En Europe, et aux États-Unis, bref en Occident les médias nous servent matin, midi et soir la crise, la dette, la récession, la pauvreté. Pendant ce temps, ils sont beaucoup moins diserts sur la croissance énorme des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) dont la moyenne annuelle frôle les 10%. Il s’agit pourtant de pays parmi les plus peuplés du monde. La mondialisation et le libéralisme sortent-ils des milliards de personnes de la pauvreté, ou bien est-ce le contraire ? Les anti-capitalistes primaires, qui se disent par ailleurs contre la pauvreté dans le monde, vont être déçus.
Un antilibéral primaire est soit contre la pauvreté dans le monde et dans son pays s’il est gauchiste, soit contre la pauvreté dans son pays s’il est nationaliste. Pour tous les antilibéraux primaires, le néolibéralisme augmente la pauvreté partout, dans son pays et à l’étranger, il augmente l’écart entre riches et pauvres, bref il est le mal. Donc, quand des pays comme l’Inde et la Chine, les plus peuplés au monde qui plus est, sortent progressivement de la pauvreté grâce au néolibéralisme, ça pose un léger problème à toutes ces belles âmes. Les nationalistes ne parlent tout simplement pas du sujet, ce qui est logique puisqu’ils ne s’intéressent qu’à leur pays comme on l’a vu. Quant aux internationalistes, ils en parlent mais en mentant, tout simplement. Il n’y a en effet pas d’autre choix : mentir ou changer d’idéologie.
Ainsi, le site ContreInfo vient de publier un article sur “La face obscure du miracle indien”. L’analyse est réalisée par… une romancière. Forcément, demander à un économiste ou à un sociologue aurait donné d’autres résultats. Je cite la romancière : “Après vingt ans de ces « réformes », et une croissance phénoménale mais peu créatrice d’emplois, l’Inde a plus d’enfants mal nourris que toute autre nation au monde. Il y a plus de pauvres dans huit de ses Etats que dans les 26 pays d’Afrique sub-saharienne réunis. La crise financière commence aussi à se faire sentir. Le taux de croissance a baissé à 6,9%. Les investisseurs étrangers s’en vont.”
Formidable. Le taux de croissance a baissé à 6,9%. C’est sûr qu’ici on s’en satisferait aisément, d’un taux de croissance pareil, ou même de la moitié ou du tiers! Quant à l’évaluation “à la louche” du nombre de pauvres, ce n’est pas aussi simple, et on voit mal comment une croissance de 7% par an en moyenne entre 2000 et 2009 n’ait pas bénéficié au plus grand nombre. Par ailleurs ces idéalistes mal informés ne parlent jamais du taux de pauvreté en Inde avant 1990, qui était non seulement plus élevé, mais qui n’a jamais réellement baissé pendant des milliers d’années, alors qu’en 20 ans de capitalisme à peine, on constate déjà des premiers changements énormes. On apprend par exemple que “la part d’Indiens vivant dans un état de pauvreté “aiguë” est tombée de 26,1% en 1999-2000 à 21,8% en 2004-2005 (années budgétaires s’achevant fin mars), sur une population totale de 1,1 milliard de personnes.” Et quand on sait que le pays s’est ouvert économiquement depuis le début des années 90, on comprend un peu mieux. En fait, l’Inde a pris énormément de retard sur le Japon par exemple, alors que leur stade de développement était équivalent au 19ème siècle, parce que le Japon s’est ouvert économiquement sous l’ère Meïji, mais qu’il a fallu attendre 1991 pour que l’Inde le fasse. D’autant que l’Inde était géré jusque là par un gouvernement dirigiste et socialiste, interdisant les investissements étrangers dans le pays et imposant le protectionnisme.
Voici une émission du dessous des cartes qui résume bien les choses :

Pour résumer :
- 1 indien sur 5 est encore sous-alimenté
- le développement économique est aussi dû à un dynamisme universitaire
- des secteurs de pointe se sont développés : nucléaire civil, secteur informatique, biotechnologies, etc.
- entre 1950 et aujourd’hui la part de l’agriculture dans le PIB a baissé, celle de l’industrie a doublé, de même que celle des services.
- l’Inde est devenue la 4ème puissance économique mondiale en parité de pouvoir d’achat
- le sud de l’Inde s’est plus développé que le Nord car il a été moins marqué par les luttes entre les castes et entre les religions
- on constate l’émergence d’une grande classe moyenne, ainsi que de grands groupes mondialisés
Voilà qui dérange sérieusement nos adeptes modernes de Marx et de Lénine, puisqu’il semble évident, année après année, que des centaines de millions de gens sortent de la pauvreté non pas grâce au socialisme, qui a plutôt tendance à les maintenir dans la pauvreté, mais au contraire grâce au capitalisme et à l’accumulation de capital. Ceci a été fort bien étudié par l’économiste péruvien Hernando de Soto, dans son best-seller mondial Le mystère du Capital. On peut lire ailleurs ceci : “L’essentiel de l’amélioration concerne la Chine et l’Inde : le taux de pauvreté a baissé spectaculairement en Asie de l’Est, passant de près de 80 % en 1981 à 18 % seulement en 2005. [...] L’efficacité de toutes ces méthodes reste discutée. De fait, les pays dont la situation a progressé de la façon la plus marquante – la Chine et l’Inde – ne sont pas ceux qui ont bénéficié du plus d’aide au développement.”
En effet, l’aide au développement est l’équivalent international de l’assistanat national, l’Etat distribue l’argent au gré de ses envies et sans consulter les peuples, au lieu de laisser les entrepreneurs développer leurs affaires.
L’Inde et la Chine arrivent après bien d’autres pays qui étaient d’une pauvreté affolante, et qui ont désormais des classes moyennes dominantes : Japon, Brésil, Etats-Unis, Chili, bientôt Inde et Chine. Et remarquez la vitesse à laquelle ce passage de la pauvreté dominante à la classe moyenne dominante s’effectue : quelques dizaines d’années au pire. Mais c’est déjà trop long pour nos anti-capitalistes forcenés, qui hurlent à la disparité de revenus entre ultra-riches et ultra-pauvres, ou à l’augmentation du nombre de pauvres en valeur absolue. Les mêmes hurlaient qu’en France il y avait une “fracture numérique” entre les riches qui pouvaient avoir Internet, et les pauvres qui ne l’avaient pas. On ne les entend plus trop sur ce sujet, évidemment, plus de 90% de la population étant équipée. Certains osent encore parler de fracture numérique, mais pour le Tiers monde.
En Inde, le taux d’équipement internet et téléphone est énorme : “Lorsque cette modernisation a commencé, il y avait environ 2 millions de téléphones pour 750 millions d’habitants. A l’époque, les délais d’attente pour obtenir une ligne téléphonique étaient de 15 ans ! Les parents la demandaient pour leurs enfants à la naissance ! Aujourd’hui, il y a en Inde 650 millions de téléphones portables et bientôt un milliard de connexions Internet.” En effet, nous avions déjà indiqué ici que chaque mois en Inde, 10 à 20 millions de personnes accèdent au téléphone, pour 750 millions personnes ayant le téléphone à ce jour.
Cela ne suffit toujours pas à nos belles âmes. Ils veulent que plus personne ne soit pauvre du jour au lendemain, par un coup de baguette magique. La réalité humaine ne les intéresse pas, seul le rêve compte, le rêve du socialisme qui a échoué partout où il a été mis en place, sauf quand le capitalisme était là pour lui permettre d’exister et de revendiquer certaines “avancées sociales”. Or le socialisme ne sait que redistribuer des richesses créées par d’autres, les entrepreneurs et les inventeurs en l’occurrence.
Leur idéologie met de côté les difficultés propres à l’Inde : une natalité galopante, des castes encore omniprésentes, un Etat corrompu et oligarchique. Lisons : “La confiance dans l’Etat et le secteur des affaires est tombée très bas après une vague de scandales de corruption à haut niveau. La plus grande démocratie du monde est paralysée par les désaccords, certains de ses hauts responsables dans les affaires étant en outre mis en cause pour des pratiques d’oligarchie. (Le 3 Février 2011, l’ex ministre des Télécommunications, M. Andimuthu Raja, accusé d’avoir organisé une vente frauduleuse de licences de téléphonie mobile de deuxième génération G2 en 2008, a été placé en détention provisoire).”
