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La déliquescence de la Gauche… et de la Droite.

28 août 2011, 12:58 Auteur : 17 commentaires

La Gauche est devenue au, fil du temps, ce que l’on nomme péjorativement « La Gôche » c’est-à-dire une caste de « bobos » qui s’adresse aux « bobos ». C’en est fini depuis longtemps des plaidoyers en faveur des classes populaires car il y a déjà pas mal de temps que la Gauche a perdu l’électorat populaire qui faisait le socle de sa mission. Contrainte elle se tourne maintenant vers un nouvel électorat : l’électorat petit-bourgeois mais aussi l’électorat immigré ; ce qui à première vue ne va pas forcement ensemble sauf que si on y regarde de près on voit bien dans la classe des petits-bourgeois une frange d’immigrés de divers horizons, plutôt bien intégrés au système mais restant attachés à leur racines et surtout très attachés à leur communauté. Et pour ces immigrés communautaristes toute marque de compassion ou d’accommodement « raisonnable » à leurs communautés est le signe d’un possible ralliement à tel ou tel parti et comme la Gauche est plutôt accommodante, les immigrés, toutes les études le prouvent, votent majoritairement pour elle et particulièrement pour le Parti Socialiste.

Le Parti Socialiste est très sensible à ces études prospectives et son penchant naturel à l’électoralisme lui fait prendre des voix partout où cela se peut. Foin des atteintes à la laïcité, à la citoyenneté, pourvu qu’on prenne des voix et si on pouvait régulariser tous les sans-papiers, quel pied ! Pourtant l’électorat populaire reste le plus nombreux alors pourquoi la Gauche va-t-elle chercher ailleurs ? Il semblerait qu’elle n’a plus vraiment le choix et que ce soit par facilité : plutôt que de faire des efforts, certainement vains (ça elle l’a compris !) pour récupérer les classes populaires qui depuis un moment déjà voient bien que l’UMPS est bien devenu une réalité, le PS et la Gauche dans son ensemble préfèrent aller chercher un électorat moins aguerri, plus maniable et plus sensible à un discours lénifiant et surtout très politiquement correct. Les classes populaires très réticentes ont bien vu que Droite ou Gauche appliquent respectivement et alternativement la même politique libérale : austérité, politique antisociale, casse des services publics, connivence avec les marchés financiers, perte du contrôle de toute souveraineté et j’en passe…

Le Parti Communiste qui ne représente plus que l’ombre de lui-même est devenu inaudible. Il a bien ça et là quelques poussées patriotiques et républicaines mais cela n’a plus aucune prise sur son électoral traditionnel. Plus personne n’est dupe : son ralliement au libéralisme peut se draper dans une phraséologie prolétarienne on ne peut oublier sa posture bien molle contre les privatisations quand il gouvernait avec les autres forces de gauche. Ce parti est devenu également électoraliste prêt à toutes les concessions pour garder quelques pouvoirs régionaux ou municipaux et avale couleuvres sur couleuvres : d’abord et surtout la nomination de Mélenchon comme leader pour représenter le Front de Gauche à la présidentielle (le PC perd à jamais tout espoir de dominer l’alliance « Front de Gauche ») et il accepte toutes les atteintes à la laïcité et à la citoyenneté au nom du multiculturalisme par pure idéologie égalitariste. Ce parti qui avait été un promoteur et une force de propositions d’idées progressistes au XXème siècle est en voie d’extinction. Incapable de proposer une conception politique claire, le PC s’attache à des détails qui sur le fond ne peuvent changer grand-chose et qui de toute façon n’intéressent plus grand monde.

Les « écolos » eux détiennent le pompon de l’incohérence : leurs leaders ont été partisans du « OUI » en 2005 qui concrétisait l’unification politique de l’Europe avec son cortège de contraintes multiculturelles mais dans le même temps étaient partisans de la culture régionale et de la promotion des langues de terroir alors que l’Europe politique comme elle est définie aujourd’hui non seulement veut imposer le multiculturalisme mais en plus nivelle tout (la politique, la culture, l’économie). Les « écolos » votent pratiquement toutes les directives économiques libérales européennes et en même temps s’insurgent contre les dégâts du capitalisme. A part leur proposition de dépénaliser le cannabis, de supprimer le défilé du 14 juillet et de sortir du nucléaire on ne voit toujours pas où ils veulent en venir. Pour l’instant leurs propositions n’intéressent que les « bobos ».

Et la Droite ? Ah ! La Droite, l’UMP, qui nous promettait un pays sécurisé, un pays où on gagnerait plus (en travaillant plus évidemment !), un pays où l’immigration ne serait plus subie mais maitrisée et choisie, un pays souverain face au mondialisme… bref au résultat et au final c’est l’inverse que l’on a eu : un désastre, du désordre et un pays au bord de la crise de nerf (et de la crise tout cours !).

Nos politiques sont vieux, usés, dépassés, déconnectés de toute réalité, incapables d’anticiper les crises, de gérer l’économie réelle, de promouvoir une morale républicaine mise à mal par le mondialisme, de proposer une perspective d’avenir pour les jeunes. Ils sont tous responsables de l’anarchie et de la déliquescence qui s’installent à tous les niveaux.

Faire de la politique c’est prévoir et anticiper. C’est aussi oser le possible et le meilleur pour son peuple et être à son service. C’est proposer une perspective exaltante. Nous sommes bien loin de cette vision sauf peut-être avec… Marine Le Pen ?

Claude PICARD

Categories : opinion

17 commentaires

  1. jarod dit :

    Aucune déliquescence, la continuation logique de la fin des états nations après 1945, le marché gère la société, l’état s’occupe du traitement social du chômage et de l’exclusion.

    C’est un choix de société, les citoyens sont responsables et votent en connaissance de cause.

  2. Shaul dit :

    A Jarod,

    Oui et non. On n’a jamais demandé aux français s’ils désiraient s’inclure dans une entité européenne.
    On leur a imposé en 1957 par le Traité de Rome ratifié par l’Assemblée Nationale mais les députés n’avaient JAMAIS été élu sur ce programme.

