Oui, BHL étant malgré tout anti-totalitaire, contrairement à Sartre. Voici quelques citations de ce dernier qui l’illustrent.
“Les derniers liens furent brisés, ma vision fut transformée : un anticommuniste est un chien, je ne sors pas de là, je n’en sortirai plus jamais.”
Source : Situations IV, Gallimard, 1961
“Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé ; restent un homme mort et un homme libre.”
Source : préface des Damnés de la terre, Frantz Fanon, Maspero, 1961
“Les Vietnamiens se battent pour tous les hommes, et les forces américaines contre tous.”
Source : Situations VIII, Gallimard, 1971
“Un régime révolutionnaire doit se débarrasser d’un certain nombre d’individus qui le menacent, et je ne vois pas d’autres moyens que la mort. On peut toujours sortir d’une prison. Les révolutionnaires de 1793 n’ont probablement pas assez tué.”
Source : interview accordée à Actuel, 28 février 1973
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à jean
n’avez-vous pas honte d’établir une filiation entre un philosophe qui a écrit l’être et le néant et celui dont les production écrites n’ont rien de philosophique et s’apparentent , plus au néant qu’à autre chose ? n’y a t-il pas de distinction entre le bien apparent et le beau le grand et le vrai ?
faut-il juger Céline et Heidegger à leurs choix politiques ? peut-on comparer marc levy à Flaubert, de même peut-on comparer un professeur de philosophie du lycée, avec Bouveresse, Leibnitz et tant d’autres ?
Sartre mentait moins bien, c’est tout.
Sartre avait moins d’influence, il faisait le tapin c’est tout. BHL c’est autre chose.
à jean
n’avez-vous pas honte d’établir une filiation entre un philosophe qui a écrit l’être et le néant et celui dont les production écrites n’ont rien de philosophique et s’apparentent , plus au néant qu’à autre chose ? n’y a t-il pas de distinction entre le bien apparent et le beau le grand et le vrai ?
faut-il juger Céline et Heidegger à leurs choix politiques ? peut-on comparer marc levy à Flaubert, de même peut-on comparer un professeur de philosophie du lycée, avec Bouveresse, Leibnitz et tant d’autres ?
@Jean
Les Mains sâles c’était pour tenter de rattraper le tir, alors que la pièce justifie l’injustifiable ( ce qu’aucun intello ne vous dira). Méttons qu’un intellectuel de droite déclame son amour pour Drieu la Rochelle?
Dommage, je ne connais pas assez Sartre pour vous montrer par A+B ce qu’il pensait vraiment par ces phrases. Mais vous cherchez à l’évidence à faire du scandale et non à avoir raison (amour désintéressé de la vérité quand tu nous tiens !). Et après tout, ce n’est pas moi qui les cite. Vous auriez pu les expliquer. Par exemple, comment expliquer qu’un homme qui a quitté le parti communiste en 1956 écrive en 1961 la phrase que vous citez : “un anticommuniste est un chien, je ne sors pas de là, je n’en sortirai plus jamais” ? Alors que Sartre disait en 1956, après la répression de Budapest : “Les communistes sont déshonorés, les socialistes se plongent dans la boue… ” (cf http://www.live2times.com/1956-rupture-de-sartre-avec-le-parti-communiste-e–9328/). Vous pouvez arriver à faire dire n’importe quoi par ce jeu des petites phrases. C’est du n’importe quoi ! E&D ne peut mieux montrer que par cet article son soucis d’une information indépendante de qualité ! (rire jaune)
Sartre est un passionné de politique qui a dédié sa vie à la défense du socialisme, le vrai. Son engagement a toujours été total. II a toujours eu une morale rigoureuse et une conduite droite. Sartre est un écrivain et un philosophe reconnu qui a laissé un grand héritage. Il a toujours refusé les honneurs (refus de la légion d’honneur, refus du prix Nobel). J’ajoute qu’il a mené ses combats politiques avec les grands penseurs de son temps : Michel Foucault, GIlles Deleuze, Simone de Beauvoir…
Quelle ressemblance voyez vous dans ce portrait avec BHL, homme sans véritable engagement politique, qui ne porte pas de courant de pensée philosophique, qui agit seul et en montrant son beau torse rasé en déboutonnant le haut de sa chemise, un homme snobe et orgueilleux qui aiment dîner avec les dirigeants politiques, un homme à la recherche des honneurs, un homme qui se montre sur tous les plateaux de télévision ? Ecoutez ou réécoutez donc ce que Bourdieu en disait : http://www.youtube.com/watch?v=rHwKkIjCc7I
Bref ! L’un restera dans l’histoire, l’autre non. Et s’il y reste, ce ne sera sans doute pas sa fierté (mais où est-elle ?) ! Quant à vous, avec des articles comme celui-ci, l’histoire ne vous attribuera sans doute pas une meilleure place que BHL (si vous y restez…).
