumeurs ou de paniques provoquées par ces phénomènes. Si les faits s’avéraient réels, il y aurait de toute façon une autorité, au plus haut sommet de l’Etat, qui mettrait tout en œuvre pour contrôler et suivre ce dossier compte tenu des conséquences de toute nature qu’elle pourrait avoir pour la nation. Souvenons-nous de la fameuse émission d’Orson Wells en 1938 qui généra une véritable panique aux USA.
Après la diffusion de ce document, il régnait un climat de confusion et de suspicion. Ce document, même s’il était le fruit d’une opération de désinformation, révélait deux choses importantes à mes yeux : il y avait des personnalités politiques, militaires, et scientifiques qui composaient ce collège d’experts, réunies autour du plus haut responsable de l’État ; dont chacune d’entre elles par sa renommée pouvaient parfaitement avoir été consultée pour donner un avis sur ce qui avait été récupéré ! La seconde c’est qu’il était fait mention pour la première fois, d’éléments qui indiquaient que des entités biologiques extraterrestres (EBE), avaient été examinées par ces mêmes experts ! Soit cela entretenait le climat qui ridiculisait cette histoire, soit cela était volontaire pour donner une information invraisemblable, mais qui pourrait ultérieurement paraitre plausible ! Nous verrons ultérieurement que ces deux points auront leur importance dans la suite des évènements.
En 1994 le sénateur Steven H. Shiff du nouveau Mexique, agacé par tout ce qui tourne autour de l’affaire de Roswell, demande au Sénat américain d’effectuer une enquête pour tenter d’y voir plus clair. C’est le General Accounting Office (GAO), l’équivalent de la cour des comptes en France, qui durant plus d’une année va rechercher, consulter, analyser des documents fournis par les divers administrations civiles et militaires susceptibles de lui fournir des éléments d’information et si possible des réponses sur ce qui aurait pu se dérouler à Roswell en juillet 1947. Le rapport du GAO est annoncé pour un sortie au printemps 1995, mais c’est à ce moment que va sortir un autre rapport, celui de l’USAF « Roswell Case Report du Colonel J. Mc Andrew pour indiquer que ce n’était pas un ballon météorologique qui avait été trouvé, mais un train de ballons Mogul destiné à enregistrer les explosions nucléaires soviétique. Comme ce programme était secret il ne pouvait être révélé au public plus tôt. Le rapport du GAO sortira quelques semaines plus tard et donnera une version complètement différente de celui de l’USAF. Il sera totalement étouffé par les révélations de l’USAF et dans ses conclusions il dira qu’il ne pouvait pas se prononcer sur ce qui s’était réellement passé à Roswell. Pour la bonne et simple raison que tous les documents officiels sur la sécurité et sur le fonctionnement de la base 509 de Roswell avaient disparus ! Par conséquent le GAO ne pouvait se conclure sur ces évènements, et ils regrettaient la non collaboration de l’USAF qui avait précédé la publication du Rapport en donnant sa propre version des faits. Le GAO précisait par ailleurs que l’affaire n’était pas close et qu’elle se poursuivait…
L’année 1995 va encore nous fournir son lot d’informations et de révélations extraordinaires. C’est ainsi que je reçus, d’un ufologue anglais R. Santilli, une très officielle invitation pour assister à la projection d’un film sur « l’autopsie d’un cadavre d’extraterrestre de Roswell ». Totalement incrédule, mais vivement intéressé, j’obtiens, à ma grande surprise du CNES l’autorisation d’assister à cet évènement. Charge pour moi d’estimer et de mesurer la valeur de cette information sur les aspects qui touchaient à la véracité des faits, mais aussi sur les aspects psychosociologiques (rumeurs, manipulations, etc.), et rencontrer des acteurs de cette affaire dans l’affaire. J’ai eu la surprise de rencontrer le journaliste français Jacques Pradel de TF1 accompagné d’une équipe de journalistes. L’objectif pour cette équipe, comme pour beaucoup d’autres journalistes étant d’acheter les droits de télévision auprès du diffuseur de ces images. Mais Jacques Pradel ne venait pas uniquement pour cela, mais aussi pour vérifier l’origine et par qui ce film était parvenu jusqu’à nous. Il fut le seul journaliste à montrer qu’il y avait une opération de manipulation sur l’origine du film et que le scénario de sa provenance ne tenait pas la route. Jacques Pradel fut d’ailleurs victime de cet épisode, puisque après les émissions consacrées à « Roswell » sur la chaine TF1, à laquelle je refusai de participer, il disparut complètement du petit écran et ne voulut plus entendre parler des OVNIS. Bien entendu ce film n’était pas venu par hasard sur le devant de la scène, il masqua totalement les conclusions du GAO. Il fut l’occasion d’un déchaînement médiatique de grande envergure et de prises de positions de nombreux commentateurs. Pour ma part, je fis un rapport interne au CNES dans lequel je décrivis les circonstances dans lesquelles s’étaient déroulées la projection, un climat de paranoïa avec fouille de chaque spectateur, et indiquait une grande circonspection sur l’origine du film. En conclusion, j’indiquais qu’il était impossible de se prononcer sur la véracité des évènements présentés du fait d’un manque évident de preuves à l’appui sur l’origine du document.