    L’arnaque prend forme à ce moment là, ce n’est pas le choix des électeurs.

  3. Kévin dit :

    “d’abord et surtout la nomination de Mélenchon comme leader pour représenter le Front de Gauche à la présidentielle (le PC perd à jamais tout espoir de dominer l’alliance « Front de Gauche »)”

    => Le Front de Gauche ne serait rien sans le PC, preuve qu’il le domine.
    ______________

    “et il accepte toutes les atteintes à la laïcité et à la citoyenneté au nom du multiculturalisme par pure idéologie égalitariste.”

    => On voit que vous n’avez pas lu le programme commun du Front de Gauche. Il n’y a pas meilleur défenseur de la laïcité à l’heure actuelle sur l’échiquier politique dominant.

    “Nous réaffirmons le bienfondé et l’actualité de la loi de 1905 sur la laïcité. Toutes les modifications ultérieures de la loi de 1905 affectant ces principes seront abrogées. Pour nous cette loi fondamentale de notre République a vocation à s’appliquer à tout le territoire national.
    Aucun financement public ne sera octroyé à la construction de nouveaux établissements scolaires privés ou à la rénovation de ceux qui existent déjà. Toute ségrégation de genre ou communautaire de l’espace public sera interdite (par exemple le choix du sexe du médecin à l’hôpital public…).Le président de la République renoncera définitivement à son titre de chanoine de St Jean de Latran.”

    Source : http://www.pcf.fr/11283

    Pour ce qui est de la citoyenneté :

    “La démocratie participative sera inscrite dans la constitution et des lois déclineront ce principe pour donner les moyens, les outils, les espaces, pour sa mise en œuvre. Elle s’appliquera à l’élaboration des lois, à la mise en œuvre des grandes politiques publiques et à la gestion des collectivités territoriales, notamment au moyen de budgets participatifs. [...]

    Nous créerons de nouveaux domaines d’intervention populaire. Le référendum, ou toute autre forme de consultation populaire directe, pourra être initié par voie de pétition réunissant un pourcentage conséquent de la population.”

    Source : http://www.pcf.fr/11298
    ____________________

    “C’est aussi oser le possible et le meilleur pour son peuple et être à son service. C’est proposer une perspective exaltante. Nous sommes bien loin de cette vision sauf peut-être avec… Marine Le Pen ?”

    => Pouvez-vous développer ? Je ne vois absolument pas en quoi Marine Le Pen propose “le possible et le meilleur pour son peuple”.

  4. DC dit :

    “Droite ou Gauche appliquent respectivement et alternativement la même politique libérale : austérité, politique antisociale, casse des services publics, connivence avec les marchés financiers”

    Pas du tout d’accord.
    Pour moi, en France la droite comme la gauche sont *socialistes* (et vu de lӎtranger beaucoup confirment) :
    - L’État est la maman qui doit solutionner tous les problèmes ;
    - Restriction des libertés sur presque tous les plans (au nom de l’égalité bien sûr et de la sécurité) ;
    - L’État se mêle de tout et est totalement incontinente au niveau des lois (normal puisque l’État gère tout) ;
    - L’État consomme 54% du PIB !!! Ça s’appelle de la planification… L’Etat décide pour les individus (et leur confisque leur richesse au passage, cf. impôts) ;
    etc.

    Et pour reprendre précisément vos termes :
    - Austérité : C’est pas comme si on avait eu aucun budget en équilibre depuis 35 ans et une dette de plus de 1500 millards d’euros… (Et le lien entre libéralisme et Austérité est où ?)
    - Politique antisociale : Je croyais qu’on avait un super système de retraite (d’état), d’assurance maladie (d’état), de salaire minimum (fixé par l’état), de subventions et autres aides. (Et le lien entre libéralisme et politique antisociale est où ?)
    - casse des services publics : houlàlà… ba alors c’est dommage d’avoir autant de fonctionnaires.
    - connivence avec les marchés financiers : Bref, le contraire même de la définition du libéralisme financier.

  5. jeannot dit :

    @DC 29 août 2011 à 1 h 00 min

    “L’État est la maman qui doit solutionner tous les problèmes ;”
    L’état n’est pas le parangon du socialisme, de nombreux courants socialistes prônent l’abolition immédiate ou à long terme de l’état.
    L’état qui aide le grand capital, ce n’est pas du socialisme.

    “Restriction des libertés sur presque tous les plans (au nom de l’égalité bien sûr et de la sécurité) ;”
    C’est l’UMP conservateur qui restreint les libertés sur de nombreux plans. Depuis l’ascension au pouvoir du président de al droite décomplexée, la France a reculée au classement des droits de l’homme.
    Bush aussi a réduit les libertés individuelles.
    Les régimes d’extrême droite limitent les libertés.
    Et aucun ne le fait au nom de l’égalité

    Des courants socialistes sont libertaires et favorisent les libertés individuelles.
    Les socialistes ont favorisés les libertés individuelles comme au niveau de al religion en votant la loi de 1905, défendant les droits des femmes, libérant les médias dans les années 80 etc….
    Aux états-unis libéral est le terme pour partisan des liberté individuelle, mais politiques d’intervention de l’état au niveau économique. Là bas un libéral c’est quelqu’un de gauche, voire un coco.
    Les pays qui respectent le plus les libertés individuelles ont retrouve les pays scandinaves qui ont été dirigés par des sociaux-démocrates.

    Limiter le pouvoir des puissants ce n’est pas limiter les libertés.

    Les politiques fiscales en faveur des plus riches (avant de devoir serrer le budget), sont des politiques anti socialistes.
    la réduction des fonctionnaire sur des critères budgétaires sans notion des besoins réels du pays (police, santé, éducation par exemple) sont des politiques anti socialistes.
    La soumission de l’économie à une banque centrale qui n’a aucune responsabilité vis à vis des gouvernements démocratiques et dont la politique ne sert que les intérêts de la minorité financière, est une politique anti socialiste.