@simplet
“J’ajoute qu’il a mené ses combats politiques avec les grands penseurs de son temps : Michel Foucault, GIlles Deleuze, Simone de Beauvoir…” : tout est dit !
“L’un restera dans l’histoire, l’autre non.” : Hitler aussi est resté dans l’histoire, ce n’est pas un gage de qualité…
De là à comparer Sartre à Hitler…
@ Simplet : “Sartre est un passionné de politique qui a dédié sa vie à la défense du socialisme, le vrai. Son engagement a toujours été total. II a toujours eu une morale rigoureuse et une conduite droite.”
J’espère que vous plaisantez. De sa lâcheté pendant l’occupation Nazie à sa propagande maoiste, Sartre a souvent été des mauvais combats. De plus, il n’a jamais rien accompli de courageux. Son “engagement total” le faisait rarement aller plus loin que le boulevard St-Germain et le café Flore. Sartre était un écrivain conformiste et lâche, sans distance critique vis à vis des idéologies dominantes de son époque, et sans jamais rien faire qui puisse nuire à sa carrière d’intellectuel planqué et complexé donneur de (mauvaises) leçons.
Sartre n’a absolument pas dédié sa vie au socialisme.
il était collabo pendant la guerre. c’est sous l’occupation que sa carrière d’auteur de théâtre est lancée.
ce premier Sartre, avec, avant, la Nausée, et l’Etre et le néant, est d’ailleurs le plus intéressant, et restera comme une oeuvre, certes mineure, mais assez substantielle.
le sartre communiste est un écrivain mort.
parfois un salaud. il n’y a rien à comprendre derrière les phrases citées, c’est de la saloperie.
enfin, le dernier, le plus benny-levyesque, est ridicule, à se tordre de rire de pathétique. et de fait, évoque effectivement la figure de bhl, écrivain imposteur, mais idéologue francophobe et dangereux.
@King flo
je n’ai pas comparé Sartre à Hitler.
@Jean
Excusez-moi alors! Par contre, il me semble que taper sur Sartre est moins risqué que de critiquer sèchement Simone de Beauvoir. Aristocrate refoulée avec ses airs de mère supérieure, figure du puritanisme féministe ( pour ne pas dire d’un suprémacisme féministe) n’hésitant pas à bâtifoler en compagnie d’amants ( ce qui est son droit, mais juste que le ” Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais” est insupportable…manie dèjà si chère à Rousseau qui vous parlait de respect, d’honneur, de famille, mais qui n’a pas hésité a abandonner ses enfants).
@ Simplet,
La phrase de Sartre “un anticommuniste est un chien” a été publiée dans sa revue Les Temps Modernes de juillet 1952. Le texte d’origine a été repris dans Situation IV publié quelques années plus tard, en 1961 comme indiqué. Maintenant que cette citation est contextualisée, je vous laisse l’interprétée comme il se doit…
Mais grâce à vous, je pense avoir bien saisi ce qu’était la défense du vrai socialisme : se conduire en lâche face au nazisme, soutenir les dictatures staliniennes, castristes et maoïstes et finir avec un petit brin d’islamisme en adhérant au comité de soutien de Khomeyni. Vous avez raison, ça se tient bien, et rassurez-vous, les socialistes, les vrais, n’ont pas changé.
A tout comparer, je préfère un salaud intelligent qui a laissé des œuvres intéressantes, à un salaud oligarque.
Vous savez quel est votre problème à E&D ? Vous refusez de penser. Plus exactement, vous faites semblant, ce qui est pire.
Cet “article” n’a aucun développement, aucune analyse, aucune explication, aucune mise en situation. C’est une juxtaposition de phrases violentes que vous clouez au pilori. Mais quel est donc le but d’une telle démarche ? Comment voulez-vous convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit avec ce procédé lapidaire ? Je voudrais vous croire et avancez vers vous avec la meilleure honnêteté intellectuelle que je ne le pourrais pas, pour la simple et bonne raison qu’il n’y a aucun contenu ! Vous n’avancez aucun argument. “Sartre pire que BHL” est le titre de l’article, alors qu’il n’est même pas question de BHL dans l’article ! Pire en quoi ? En vertu morale ? En capacité intellectuelle ? En inefficacité militante ? …
Sartre, lui au moins, pensait. Trop peut-être, mal sans doute, mais il savait penser.
Jean répond à mon commentaire en écrivant “tout est dit”, ce qui est une belle manière encore de ne rien dire en faisant croire qu’on a dit beaucoup. Où est l’ “enquête”? On se le demande ! Vous ne savez faire qu’aboyer et donner des leçons. Je doute que vous ne vous soyez confronté sérieusement à la pensée de Sartre ou à celle de Michel Foucault (que je connais mieux), cela vous aurait incité à davantage de modestie. Car, eux au moins, ils savaient penser. Le jour où on verra sur E&D un compte-rendu critique de la “Naissance de la clinique” n’est pas venu !
