Des personnes instruites, fières de leur appartenance à la civilisation, luttent contre l’influence grandissante de l’Islam. Ces personnes ont tort ! Elles ont tort parce que l’Islam répond à une demande, à un besoin.
Il y a longtemps que le Coran devrait être devenu une « curiosité d’il y a 1400 ans » (la sourate 8 règle le partage du butin pris aux infidèles). Il est bien autre chose. Il convient à l’humanité moyenne et à beaucoup de personnes responsables.
En toute circonstance de la vie, à toute question que l’homme se pose, le Coran répond avec précision et sans discussion possible. N’est-ce pas ce que recherchent nos politiciens? Nos industriels? Nos « opérateurs économiques »? Nos citoyens eux-mêmes? N’est-ce pas notre infantilisation qui est recherchée?
Il est loin, Atatürk, qui répétait : « L’Islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies! ». Atatürk imaginait ses concitoyens responsables. Il ne pouvait savoir (il ne voulait pas savoir) qu’ils préféreraient chaque jour plus la soumission à la responsabilité.
Regardons autour de nous pour illustrer l’erreur d’Atatürk :
• Les programmes à la télévision sont de plus en plus infantilisants : du bruit, du mouvement, de la casse… et on en redemande!
• Les publicités se concentrent sur le « tout, tout de suite », le rêve des petits enfants. L’information est évidemment trop indigeste pour eux…
• L’enseignement infantilise les profs : on les inspecte en groupe comme les enfants d’une classe, on leur donne des consignes précises, on les prévient « gentiment » : il faut obéir. (Quand je pense que TOUS les progrès de l’Occident sont liés à l’individualisme, la créativité, la liberté).
• Les partis politiques de gauche, défenseurs des libertés tant qu’ils ne sont pas seuls au pouvoir, font alliance avec l’Islam et s’ingénient à nous faire avaler la « multiculturalité », la tolérance (curieux qu’elle doive toujours venir du même côté), le respect de l’autre…pour arriver à nous faire respecter leurs façons de nous brimer, de nous infantiliser. On va jusqu’à traduire en justice – malgré la Constitution – ceux dont l’opinion diffère de ce qu’il est permis de dire ! La « mauvaise pensée » nous revient de temps que nous imaginions révolus, les temps de la Sainte Inquisition…
• On nous dit – dans un monde surpeuplé ! – de faire beaucoup d’enfants… « pour assurer notre retraite » (elle sera à coup sûr bien assurée par les nombreux chômeurs en fabrication à l’heure actuelle). En réalité, ces nombreux enfants assurent notre soumission et garantissent notre docilité face aux conditions de travail, notre obéissance à la loi… Le tour est joué ! (il y a longtemps que l’humanité aurait dû cesser de croître. Les Musulmans se multiplient deux fois plus vite que les autres peuples et n’ont pas toujours les moyens de nourrir leur jeunesse…)
J’observe que ce sont surtout des Musulmans instruits qui tirent la sonnette d’alarme : comme Atatürk ils respectent l’essence de l’Islam – l’idéal d’un dieu abstrait qui réunit tous les humains – et ils craignent l’ »emballage »… qui était utile au 7e siècle.
Les gens instruits voudraient que tous les humains bénéficient des « lumières » de la civilisation et vivent libres, responsables, satisfaits de jouer un rôle utile ne dépendant d’aucune croyance obligatoire.
C’était le rêve des philosophes du 18e siècle. Quand sera-t-il réalisé ?
Claude Brasseur

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Quand le rêve des philosophes du 18e siècle, clamant que leur philosophie pourrait faire que tous les humains bénéficient des « lumières » de la civilisation, vivent libres, responsables et satisfaits, aboutit à ce que la civilisation se détruise, et donc avec elle toute possibilité de liberté, sous les décisions de politiciens irresponsables, ce qui rend tout le monde insatisfait, et bien…
C’est tout simplement qu’ils racontaient n’importe quoi !
Ils confondirent la sophistique et la pensée,
Ils prirent leurs désirs pour des réalités, confondant flatterie au peuple et loi.
L’opinion, entité fort abstraite et très manipulable, ils voulurent la persuader.
Condamnés à devenir de simple Tartuffes, flattant dévotement leur faux monarque abstrait, toute en salissant et manipulant le monde entier.
La structure de cet article ne tient pas debout à tel point que je n’en saisis pas la thèse.
Je ne comprends jamais _qui_ parle, naviguant à vue entre les passages qui seraient une sorte de style indirect libre. Je le reçois comme une soupe de concepts non articulés.
Il y a des règles sur wikipedia pour l’argumentation, qui, précisément, interdisent des expressions comme «Des personnes instruites» (première phrase — qui?) «TOUS les progrès de l’occident sont liés…» (la force de la syntaxe remplace le fond, sur lequel il y a matière à discussion).
Nous ne sommes pas sur wikipedia, je ne demande pas la neutralité de point de vue. Mais ici il n’y a même pas de queue pour attraper la casserole. Il s’agit du même type de discours que François le Forestier dans http://www.enquete-debat.fr/archives/conference-islam-et-integration-avec-xavier-lemoine, que j’appellerais un style post-déculturation
Il est fort, l’emmanuel ! ça, c’est de la sentence! Et la syntaxe? parfaite! J’en redemande..
Musulman “INSTRUIT” sans doute? Je sais, c’est moche, mais comment réagir autrement???
L’occident est frit, et sa déculturation (c’est nouveau? inventé par un journaliste, peut être?) a pour nom EmmanuelM – entre de nombreux autres, ça va sans dire.
Pour mon humble part, je trouve l’article judicieux et bien articulé au contraire, juste surtout, dans le ton et le style.