Ou voyons pourquoi la démographie est la principale cause de la pauvreté en Inde :
http://www.dailymotion.com/videoxd87zr
Donc oui, tout n’est pas parfait : “Par ailleurs, si les chiffres de la Banque mondiale attestent d’une embellie économique et sociale en Chine et en Inde, des poches de pauvreté persistent dans les bidonvilles et dans les campagnes de ces pays – ce sont les laissés-pour-compte du développement. De fait, si le niveau de vie augmente en moyenne, les écarts de revenus se creusent aussi, et tout particulièrement dans ces pays. Les disparités économiques et sociales entre les pauvres et les riches ont atteint des proportions inégalées dans l’historie et continuent à s’accroître”.
Mais quand l’Etat cherche à résorber la pauvreté, il ne fait qu’enraciner cette pauvreté : “Le principal dispositif de lutte contre la pauvreté dans le sous-continent est l’imposant système de distribution public (PDS, Public Distribution System) qui approvisionne dans tout le pays les plus pauvres en denrées de première nécessité subventionnées (blé, sucre, riz, huile, pétrole). Mais le PDS est miné par la bureaucratie et la corruption. 60 millions de tonnes de céréales dorment dans les entrepôts alors qu’elles auraient dû être acheminées vers les magasins de rationnement. Ces derniers sont ouverts aux familles bénéficiant de la carte BPL, “Below Poverty Line”, mais les cartes sont très mal distribuées, faute de listes fiables. ”
Seuls les résultats comptent, comme le montre cet article : “Il n’y a pas de fatalité au sous-développement et aux inégalités dans le monde. La situation des pays les plus pauvres peut aussi s’améliorer. Entre 1981 et 2005, le taux d’extrême pauvreté en Asie de l’est est passé de 79 à 18 %, et de 84 à 16 % pour la Chine seule.”
Voici la réalité de pays en voie de développement rapide comme l’Inde :

Voilà ce qu’il convient d’encourager : l’esprit d’entreprise, l’activité économique, et pour cela l’Etat a aussi un rôle à jouer, en permettant au droit de propriété d’être reconnu partout, en développant les moyens de communication, en assurant la protection des citoyens et les élections libres.
Pour en savoir plus, lire la fiche très bien faite de wikipedia sur l’économie en Inde.
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C’est terriblement agaçant ce genre de raisonnement !
Nous sommes au 21 ème siécle bon Dieu !
La misère n’a pas à exister et vous le savez !
Quel autre système actuel est à opposer à celui du capitalisme, à quoi vous le comparez ?
Vous le comparez au passé, ce qui est une arnaque intellectuel.
Je vous le demande ? si nous avions constitué un système plus inteligent ? plus humain,
ou l’argent investit dans l’armement n’existe pas…ou toute l’énergie est mobilisée au bonheur de chaque être humain ? plutôt qu’a la satisfaction de nos intérêts personnels ?
ou en serions nous ?
C’est à cela que j’oppose le capitalisme !
Votre capitalisme, crée bel et bien de la misère par sa seule existence, car un système véritablement inteligent, ne serait même pas à remettre en cause, car la misère n’y existerait plus.
Il suffit de constater que dans ce monde, certains crèvent parce qu’ils sont trop gras et d’autres parce qu’ils sont trop maigre…
Il n y a rien d’autre à observer, et cela signifie que le système en place quel qu’il soit, est une erreur et en est responsable, responsable car une tel aberration logique au 21 ème siècle, ne peut sortir que d’une défaillance émise par la pensée humaine.
@Luka
Total respect!
Pour aller plus loin que vous il faudrait liquider Wall Street une bonne fois pour toutes, et permettre aux nations de ce monde de fabriquer leur propre argent…j’ai à ce propos une idée en tête, mais je la garde encore pour moi- j’espère juste que c’est crédible! Soit. Le capitalisme sauvage actuel n’a que foutre des souverrainetés, des peuples, des gens en général. Tout ce qui importe à cet ogre c’est de se baffrer, de se baffrer parce que son estomac n’est jamais rasasié, et que le candidat normal de tout à l’heure a raison de désigner comme le responsable planétaire. Ceux qui ont crée la machine sont- et c’est là le pire- incapable de la contrôler, et quand Jean promouvoie le laisser-faire friedmanien qui a son quota de mort ( Pinochet, Trujillo, Villeda, Suharto, Somoza, étaient des fervents admirateurs de l’ultralibéralisme) on peut se demander si ça ne relêve pas de la mauvaise foi. Sauf qu’il essaie d’incorporer, consciemment ou inconsciemment, un visage humain. Je n’y crois pas, comme vous d’ailleurs.
PS: Un “grand homme” a d’ailleurs prononcé un fabuleux discours humaniste intitulé ” L’homme, le capital le plus précieux” que je vous laisse découvrir via le lien ci-dessous:
http://www.communisme-bolchevisme.net/download/Staline_Le_capital_le_plus_precieux.pdf
@King Flo
il n’y a pas d’ultra-libéralisme, il y a le libéralisme, et le socialisme, vous êtes adepte du socialisme, on l’a bien compris, mais ne cherchez pas à cacher les centaines de millions de morts et les milliards de pauvres qu’il a créé par quelques dictateurs qui se sont réclamés du libéralisme alors qu’ils en bafouaient eux-mêmes les principes, le libéralisme n’étant pas pour un Etat dirigiste (faut être un minimum logique).
@Jean
Erreur: je ne suis pas socialiste. Néo-Keynesien pour être précis. Je suis pour que les entreprises produisent, mais en respectant les règles et le tout régulé par l’état…et si vous lisiez le post-scriptum que j’ai laissé en bas à ce cher Luka vous seriez renvoyé à un lien, ou au discours plus précisément d’un homme qui a affirmé mettre l’humain au coeur de la civilisation…et qui a fait les dégâts que l’on sait!
Cordialement!
Interressant, seulement l’auteur se discrédite un peu dans son soucis constant de s’opposer aux vilains-bobo-anticapitalistes. Je ne sais si c’est celà précisement qui lui fait commettre a mon sens l’amalgame de notre siècle, à savoir confondre capitalisme et développement technologique, mais cela reste dommageble de toute façon.
Certains dirons le premier amène le second. Peut-être le favorise-t-il, certes, mais je ne pense pas que ce soit une condition sinequanone. La baisse de la pauvreté, la croissance, le niveau de vie, tout celà est la conséquence directe de l’access à une énergie bon marché: le pétrole/nucléaire (par rapport aux autres énergie, cela va de soit). Comme Jancovici l’explique très bien, l’ordre de grandeur de différence entre le rendement de l’ère pré- et post-pétrole est tel que cela a des effets impressionnants sur 10-20ans, l’amènagements d’infrastructures adaptées, la libération de forces consacrés au champs, forces qui se réinvestissent dans les services, tout celà engendre une croissance spèctaculaire. Pour faire simple, ces pays ont vecus leur révolution industrielle avec 100 ans de retard.
Quant à l’implication du capitalisme dans tout ça, personnellement je n’y adhère pas. Je pense qu’il n’entrave rien ce qui n’est pas le cas de tout les systèmes il est vrai, mais autant il n’entrave pas l’essort technologique, autant il n’entrave pas non plus (voire incite) les dérives franchement dommageables qui je pense devrai le disqualifier, où au moins nous inciter à le domestiquer.
J’en veux pour preuve le cas de la libye, n’en déplaise à l’OTAN, malgré son regime plus ou moins dictatorial et proctectioniste, elle avait un indice de pauvreté inférieur à plus de la moitié des pays de l’UE. Pourquoi? peut-être parce que les libyens sont assis sur la plus grande réserve de pétrole africaine…A oui ça expliquerai aussi peut-être bien d’autre choses…
C est un sujet tres interessant. et complexe car la notion de pauvrete est relative et la mesure de la pauvrete est tres imparfaite.