@ Guillaume : Vous remarquerez que je cite mes sources dans mes commentaire pour ceux qui ne connaîtraient pas une information et qui voudraient vérifier et approfondir mon propos. J’ai déjà dit je que je connaissais mal Sartre. En quoi a-t-il été lâche sous l’occupation ? Certes, Sartre n’a, semble-t-il, pas été un résistant acharné et il a peut-être abusé sur son passé pendant l’occupation. (http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110527.OBS4064/sartre-cocteau-co-sous-l-occupation-avec-books.html) Il s’agit peut-être de lâcheté. Mais cela ne suffit pas à le condamner. Il y avait beaucoup de lâches à cette époque. Toujours est-il qu’il me semble que Sartre a eu une droiture incontestable dans ses combats politiques. Il s’est toujours battu pour le socialisme. Il a été maoïste, vous le rappelez. Il a souvent été dans ce qu’on a de bonnes raisons de qualifier de “mauvais combats”. Mais il a aussi été dans les bons (anticolonialisme, désapprobation de la répression de Budapest). Sarte est un militant politique, il n’y a que vous qui le niez. Mais il ne faut pas oublier surtout que Sartre est avant tout un penseur (contrairement à ceux qui font semblant de penser, souvenez vous de la 1ère ligne de mon commentaire…). Plus encore que son action militante, je crois que ce qui importe c’est le militantisme de sa pensée, qui fait qu’on peut encore aujourd’hui se réclamer de Sartre. Sarte était un intellectuel. Il avait le statut social et le militantisme de l’intellectuel, et cela amène plus souvent à parler à travers des livres et des pièces de théâtre que derrière une tribune (mais cela permet aussi généralement de dire des choses plus intelligentes). A ses ministres qui voulaient mettre Sartre en prison pendant la guerre d’Algérie (c’est vous dire si son militantisme était faible), De Gaulle répondit : “On ne met pas Voltaire en prison.” On ne peut mieux mesurer le poids de Sartre. De toute façon la question est compliquée et on ne peut pas la régler avec 4 ou 5 citations comme essayent de le faire certains !
@ laurent : “Sartre a été collabo pensant la guerre” —> qu’est-ce qui vous permet de dire ça ? Pourquoi écrivez-vous une phrase pareille ? Parce que vous voulez montrer que vous existez ou parce que vous cherchez à convaincre ceux qui pensent le contraire ? Si vous avez choisi le deuxième cas, il faut donner des arguments et des sources. Croyez-vous qu’on va vous croire sur parole ?
@ Seb : merci pour la contextualisation, mais elle est insuffisante. Sartre écrit-il en son nom ou fait-il parler un personnage ? Quelle est la nature de son texte ? Et encore une fois, permettez que je vous demande de sourcer vos phrases lapidaires. En quoi Sartre a-t-il été lâche face au nazisme ? On peut rationnellement penser que tous les Français qui sont restés chez eux et qui n’ont pas intégré la Résistance ont été lâches face au nazisme, et ça fait un paquet de gens ! “Soutenir les dictatures staliniennes”, Sartre ne l’a pas tout le temps fait (je rererépète sa rupture avec le PC en 1956). Sartre ne défend pas un régime mais des idées. Il a été abusé, il a abusé aussi, certes. Il me semble qu’il a toujours défendu le socialisme, peut-on dire le contraire ? Je ne dis pas que c’était le bon choix, mais c’est ce qu’il a fait et vous le rappelez (maoïste, castriste…). Cela montre au moins une droiture de conduite non ? Il y a tellement de gens de nos jours qui retournent leur veste que je trouve cela plutôt louable. Pensez à notre cher président qui serrait la main de Kadafi avant de se féliciter de sa mort, pensez à Jacques Attali, conseiller de Mitterrand avant de manger dans la main de Sarkozy, pensez à Eric Besson…
Et puis encore une fois, au moins ces penseurs… savaient penser ! Une critique à leur égard ne vaut que si elle est à la hauteur d’un Raymond Aron. Je pense à “L’Opium des intellectuels”.
@Simplet, ma contextualisation vous est insuffisante ? Mais c’est à vous d’aller ouvrir un livre pour trouver une réponse à vos interrogations. C’est vous qui êtes demandeur, pas moi. Après, effectivement, si vous constatez que la citation est mal interprétée, c’est à vous de faire un commentaire pour rectifier. Il sera le bienvenu et sera sûrement très intéressant, je n’en doute pas une minute. Mais là, vous brassez de l’air à propos d’un article que vous trouvez inintéressant sur un site que vous considérez tout autant inintéressant.
Quant à vos sources, le lien que vous indiquez concernant 1956 ne fonctionne pas. Ensuite on peut jouer à ce petit jeu si vous le souhaitez :
- “Sartre ne défend pas un régime mais des idées” source ?