    Depuis 30 ans, l’Europe s’éloigne des orientations socialistes, les politiques économiques sont héritières de la révolution conservatrice. Nombre de partis dits socialistes ou sociaux-démocrates ont reniés de nombreux principes du socialisme. Ce sont devenus avant tout des partis gestionnaires pragmatiques au niveau économiques.

  6. jarod dit :

    @jeannot

    Plusieurs fois que vous intervenez en disant n’importe quoi, heureusement je veille…

    1) Les socialistes n’ont rien à voir dans la loi de 1905, ce sont les radicaux et les républicains modérés (qui deviendront plus tard la droite). En 1905 il y avait 21 députés républicains socialistes dans la majorité parlementaire pour 235 radicaux et 62 modérés.
    Les socialistes actuels sont en premier lieu anti-cléricaux par tradition et se retrouvent intellectuellement désarmés face aux minorités musulmanes.

    2) Je vous rappelle que le XXème siècle a connu des dictatures socialistes dont certaines sont encore en vie (Corée du Nord). Cessez de vous rejouer 1933 et 1984 en boucle et regardez aussi 1917 ou 1949.

    3) Vous employez des mots: “libéraux”, “socialistes” dont l’imprécision pour décrire le système politique française conduit à utiliser des comparaisons et des exemples inadaptés.

    La totalité des partis politiques français sont jacobins: l’état, ou plutôt la nomenklatura Parisienne, se mêle de tout en vertu d’un supposé pragmatisme, quelle que soit sa couleur politique. Les partisans de l’ordre comme du socialisme d’état ne demandent de toute manière que ça depuis 1848, gauche et droite actuelle fraternisant allègrement dans l’étatisme le plus corrompu de tous les pays occidentaux.
    Quand au libéralisme il n’est appliqué qu’à minima en France, en témoigne la boulimie législative, le taux de prélèvement anormalement élevé et la quantité de fonctionnaires par habitant parmi les plus élevée au monde pour une efficacité sociale inférieure à celle des pays scandinaves que vous citez par ailleurs en “exemples”.

  7. jeannot dit :

    @jarod

    pas la peine de dire que je dis n’importe quoi pour répondre n’importe quoi.

    1) les socialistes ont été des acteurs dans la rédactions de al loi de 1905, Aristide Briand député socialiste à l’époque en a été le rapport de al commission de rédaction , et ils l’ont voté, et il a été un initiateur de la loi avec Jaurès.
    Donc oui les socialistes sont des acteurs de la loi de 1905, de plus les deux premiers articles la loi de 1905, correspond tout à fait à la logique du socialisme démocratique de Jaurès.

    Donc sur ce point je ne dis pas de bêtises malgré ton affirmation mensongère.

    2) La dictature coréenne n’est pas un régime socialiste, mais comme il se nomme lui même démocratique. Puisque certains aiment croire ce que disent les étiquettes que certains se donnent.

    Si tu rejettes le fait que ce soit un régime démocratique, on peut aussi mettre en doute le fait que ce soit un régime socialiste uniquement parce qu’il le proclame.

    Donc la question est de savoir, si le régime coréen ( ainsi que les autres apparentés ) peut répondre à la définition de socialisme.

    Est ce qu’on peut l’apparenter aux socialisme qu’est la social démocratie dont les totalitarismes nordiques sont les meilleurs représentants? Enfin oui c’est vrai que les pays scandinaves sont célèbres pour avoir été des régimes dictatoriaux et totalitaires sous les gouvernement sociaux démocrates.
    Ou alors on pourrait trouver des points communs avec le socialisme libertaire, qui est contre tout état, et tout régime qui n’est pas soumis au libre débat en assemblée sans représentants indirects et encore moins un chef?
    Peut on l’apparenter au socialisme démocratique de Jaurès qui repose sur une démocratie politique à base parlementaire et un contrôle politique démocratique de l’économie?
    Ou alors l’apparenter au socialisme développé par un philosophe allemand barbu dont je ne me rappelle plus le nom mais qui voulait remplacer le capitalisme d’abord par un régime démocratique avec un état démocratique et une économie démocratique, puis l’abolition de l’état pour arriver à une vrai démocratie où aucune classe ne serait favorisée?
    Ah ça y est je me rappelle le nom du gars Marx, Karl Marx.

    Donc voilà la comparaison avec les grands mouvements socialistes modernes, ne tient pas, on ne retrouve pas le régime coréen dans les visions du socialisme de ces mouvements de près ou de loin.
    Le socialisme ne repose pas sur un régime dirigé par un chef immuable qui doit être remplacé par son fils sans avis du peuple. Cela s’appelle une monarchie, ce à quoi le socialisme s’est toujours opposé.
    De plus les divers mouvements socialistes étatiques placent l’état au service du peuple, et non le peuple au service de l’état. Ils militent pour le progrès social , donc notamment pour une amélioration de la santé du peuple ,pour une famine généralisée orchestrée par le gouvernement.

    Donc je ne dis pas de bêtise, encore.

    3) Voilà tu voulais une précision sur le socialisme, tu l’as eu dans la partie précédente.
    Quand au terme libéral je ne l’ai utilisé une seule fois pour désigner l’appellation américaine qui se focalise sur l’aspect sociétal, vis à vis du conservatisme américain , là où en France la gauche se focalise sur l’aspect économique.

    Je n’ai pas dis que tout était parfait en France, mais que cela ne permettait pas de la qualifier e socialiste.

    Le système français est fait de diverses couches héritées par les régimes et gouvernements successifs (même Vichy a laissé des traces non effacées). Et on est loin du socialisme, comme le dit Frèches dans un autre article récent, la gauche qu’on peut appeler vraiment socialiste n’a pas été beaucoup au pouvoir en France. et c’est quand même le système capitaliste qui régit la France en premier lieu encore.