J ai 53 ans dont 30 ans de vie professionnelle et j en ai passe la moitie en Extreme Orient. La premiere fois que je suis venu dans cette zone c etait il y a 30 ans exactement, j ai donc ete le temoin de plusieurs miracles economiques et des echecs, par echec je n entends pas des catastrophes comme le grand bond en avant de Mao seulement des situations figees dans une semi pauvrete: indonesie, philippines…..
Mon opinion forgee au terme de cette experience est qu’en dehors des systemes ultra-liberaux telle l amerique post reganienne d’un cote et le collectivisme sovietique, tous les autres systemes se valent du socialisme au liberalisme tempere par un Etat qui redistribue et maintien un secteur public de base. Or dans ce large eventail de systemes economiques disons “raisonnables” d autres facteurs extremement importants interviennent: la religion, l illetrisme, la structure familiale, le climat aussi, bien sur les ressources naturelles,…..etc.
Je pense aussi qu un pays tres pauvre a plus de chances de se developper harmonieusement avec un regime socialiste qui evolue lentement vers un liberalisme mesure plutot que d emblee sous l emprise du capitalisme sauvage.
Je epense enfin mais ceci est hors sujet que si comme le dit Attali la gouvernance mondiale est incontournable – ce que je ne crois pas personnellement – alors cette gouvernance mondiale devra etre de type socialiste, d ou cette contradiction terrible que nous vivons aujourd hui avec les plus liberaux adeptes de la mondialisation et les plus socialistes (FN par exemple) adepte du retour aux nations.
Une gouvernancce mondiale de type liberale ne peut que conduire le monde vers le chaos.
@Borowic: bravo, belle hauteur de vue, et interessant témoignage, ca nous change du débat scolaire et stérile liberalisme (anti-etatique) vs socialisme.
@King Flo :
Lorsque on prend les chiffres sur aussi loin que possible, on constate dans tous les pays, que lorsque le profit des entrepreneurs augmente, l’emploi et le pouvoir d’achat augmentent aussi avec un décalage en moyenne de 6 mois; de même, lorsque le profit des entrepreneurs diminue, l’emploi et le pouvoir d’achat des salariés ainsi que le PIB diminuent avec là aussi, un décalage de 6 mois.
Cela démontre de façon irréfutable, que le profit précède la consommation et non l’inverse.
Pour cette raison, le Keynésianisme dont vous vous revendiquez, soit, la relance de l’économie par la consommation, soit, le fait pour l’Etat de créer des dettes qui engendrent une diminution des profits et ceci pour relancer la consommation, n’engendre toujours que la ruine, car, le profit fait la consommation puisqu’il précède la consommation !
La consommation ne fait pas le profit, mais le profit fait la consommation.
Toutes les preuves chiffrées, les sources et graphiques sont notamment diffusés par l’école de Chicago et l’ensemble est aussi accessible dans les ouvrages notamment, de Charles Gave :
http://lafaillitedeletat.com/livres-de-lauteur/
Soutenir le keynésianisme, soit, le socialisme, s’apparente donc à une croyance, que les faits réfutent et réfuteront toujours, puisque 20 ans après la chute du mur de Berlin voilà que nos belles “sociales-démocratie” sont en train de faire faillite…
Après la faillite très proche maintenant, se sera encore plus de socialisme et le chaos comme en Argentine ou le libéralisme débridé et la prospérité…
Il y a aussi les maladies, l’Inde souffre de multiples maladies incurables (malaria etc.) du fait de sa position sur l’équateur, maladies qui épargnent l’Occident et l’essentiel de la Chine…
Ces maladies pèsent gravement sur la productivité, incurables elles engendrent fatigue, paraisse, fragilité, pour le restant de la vie du malade, de plus, les Occidentaux refusent même les voyages d’affaires en Inde (surtout en saison des pluies, soit 6 mois de l’année), à cause de ces maladies qu’un Occidental ne peut risquer de contracter pour le restant de ses jours, ce qui nuit aux échanges internationaux avec l’Inde…
Les maladies expliquent pour part l’insuccès de l’Inde face à la Chine…
La fondation de Bill Gates prétend pouvoir sortir un vaccin contre la malaria au plus tôt en 2015…
@ Sopode
Effectivement, si on n’est pas libéral on est forcément socialiste ( c’est-à-dire communiste)…
@Borowic
Une gouvernance mondiale serait la pire des stupidités, car elle créerait des conflits interminables avec tous les chamboulements de sa politique ( lire Globalia de Ruffin).
Je pense, quant à moi, que tout dépend du rapport à l’argent qu’ont les peuples. Nous Français, ayant des longs siècles de catholicisme rigide dérrière nous, nous entretenons avec les mêmes rapports hypocrites qu’on aurait avec une prostituée, d’un côté on la calomnie mais d’un autre on est bien content de la trouver. Si on regarde bien nous avons une méfiance envers les commerçants, les chefs d’entreprises, et les banquiers, proféssions où on est habilité à manipuler l’argent. Le catholique, inconscient collectif, considère l’argent comme l’oeuvre de Satan. Vous me direz qu’en Espagne cette culture de l’ultratourisme contredit le bigôtisme ambiant, d’où ces nombreux bordels en Catalogne tenus par des Maquereaux ou ces kiosques à journaux sur Las Ramblas à moitié remplit de livres de cul.
En Suisse la cohabitation entre Catholiques Romains et Protestants ( Calvinistes, Luthérien, la grosse majorité d’ Allémaniques sont protestants faut-il préciser, a engendré des règles de stricte observance, ce pour éviter des conflits inutiles. Les Anglo-Saxons, débarassés du Pape suite au Schisme, et créateur de nombreux courrants protestants, ont associé le libre-arbitre à la liberté de produire ( d’où l’idée selon Weber que l’essence du Capitalisme est Protestant, et non pas Juif).
Nation dont Jean omet de nous parler, et qui a toujours été avancée au niveau de son commerce: les Pays-Bas. Petit pays qui a su profiter de son emplacement géographique pour tracer les meilleures carthographies de ce monde, et de ce fait les Néerlandais ont été quasiment les inventeurs de la Logistique Rail-Mer.
Il y’a aussi l’aspect climatique, qui fait que quand vous êtes dans un pays froid vous vous devez d’avoir de l’argent pour vous réchauffer, pour manger, parce que l’hiver il fait froid.
L’Afrique Subsaharienne aura été préservée de l’argent jusqu’à la période d’expansion coloniale. Les tribus, ou ethnie, en fait, se sont justement construites de manières économiques. Certaines étaient composées de guerriers, d’autres de chasseurs, de pêcheurs, ou de travailleurs forestiers. Il y’eut même quelques empires constitués pour s’assurer du bon fonctionnement de tout ça ( Mandingue, Zoulous, Tutsis). Néanmoins, elles étaient hierarchisées et quant les Puissances Occidentales ont envahies l’espace Africain, elles les ont détruites en ne prenant pas acte des tensions ethniques. Sans compter les superstitions dont usent les sorciers à but économique. Dieu sait que la notion d’argent en Afrique Noire est le centre du problême. Tout le monde veut l’argent. Car l’argent est le totem du pouvoir!
Les Indiens d’Amérique ont compris que l’argent était source de malheurs, cause à ces massacres abominables dont ils furent victimes pendant les invasion post-colombiennes ( à noter aussi que le versant sud à été lui-même sous la croupe de seigneurs aztèques, incas, et mayas étaient cruels, portés sur les sacrifices, ceci afin de veiller jalousement sur leurs bûtins et, donc, de détourner l’attention). Après, le rapport ne fut plus le même lorsque le Nord ( Protestant) et le Sud ( Catholique) établirent une barrière mentale au niveau du Mexique.
En Orient l’argent à été encore une fois définie sous un angle tribal. Les systême Juifs et Musulmans se ressemblent tout simplement parce qu’ils prennent racines dans des civilisations bien antérieures. A la base ces systêmes sont conçus pour garantir une certaine équité au niveau de la distribution. Les Hébreus s’appuyaient sur une triangulation jusqu’à l’arrivée des Romains, Roi-Prêtres-Peuple, et lorsque l’une des parties ne respectaient plus le jeu Israël se voyait détruit ou asservi par une puissance étrangère. Ne connaissant pas la finance islamique je m’abstiens de tout commentaire.