- “Il a été abusé, il a abusé aussi,” source ?
- “Sartre est un passionné de politique qui a dédié sa vie à la défense du socialisme, le vrai” source ?
- “Son engagement a toujours été total” source ?
- “II a toujours eu une morale rigoureuse et une conduite droite” source ?
etc.
Vous voyez, c’est facile de faire des reproches aux autres…
Quant à sa droiture, je préfère quelqu’un qui se trompe dans sa jeunesse en soutenant un régime totalitaire et qui fini par s’en rendre compte en rectifiant le tire plutôt qu’une personne qui reste inamovible tout au long de sa vie en soutenant les pires régimes du moment.
@Simplet
puisque vous le demandez, voici une critique argumentée de la “pensée” de Foucault : “Les critiques font état de multiples fautes de détail, mais aussi de graves défaillances théoriques qui pourraient remettre en cause tout l’édifice intellectuel:Dans ” l’histoire de la folie…. “, la thèse du grand renfermement = au moyen âge, les fous sont bien intégrés à la société et parfois traités comme des maîtres de vérité, mais à partir du 17eme siècle, les malades (dont les fous) sont isolés du reste de la population dans des établissements spécialisés. Les historiens de la psychiatrie ne sont pas d’accord: on trouve de nombreux cas de persécutions au Moyen Age. D’autre part, les hommes ont toujours essayer de soigner les malades mentaux (au Moyen Age = exorcisme, pèlerinages et parfois chirurgie (saignée).Par ailleurs, le grand enfermement a lieu au l9e s. Pourquoi Foucault avance de 2 siècles ? Peut-être parce qu’il veut montrer que cette nouvelle attitude vient de la ligne partage entre Raison et Folie conçue par les philosophes des Lumières (” irrationnel et déraison “).
* Autre critique majeure (Gauchet et Swain): le développement des asiles et du traitement de la folie est lié à l’avènement d’une société démocratique (intégrer le déviant prendre en charge les faibles; Pinel : 19es accorde au fou le statut de malade qui peut être guéri).
* Dans les mots et les choses, il propose le terme épistémè (cadres du savoir) avec lesquels, selon lui, on a pensé la nature humaine depuis la renaissance. Ce terme veut traduire des RUPTURES brutales, des séparations tranchantes. Or certains auteurs ( Boudon: sociologue) indiquent qu’à la Renaissance, à coté d’une pensée magique et analogique, une pensée rationnelle et mathématique existait (sans laquelle le système de Copernic et les lois de Kepler n’auraient pu être élaborés). Les épistémè de Foucault ne vaudraient donc que pour certains modes de pensée mais pas pour tous. Pour Boudon les structures de pensée mises à jour par Foucault font ” bon marché de la complexité de l’histoire des sciences “.
* S’agissant des prisons, pour Foucault, le maintien d’une forme carcérale qui supprime pas la délinquance mais l’entretient s’explique par une fonction sociale précise. Elle sert à rendre invisible l’illégalité des classes dominantes; la prison est utile à la police qui est utile à la classe dominante. Thèse dépourvue de validité scientifique selon Raymond Boudon.
* Pour ce qui concerne le POUVOIR, Foucault semble réduire toutes les institutions modernes à des dispositifs omnipotents de contrôle et de normalisation des individus (= institutions carcérales). Mais cette analyse ne distingue pas les États démocratiques (États de droit) des États totalitaires. ” http://1libertaire.free.fr/Foucault38.html
@ Seb : Vous savez ce que vous pratiquez ? Ça s’appelle de la malhonnêteté intellectuelle. Vous voulez qu’on joue au “petit jeu” des sources, qui n’est pas un petit jeu (vous aurez remarqué que tout travail sérieux de chercheur repose sur une bibliographie conséquente), mais c’est justement ce que je fais depuis le début !!! Vous aurez sans doute remarqué, si vos yeux ou vos lunettes ne sont pas défectueux, que parfois il y a des mots en rouge dans mon texte de commentaire. Ces mots en rouge indiquent un lien. Vous cliquez dessus, et — Ô magie ! — vous voyez s’afficher la page qui me permet de fonder une affirmation. Puisque cet exercice vous a l’air difficile, je vais commencer par le faire avec vous.
“Sartre ne défend pas un régime mais des idées” —> cela fait simplement référence au fait que Sartre est un intellectuel, et intellectuel ça veut dire “qui fait profession des idées.” Pas besoin d’aller plus loin. La condamnation de la répression de Budapest montre qu’il n’est pas inféodé à l’URSS.