Mais nous n’étions pas au bout de nos peines en matière de révélations sensationnelles en tous genres notamment au moment de la date d’anniversaire du cinquantenaire, celle de l’année 1997. En effet, outre le folklore qui eut lieu dans la petite ville de Roswell, là ou se réunirent les adeptes des thèses les plus exotiques et fantaisistes dans un grand raout durant quelques jours. Plusieurs informations nous parvinrent, communiquées à la fois par l’USAF et par un ancien Colonel à la retraite, Corso. L’USAF révélait cette fois-ci qu’il aurait pu se produire une confusion, pour les adeptes du crash avec récupération de corps d’extraterrestres, avec celles de crash d’avions ou des mannequins (dummys) équipés de parachutes pouvaient avoir engendré des erreurs d’interprétation sur la nature des corps retrouvés. Dans un rapport « the Roswell case closed » l’USAF mettait définitivement fin aux interrogations et aux conclusions apportées par les autorités militaires américaines sur ce cas. Mais, là encore la thèse des mannequins fut réfutée par d’innombrables investigateurs et acteurs militaires qui démontrèrent que des accidents d’avion dans le désert du nouveau Mexique n’eurent lieu qu’à partir de 1956 jusqu’en 1959. Ceci démontrait encore une fois la grossière manœuvre engagée par les autorités militaires américaines. Il n’était pas possible que les parachutages de mannequins puissent êtres confondus avec la description des présumés cadavres observés près des objets récupérés à Roswell.
Le 30 juin de cette même année, je fus invité sur LCI en duplex par David Pujadas en compagnie de Gilles Bourdais, l’un des meilleurs enquêteur et investigateur sur l’affaire de Roswell, ainsi que P. Lagrange, sociopsychologue, pour évoquer ces dernières hypothèses. Rapidement il apparut que P. Lagrange soutenait les thèses de l’armée de l’air sans voir que les éléments liés à cette thèse des ballons et des mannequins ne pouvaient pas cadrer avec ce qui était relaté depuis longtemps au sujet du cas de Roswell. Sa méconnaissance complète de la technologie des ballons ainsi que ses prises de position calquées sur l’opinion de l’armée américaine montrait à l’évidence qu’il ne faisait pas d’analyse globale du cas mais uniquement celle de se faire l’écho systématiquement des autorités publiques américaines.
Le premier, consiste comme je l’ai fait en suivant depuis l’origine les différentes dates qui apparaissent à des moments clés de l’enquête. Là il ne peut pas y avoir de hasard, parce que soit des enquêteurs privés ont découvert des éléments importants, soit que les autorités les ont d’elles-mêmes provoqués consciemment ou pas, c’est là où la question de la désinformation prend toute sa valeur, des pistes ou des hypothèses pour orienter les investigations.
Le second point, important à mes yeux, consiste à considérer les témoins, voire le rôle direct ou indirect qu’ils ont pu jouer, étudier à la fois leur témoignage mais également estimer leur crédibilité afin de voir quel sens ils donnent aux évènements. A ce jour on estime à un peu plus de trois cents personnes qui directement ou indirectement ont joué un rôle dans cette affaire. Un point essentiel apparait les témoins majeurs sont tous des militaires pour la plupart de haut rang !