    La spécificité de la France depuis le début du 19ème siècle c’est le courant bonapartiste, qui bien que de droite fait appel à une gestion de l’état importante. Donc pour des raisons différentes entre la gauche et la droite, l’état a toujours eu des fonctions importantes en France.
    Mais cela n’empêche pas la France de respecter plus les droits de l’homme que de nombreux pays moins étatisés, malgré les reculades de Sarkozy on est encore dans le peloton de tête.

    Si tu veux un pays sans état, il y a la somalie, où l’état est inexistant… ( et dont la situation en est la conséquence )
    Personnellement je me sens plus libre en France qu’en somalie, je ne sais pas pour toi.

    Mais je reconnais que des choses peuvent être améliorées dans l’organisation et la gestion de l’état.
    Personne ne soutient le gaspillage de l’état, sauf peut être certains qui en profitent.

  8. DC dit :

    @jeannot :
    Attention, il me semble que vous rentrez dans un échange de défence du socialisme. Là n’est pas la problématique. La thèse de font est :
    1) L’UMP/PS c’est la même chose et ils nous ont mis dans la m… ;
    2) Leur politique est du libéralisme ;

    J’ai donné ma position :
    1) je suis d’accord (car pour moi c’est la même politique socialiste) ;
    2) Non ce n’est pas du libéralisme ;

    Sur ce je peux poursuivre notre échange :

    > L’état n’est pas le parangon du socialisme, de nombreux courants socialistes
    > prônent l’abolition immédiate ou à long terme de l’état.

    Puis-je savoir quels courants socialistes ?

    > L’état qui aide le grand capital, ce n’est pas du socialisme.

    C’est du socialisme perverti (ok c’est donc plus vraiment du socialisme). Mais c’est encore moins du libéralisme où l’état n’aurait même pas à intervenir.

    >C’est l’UMP conservateur qui restreint les libertés sur de nombreux plans.
    >Depuis l’ascension au pouvoir du président de al droite décomplexée, la
    >France a reculée au classement des droits de l’homme.
    >Bush aussi a réduit les libertés individuelles.
    >Les régimes d’extrême droite limitent les libertés.
    >Et aucun ne le fait au nom de l’égalité

    Que ce soit la droite ou la gauche, je m’en fous… les deux sont socialistes et non libéraux ;
    Les régimes d’extrême droite ne sont pas libéraux non plus ;
    Bush n’a rien à voir avec le débat, il n’était pas libéral (“La dépense publique totale a progressé de 32% entre 2000 et 2008″)

    >Des courants socialistes sont libertaires et favorisent les libertés individuelles.
    >Les socialistes ont favorisés les libertés individuelles comme au niveau de
    >al religion en votant la loi de 1905, défendant les droits des femmes,
    >libérant les médias dans les années 80 etc….

    Le socialisme reste par définition une doctrines d’état interventioniste (pour le bien et l’égalité de tous évidement). Ce qui restrain forcement la liberté individuel (Caméras, Hadopi, subventions, etc.)

    >Aux états-unis libéral est le terme pour partisan des liberté individuelle,
    >mais politiques d’intervention de l’état au niveau économique. Là bas un
    >libéral c’est quelqu’un de gauche, voire un coco.

    Donc, le parti “liberal” des US n’est en effet pas libéral au sans classique. Et donc ?

    >Les pays qui respectent le plus les libertés individuelles ont retrouve les
    >pays scandinaves qui ont été dirigés par des sociaux-démocrates.

    J’avoue être mal renseigné sur ces pays, mais ça ne change en rien mon affirmation : “la gauche et la droite *française* sont socialistes et non libéraux comme affirmé.”

    >Limiter le pouvoir des puissants ce n’est pas limiter les libertés.

    Affirmation ambiguë. Pour un libéral, l’État n’a pas à limiter ou accroitre le pouvoir de qui que ce soit tant que la loi est respectée (et notablement celle-ci devrait protéger les droits des faibles.) Dans le libéralisme la justice est très importante, ce n’est pas la jungle !

    >Les politiques fiscales en faveur des plus riches (avant de devoir serrer le
    > budget), sont des politiques anti socialistes.

    Et non… l’état intervient encore lourdement ici, c’est donc du socialisme. Un vrai libéral défendrait le même traitement que l’on soit riche ou pauvre (cf. la “flat taxe” par exemple)

    > la réduction des fonctionnaire sur des critères budgétaires sans notion des
    > besoins réels du pays (police, santé, éducation par exemple) sont des
    > politiques anti socialistes.

    Et oui, nos socialistes se heurtent aux contrainte du réel. C’est sur que sans argent c’est plus difficile de faire du socialisme…
    Au passage (tjrs selon wikipedia) :
    - “5,971 millions de personnes [dans la fonction publique] si l’on suit une approche économique”. 20% des emplois…
    - “L’Allemagne, bien qu’ayant une population plus importante, [en a] 4,364 millions.”

    > La soumission de l’économie à une banque centrale qui n’a aucune
    > responsabilité vis à vis des gouvernements démocratiques et dont la
    > politique ne sert que les intérêts de la minorité financière, est une
    > politique anti socialiste.

    - La BCE a des responsabilités, une mission lui a été confiée par les états : la stabilité de l’Euro. Je vous rassure, les riches survivraient à une inflation galopante (ils investiraient ailleurs). Pour les pauvres c’est autre chose… cf. l’histoire de l’Allemagne…
    - À la vue, des pressions politiques qu’elle subit, elle n’est pas indépendante (rachat des dettes de la Grèce pour un exemple facile). Et puis qui donc choisit et nomme le directoire de cette banque ?

  9. jeannot dit :

    @DC 30 août 2011 à 0 h 55 min

    1) je suis d’accord,
    2) leur politique est loin d’être du socialisme

    3) le monde politique ne se limite pas à socialisme contre libéralisme.

    “Puis-je savoir quels courants socialistes ?”
    je l’ai indiqué dans les deux messages précédents.