“Sarte a été abusé, il a abusé aussi” —-> Voilà ! C’est le moment de cliquez sur les mots en rouge. Vous êtes prêt ? Allez, faites-le ! Je vous les remets : http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110527.OBS4064/sartre-cocteau-co-sous-l-occupation-avec-books.html Que voyez-vous ? Ô miracle ! On trouve la phrase : “En fait, le comportement de Sartre pendant l’Occupation, bien qu’il n’ait jamais été un collabo, fut moins héroïque que ses déclarations de l’immédiat après-guerre pourraient le laisser croire.” Sartre a donc abusé sur son passé de résistant. On peut aussi penser au retour de la visite de Sartre en URSS. Je vous donne un autre lien (vous avez compris comment cliquer cette fois j’espère) : http://www.live2times.com/1954-interview-sartre-l-humanite-e–8684/ On trouve écrit :
“Vingt ans plus tard, dans Le Nouvel Observateur puis Situation X, Sartre révisera son jugement : “Après ma première visite en URSS, en 1954, j’ai menti. Enfin, ‘menti’ est peut-être un bien grand mot : j’ai fait un article (…) où j’ai dit des choses aimables sur l’URSS que je ne pensais pas. (…) Je ne savais pas qu’ils [Les camps] existaient encore après la mort de Staline, ni surtout ce qu’était le Goulag”.”
Sartre a été abusé par les Soviétiques, comme tous ceux qui sont allé visiter la Russie soviétique, et il a aussi abusé son public.
Bon, je me moque de vous pour vous prouvez votre mauvaise fois parce que je suis toujours à peu près le seul à laisser des liens dans mes commentaire pour montrer que je n’invente pas ce que je dis. Mais de façon générale, il est toujours légitime de demander à quelqu’un d’où il tire ce qu’il dit. On est là pour discuter sérieusement, pour découvrir des choses et pour s’instruire et pas pour lire des messages de révoltés qui balancent de façon lapidaire des idées préconçues et sans fondement, du genre : “Sartre était collabo !” Moi, à la milite, je m’en moque que Sartre ait été collabo ou non. Ce qui m’intéresse c’est de savoir ce qui permet de l’affirmer, pour que je puisse connaître la vérité à ce sujet.
Je comprends votre dernier paragraphe. Mais je crois que la situation est un peu plus compliquée que cela. D’abord, Sartre n’a pas toujours soutenu les régimes soviétiques. Ensuite, il ne connaissait sans doute pas la réalité de ses régimes (il a reconnu ne pas avoir eu connaissance des Goulags). D’autres part, le jugement rétrospectif est toujours facile. Ce qui n’empêche évidemment pas de contester ses prises de positions !
@ Jean : Voilà bien des remarques intéressantes. Dommage que vous n’en fassiez pas un article complet de plusieurs pages, qui soit analytique et qui aille en profondeur. Encore une fois cependant, je remarque que vous préférez la succession d’idées courtes de quelques phrases (“concernant la prison…”, “concernant le pouvoir…”, concernant l’episteme…”) à l’analyse détaillée et approfondie. Si vous vous en sentez incapable, ce qui est tout à fait compréhensible car la pensée de ces penseurs (Foucault, Sartre) est immense et complexe (peut-on d’ailleurs parler d’une seule et unique pensée ?), et l’étudier demande beaucoup de temps, je vous conseille de laisser tomber. Rapportez des travaux d’universitaires ou de spécialistes, ça vaudra mieux.
@ Seb : pour la contextualisation, ça change du tout au tout si Sartre ne parle pas à la 1ère personne mais fait parler un personnage. Et ce n’est pas à moi d’aller me renseigner sur le sens des citations de Sartre car ce n’est pas moi qui les ai trouvées. Je ne suis demandeur que dans la mesure où on me propose ces phrases. Quant à E&D, il n’est pas complètement inintéressant, il ne l’est qu’à moitié (raison pour laquelle j’y vais de temps en temps). Il est très souvent intéressant pour la partie “débat”, il est très souvent inintéressant pour la partie “enquête”.
@simplet
je vous citais un des multiples sites qui démontent point par point, argument par argument, la “pensée” de Sartre ou Foucault. Ces critiques se trouvent si facilement sur le web que je laisse les gens intéressés faire leurs recherches, mais il est à peu près clair que ces gens-là ne valaient pas mieux qu’un étudiant de 1ère année de DEUG de philo.
@ Jean
Franck Boizard sur Sartre : http://fboizard.blogspot.com/2011/06/le-siecle-de-sartre.html
De nombreuses citations à l’appui !
@Jean
Il y’a un sociologue canadien inconnu au public Français qui a traité l’enfermement, voire l’aliénation, beaucoup mieux que Foucaud. Erwing Goffmann!
Ensuite, non que je rejoigne Simplet, mais sur le coup votre article renvoie maladroitement à ceux qui tapent encore sur la figure de Soljenitsyne et qui l’accusent régulièrement de Fascisme, d’ultra-nationalisme, voire d’antisémitisme ( ça va de nostalgiques de l’URSS à Richard Pipes tête pensante intolérante des néo-conservateurs). Pourtant, Soljenistsyne fait partie des trois hommes qui ont abattu le communisme; Jean-Paul II, et Reagan étant les deux autres. Il n’était pas parfait. Nostalgique de la Grande Russie Eternelle, chrétien fervent pour ne pas dire bigôt, emmerdait tout le monde avec sa chouannerie, proche de Poutine…n’intéréssait plus la jeunesse actuelle. Mais on lui doit néanmoins la destruction du Bloc de l’Est!