Des témoignages de ceux-ci je retiendrai en particulier les témoignages celui bien entendu du major Jesse Marcel par qui cette affaire est parvenue en 1978. Ses propos ne sont liés à ce cas que sur un aspect important voire primordial : celui des débris qu’il a eus entre les mains et dont les qualités extraordinaires ne pouvaient lui échapper comme officier de renseignement technologique. Cet homme n’a jamais parlé d’extraterrestres ou de soucoupes volantes et à plus forte raison de petits hommes verts. Il était tout simplement un officier supérieur responsable de ces actes et de sa parole devant ses supérieurs hiérarchiques. D’ailleurs on lui confiera ultérieurement la responsabilité des études sur la bombe thermo-nucléaire soviétique ! Mais cet homme ne pouvait pas rester totalement silencieux sur quelque chose qui dépassait l’entendement comme par exemple ces matériaux froissés qui revenaient à leur forme initiale comme si rien ne les avaient modifiés ! Quelques années avant sa mort et sachant qu’il ne risquerait aucune conséquence pour sa carrière et pour ses proches il pouvait libérer sa conscience et donner une information anodine qui allait se révéler capitale pour la suite de l’enquête. Quand je regarde les conséquences de ces quelques mots prononcés il y a plus de trente ans, je comprends les raisons de son silence et sur ce qu’il savait de l’affaire ! Aujourd’hui nous connaissons quelques dizaines de ces témoins ayant eu entre leurs mains ces matériaux, tous sont unanimes pour évoquer que ceux-ci étaient totalement inconcevables dans les technologies employées à l’époque. Leurs témoignages se recoupent et accréditent l’hypothèse selon laquelle il y avait bien un ou plusieurs artéfacts inconnus qui étaient entre les mains de l’armée de l’air américaine. Alors se pose la question de savoir si ces gens sont irresponsables et ont raconté n’importe quoi, mais dans ce dernier cas pourquoi leur confierait-on des responsabilités importantes sur des bases nucléaires stratégiques, ou bien officiers détenaient un secret bien trop important et lourd à porter qu’ils ne purent le conserver jusque dans leur tombe. Personnellement je pencherais plutôt en faveur de la seconde hypothèse.
Un autre exemple est très édifiant à ce sujet, celui de Walter Haut, le porte-parole de la base de Roswell, qui dans un affidavit, déclaration sous serment qui peut servir en justice aux USA, déclara juste avant sa mort en 2002, que non seulement il confirma la récupération d’une épave non loin de la base de Roswell, mais aussi avoir vu de ses propres yeux des cadavres d’occupants de cet objet ! J’ai pu moi-même me rendre compte de ce témoignage, car lors d’un tournage d’un film « ovni le secret américain » pour la chaîne publique FR2 sur lequel j’étais co-scénariste, avec Vincent Giely le réalisateur. En compagnie de Wendy Connors une historienne américaine sur les ovnis, nous avions obtenu de Walter Haut des informations qui allaient dans ce sens. Celui-ci ne voulu pas les livrer devant la caméra, sans doute pour les raisons que j’évoquais précédemment, mais alors sentant que sa fin se rapprochait il les délivrera un an après dans cet affidavit.
Autre témoignage important, celui du Général Exon, qui était en poste à la base de Wright-Patterson comme lieutenant-colonel et qui apprit que sur la base étaient arrivés les débris et des cadavres pour y êtres examinés. Ce même Général d’après des déclarations qu’il fera dans les années 90 indiquera qu’il s’était rendu sur place et qu’il survola les divers sites ! Je pourrais comme cela citer encore quelques uns de ces témoignages troublants, mais cela ne changerai pas grand-chose sur le fond, car si ces hommes disent vrai alors nous sommes en présence de quelque chose qui a probablement bouleversé profondément les consciences et les hommes de cette époque qui vécurent ces évènements.