Les Hindous- suite à la polémique de l’autre jour- ont bel et bien construit ce systême de caste afin de veiller sur leurs biens. C’est-à-dire que prévoyant les invasions étrangéres, ou l’arrivée de populations sous influences religieuses autres, il fallait conserver à tout prix le systême monétaire quitte à instaurer une religion compliquée qui ne soit déchiffrable pour personne ( l’hindouisme de maintenant n’est qu’un extrait de celui d’il y’a cinq mille ans, c’est dire).
l’Extrême Orient s’est bâti sur des notions d’Empire très hierarchisées. Ceci pour contrôler les flux monétaires. Et on remarquera que tous ces peuples, après révolte, ont porté haut leurs libérateurs jusqu’à les introniser ( Mao, la famille Kim, ou encore le Roi de Thaïlande, Pol-Pot puis Ta Mok). Seule exception, la Junte Birmane, dont le national-socialisme en aura fait l’une des pires dictatures de ce monde.
@Theophraste
Les politiques actuelles, trouvables dans n’importe quel continent, n’ont plus rien à voir avec les termes pour lesquels des instituts, des intéllos, ou des péquenods comme nous, se disputaillent sans arrêt. D’une part parce que lorsqu’il y’a corruption vous pensez bien que les personnes en tête d’un état donné ne sont plus en mesure de l’administrer correctement. D’autre part, plus aucun politicien ne parle d’état, de nation, ou du moins ne détient plus la moindre notion susceptible de se rapporter à ces mots.
Nous sommes dans une ère post-industrielle où plus rien ne peut être déterminé. Où quand un papillon bât des ailes une dicature s’éffondre, une guerre civile émerge, ou un pays accéde à son plus gros taux de PIB.
@King Flo
Milton Friedman aussi est pour un Etat régulateur, mais il n’est pas keynésien. Renseignez-vous, les keynésiens, même néo, sont socialistes, car ils sont pour la redistribution des richesses, la relance par la consommation et la dette, etc.
@Raphael
si ce que vous dites était vrai, les pays du Golfe auraient des classes moyennes depuis longtemps, or ils n’ont qu’une poignée de super riches et tout le reste est hyper pauvre. Idem au Vénézuela, et dans la plupart des pays d’Afrique qui ont du pétrole et/ou du gaz (cf l’Algérie, au hasard).
@King Flo
vous bottez en touche face aux arguments imparables de Theophraste, comme tous les socialistes quand on les met face à leurs contradictions. Oui, le socialisme c’est la pauvreté, le capitalisme ce sont les classes moyennes.
@Jean
” Vous bottez en touche face aux arguments imparables de Theophraste, comme tous les socialistes quand on les met face à leurs contradictions. Oui, le socialisme c’est la pauvreté, le capitalisme ce sont les classes moyennes.”
J’en ai rien à foutre de ce que sont les autres Keynesiens, neo ou pas ( les partis ne m’intérésse pas). Plus individualiste que moi tu meurs. De plus, vous ne trouverez aucun socialiste qui vous dira être pour la production, ce serait un contre sens. Et excusez du peu mais si j’ai mis un lien concernant le discours de l’abject Staline, ce n’est pas pour rien ( parce que le communisme est un capitalisme d’état, et Staline en est le visage humain!). Ensuite, Theophraste ne fait que me répéter bêtement ce que je peux trouver sur des think-thank néo-libéral haïs du monde entier. Alors que Borowic a donné une analyse plus subtile.
Et comme je le disais dans mon exposé, le rapport à l’argent différe dans chaque pays. Levi-Strauss, Mauss, Malinovski, et Boas qui trouvait le schéma Freudien impraticable dans certaine sociétés ( Inuits, Amerindiennes, Aborigènes, Africaines, ou asiatiques), il en est de même pour le capitalisme, le keynesianisme, ou le communisme. C’est pas une question de race ou de génético quoique ce soit, mais de mentalités. Et puis qu’apporterait le capitalisme, le Keynesianisme, ou le communisme, aux Aborigênes, aux Inuits, ou aux Pygmés? Rien, que dalle! Si ce n’est la destruction de leur patrimoine…ça ne veut pas dire non plus qu’ils ne doivent pas se développer!
Pour être sincère, Jean, l’argent n’a jamais pu être un moteur fiable pour une civilisation. Friedman était pour la régulation? Hayek devait être alors pour la paix dans le monde et Von Mises pour la préservation des pingouins. Les US pré-11 Septembre vous font rêver! Moi, pas! Aucun respect de l’autre, égocentrisme total, résurgence des instincts les plus vils ( et que ce soit sous l’ère Libérale Reaganienne ou pendant l’ère socio-libérale Clintonnienne). Bien sur les pétromonarchies, ou les régimes islamiques, ne me font pas non plus rêver. Certes, les Américains ont un patriotisme qui va au-delà de la monnaie, et sur lequel on devrait prendre parfois exemple. Surtout en temps de crise où il faut acheter Français, quitte à payer deux ou trois euros supplémentaires.
Mais dans ce cas-là lisez ce que le président Jackson grand patriote disait des banques privées, ou ce que Eisenhower disait du lobby militaro-industriel.
Prenons l’exemple de la Reserve Fédérale qui imprime des billets sans valeurs, lesquels prendront la valeur en fonction de celle des anciens. Nous savons que plus il y’a de Dollars, par exemple, il y’a inflation, et ce n’est pas moi qui le dit c’est Ron Paul dans un court film présenté par le Zeitgeist.
http://www.youtube.com/watch?v=_gXsDYN6zWI&feature=player_embedded
@Jean
Dernière chose: le socialisme- d’inspiration Marxienne- s’est inscrit dans la lutte des classes, jusque là je crois que c’est un secret de polichinelle.
Savez-vous quel pays a appliqué le mieux ces théories? Le Cambodge de Pol Pot et de Ta Mok! Ils ont fait une stricte application du célébre adage marxiste, selon lequel la révolution prolétaire doit aboutir à la naissance d’une seule et même classe, bla bla bla. Cela signifie que ceux d’en bas ont liquidé ceux d’en haut. Ceci au nom de la révolution socialiste. Vous pigez! Ces théories sont inapplicables et dangereuses. Et si certaines consciences sont pour une meilleure distribution c’est peut-être pour éviter que surgisse un Pol-Pot!
@Theophraste et Jean
J’admire Dostoïevski, Joseph de Maistre, Sade, et Ernst Jünger…mais est-ce que ça fait de moi quelqu’un de droite conservatrice? Non! Tout comme j’aime bien Marx c’est vrai, ou Flora Tristan, Chomsky, Zinn…mais ça veut pas dire que je sois de gauche socialiste…
Merci de ne pas placer les gens dans des catégories!
Marx n’a jamais prétendue que la société sans classe pouvait exister dans un pays sous-développé, car les besoins existentielles de la population forceraient le gouvernement à muter vers un régime autoritaire. Pour Marx, l’Angleterre, l’Allemagne et la France, après une longue évolution capitalistique et industrielle, pouvaient envisager la révolution socialiste (mais certainement pas la Russie ou la Chine !)De plus Marx était un démocrate !
Mais le gauchiste français, qui n’a même pas lu le « Manifeste du parti communiste » et qui à été lobotomisé par l’esprit rétrograde et aliénant antiraciste, est dans sont reflexe dégénéré l’antithèse même du socialisme et de l’intelligence. La destruction de l’intelligence par le sentimentalisme Mitterrandien est une catastrophe pour l’avenir de la France. !
Vous oubliez aussi le protectionnisme monétaire et bureaucratique (le PCC) en Chine et les révoltes des travailleurs chinois. Vous croyez encore sérieusement que les Etats-Unis ont crée leurs classe moyenne en appliquant les règles des libéraux d’aujourd’hui? Et depuis quand le protectionnisme n’est pas une valeur libérale, si c’est pour corriger des disfonctionnements structurels ?
Je ne vais même pas évoquer ici l’Allemagne, qui est historiquement bien plus étatiste et dirigiste que la France ! Les libéraux français se demandent toujours pourquoi la France n’a pas de « Mittelstand » industriel contrairement à l’Allemagne? C’est peut-être que vous êtes juste coincé dans votre idéologie « libérale » de cireur de pompes qui devient millionnaire tout seul par motivation!