@ Simplet,
Franchement, je me demande lequel de nous deux est le plus malhonnête intellectuellement…
Je maintiens, ce serait à vous de faire les recherches et d’apporter la contradiction plutôt que de dire faire une critique qui n’apporte strictement rien. Vous savez, ce n’est pas compliqué d’ouvrir un livre et de faire une recherche. En tous les cas, pour ma part c’est ce que j’aurais fait dans une telle situation. J’aurai mené ma propre investigation et j’aurais apporté la contradiction à l’article. Il me semble que ça aurait été plus intéressant que de dire que je ne connais pas le sujet et que l’auteur de l’article se trompe sûrement même si je n’en sais rien. Moi, je vous ai explique de quand date exactement la citation et vous vous vous obstinez à ne rien vérifier préférant jouer au mauvais prof en distribuant les points du haut de votre chaire. D’autant plus que vos interrogations ne sont pas injustifiées. Mais ce n’est pas ainsi que l’on apprends ni qu’on apporte de l’eau au moulin. Mais à chacun son point de vue et sa manière d’agir.
Puisque vous aimez tant citer les sources, où est-ce que j’ai écrit que Sartre était un collabo ? J’ai écrit qu’il était un lâche. Ce n’est pas du tout pareil et je sais parfaitement faire la distinction entre les deux. Ce que je critique chez lui, c’est sa passivité durant la guerre pour un intellectuel qui se veut engagé. D’autres ont risqué leur vie, lui rien malgré son encrage à gauche et face au soit disant pire ennemi. J’ai l’impression de vivre actuellement la même chose, toute proportion gardée, avec certains de nos intellectuels (de gauche mais pas seulement) qui s’écrasent devant l’islamisme malgré leurs grands discours sur la liberté etc. Face au vrai danger, il n’y a plus personne.
Vous vous vanter de vous appuyer sur des sources grâce à vos liens internet ? Personnellement, je préfère les livres à internet de manière générale. On trouve le pire comme le meilleur sur le net. La preuve ? Sartre était un collabo, je l’ai vu sur internet dont voici le lien : http://www.enquete-debat.fr/archives/jean-paul-sartre-etait-il-pire-que-son-heritier-bhl-31065 (cherchez bien, c’est dans un commentaire…)
Et puis je ne sais pas comment vous comptez. Sur les 5 exemples où je vous demande des sources, vous ne mettez que deux liens concernant le deuxième point. Le reste passe à la trappe. Et le premier lien ne fonctionne pas : http://www.live2times.com/1956-rupture-de-sartre-avec-le-parti-communiste-e–9328/ Donc là c’est un peu fort quand même… Et ensuite, vous vous vantez que vous sourcez ? Ouais, bof… moi aussi je peux mettre des liens qui ne fonctionnent pas et faire le malin par la suite…
D’ailleurs, concernant 1956 et l’inféodation de Sartre à l’URSS, il est facile de vous apporter la contradiction. Sur quoi repose votre affirmation ? Sur un lien qui ne fonctionne pas ? Bravo !
En 1956, Sartre condamne certes la répression de Budapest, mais, contrairement à d’autres intellectuels, il ne démissionne ni du Mouvement de la Paix, ni du Comité national des écrivains, deux organisations liée au PCF et à l’URSS. Vous trouverez plus de détails dans la Revue Histoire & Liberté d’automne 2006 en lisant l’article de Florence Grandsenne : Les intellectuels français et l’insurrection hongroise de 1956. Article très intéressant. Cette même année, dans L’Express du 9 novembre, il exprime son ambiguité en considérant que le rapport de Krouchtchev sur la destalinisation a été “la faute la plus énorme” car il dénonçait “les crimes d’un personnage sacré”.
Votre affirmation ne suffit donc pas, son attitude est beaucoup plus complexe.
Sartre n’a pas été abusé par les Soviétiques. Les informations sur le Goulag et le régime stalinien étaient connues. Non seulement vous pouvez vous plonger dans l’ouvrage de Pierre Rigoulot, Les Paupières lourdes dans lequel sont regroupées toutes les informations qui étaient disponible dès les début du régime communiste en URSS. Quid de Souvarine, Gide, Istrati ou Ciliga pour ne citer que les plus connus. Très tôt il y eu des témoignages sur les camps et la dictature. Mais qu’en faisait Sartre et consort, ils les balayaient d’un revers de la main en arguant que c’est de la propagande fasciste. La citation “tout anticommuniste est un chien” en est le parfait exemple.