    Le socialisme libertaire est anti étatique à fond, pour lui c’est plus d’état tout de suite.
    Marx défini une ligne politique qui finie par l’abolition de l’état, situation qu’il appelle communisme. (donc les régimes dits communistes en sont à ‘opposé).
    Et les socialisme démocratiques inspirés du marxisme.

    Donc je te répètes au cas manifeste où tu ne l’aurais pas compris que l’état ce n’est pas al signature du socialisme. Ne peut être considéré comme socialiste ou de tendance socialiste , les états qui répondent aux objectifs socialistes

    “> L’état qui aide le grand capital, ce n’est pas du socialisme.

    C’est du socialisme perverti (ok c’est donc plus vraiment du socialisme). Mais c’est encore moins du libéralisme où l’état n’aurait même pas à intervenir.”

    Ce n’est pas du socialisme perverti, c’est de l’anti socialisme.
    État ou pas état ne défini pas le socialisme, c’est juste un outils.
    Ce qui défini le socialisme :
    - c’est la répartition des richesses, vu que les dernières politiques ont été en faveur des plus riches, les politiques ne sont pas socialistes depuis le tournant de la rigueur de 1983 de Mitterrand

    - Une politique sociale favorisant l’accès à tous aux besoins élémentaires : pouvoir se nourrir, se loger, se soigner, s’éduquer etc… Avec les politiques contre les services publics, les non remboursements de soin, la dégradation des conditions d’encadrement à l’école, etc …. Les politiques de la droite ne sont pas socialiste (ce qui est logique)

    - la démocratisation du pouvoir économique, par une participation directe des travailleurs ou indirecte au travers de l’état démocratique.
    Les sociétés étatisées qui sont gérées comme des entreprises privées, indépendamment des besoins des utilisateurs ne sont pas socialistes. C’est du capitalisme d’état.
    Un état qui regardes la bouse et se préoccupes des intérêts de al finance avant ceux du peuple n’est pas socialiste. La politique de privatisation de DSK étaient donc anti socialiste.

    - La diminution ou la disparition du pouvoir capitaliste. Toute les politiques économiques de ces 30 dernières années ont favorisées l’augmentation de l’emprise du pouvoir capitaliste sur l’économie et la société.

    La politique de la BCE n’a pas pour but de défendre une politique monétaire favorisant une politique sociale mais de garder un carcan économique pour rendre la finance plus rentable, d’où la nécessité de limiter.

  10. DC dit :

    Re Bonsoir :-)

    @Jean : Merci.

    @Jeannot :

    J’avoue découvrir qu’il existe une doctrine socialiste-libérale, il faut que je me documente.
    Existe-t-il des pays où cela a été mis en place ou du moins essayé ?

    Il reste ce pendant clair pour moi que *très globalement* le socialisme reste opposé au libéralisme (alors qu’on peut-être sans problème libéral de gauche ou de droite).

    Je reste aussi sur ma position que la gauche et la droite française sont très hmmm “étatiques”, et divergent marginalement sur les vrais problèmes actuels. Le terme UMPS (qui vient du FN il me semble) est assez bien trouvé. Et j’affirme toujours que ces deux partis ne sont vraiment pas libéraux (contrairement à ce que pose l’article, point qui m’a fait réagir initialement.)

    Je tiens à partage avec vous une carte qui me semble très pertinente :
    http://www.gaucheliberale.org/public/ppf-03-09.jpg
    Il est vrai d’ailleurs qu’elle n’utilise pas le terme “socialisme” mais “étatisme/dirigisme/constructivisme”.
    Elle confirme aussi que le PS et l’UMP ne sont pas du tout libéraux.

  11. Picard dit :

    @ Kevin

    Même si toutes vos questions mériteraient un plus grand développement je vais tacher d’y répondre quand même point par point :

    « Le Front de Gauche ne serait rien sans le PC, preuve qu’il le domine ».

    Ancien communiste j’ai gardé des liens très forts avec pas mal de camarades toujours militants et je suis parfaitement au courant de tout ce qui se dit et se fait au PC. Donc je me permets un peu d’histoire : dès les années 90, le PC en perte de vitesse cherche des alliés les plus à gauche et même ceux que l’on nomme « gauchistes » pourtant hais pendant des décennies. Jean-Luc Mélenchon après avoir créé le Parti de Gauche est le seul à répondre à l’appel du PC voyant là une opportunité de conquête. Et le PC fait la même analyse sauf que si au début de cette alliance c’est bien le PC qui a créé le « Front de Gauche » avec ses forces militantes, très vite Mélenchon, par son charisme et sa faconde, a réussi à s’imposer. Et malgré le désir de la direction du PC d’avoir un candidat à la présidentielle c’est bien Mélenchon qui en a pris la tête et je ne vois pas comment maintenant le PC va dominer le FG…

    « On voit que vous n’avez pas lu le programme commun du Front de Gauche. Il n’y a pas meilleur défenseur de la laïcité à l’heure actuelle sur l’échiquier politique dominant ».