@theofraste
Je le dis sana agressivité votre opinion sur les social-démocraties est complément a cote de la plaque.
vous écrivez ” Cela démontre de façon irréfutable, que le profit précède la consommation et non l’inverse.”
C est incorrect , Ce n est pas le mot profit qu’il faut mettre ici mais le mot investissement ou a la rigueur le profit réinvestit et encore en période de sous-emploi. Si on est en periode de plein emploi ou encore si le profit n est pas reinvestit dans l appareil productif alors l epargne gonfle et s investit dans l immobilier les marches emergeants les actifs financiers les biens de luxe ou inutiles et cree une inflation deguisee qui ronge le pouvoir d’achat et au conraire provoque la crise.
La crise actuelle est fondamentalement due a une hypertrophie des profits non reinvestits.
Les pays qui s en sortent le mieux et s en sortiront le mieux a l avenir sont les pays qui sauront maintenir un pouvoir d achat décent de leur population sans passer par le déficit public c est a dire les pays qui REGULERONT de manière a ce que les profits soient limites.
LA social démocratie n est pas la confiscation de la propriété privée je vous le rappelle.
@King Flo
sortez de votre nombrilisme : ce n’est pas parce que le monde entier sort de la pauvreté grâce au capitalisme qu’il pense comme vous, c’est même le contraire. Vous êtes un petit occidental dont les dirigeants ont perdu les pédales depuis longtemps, et dont les pays coulent parce qu’ils ne sont pas au niveau où ils devraient être, alors ils crient “redistribution, redistribution, redistribution” mais la machine est cassée. Lisez donc la mentalité anti-capitaliste de Mises, vous vous y retrouverez parfaitement, je crains pour vous que le choc ne soit rude ! Oui, Hayek et Friedman sont pour un Etat régulateur, faut vous renseigner un minimum.
“sortez de votre nombrilisme : ce n’est pas parce que le monde entier sort de la pauvreté grâce au capitalisme qu’il pense comme vous, c’est même le contraire. Vous êtes un petit occidental dont les dirigeants ont perdu les pédales depuis longtemps, et dont les pays coulent parce qu’ils ne sont pas au niveau où ils devraient être, alors ils crient “redistribution, redistribution, redistribution” mais la machine est cassée. Lisez donc la mentalité anti-capitaliste de Mises, vous vous y retrouverez parfaitement, je crains pour vous que le choc ne soit rude ! Oui, Hayek et Friedman sont pour un Etat régulateur, faut vous renseigner un minimum.”
Semi-occidental, s’il-vous-plaît! Lisez la stratégie du choc de Naomi Klein au lieu de me faire part de votre petite morigène. De plus nos dirigeants n’ont pas perdu les pédales…il n’en y a en a plus eu depuis Pompidou. Désolé, mais je ne vois que des acteurs à la télévision. Ensuite, si je prends le cas des peuples qui ont une vision diamétralement opposés, ce n’est pas pour rien…
Monsieur, je ne crains qu’en lisant les cent vingt journées de Sodome le choc ne soit rude pour vous. Si vous voulez jouez au clash de référence allons-y…
Ensuite, sans vouloir écorner votre mauvaise foi, vous n’avez qu’à lire le Choc des Civilisations et prêter une oreille à ce que disait vraiment Samuel Huntington. Contrairement aux crétins qui veulent créer cette théorie là, Huntington se plaçait dérrière l’idée que les Peuples ont intérêt de se placer dérrière de nouvelles logiques économiques plutôt que d’investir bêtement chez des petits traders incapables. A moins que pour vous Huntington soit trop communiste!
@Jean
Vous allez vous dire certainement mais qu’est-ce que Sade peut bien foutre dans cette discussion? Eh bien tout simplement que c’est un écrivain visionnaire. Qu’il a tout compris. Qu’il suffirait par exemple d’inverser chaque écrit législatif pour s’appercevoir qu’il y’a duperie. Mais surtout qu’il a saisi que chaque systême comportait une dimension pyramidal, en tête duquel on retrouve quelques individus qui se prenent pour des Dieux vivants avec un grand sentiment d’impunité. Où les systêmes favorisent par intérêts les instincts les plus bas, car nous savons qu’au fond nous êtres humains nous ne sommes que des animaux métaphysiques qui peuvent retourner à l’état sauvage. Exemple, la fermeture de Megaupload. Pourquoi les gens sont mécontents? Parce qu’ils ne jouisssent plus. Parce que la consommation fait de chacun d’entre nous des jouisseurs. Systême pervers, n’est ce pas?
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/VASSORT/15004
http://www.decitre.fr/livres/La-Cite-perverse.aspx/9782207261200
@Jean
Bon déjà la libye était le pays au monde ou la disparité entre les hauts et bas salaires était la plus faible. Tout les pays aficain/du moyen orient ne sont pas développer de la même manière, tout comme il y a des disparité au sein de l’europe, ceux qui mettent la Pologne et la France dans le même sac n’ont jamais pris le train en Pologne.
Mais à la rigueur c’est pas important pour mon propos, tu réduit ce que je dis à “ils onts du pétrole dans leur sol, pourquoi n’y t-il pas de fortes classes moyennes alors?” ; non ce que je dis c’est que le niveau de vie dépend avant tout du niveau technologique, A quoi bon avoir du petrole dans son sol si on a pas les infrastructures pour l’exploiter, ou encore si c’est des entreprises étrangère qui l’exploite pour vous? Si tu relis mon commentaire précédent sans commencer par la fin cette fois-ci, tu verras que mon raisonnement dit:
developpement techonologique -> revolution industrielle = periode de forte croissance -> permet la formation de fortes classes moyennes (ça je le rajoute ça à l’air de te tenir à coeur)
Et ceci, à mon avis (discutable) peut se faire avec ou sans le capitalisme débridée que nous connaissons.
Une fois industrialisé, les pays sont en état d’exploiter leur ressources naturelles. Il n’y a quasiment aucune ressources naturelles de valeur sur le territoire anglais ça les a pas empêcher de s’industrialiser, mais il est évident que avoir du pétrole est un sérieux bonus.
@King Flo
Naomi Klein est une bobo invitée par tous les médias gauchistes du monde (c’est-à-dire tous les médias du système), jusqu’en France où elle est accueillie comme une reine, pour présenter son livre bourré d’erreurs factuelles : https://www.contrepoints.org/2010/11/30/8103-la-strategie-du-choc. Comme beaucoup, vous confondez le libéralisme avec l’Etat américain, ce qui n’a rien à voir. L’Etat américain est l’un des plus protectionnistes au monde, ce qui est contraire au libéralisme.
@Raphael
marrant tout de même que la révolution industrielle soit née là où le capitalisme a été sinon inventé, du moins pris au sérieux, en Angleterre puis aux US. La France a tardé, bien qu’étant à l’origine du libéralisme (Say, Bastiat, Turgot). La technologie ne sert et ne se développe que si le capital le permet. Il ne faut pas compter sur l’Etat pour l’innovation technologique, ça se saurait depuis le temps. C’est le contraire : quand un inventeur génial invente l’aérotrain, il se prend la
CGTla SNCF dans les pattes qui tuent le projet dans l’oeuf pour ne pas concurrencer l’Etat, alors que l’aérotrain était déjà prévendu dans plusieurs pays, avait battu tous les records de vitesse au niveau mondial à l’époque, et ne nécessitait pas d’expropriation contrairement au TGV qu’a développé la SNCF pour le contrer. Résultat : aucun TGV vendu dans le monde à ce jour, un déficit abyssal de la SNCF. Merci l’Etat.Cet article est pour moi malhonnête intellectuellement. Il voudrait montrer que le capitalisme permet aux pays émergent de sortir un peu la tête de l’eau et s’appuie sur la sacro sainte croissance de 7 % de l’Inde pour supposer que cela profite à tous…
Il est absurde de raisonner en se disant que si les pays pauvres émergent c’est parce que les pays riche abaissent leur niveau de vie… on nous fait croire que le fait de produire pour 50 € par mois des téléphones portable en Inde permet d’enrichir ce pays et de partager un peu la richesse… mon oeil, celui qui s’enrichie le plus n’est jamais le pauvres miséreux, et surtout ce raisonnement est idiot. L’objectif n’est pas de partager un peu de croissance, mais de partager le savoir, la technologie pour que tous le monde puissent élever son niveau de bonheur et de vie.