Il est impossible qu’il n’est pas été au courant des procès Kravchenko puis de David Rousset dans lesquels notamment Margarete Buber-Neumann est venue témoigner de son expérience du goulag (voir son livre Prisonnière de Staline et de Hitler). Ces procès ont tellement agité le milieu intellectuel parisien que dire qu’il n’était pas au courant ne tient pas une seconde. Concernant le procés Kravchenko, je vous renvoie vers l’ouvrage de Nina Berberova L’Affaire Kravtchenko publié chez Actes Sud. Et de manière plus générale, concernant l’attitude des intellectuels durant cette période, vous pouvez consulter Les illusions retrouvées de Claudie et Jacques Broyelle, dont le sous titre résume parfaitement le contenu : Sarte a toujours raison contre Camus.
C’est pourquoi quand je lis que Sartre “ne connaissais sans doute pas la réalité du régime soviétique” ni l’existence des Goulags, je me demande qui est le plus menteur, Sartre ou celui qui a écrit ces lignes ?
Voilà pour les points un et deux. Mais il ne vous reste encore d’autres points sur lesquels vous ne faites qu’avancer des suppositions sans vous appuyer sur aucune source ?
Un dernier point sur sa droiture. Je comprends que l’on se fasse “avoir” une première fois sur le communisme. Mais que l’on reproduise les mêmes erreurs avec Cuba puis avec la Chine, j’ai vraiment du mal à le comprendre. Je pense que parfois changer de position est mieux que rester sur les mêmes erreurs. Sans cela, nos n’aurions jamais pu lire les études d’Annie Kriegel, François Furet ou Stéphane Courtois. Ou, dans l’autre sens, de Daniel Cordier. Sartre aurait été grandi s’il ne s’était pas enfermé dans son idéologie.
Si vraiment l’histoire vous intéresse, c’est dans les livres que vous trouverez le plus d’informations, d’arguments et de contradictions car vous y trouverez toutes les sources et ainsi le moyen de répondre à vos interrogations.
Et je ne pouvais pas finir sans vous conseiller l’excellent ouvrage de notre plus grand penseur de ce début de siècle, BHL, “Le siècle de Sartre”p
@ Simplet,
Franchement, je me demande lequel de nous deux est le plus malhonnête intellectuellement…
Je maintiens, ce serait à vous de faire les recherches et d’apporter la contradiction plutôt que de dire faire une critique qui n’apporte strictement rien. Vous savez, ce n’est pas compliqué d’ouvrir un livre et de faire une recherche. En tous les cas, pour ma part c’est ce que j’aurais fait dans une telle situation. J’aurai mené ma propre investigation et j’aurais apporté la contradiction à l’article. Il me semble que ça aurait été plus intéressant que de dire que je ne connais pas le sujet et que l’auteur de l’article se trompe sûrement même si je n’en sais rien. Moi, je vous ai explique de quand date exactement la citation et vous vous vous obstinez à ne rien vérifier préférant jouer au mauvais prof en distribuant les points du haut de votre chaire. D’autant plus que vos interrogations ne sont pas injustifiées. Mais ce n’est pas ainsi que l’on apprends ni qu’on apporte de l’eau au moulin. Mais à chacun son point de vue et sa manière d’agir.
Puisque vous aimez tant citer les sources, où est-ce que j’ai écrit que Sartre était un collabo ? J’ai écrit qu’il était un lâche. Ce n’est pas du tout pareil et je sais parfaitement faire la distinction entre les deux. Ce que je critique chez lui, c’est sa passivité durant la guerre pour un intellectuel qui se veut engagé. D’autres ont risqué leur vie, lui rien malgré son encrage à gauche et face au soit disant pire ennemi. J’ai l’impression de vivre actuellement la même chose, toute proportion gardée, avec certains de nos intellectuels (de gauche mais pas seulement) qui s’écrasent devant l’islamisme malgré leurs grands discours sur la liberté etc. Face au vrai danger, il n’y a plus personne.
Vous vous vanter de vous appuyer sur des sources grâce à vos liens internet ? Personnellement, je préfère les livres à internet de manière générale. On trouve le pire comme le meilleur sur le net. La preuve ? Sartre était un collabo, je l’ai vu sur internet dont voici le lien : http://www.enquete-debat.fr/archives/jean-paul-sartre-etait-il-pire-que-son-heritier-bhl-31065 (cherchez bien, c’est dans un commentaire…)
Et puis je ne sais pas comment vous comptez. Sur les 5 exemples où je vous demande des sources, vous ne mettez que deux liens concernant le deuxième point. Le reste passe à la trappe. Et le premier lien ne fonctionne pas : http://www.live2times.com/1956-rupture-de-sartre-avec-le-parti-communiste-e–9328/ Donc là c’est un peu fort quand même… Et ensuite, vous vous vantez que vous sourcez ? Ouais, bof… moi aussi je peux mettre des liens qui ne fonctionnent pas et faire le malin par la suite…
D’ailleurs, concernant 1956 et l’inféodation de Sartre à l’URSS, il est facile de vous apporter la contradiction. Sur quoi repose votre affirmation ? Sur un lien qui ne fonctionne pas ? Bravo !