    Si justement j’ai lu avec attention ce programme. C’est un beau programme en particulier sur la laïcité mais qui pour l’instant est contredit par la pratique de beaucoup d’élus communistes et Front de Gauche. Par exemple, André Gérin, communiste à l’origine de la loi contre la burqa en a fait les frais : son chef de file de l’époque, Marie-George Buffet, n’a cessé de répéter qu’elle redoutait une stigmatisation de l’islam et qu’elle préférait la pédagogie plutôt qu’une loi. L’opposition à l’application de cette loi était tellement forte au PC qu’André Gérin se déclara prêt à démissionner. Quant à Mélenchon il refusa de voter cette loi d’interdiction sous prétexte qu’elle cachait les autres atteintes à la laïcité. C’est évident mais si pour voter une loi il faut attendre que tous les autres problèmes soient liés à une loi on pourrait ne jamais voter ! Et j’ai entendu trop souvent par les militants du PG une phrase type qui revenait souvent : « Je trouve ça dangereux qu’on légifère sur les vêtements ». En 2004 le PC n’a pas voté la loi contre le port du voile à l’école…encore sous prétexte de pédagogie ! Autre exemple : les prières musulmanes dans les rues de Paris. Les communistes et le Front de Gauche participent à la gestion de la mairie de Paris et la mairie du 18 ème arrondissement mais n’ont pris « conscience » du problème que quand des associations de défense de la laïcité ont commencé à dénoncer cet état de fait… Et je ne citerai pas toutes les déclarations, ce serait trop long, pour soutenir « ces pauvres musulmans que l’on stigmatise »… même quand ils sont dans l’illégalité la plus totale. Et malheureusement si je ne parle que des musulmans intégristes c’est bien parce qu’actuellement ce sont bien eux qui posent problème. Les intégristes des autres religions, en France, ont parfaitement intégré la laïcité et dans les faits la respecte.

    Pour ce qui est de la citoyenneté, la démocratie participative n’est pas l’apanage du FG ou des communistes ; Dupont-Aignan ou Marine Le Pen la propose aussi !

    « Je ne vois absolument pas en quoi Marine Le Pen propose “le possible et le meilleur pour son peuple ».

    Même si je posai simplement le débat avec un point d’interrogation je peux vous dire que je pense qu’effectivement c’est la seule actuellement à proposer un projet stimulant : revenir à un Etat-Nation régulateur de l’économie avec de possibles nationalisations, retrouver notre monnaie et sortir de la zone euro (qui nous a déjà coûté trop cher) institutionnaliser le principe de votations citoyennes régulières… pour ne citer que quelques grandes lignes de son programme. Et comme disait De Gaulle : « Les choses capitales qui ont été dites à l’humanité ont toujours été des choses simples » et pour cela Marine Le Pen est imbattable. Avec elle nous sommes loin du politiquement correct de tous les autres…y compris du Front de Gauche. Même si je reconnais que le programme du FG est séduisant malheureusement je n’y crois plus. Trop de gens, membres de ce mouvement ou du PC, ont participé à des gouvernements de gauche…pour quel résultat ?
    Et puis comme a déjà dit un autre internaute : « Trente ans que je regarde nos politiques de droite et notre gauche caviar nous prendre pour des cons, nous manipuler. Alors, quitte à se faire baiser une fois de plus, j’aime autant qu’elle soit blonde et qu’elle ait les yeux bleus ! »

  12. Kévin dit :

    @Claude Picard :

    1. J’ai du mal à voir ce que vous voulez dire par “dominer”. Mélenchon est certes le candidat du Front de Gauche, mais le PC bénéficiera par exemple des 3 quarts environ des sièges conquis par le mouvement aux législatives. Ce n’est pas ce que j’appelle se faire dominer. Après, si vous voulez évoquer le plan des idées, il est clair qu’on sent beaucoup la patte de Mélenchon sur le programme partagé.

    2. Concernant la laïcité, j’attire votre attention sur le fait que la loi sur l’interdiction de se masquer en lieu public n’a rien à voir, je dis bien rien à voir avec la laïcité. Celle-ci régit en effet les relations entre l’Etat et les religions, et non pas celles entre les citoyens et les religions. Cela étant dit, Mélenchon, s’il n’a pas voté la loi, s’est très clairement positionné pour l’interdiction du voile intégral. Qu’il se place ensuite dans une logique partisane au moment du vote, c’est un jeu auquel tous participent. On peut trouver ça malsain et pas très intelligent, mais le FN s’est aussi opposé à cette loi parce qu’elle n’allait pas assez loin. Cela n’a pas trop de sens de tirer des conclusions des votes aux assemblées par untel ou untel (et on peut le regretter). Idem sur les prières dans la rue, Mélenchon ne pouvait pas être plus clair à ce sujet (cf. vidéo ci-dessous).

    http://www.123video.nl/playvideos.asp?MovieID=951221

    3. “Les intégristes des autres religions, en France, ont parfaitement intégré la laïcité et dans les faits la respecte.” => Je vous trouve bien optimiste. Allez demander ce que pensent des catholiques traditionalistes du discours de Sarkozy lorsqu’il a parlé de “laïcité positive” en rendant visite au Pape. Allez demander à des Juifs intégristes ce qu’ils pensent du fait de prendre en compte les fêtes juives dans le calendrier des examens. On peut continuer longtemps comme ça. J’ajoute qu’aujourd’hui, la laïcité est loin d’être parfaitement respectée et qu’elle a subi de nombreuses entailles depuis 1905 : quiconque propose de revenir sur certains acquis anti-républicains se voit répondre soit l’indifférence, soit des rires. Je fais par exemple allusion à l’abolition du Concordat en Alsace-Moselle (le Parti de Gauche a fait une proposition de loi dans ce sens). Et ce n’est certainement pas avec le FN qu’on risque d’approfondir le républicanisme.

    4. “Pour ce qui est de la citoyenneté, la démocratie participative n’est pas l’apanage du FG ou des communistes ; Dupont-Aignan ou Marine Le Pen la propose aussi !”
    => C’est vous qui avez dit que le PC “accepte toutes les atteintes à la laïcité et à la citoyenneté au nom du multiculturalisme par pure idéologie égalitariste.” Je n’ai fait que rectifier votre discours. Ensuite, je suis désolé mais le programme du Front de Gauche va plus loin au niveau de la participation citoyenne que NDA ou Marine Le Pen (bien que ce ne soit pas la panacée non plus, soyons clair). Même si tous sont assez tièdes en ce qui concerne le référendum d’initiative populaire, le Front de Gauche propose plus de choses, c’est évident, je vous renvoie aux liens du message précédent.