Si l’hypothèse d’un objet artificiel venant de l’espace avec des occupants à bord se révèlait être la bonne, la question est de savoir pourquoi les Américains ont-ils gardé jusqu’à ce jour cette information secrète ? Deux réponses sont possibles : la première consisterait à considérer que le choc de civilisation serait tel qu’il bouleverserait totalement tous les fondements de l’humanité, aussi bien philosophique, culturel, scientifique, religieux que politique ou géostratégique. Je n’imagine pas un seul instant un État confronté à de tels évènements révéler au monde l’objet de sa découverte. Dans un premier temps il faudra bien au contraire essayer de comprendre ce à quoi nous avons à faire, puis tenter de décrypter tous les éléments devant lesquels nous sommes en présence scientifiques, techniques, sociologiques et militaires pour en être les bénéficiaires. Deuxième hypothèse, ils ont récupéré des objets venant de l’espace, mais sont incapables d’en tirer l’exploitation technologique et dans ce cas il vaut mieux ridiculiser ceux qui l’évoquerait.
Aujourd’hui près de soixante ans après ces évènements que pouvons-nous retenir de tout cela. Qu’il y a eu tellement d’informations contradictoires qu’il est impossible à quelqu’un de neutre, à qui l’on pose une question sur Roswell, ne peut qu’immédiatement associer cette affaire à une farce. Sur ce point on ne peut que constater combien l’opinion publique est facilement manipulable et a été l’objet d’une désinformation passive et active depuis plus de cinquante ans. L’essentiel sur l’affaire de Roswell, c’est que ce cas reste toujours aussi mystérieux et qu’aucune réponse n’a jusqu’à présent été satisfaisante pour expliquer l’ensemble des faits tant que la levée de l’ensemble de documents déclassifiés ne lèvera le voile définitivement pour obtenir une vérité qui cadre enfin avec les récits de tous ces témoins militaires de hauts rangs. Personnellement je pense qu’une autre approche consisterai, non pas à tenter à chaque fois qu’un élément nouveau intervient de relancer la polémique, mais une bonne fois pour toute de reprendre la globalité du dossier et de faire un bilan de tous les paramètres pour tenter d’établir un scénario cohérent, autrement dit de dire ouvertement qui a menti sur certaines options et qui peut avoir dit une part de vérité sur le déroulement de certains évènements. Par exemple il me semble intéressant d’examiner trois points importants pouvant conduire à la validation d’une hypothèse parmi les quatre officiellement présentées par l’USAF.
E&D : Quelles sont les versions officielles et leurs réfutations ?
Reprenons tout d’abord l’ensemble des différentes hypothèses émises depuis l’origine de l’histoire. Nous constatons que nous avons quatre versions « officiellement » présentées par les autorités aériennes militaires américaines. La récupération d’un disque volant le 8 juillet1947, celui d’un ballon météorologique le 9 juillet 1947, puis des ballons secrets en 1995 et enfin en dernière version celle de parachutes avec des mannequins. Si nous considérons qu’une version qui se trouve parmi celles-ci, soit la bonne, nous pouvons en examinant chacune d’entre elles par élimination des éléments contradictoires ou réfutés par des faits avérés repérer en final la probable bonne solution. Il apparait évident aujourd’hui que l’USAF a voulu masquer quelque chose en changeant en cinquante ans quatre fois de version. Comme les thèses des ballons ont été réfutées par l’USAF elle-même ou que les enquêtes ont montré qu’il n’était pas possible que ce soit des ballons qui auraient provoqué tous ces témoignages militaires, il ne reste alors que deux options. Celle des parachutes avec mannequins ou celle du disque récupéré comme indiqué dans le premier communiqué de l’armée de l’air. Nous avons vu que les parachutages de mannequins n’avaient pu êtres effectués qu’après 1950, l’affaire dite de Roswell a lieu début juillet 1947. En conséquence et de manière logique c’est l’hypothèse du disque volant que je retiens comme la plus plausible. Dans ce dernier cas cette hypothèse non seulement permet de comprendre les raisons du secret qui entoure toute cette affaire, mais de surcroît elle conditionne toute l’attitude des autorités militaires et politiques sur la question des ovnis depuis soixante ans aux USA.