En 1956, Sartre condamne certes la répression de Budapest, mais, contrairement à d’autres intellectuels, il ne démissionne ni du Mouvement de la Paix, ni du Comité national des écrivains, deux organisations liée au PCF et à l’URSS. Vous trouverez plus de détails dans la Revue Histoire & Liberté d’automne 2006 en lisant l’article de Florence Grandsenne : Les intellectuels français et l’insurrection hongroise de 1956. Article très intéressant. Cette même année, dans L’Express du 9 novembre, il exprime son ambiguité en considérant que le rapport de Krouchtchev sur la destalinisation a été “la faute la plus énorme” car il dénonçait “les crimes d’un personnage sacré”.
Votre affirmation ne suffit donc pas, son attitude est beaucoup plus complexe.
Sartre n’a pas été abusé par les Soviétiques. Les informations sur le Goulag et le régime stalinien étaient connues. Non seulement vous pouvez vous plonger dans l’ouvrage de Pierre Rigoulot, Les Paupières lourdes dans lequel sont regroupées toutes les informations qui étaient disponible dès les début du régime communiste en URSS. Quid de Souvarine, Gide, Istrati ou Ciliga pour ne citer que les plus connus. Très tôt il y eu des témoignages sur les camps et la dictature. Mais qu’en faisait Sartre et consort, ils les balayaient d’un revers de la main en arguant que c’est de la propagande fasciste. La citation “tout anticommuniste est un chien” en est le parfait exemple.
Il est impossible qu’il n’est pas été au courant des procès Kravchenko puis de David Rousset dans lesquels notamment Margarete Buber-Neumann est venue témoigner de son expérience du goulag (voir son livre Prisonnière de Staline et de Hitler). Ces procès ont tellement agité le milieu intellectuel parisien que dire qu’il n’était pas au courant ne tient pas une seconde. Concernant le procés Kravchenko, je vous renvoie vers l’ouvrage de Nina Berberova L’Affaire Kravtchenko publié chez Actes Sud. Et de manière plus générale, concernant l’attitude des intellectuels durant cette période, vous pouvez consulter Les illusions retrouvées de Claudie et Jacques Broyelle, dont le sous titre résume parfaitement le contenu : Sarte a toujours raison contre Camus.
C’est pourquoi quand je lis que Sartre “ne connaissais sans doute pas la réalité du régime soviétique” ni l’existence des Goulags, je me demande qui est le plus menteur, Sartre ou celui qui a écrit ces lignes ?
Voilà pour les points un et deux. Mais il ne vous reste encore d’autres points sur lesquels vous ne faites qu’avancer des suppositions sans vous appuyer sur aucune source ?
Un dernier mot sur sa droiture. Je comprends que l’on se fasse “avoir” une première fois sur le communisme. Mais que l’on reproduise les mêmes erreurs avec Cuba puis avec la Chine, j’ai vraiment du mal à le comprendre. Je pense que parfois changer de position est mieux que rester sur les mêmes erreurs. Sans cela, nos n’aurions jamais pu lire les études d’Annie Kriegel, François Furet ou Stéphane Courtois. Ou, dans l’autre sens, de Daniel Cordier. Sartre aurait été grandi s’il ne s’était pas enfermé dans son idéologie.
Si vraiment l’histoire vous intéresse, c’est dans les livres que vous trouverez le plus d’informations, d’arguments et de contradictions car vous y trouverez toutes les sources et ainsi le moyen de répondre à vos interrogations.
Et je ne pouvais pas finir sans vous conseiller l’excellent ouvrage de notre plus grand penseur de ce début de siècle, BHL, “Le siècle de Sartre” paru chez Grasset.
Bonne lecture !
@Simplet
vous êtes tombé sur un os, sebbon1 est un des meilleurs connaisseurs du communisme que je connaisse…
@sebbon1
tout cela me rappelle furieusement Mélenchon, qui a dit que Cuba n’était pas une dictature et qu’1/3 de l’humanité avait échappé en 45 au capitalisme grâce au “socialisme” (auquel il met des guillemets)
@ Jean,
oui, nous sommes dans la même logique. A la différence, c’est que Mélenchon est un politicien et, n’arrivant pas encore à bien cerner le personnage, je me demande s’il pense sincèrement ce qu’il dit ou bien s’il n’essaye pas plutôt de flatter son électorat qui se reconnaît dans ce genre de propos. N’oublions pas que Cuba et l’opposition socialisme-capitalisme sont deux thèmes fédérateurs au sein d’une extrême gauche très divisée qu’il tente de rassembler à travers le Front de Gauche.