    5. “revenir à un Etat-Nation régulateur de l’économie avec de possibles nationalisations, retrouver notre monnaie et sortir de la zone euro (qui nous a déjà coûté trop cher) institutionnaliser le principe de votations citoyennes régulières…”
    => Pouvez-vous m’expliquer en quoi le programme de Marine Le Pen va plus loin que celui du Front de Gauche pour ce qui est d’un Etat fort ? Ensuite vous mentez sur les votations citoyennes, le nouveau FN entend promouvoir le référendum d’initiative présidentielle, et très peu le référendum d’initiative populaire (qui seul mérite le qualificatif de “votation citoyenne” à la suisse) ; voir lien ci-dessous.

    http://www.enquete-debat.fr/archives/le-nouveau-fn-est-contre-la-democratie-directe

    Je vous concède que le Front de Gauche n’est pas bien plus chaud là-dessus mais comme je l’ai dit, il propose beaucoup de mesures pour ce qui est de l’implication citoyenne. Concernant l’euro, le Front de Gauche a une stratégie différente, c’est-à-dire de subvertir sa logique actuelle : c’est différent de ce que propose le FN, mais pas moins ambitieux.

    6. “Trop de gens, membres de ce mouvement ou du PC, ont participé à des gouvernements de gauche…pour quel résultat ?”
    => Si vous n’arrivez pas à croire les gens quand ils vous disent qu’ils ont changé d’opinion et de stratégie, et que vous voulez les enfermer dans ce qu’ils ont fait par le passé, que voulez-vous que je vous dise ?

    7. « Trente ans que je regarde nos politiques de droite et notre gauche caviar nous prendre pour des cons, nous manipuler. Alors, quitte à se faire baiser une fois de plus, j’aime autant qu’elle soit blonde et qu’elle ait les yeux bleus ! »
    => Je ne vois pas en quoi le Front de Gauche appartient à la gauche caviar ou la sert.

  13. Picard dit :

    @ Kévin
    Je pense que vous en conviendrez comme moi : notre petite polémique commence à devenir stérile ! Vous êtes un ardent partisan du Front de Gauche et moi partisan de Marine Le Pen. Donc ni vous ni moi n’arriverons à convaincre l’autre. Et puis quand mon interlocuteur me traite de menteur je préfère arrêter tout de suite. Mais je voudrais tout de même répondre à votre accusation : vous reconnaissez vous-même que le nouveau FN est très peu pour (et non pas contre !) le référendum d’initiative populaire et préfère le référendum présidentiel. Vous avouez donc savoir que Marine Le Pen a maintes fois évoqué ce sujet et qu’elle ne rejette pas à priori le référendum d’initiative populaire. Et comme vous le préciser le Front de Gauche n’est pas non plus très chaud sur le sujet. Il était tout à fait déplacé de me traiter de menteur. Je suis tout autant que vous capable de vérifier mes sources et je n’ai pas besoin d’inventer des mensonges pour vouloir avoir raison à tout prix. Cela m’importe peu. Toutes les opinions politiques sont respectables. C’est l’histoire qui tranche.
    On comprend votre hargne quand on sait que le FG et le FN drague le même électorat et que surtout d’après un sondage 45% des électeurs potentiels du FG serait prêts à voter Marine Le Pen si celle-ci était au deuxième tour de la présidentielle 2012.
    D’autre part je vous rassure : je suis également tout à fait capable de croire les gens qui changent d’opinion et je ne les enferme pas dans leur passé. C’est pour cela que je voterai Marine Le Pen parce que je la crois sincère sur le changement qu’elle opère au FN. Sauf que je me méfie des politiques ayant déjà eu une pratique gouvernementale contraire à leurs convictions. Mélenchon a déjà été ministre et comme disait Chevènement « un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne ». Que je sache Mélenchon lui n’a jamais eu le courage de démissionner d’un gouvernement qui prônait le libre-échange ou l’ultra libéralisme en opérant des privatisations comme aucun gouvernement de droite ne l’avait fait. Je suis un menteur si je vous affirme que Mélenchon a déclaré récemment qu’il est prêt à discuter à nouveau avec ses anciens amis socialistes, toujours aussi sociaux libéraux, pour les prochaines élections ?

  14. Kévin dit :

    @Claude Picard : Vous vous méprenez sur ma personne, je ne suis absolument pas un “ardent partisan du Front de Gauche”. Allez dire ça à certains militants avec qui j’ai discuté et que j’ai plutôt sévèrement bousculés, vous allez voir comme ils vont rire. Il est vrai que j’ai beaucoup de convergences avec ce mouvement, mais je me situe en-dehors des logiques partisanes et mon intérêt se situe ailleurs, vraiment ailleurs qu’au Front de Gauche, dont je peux dire beaucoup de mal si vous y tenez. Si je le défends ici, c’est simplement par souci de la vérité par rapport à ce que vous avez dit à son sujet, mais il se peut tout à fait que je me trompe, et je n’attends que d’être convaincu.

    Aussi, je suis sincèrement désolé que vous ayez mal pris un malheureux mot sur les centaines de caractères que je vous ai répondus. Cela étant dit, je n’ai pas balancé le verbe “mentir” en toute désinvolture, vous avez noté que je l’ai soutenu par une argumentation et un lien. Mon attachement au système suisse et à la démocratie directe expliquent que j’aie vivement réagi en parlant de mensonge à votre égard. Mais je maintiens que Marine Le Pen n’entend pas instituer de “votations citoyennes régulières” : ce terme a un sens, et c’est le galvauder que de le confondre avec le référendum d’initiative présidentielle.

    Enfin, concernant Mélenchon, ce qu’il faut bien saisir, c’est qu’il se situe aujourd’hui dans une stratégie différente de celle qu’il avait lorsqu’il était au PS. Ce qui ne l’a pas empêché d’avoir toujours défendu les mêmes idées et les mêmes principes. Simplement, il a longtemps cru que son action serait la plus efficace en tentant d’influencer l’appareil socialiste de l’intérieur, et les années Mitterrand et les années Jospin lui ont donné raison de son point de vue. En effet, lorsqu’il évoque ces dernières, il met toujours en avant ce que furent à ses yeux de grandes victoires historiques de la gauche, qu’il s’agisse de l’abolition de la peine de mort ou des 35 heures (pour en citer deux au hasard). Ces avancées suffisent selon lui à faire un bilan positif de ces mandatures de la gauche et à avaliser sa stratégie de l’époque ; ce que je crois évidemment abusif : les années Mitterrand et les années Jospin furent globalement et nettement des défaites pour la gauche malgré des conquêtes ponctuelles et éphémères.