Une idée fausse est de nous faire croire que la misère est une fatalité, que le capatitalisme est une bonne solution, qu’elle est la seule…
Pourquoi ne parler vous pas de l’exemple de Marinadela par exemple en Espagne
Ou encore de l’Argentine qui affiche une croissance supérieure à l’Inde en bloquant le néo libéralisme (par exemple, les téléphone Blackberry doivent être assemblé en Argentine pour être vendu et non en chine). L’Argentine que tous le monde disait anéanti après la faillite il y a 10 ans et qui à développer une politique protectionnisme qui mérite qu’on s’y arrête.
http://info-resistance.org/2012/01/marinaleda-en-espagne-lilot-revolutionnaire/
@Jean
Le protectionnisme n’est pas une mauvaise chose à la base, car c’est normal que les citoyens d’un pays favorise les produits de celui-ci. Maintenant, je pense également que les taxes doivent varier en fonction des pays avec lesquels on échange, et effectivement l’Inde et L’Afrique devraient disposer de droits d’entrée moins cher que ceux des US.
La Russie s’est-elle vraiment amélioré? Vous allez me dire qu’il y’a un boom ayant vu l’émergence de classes moyennes, okay. Mais si vous allez à vingt kilomêtres de Moscou ou de Piter vous tomberez sur des villages non électrifiés. Il y’a un super polar qui est très explicatif, publié chez le même éditeur que Naomi Klein:
http://culturofil.net/2008/12/20/la-chasse-au-renne-de-siberie-de-julia-latynina/
Oui, mais je n’ai pas cité que Klein- et qu’est-ce qu’on s’en fout qu’elle soit Bobo. Marie-Monique Robin, votre homonyme, est peut-être de gauche, mais elle a risqué sa vie quant elle a dénoncé les saloperies de Monsanto, au point que si elle se rend en Amérique du Sud elle est obligée de prendre une protection rapprochée- doit on préciser que dans un pays comme la Colombie ou le Mexique les tueurs sont légions. Pour vous dire, c’est au même niveau que si Redeker ou Delcambre se rendraient dans un pays islamique. Alors, excusez-moi de trouver ce genre de ragnagna infantile. Sans doute qu’elle, ou Michael Moore, sont devenus des stars capricieuses. Que la pseudo-dénonciation c’est du business, ou que Di Caprio pour le développement durable c’est une blague je ne dis pas. Mais vous concéderez que ce n’est pas le foutu communisme ou socialisme qui décide de larguer des gaz à effet de serre au-dessus d’un bidonville.
Et Sade il était bobo d’après vous?
@Jean
En effet, comme je l’ai dit cette relaton causale ou pas est discutable. Cependant, que d’autre systèmes soit moins bien, voire pourris, inertes ou régressistes ne fait pas du capitalisme le meilleur des systèmes. Avant que vous me le demandiez, je vous le dis, je n’ai pas de système parfait a vous soumettre. Je pense qu’e l’on peut emprunter au capitalisme la liberté d’entreprise qui est comme vous le dite nécessaire a toute innovation sans pour autant livrer tout ces entrenprises a une concurence sans merci.
Dans votre exemple on peut remplacer la scnf par n’importe quel autre gros conccurent privé, qui se serait battu aussi farouchement pour preserver son bout de gateau, je ne pense pas que l’état ait été le seul a tuer dans l’oeuf des projet géniaux dans le seul but de se preserver de l’ombre que cela aurait pu leur faire. Les moines copiste on fustigé l’imprimerie qui les a mis sur la paille. Le cas de l’aerotrain prouve seulement que l’état, comme les entreprises, soumis à des pressions, ne choisis pas toujours de soutenir le bien (ou même le sens) commun.
La libre concurrence prôné par le capitalisme a du bon, mais seulement un certains temps, car il conduit mécaniquement à un monopole. Il y a concurrence, donc emulation. Bien, mais le problème c’est que c’est une concurrence à mort, en asser peu de temps certains fusionnent, les gros mangent les petits, les mauvais coulent, et après quoi? Il reste à peu près 3 ou 4 supergros dans le meilleur des cas, qui une fois arrivés au sommet, ne pensent plus qu’a ne pas tomber plutôt que continuer a grimper et généralement un accord tacite se crée entre eux. Exemble: FAI, telephonie…
Le capitalisme, crèe l’emulation, à nous d’empecher la cristalisation qui s’en suit. Je ne vois personne d’autre que l’état pour empêcher les gros de bouffer absolument tout les petits. Forcement quand l’état tue lui même la concurrence c’est plutot mauvais…
@Raphael
loin de conduire à un monopole, le capitalisme mène à ce que nous devenions tous patrons, ce qui est l’exact opposé, renseignez-vous. C’est l’Etat le monopole.
@Jean
Mais bien sûr, et vous allez me dire que le monopole de Microsoft et Mac sur les OS c’est les vilains états qui l’ont créé?
La théorie doit mener a ce qu’on devienent tous patrons? la belle affaire! pour crever comme tout ces petits patrons ces dernières années simplement asphixié par une concurrence contre des firmes internationales, ça aussi c’est la faute du vilain état?
C’est pas la première fois qu’une théorie n’avais pas prévu tel ou tel situation. Quand la théorie et la pratique diffèrent à ce point, un peu de pragmatisme s’impose.
@Raphael
parlons-en, d’une part il n’y a jamais eu monopole de Microsoft, puisqu’il y avait Mac (et d’autres plus petits encore), d’autre part aujourd’hui Microsoft est concurrencé de toutes parts, notamment par Linux, donc vous démontrez le contraire de ce que vous prétendez. Les multinationales ont toutes commencé par être des tpe ou des PME, au cas où ça vous aurait échappé. Et quand une boîte fait faillite, ce n’est pas la fin du monde, au contraire c’est sain, un Etat lui ne fait jamais faillite et encourage des banques à faire n’importe quoi sur les marchés en les renflouant si elles s’approchent trop de la zone rouge.
@Jean
Linux est open source on ne peut parler de concurrence, et le jour ou voyez un PC de grande distribution vendu avec linux comme OS pré-installé, vous m’appellez. J’utilise linux tout les jours car je travaille dans le milieu de la recherche, il repond a des besoin ultra spécifiques et cela ne fera jamais de lui un concurrent. Il y a monopole des lors qu’aucun nouveau acteur puissent entrer dans le jeu, qu’il y ai une ou deux entreprises en haut ne change rien a l’affaire.
Vous dites “Les multinationales ont toutes commencé par être des tpe ou des PME, au cas où ça vous aurait échappé. “. Loin de m’avoir échappé c’est exactement ce que j’explique dans un des messages precédent (mais comme j’ai l’impression que vous lisez en diagonale…): “Bien, mais le problème c’est que c’est une concurrence à mort, en asser peu de temps certains fusionnent, les gros mangent les petits, les mauvais coulent, et après quoi?” . Oui quand un nouveau marché s’ouvre au début tout les monde est petit et en moins de 20 ans reste plus que 3 gros qui tuent tout les nouveaux arrivant et rachetent ceux qui ne meurent pas d’eux-même. Que les multinationales ait été des PME au début ne change rien au fait qu’elles les tuent actuellement.
Ne vous déplaise un état n’est pas une entreprise, si vous le jugez avec des critères d’entreprises vous lui trouverez tout les défauts du monde. Un état devrait avoir un rôle uniquement de régulation, que dans certains cas il sorte de (ou joue mal) ce role n’est en aucun cas un argument pour le capitalisme, c’est un travers de l”état qu’il faut corriger, tout comme les multinationales ont leur travers qu’il faut corriger aussi.