Reconnaitre l’existence de visites par des entités extérieures à notre humanité serait pour n’importe quel état, fusse la plus grande puissance de la planète, un aveu d’impuissance vis-à-vis de la population qui attend une protection garantissant la sécurité et l’intégrité territoriale. Souvenons-nous du traumatisme suscité par l’attentat des tours jumelles à New York en 2001. Mais avec les OVNIs apparaît un facteur supplémentaire, le côté insaisissable et totalement absurde du comportement de ces objets. Dans ce dernier cas de figure, outre qu’il était impossible d’assurer la sécurité des sites stratégiques, mais surtout ils étaient dans l’impossibilité d’intervenir directement pour empêcher cette présence. De l’aveu même des militaires américains les sites stratégiques nucléaires étaient survolés depuis 1947, voir à cet égard mon livre « troubles dans le ciel » (voir plus bas), il fallait à tout prix cacher cet aspect aux citoyens.
Un autre élément n’a jamais été mentionné, celui d’obtenir la technologie devant laquelle ils étaient confrontés. Comment ne pas imaginer que ceux qui se déplaceraient dans le cosmos pour venir sur terre nous rendre visite ne posséderaient-ils pas un mode de propulsion extraordinaire qui ramenait nos avions, nos fusées à l’époque des chars à bœufs ! Mais ce qui pouvait également prendre une importance capitale, c’était l’énergie qui était utilisée pour propulser ces engins à travers le cosmos. Si ces deux points étaient trouvés, alors à ce moment ceux qui les possédaient auraient une suprématie à tout jamais à l’échelle de la planète. Il est fort probable que pour cela des moyens considérables ont été engagés dans le plus grand secret. Quelques indices le laissent présager ainsi que des noms de savants ou d’ingénieurs cités dans des documents secrets de l’époque. Par exemple le projet Magnet développé en collaboration avec les meilleurs spécialistes mondiaux comme Wilber Smith, cet ingénieur Canadien spécialiste de l’électromagnétisme. Il y a également les études et recherches en aéronautique et aérodynamique d’Alfred Loading, cet ingénieur aéronautique qui collabora avec l’armée de l’air sur des véhicules en forme de soucoupe ! Bien entendu de nombreux programmes sont restés secrets et ne seront probablement jamais divulgués quant aux résultats auxquels ils ont aboutit. Une chose me paraît sure aujourd’hui : ils n’ont pas permis de découvrir ni l’énergie, ni le mode de propulsion utilisé. Si tel était le cas, et c’est peut être mieux ainsi, aujourd’hui les USA auraient une avance considérable sur tous les autres États de la planète et la domineraient de manière hégémonique avec toutes les conséquences que cela engendrerait.
E&D : Après toutes ces années passées à étudier la question des OVNIS qu’avez-vous encore envie de connaître à ce sujet, et n’éprouvez-vous pas de la frustration ?
Je mesure aujourd’hui que lorsque j’ai commencé à travailler sur cette question, jamais je ne pensais un jour que je serai arrivé aussi loin dans mes conclusions. Je n’ai jamais oublié que ma première idée sur la question reposait sur des sentiments, des convictions intuitives rejetant complètement l’idée qu’il puisse y avoir quelque part, ailleurs, des gens capables de sublimer notre pensée scientifique et technique pour nous faire comprendre l’inutilité de la voie dans laquelle notre civilisation s’est engagée. J’éprouve une immense satisfaction d’avoir pu approcher durant toutes ces décennies ceux et celles qui un jour ont été confrontés à ces évènements, d’avoir rencontré des gens exceptionnels, témoins, pilotes, ingénieurs, scientifiques, etc. qui m’ont apporté un regard différent sur l’humanité et l’espoir que l’homme saura faire preuve de sagesse pour préserver cette petite planète bleue qui l’abrite depuis quelques millions d’années.