    Mais la dérive centriste du PS s’étant particulièrement accentuée au cours des années 2000, il a cru bon d’agir plutôt de l’extérieur en créant le Parti de Gauche, dont il veut faire un instrument de conquête du pouvoir. Cela dit, il n’a manifestement pas perdu espoir de continuer à influencer le PS puisqu’il a en effet proposé de discuter avec celui-ci. Pour donner mon avis là-dessus, je crois qu’il fait là preuve d’une grosse naïveté (comme souvent) car le PS est désormais trop intégré au Système pour accepter quelque remise en cause que ce soit. S’il doit changer, ce sera suite à un choc brutal, électoral notamment (ce ne saurait tarder). Cela étant dit, je reste tout autant persuadé que Mélenchon, quelle que soit sa démarche dans l’entre-deux-tours et dans d’éventuelles discussions avec le PS, ne reniera pas un pouce de ses idées.

  15. jeannot dit :

    @DC 30 août 2011 à 23 h 03 min

    Il existe un socialisme libéral, donc Delanoë se dit partisan, si j’ai bien compris ses propos.
    D’ailleurs quand je lis certains textes de libéraux tendance “historique” (le libéralisme de la révolution française), sur de nombreux points en dehors de l’attitude vis à vis du capitalisme et de l’économie de marché, je ne vois pas beaucoup de différence avec des propos que pourraient tenir un socialiste. la grosse différence tenant principalement au niveau de l’économie. Un bel exemple des ponts entre les socialistes et libéraux, c’est le vote de la loi Veil votée par les libéraux à droite et par la gauche, qui montre les affinités qu’il peux y avoir entre socialistes et libéraux sur les sujets non économiques, et opposant la droite libérale à la droite conservatrice. Mais par rapport aux autres courant socialistes, les socialistes libéraux, sont beaucoup plus conciliants avec l’économie de marché et le capitalisme.

    Après il y a le socialisme libertaire, communément anarchiste ( ni dieu, ni maitre ). Ils sont de fervents défenseurs des libertés individuelles, et contre toute organisation transcendante de la société d’où leur opposition à l’état, mais sont contre le capitalisme et le libéralisme économique, qui n’est vu que comme faire valoir aux oppressions économiques.

    L’opposition droite/gauche n’est pas pour ou contre l’état, il est transversal aux deux camps.
    Par contre pour les mouvements qui ne font pas de l’absence de l’état un dogme, il y a un clivage gauche/droite sur le rôle de l’état , son rapport au peuple.
    Considères tu pareil un état qui soignes, éduque son peuple et préfère prévenir la délinquance, ou un état policier, qui mise sur la répression policière pour gérer les problèmes sociaux tout en se dégageant du domaine économique? Parce que là il y a un clivage entre la gauche et la droite : l’état social et protecteur contre l’état régalien fort.

    Ah no pas cette carte encore….
    On me l’a déjà montré, et je la trouve très mauvaise, car ses critères ne semblent pas du tout rationnels :
    - Ses critères droite/gauche sont uniquement sur étiquette, sans aucune analyse des principes défendus et mis en œuvre par ces personnes.
    - Ses critères de liberté sont encore plus farfelus : des partisans des libertés personnelles sont considérés comme plus autoritaires que des dictateurs (Pinochet), ou des présidents ayant fait régressé les liberté individuelles comme Bush , Reagan.
    Sarkozy a fait reculer les libertés individuelles par rapport à l’époque Chirac/Villepin et il se trouve au dessus d’eux. Donc même ce second axe n’a rien de rationnel, donc au final on ne sait pas pourquoi tel ou tel se trouve à tel endroit de la carte.
    Des démocrates se retrouvent en sandwich entre des dictateurs.
    De même que mettre le FN du père lepen potentiellement plus partisan des libertés individuelles que le reste des autres partis politiques, c’est une grosse plaisanterie.

    Dictature ou démocratie n’a apparemment pas de sens pour sa conception de la liberté individuelle, le fait d’utiliser des polices répressives non plus, ou le respect de l’état de droit.

    De plus il limite le spectre politique à un triangle (sans vraiment pouvoir le justifier), alors que les compas politiques se font dans un carré. Du coup des gens qui n’ont que peu de point communs, comme les partis démocratiques de gauche et les dictatures orientales , se retrouvent prés sur la carte.
    Ses impossibilité théorique montrent que son graphe n’est pas rationnel, il n’a aucun sens, donc totalement inutile, aucune analyse ou prospective possible.

    Il y a d’autres moyens plus rationnels de classer les idées politiques sur un échiquier politique en se basant sur les principes de la même famille conceptuelle pour les deux axes, contrairement à celui là , ce qui fait que même les coins peuvent avoir un sens au moins théorique, et avec des critères rationnelles pour le positionnement le long des axes. Une bonne carte politique doit pouvoir reconstituer les grandes familles politiques de manière non arbitraire à l’inverse de cette carte. Une bonne carte doit pouvoir rendre compte des grands conflits idéologiques et politiques, indépendamment d’un point de vu d’une faction particulière, contrairement à cette carte. Bref une bonne carte doit donner du sens au positionnement de ses éléments, sinon elle est inutile.

    Vraiment cette carte là c’est l’une des plus mauvaises que j’ai vu. Beaucoup ont des défauts, mais pas autant que celle là.

  16. garnier dit :

    François Bayrou a des chances sérieuses de mettre tout le monde d’accord.

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