@Raphael
décidément vous ne voulez pas voir la réalité telle qu’elle est, linux produit des entreprises, dont Red Hat est la première représentante. Besoins ultra-spécifiques ? Regardez toutes les sociétés et toutes les administrations équipées de Linux et qui ont laissé tombé Microsoft ! La part de marché mondiale de Linux est de 20% environ, si je me rappelle bien un graph que j’ai vu récemment. Ne pas vouloir le voir, c’est être idéologiquement biaisé dans son raisonnement. Pour le reste, on dirait que pour vous quand une multinationale rachète une petite boîte, c’est une catastrophe, alors que c’est un formidable transfert de richesses, et rien n’empêche les vendeurs de créer une nouvelle boîte, ça arrive d’ailleurs tout le temps. Où ai-je dit qu’un Etat est une entreprise ? Simplement, un Etat qui perd de l’argent n’est pas bien géré, pensez-vous le contraire ?
@Raphael
qu’est-ce que je disais : http://www.journaldunet.com/solutions/systemes-reseaux/migration-poste-de-travail-linux-debian-0112.shtml
L’article évoque justement mais un peu rapidement le problème des oligarchies. Il est de fait que celles-ci ont tendance à confisquer la richesse créée, et pas seulement dans des pays en voie de développement mais aussi, par exemple, aux Etats-Unis. Une étude récente (désolé d’être flou) démontrait que le pouvoir d’achat de 90% des américains avait globalement stagné en 20 ans, les 10% les plus riches devenant plus riches et les 1% encore plus.
Mais cette situation n’affecte pas que les système libéraux : en URSS aussi, il y avait une oligarchie qui, seule, pouvait accéder à des magasins spécialisés, à des lieux de vacances réservés, aux voyages à l’étranger, à des logements non-collectifs, etc.
La seule différence entre l’oligarchie des pays libéraux et celle des pays socialistes, c’est que pour la seconde il y a beaucoup moins matière à s’enrichir par la prédation car il y a moins de création de richesse.
Cette situation contribue à créer un effet de loupe dans les pays en croissance, même si l’oligarchie ne capte qu’une partie de la richesse. En effet, les individus sont davantage sensibles à l’inégalité qu’à l’amélioration de leurs conditions de vie ; l’économiste Jacques Marseille expliquait qu’en début d’année il sondait ses étudiants en leur posant la question suivante : « préféreriez-vous voir votre pouvoir d’achat augmenter de 20% sachant qu’il augmenterait de 100% pour une minorité, ou bien préféreriez-vous une augmentation identique pour tous de 2% ? ». Invariablement, une large majorité se dégageait pour la solution égalitaire (je ne me rappelle plus des pourcentages exactes, mais c’est l’esprit).
Pour en revenir au sujet, je pense qu’il est indéniable que seul le néolibéralisme créée de la richesse : la vraie question serait plutôt « comment empêcher que cette richesse soit captée par une oligarchie ? ».
Sachant que la raison pour laquelle elles peuvent être si facilement prédatrices, c’est qu’elles disposent déjà des capitaux de départ pour investir ou tuer un concurrent naissant, il existe une réponse égalitariste à l’amélioration du néolibéralisme : confisquer toutes les richesses et donner la même somme à chacun, ainsi tous seraient sur la même ligne de départ. C’est assez paradoxal.
@Inspecteur Juve :
Toutes les statistiques sur les USA, là-bas très bien tenues depuis plus d’un siècle (contrairement au foutoir qu’est l’INSEE française…) démontrent que le pouvoir d’achat des masses augmente ou diminue proportionnellement au pouvoir d’achat des entrepreneurs.
Plus l’entrepreneur gagne, plus la masse gagne 6 mois après
Plus l’entrepreneur est taxé et perd, plus la masse perd 6 mois après
Les graphiques et chiffres sont notamment dans les livres de Charles Gave, probablement l’un des plus brillant vulgarisateur en langue française :
http://lafaillitedeletat.com/livres-de-lauteur/
Par ailleurs le profit des entrepreneurs est globalement invariable, il n’excède jamais 12% de la richesse produite et lorsqu’il excède ce taux, cela signifie qu’une nouvelle révolution industrielle, fortement consommatrice de capitaux, est en préparation…
Comme actuellement nous sommes au dessus de ce taux aux USA et en Asie, cela signifie que nous sommes certainement à l’aune d’une nouvelle révolution industrielle, celle de la connaissance (robotisation, modification du vivant, énergies propres, conquête spatiale par les entreprises privées, exploitation des minerais sur les autres planètes etc.), néanmoins, cette révolution n’arrivera pas en France, car en France les profits sont trop faible pour permettre de constituer le stock de capital nécessaire au financement de cette révolution… alors même que l’ensemble des secteurs de l’économie de la connaissance, sont sous monopole étatique et tombent sous le coup de la planification…
Le nucléaire planifié par l’Etat nous fera manquer la vague des énergies propres…
L’Education nationale planifiée par l’Etat nous fera manquer l’économie de la connaissance…
etc.
Les 30 piteuses de Mitterrand à nos jours nous aurons donc fait rater le nouveau monde qui vient.
@Théophraste
Vos données sont effectivement intéressantes mais sans rapport direct avec mes propos puisque je ne parlais pas des entrepreneurs mais des centiles les plus riches (parmi lesquels il y a pas mal de rentiers !).
Je cite Alain Cotta (Le Règne des oligarchies, page 59) ; ce n’est pas la source à laquelle je pensais, mais c’est la première que j’ai retrouvée dans mon fatras :
En 2005, 1% des revenus les plus élevés, soit 3 millions d’américains, percevait 21,8% du revenu national, soit 1,1 million de dollars, en augmentation de 14% par rapport à l’année précédente; 0,1% de la population, soit 300.000 individus, auront reçu 5,6 millions de dollars chacun, en augmentation de 20% et les 0,01%, près de 26 millions (…). Dans les états financiers, comme la Nouvelle- Angleterre, les revenus des 20% les plus riches se sont accrus de 15% ces quinze dernières années, ceux des 5%, de 27%. (…)
En 1987, ‘,5 millions de millionnaires ; en 2007, 9,7 millions.
Pendant ce temps, le nombre de milliardaires passait de 140 à 946 (donc le nombre de milliardaires augmente plus de trois fois plus vite que celui des millionnaires sur la même période).
Je ne vais pas tout recopier mais la part des revenus qui échoit aux 10% de la population la moins rémunérée s’élève en 2007 à 50%, soit la même part qu’en 1929.
Je vais essayer de retrouver l’autre source, mas en gros celle-ci comparait l’évolution de la croissance des Etats-unis sur 20 ans et concluait que l’ensemble de celle-ci avait été confisquée par les 10% les plus riches, les 1% ayant la plus grosse part.
Ne vous méprenez pas : je pense que le système libéral l’emporte sur tous les autres et j’ai une grande sympathie pour des gens comme Ron Paul ou Pascal Salin, me^me si je n’adhère pas à tout.
Je crois à l’adage “quand le riche maigri, le pauvre meurt”. Seulement il semble que le riche grossisse et que le pauvre meure quand même. C’es comme ça qu’on finit par des révolutions, ce qui est assez fâcheux …
@Inspecteur
une solution moins communiste que l’égalitarisme au départ me semble être une moindre considération de l’argent, et une meilleure considération de la réussite personnelle selon les critères de chacun. On l’oublie souvent mais beaucoup de riches ne sont ni heureux ni satisfaits de leur vie, car ils en veulent toujours plus, ou bien ils ne savent pas ce qu’ils veulent. On peut être riche avec peu d’argent, même si un minimum d’argent est souvent requis pour être heureux. Mais la liberté individuelle me paraît plus importante que la fortune, j’espère ne pas être le seul dans ce cas…
@Théophraste,
hélas, je crains que vous n’ayez raison, mais la France a su rebondir par le passé, elle se relèvera à nouveau !
@Inspecteur Juve :
Les centiles les plus riches ne sont que les entrepreneurs, les rentiers eux, qui vivent du taux d’intérêt et qui ne prennent pas de risques, finissent tous par être naturellement euthanasiés par l’inflation.