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Commentaire de Jean-Pierre Petit : Monsieur Jacques Vélasco mentionne mon nom dans son interview. Il a eu tort. Sans cette mention, je serais resté coi. Jean Robin ne pourra que confirmer que celui-ci a aussitôt refusé le face à face avec moi, filmé ou non. Et cela n’est pas la première fois, grands dieux non! La raison est simple. Lors d’une telle confrontation, pas mal de choses émergeraient, que Vélasco ne souhaite pas voir remonter à la surface, et qui ne sont guère brillantes, et cela dans de nombreux plans. J’aimerais bien que quelqu’un retrouve une émission menées avec les frères Bogdanoff, qui était de la désinformation pure et simple. Vélasco a aussi soigneusement plumé deux personnes, à coup de procès, en leur arrachant des sommes importantes. Le premier est le pauvre journaliste Robert Roussel, dont il a brisé la vie en le ruinant, et le second un obscur ufologue, Robert Alessandri, cela toujours par voie de procès. Alessandri avait dénoncé l’analyse, produite dans les media, par Jean-Jacques Vélasco d’un phénomène de rentrée atmosphérique ( le 5 nov 1990), en qualifiant ce travail de fumisterie, avec juste raison. C’était l’époque où Vélasco “dirigeait le service d’expertise des rentrées atmosphériques” au Cnes, le défunt SEPRA. Je ne regrette pas d’avoir, via mon site, organisé une collecte pour payer l’amende que Vélasco arracha à l’ufologue, un pauvre hère, et j’y ai été de ma poche pour 1000 euros.
Tout cela, et bien d’autres choses encore, ne constituent pas un passé très brillant mais plutôt l’expression d’une médiocrité sans faille dont on a finalement guère envie de se souvenir. Appelons cela les poubelles d’une histoire. A propos d’Yves Sillard, “le père du Gepan-Geipan”, qui fut directeur de la DGA ( Délégation Général à l’Armement, ce qui fit de lui, d’emblée, le go-between avec l’armée) je me contenterai de rapporter un propos téléphonique, à propos de Hubert Curien, ministre de la recherche, où il m’avait dit :
- En voilà un qui a réussi à mener toute sa carrière sans prendre la moindre décision.
Mais, chez les ministres cela n’est pas chose exceptionnelle. Que dire de Claude Poher et de sa ridicule théorie des universons, d’Alain Esterle, qui planta par cupidité, dans les années quatre vingts, tout espoir de voir se devélopper des recherches de MHD en France, à travers le Cnes. Se référer aux DVD que j’ai enregistrés avec Enquête et débat. Le Cnes étouffa ce scandale séance tenante. Vélasco fait d’ailleurs état dans son livre de la descente du polytechnicien René Pellat, aujourd’hui décédé, “farouche anti-ovni”; venant exiger d’Esterle sa démission, après sa fantastique boulette, menée avec la complicité d’ l’ingénieur Bernard Zappoli (deux autres qui ne souhaiteraient guère se retrouver face à moi dans un tête à tête filmé. Décidément…).
Pas très brillante, cette saga où s’entremêlent l’incompétence, le manque chronique d’imagination, la rouerie, la complicité, la dissimulation, les ambitions de gens qui n’étaient pas à leur place. Pensez que Claude Poher fut reçu par le secrétaire général de l’ONU ! C’est du Marcel Aymé. Peut-être faut-il se hâter d’en rire avant de se mettre à en pleurer.
Personne ne peut empêcher Jean-Jacques Vélasco de parler où bon lui semblera et de se présenter sous le jour favorable de son choix, en faisant siennes des pensées empruntées à d’autres. Chacun voit midi à sa porte. La seule chose que je lui demande c’est de ne plus mentionner mon nom, de quelque façon que ce soit. On n’évoque pas le nom d’une personne et “des différents survenus dans le passé”, quand on est pas fichu de faire face à cette personne-là, devant une caméra.
Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS
Les hostilités sont ouvertes : Ca commence fort !!!
On aimerait bien savoir de quels budgets disposaient ces comités Théodules GEIPAN, GEPAN, etc., et ce qu’ils ont produit en contrepartie. Je crains bien qu’on s’aperçoive que, comme la plupart des machins étatiques, ils n’aient servi qu’à faire vivre quelques médiocres parasites sous couvert de science…
Zut, justement j’allais remercier Jean Robin pour avoir donné la parole à quelqu’un qui n’est pas d’accord avec JP Petit… et je vois que le premier commentaire lui est largement ouvert, comme s’il fallait s’excuser d’avoir donné la parole à quelqu’un qui pense autrement…
En 2000, l’aide de l’Etat aux organismes régis par la loi de 1901 a frisé les 2 milliards d’euros. A qui cette manne profite-t-elle? Selon quels critères? Visite au royaume de l’opacité :
On découvre en effet que l’immense majorité des crédits de l’Etat ne profite qu’à quelques dizaines d’associations, bien éloignées du romantisme bénévole de la IIIe République, dont la grand-messe culturelle du Festival d’Avignon… pour ne citer que celle ci …
Quand on lit cela, les sommes abyssales versées par l’Etat à tout un tas d’associations dont on ne voit pas très bien à quoi elles servent (combien coûte par exemple ce très décrié festival d’Avignon ?) pourquoi ne pas financer des programmes de recherche qui n’abritent pas que quelques médiocres parasites comme le suggère le très sympathique “Dilbert” ….