Sauf en Europe, puisque depuis 20 ans pour préparer la venu de l’euro la Banque de France sous le franc puis la Banque centrale européenne sous l’euro, placèrent les taux courts (la rémunération du rentier) au dessus du taux de croissance (la rémunération des entrepreneurs), résultat, nous avons un continent entier de rentiers en Europe, (puisque la rente paie plus que la prise de risque !) où effectivement les riches sont majoritairement donc des rentiers (Trichet, Attali, Alain Minc etc.), alors qu’aux USA les déciles les plus riches avant Obama/Bush et leur politique monétaire marxiste pour l’un et schizophrène pour l’autre, n’étaient que des entrepreneurs…
Aux USA donc avant les années 2000 les rentiers étaient pauvres, les déciles les plus riches n’étaient que des entrepreneurs, puisque l’inflation euthanasiait les rentiers et que la rente payait moins que la prise de risque (le taux d’intérêt était inférieur à la croissance, créer une entreprise à crédit rapportait plus que de vivre du taux d’intérêt sur son argent qui était trop bas pour pouvoir en vivre…), tout était donc normal selon la loi du 80/20 : dans toute société il y a 1% de génies visionnaires indispensables, 19% de leaders et 80% de suiveurs, il était donc normal que les 1% soient plus riche que les 99% et que les 19% soient plus riche que les 80%.
Mais après le 11 sept. 2001 pour financer l’effort de guerre (ce qui donc n’était pas nécessaire puisque les USA ne sont pas entrés en guerre sur leur sol !) ils se sont mis à modifier le taux d’intérêt pour favoriser les rentiers contre les entrepreneurs, là, tout a dérapé jusqu’à l’élection de Hussein Obama qui a pratiqué le marxisme monétaire pour, en bon socialiste, tuer les entrepreneurs au profit des rentiers (ceux qui vivent du taux d’intérêt sur leur capital, les fonctionnaires, les syndicats, les corporations etc.)…
Avant Obama la dette des USA était donc de 60% du PIB, 4 ans après nous sommes à plus de 80%, elle devrait rapidement atteindre 100%, encore un mandat de Obama et les USA sont mort.
Ce type est un agent d’Al Qaeda ou le seul être humain en trop sur cette terre…
Charles Gave vulgarise très bien ces mécanismes monétaires dans ses ouvrages…
Est-ce ridicule…
Je n’ai pas lu tous les commentaires, mais la base de l’article part déjà d’une erreur qui le discrédite quasiment d’emblée.
Inde : protectionnisme.
Brésil : protectionnisme (On peut rajouter Argentine). Récemment, a procédé opère un contrôle des changes pour limiter la fuite des capitaux.
Chine : protectionnisme par la sous-évaluation + contrôle des changes, inconvertibilité de la monnaie.
@Sylvain
Le protectionnisme n’est pas une mauvaise chose…mais en France on vous traiterait de facho ( enfin pour mon cas je ne sais pas, puisque je ne suis pas indo-européen à sang pour sang!).
@Théophraste
Je suis plutôt d’accord avec ce que vous écrivez mais je ne trouve pas dans votre réponse une contre-argumentation à ce que j’ai énoncé, c’est-à-dire, pour simplifier à l’extrême, que la création de richesses est confisquée par une oligarchie.
Vous dites que “le pouvoir d’achat des masses augmente ou diminue proportionnellement au pouvoir d’achat des entrepreneur”. En moyenne, peut-être, mais je ne pense pas que les salariés de Microsoft aient vu leur finances s’améliorer dans les proportions de celles de Bill Gates.
Même remarque sur les rentiers : je ne parlais pas des rentiers en général, mais toujours du centile le plus riche. Je reconnais que le terme de “rentier” est mal choisi, mais c’était une manière d’exprimer le fait qu’il n’y avait pas que des entrepreneurs dans le top du classement des plus fortunés (exemple: Warren Buffet, qu’on ne peut guère comparé à un titulaire de livret à la Caisse d’Epargne).
@Jean.
Belles paroles mais je doute que ni Buffet, ni Gates, ni Mittal, ni l’émir du Qatar ne les lisent ….
Pire encore, je me demande jusqu’à quel point il n’est pas de l’intérêt des oligarchies installées de laisser s’exprimer la pensée gaucho-égalitaire (en finançant Libération ou les Guignols) : les plus aigris y trouvent leur compte, et ça met des bâtons dans les roues aux plus talentueux qui risqueraient de venir bousculer l’oligarchie établie … La seule grande fortune qui se soit créer récemment, c’est finalement Xavier Niel qui, par son positionnement à la Robin des Bois a évité la stigmatisation réservée en France à ceux qui réussissent.
@Inspecteur Juve :
- Sous le communisme :
80% des citoyens gagnent 75 euros par mois
19% des citoyens gagnent 110 euros par mois
1% des citoyens gagne 60 000 euros par mois
En l’espèce, la Corée du Nord ou de nombreux autres pays…
- Sous la social-démocratie :
80% des citoyens gagnent 1 500 euros par mois
19% des citoyens gagnent 3 500 euros par mois
1% des citoyens gagne 10 000 euros par mois
En l’espèce, la plupart des pays en faillite d’Occident…
- Sous le social-libéralisme :
80% des citoyens gagnent 3 500 euros par mois
19% des citoyens gagnent 10 000 euros par mois
1% des citoyens gagne 150 000 euros par mois
En l’espèce, la Suisse, Singapour, la Norvège etc.
- Sous le libéralisme pur :
80% des citoyens gagnent 4 500 euros par mois
19% des citoyens gagnent 90 000 euros par mois
1% des citoyens gagne 1 000 000 euros par mois
En l’espèce, quelques paradis fiscaux, Dubai etc.
C’est donc exponentiel et non proportionnel, plus un peuple est libéral, plus les riches sont proportionnellement plus riche que les plus pauvres !
Pour que le smicard à travail égal passe de 1 000 à 1 500 euros par mois, il faut que le décile le plus riche passe lui de 10 000 à 150 000 euros par mois…
Plus un régime est libéral, plus les écarts entre riches et pauvres sont exponentiellement grand, mais plus les pauvres sont aussi riche !
Effectivement, jamais les pauvres ne s’enrichiront aussi vite que les riches, mais en laissant les riches produire plus de richesses, plus d’activités, le pauvres sans même avoir à mieux travailler ou à travailler plus, augmente son pouvoir d’achat.
Le succès économique des peuples dépend donc de leur capacité à tolérer les inégalités, plus cette tolérance est élevée (Dubai…) plus le peuple est riche, moins elle est élevée, plus le peuple est pauvre (Corée du Nord)…
Effectivement, c’est très difficile à vendre comme idée… dans les social-démocraties… pourtant la Suisse et Dubai en sont la preuve…
“Pour que le smicard à travail égal passe de 1 000 à 1 500 euros par mois, il faut que le décile le plus riche passe lui de 10 000 à 150 000 euros par mois…”
Ben, le problème actuel Théophraste, c’est que maintenant quand le décile le plus riche passe de 100 à 3000 k€ par mois, le smicard américain RESTE à 1 000 € …
Pour le reste, nous sommes d’accord.
Article intéressant. cela donne une autre vision du pays.
Mais rappelons quand même que le libéralisme n’est pas sans dérive.
En terme d’amélioration je le met au même niveau que le socialisme.
l’inde est le poubelle de l’occident, résultat du libéralisme forcené, tout ce que nous jeton est recyclé en inde dans des conditions dangereuse et ce au détriment de la loin car la corruption à augmenté depuis cette fameuse ouverture au libéralisme.
L’inde fait donc tout ce que l’europe pourrait faire mais pour un coût modique. C’est la mondialisation. De plus, on observe que le partage des richesse n’est absolument pas équitable, car l’inde génère de la nourriture en excès mais un cinquième de la population souffre de mal nutrition. Tout simplement pour des raison de profit. vendre de la nourriture à un riche européen est plus rentable que de la vendre a un pauvre indien.
Je ne suis pas contre le libéralisme mais il faut mesurer les choses. Il apporte son lots de problèmes, tout comme l’anticapitaliste extrême. L’idéal est simplement un équilibre entre les deux avec des règles strictes et respectées. sans règle le libéralisme forcené s’insinue de manière endémique dans le vie quotidienne dans le gouvernement pour instaurer une forme d’esclavage, il suffit de voir ce qu’il se passe en afrique depuis que le FMI à juger bon de forcer de nombreux pays à laisser la main aux grand groupes.
Un témoignage intéressant qui mériterait d’être repris sur E&D.. une belle leçon de vie :
http://www.youtube.com/watch?v=CCienxsgM-Q