Mais qui êtes-vous donc pour pouvoir vous permettre de traiter des gens sérieux de “médiocres parasites” ?
@Ignitium
ah bon, dans votre esprit il faut que j’interdise à Petit de pouvoir publier un commentaire alors qu’il est cité nommément dans l’interview ? Sur quelle morale vous basez-vous pour imaginer cela ?
Les programmes de recherche n’ont pas besoin d’être subventionnés par l’État, c’est-à-dire par l’argent volé aux contribuables. Les programmes sérieux peuvent être financés par le privé ou le milieu associatif. D’ailleurs un Jean-Pierre Petit, en matière d’OVNI (et autres), a fait cent fois plus à lui tout seul, en-dehors des structures étatiques, que les parasites susnommés qui gaspillent en toute impunité. Le déficit de l’état n’est pas perdu pour tout le monde…
Je ne vois pas pourquoi le CNES serait plus “voleur” que le “CNRS” ?
Qu’avez-vous contre les premiers ?
Toutes les agences spatiales sont financées par les Etats, l’ESA compris.
Quant au déficit de l’Etat, il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet, tous les parasites comme vous le dites si
aimablement ne se trouvent pas spécialement au CNES !!!!
Bizarre votre commentaire, on jurerait que vous roulez pour J.P. PETIT, non ?
Ca sent bigrement le règlement de compte ….
Très intéressante l’interview, notamment la partie sur Roswell.
“ufologue français”
Quelqu’un pourrait-il nous dire quel genre d’organisme (université, grande école…) décerne le diplôme d’UFOlogue ???
sans rancune ^^
Interview ininterssante sauf pour confirmer la gabégie du CNRS qui paye quelqu’un 27 ans à rechercher des Ovnis.
@Dilbert: Les programmes de recherche n’ont pas besoin d’être subventionnés par l’État, c’est-à-dire par l’argent volé aux contribuables. Les programmes sérieux peuvent être financés par le privé ou le milieu associatif.
Ben malgré l’argent volé par l’Etat, les programmes de recherche sur la toxicité des produits vendus par le privé ont bien du mal à se financer. Mais bon, si vous le dites, c’est que c’est vrai !
@Moutemoute : vous appuyez là ou ça fait mal ! Mais bon, après tout, ça n’ a pas trop d ‘ importance …
Par contre et pour plutot bien connaitre le dossier Roswell, je trouve JJ Velasco bien imprudent !
Il cite des olibrius racontant n’ importe quoi, contredits – par écrit – par leurs collègues de l ‘ armée
qui pensent qu’ il s ‘ agit là d ‘ une sorte de légende urbaine, amplifiée par internet.
La sincérité d’ un Gildas Bourdais , indéniable, ne fait pas de cet incident curieux une base solide
qui prouve l’ existence des ET/Soucoupes de manière irréfutable !
Mais c ‘ est sympa de trouver sur E&D de telles controverses, boudées par l’ ensemble des merdias,
ou carrément moquées et ridiculisées par les mêmes !
Je regrette cependant que ce soit l’ occasion de remettre sur le tapis les bagarrounettes
JPP / Monde scientifique : on sait que ce dernier déteste et a peur des positions du premier, pas
la peine d ‘ en rajouter. E&D lui donne actuellement l’ occasion, heureusement, d’ exposer ses idées
Un livre critique couvrant la période Vélaso:
Les OVNI du CNES, trente ans d’études officielles (1977-2007)
en pdf: http://www.zetetique.fr/index.php/dossiers/101-ovni-cnes
Version papiers plus complète:
http://www.book-e-book.com/index.asp?fx=2&p_id=125