Vous êtes actuellement déconnecté.






» Mot de passe oublié ?
►   Recevoir la newsletter 
pierrat
Me Pierrat : “La loi de 1881 n’est pas favorable à la liberté d’expression”
tele
Réflexion sur le pouvoir de la télévision
boudon_bibli
Raymond Boudon : “Il serait bon que les médias diffusent moins d’émotion et plus d’information”
4142131590_e1294b6fc3_b
Est-ce que ce monde est sérieux ?

La résistance de la langue française face à l’hégémonie anglo-saxonne

1 novembre 2011, 21:05 31 commentaires

Alors que la langue anglaise tend de plus en plus, depuis la seconde guerre mondiale, à s’imposer comme « la langue internationale par excellence », cette dernière pourrait, dans les années à venir, voir sa domination décliner. Parmi les causes qui entraîneraient sa chute se trouve, en tête de liste, la résistance et le retour en force, prochainement, de la francophonie sur le devant de la scène internationale. Face à l’impérialisme linguistique de son grand rival, la langue française est l’une des seules à résister et semble promise à retrouver, d’ici à 2050, le chemin de son rayonnement d’antan.

Influence du français sur l’anglais

Tout d’abord, il convient d’éclaircir un point important. Devant la pléiade de mots d’origine anglo-américaine qui s’imposent à notre vocabulaire courant, on pourrait penser que nous en sommes envahis. Pourtant, il n’y a rien de plus faux. Seul 13% des mots de la langue française sont d’origine étrangère, dont moins de 4% d’emprunt à l’anglais. A titre de comparaison – et quelle comparaison ! -, l’anglais doit 50 à 70% de son vocabulaire à l’ancien français (lui-même enfant du latin et du gaulois).

Cette forte influence linguistique remonte au XIème siècle lorsque Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, envahit la Grande-Bretagne pour y imposer le français (à l’époque franco-normand ou langue d’oïl). Depuis, le pays a gardé toutes les traces de cette période de son histoire – quand la France en garde très peu de l’occupation anglaise lors de la guerre de Cent-Ans.

Auparavant, l’anglais était une langue germanique et scandinave, fruit des invasions successives des Saxons, des Vikings, des Jutes, des Frisons, et des Angles (d’où l’appellation Angleterre, la terre des Angles). Après le passage de Guillaume Ier, de par ses successeurs, le français n’a cessé de dominer. André Crépin, membre de l’Académie, rappelle même qu’il fut une époque où l’on parlait plus le français outre-manche qu’en France (encore dominée par les langues régionales).

Ainsi, le français emprunte peu à l’anglais (comme aux autres langues) quand la devise de la couronne d’Angleterre est en français : « Dieu et mon droit ». Aussi, il est amusant de constater que beaucoup de mots d’origine anglaise qui nous arrivent aujourd’hui sont, en réalité, d’anciens mots français anglicisés. Exemples : interview est l’anglicisation de entrevue, cash est celle de caisse, rosbif vient du verbe rôtir (rostir)…

Domination de l’anglais après la seconde guerre mondiale

Après le règne du latin (jusqu’au 17ème siècle) puis celui du français (17ème – 20ème), est venu celui de l’anglais. Cette prise de pouvoir en tant que langue internationale doit toute son importance à la domination commerciale et militaire américaine sur le monde au sortir des deux guerres mondiales. En effet, la France affaiblie et l’Amérique au sommet de sa puissance, l’anglo-américain s’est vite imposé par le commerce et le statut de grande puissance des États-Unis. C’est d’ailleurs à cette époque qu’a été créé le Basic English (850 mots) afin de simplifier sa diffusion et d’en faire LA langue véhiculaire par excellence.

De ce fait, il y a un lien naturel entre l’idéologie libre-échangiste et la langue anglaise (et ce depuis bien avant l’essor des Etats-Unis) qui tend à se vouloir comme la langue de la modernité et de l’internationalité. Elle remplace alors le français comme langue des échanges diplomatiques, commerciaux, et peut aussi compter sur le vocabulaire des nouvelles technologies pour s’imposer.

Une nouvelle ère commence, celle de l’impérialisme culturel, militaire et linguistique de l’Amérique. En 2000, dans un discours prononcé aux Etats-Unis, Margareth Thatcher déclare : « Au XXIème siècle, le pouvoir dominant est l’Amérique, le langage dominant est l’anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon ». Aujourd’hui, on dénombre plus d’1 milliard d’anglophones pour près de 300 millions de francophones. L’Anglais est la 3ème langue la plus parlée dans le monde (ou 4ème d’après les études où l’espagnol est devant) derrière le mandarin et l’hindoustani, ainsi que la langue la plus apprise.

La vaillante résistance du français

Même si la langue française a mis du temps à s’imposer sur son propre territoire (et à supplanter les patois) pour devenir le ciment de l’unité nationale, elle s’est beaucoup répandue dans le monde jusqu’à 1919. Grâce à son empire colonial, ses immenses possessions en Amérique du Nord (voir carte plus bas), et sa forte domination depuis Louis XIV, la France a pu consacrer une part importante de ses efforts à la diffusion de sa langue par l’éducation.

« Tout le monde a besoin de la France, quand l’Angleterre a besoin de tout le monde » disait alors Rivarol. Fortement affaiblie en 1815, 1870 puis 1918 et 1945, le XXème siècle a sonné l’heure de son déclin pour laisser place au nouveau maître du monde : l’empire américain, anglophone.

Mais face à cette domination nouvelle, plutôt que de renoncer comme ont pu le faire beaucoup d’autres pays, la langue française a résisté. S’appuyant sur ses anciennes possessions et son immense réseau francophone, la France a déployé après la seconde guerre mondiale tout un arsenal de défense de sa langue et de sa culture. C’est une véritable conscience francophone qui a émergé de par le monde après 1945.

En 1970 fut créée l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). « L’OIF veut contribuer à la prévention des conflits au sein de l’espace francophone, favoriser la consolidation de l’État de droit et de la démocratie, et agir pour la promotion et l’effectivité des droits de l’homme dans l’espace francophone. Elle a la volonté de promouvoir la diversité culturelle. Elle est au service de l’éducation et intervient à toutes les étapes de la formation. Elle est aussi au service de l’économie et du développement (Wikipédia) ». Aujourd’hui, de plus en plus de pays dans le monde rejoignent les 75 déjà présents en son sein (1/3 des pays du monde).

Aussi, on ne compte plus les autres organisations chargées de défendre et de diffuser la langue et la culture françaises. Cet attachement à la langue est une particularité française qui ne peut s’expliquer que par la beauté et la richesse du français (terrain fertile aux traits d’esprit les plus brillants grâce à une richesse des temps, des modes, et de sa sémantique) et de son lien étroit avec l’identité nationale.

Même certaines multinationales (Renault, Vivendi…) ont dû retourner au français après des essais calamiteux d’imposition de l’anglais pour la communication des cadres et des conseils d’administration. « À vouloir tous être anglo-saxons, il ne faut pas s’étonner que ce soient les anglo-saxons qui gagnent » avait déclaré Jean-François Dehecq, PDG de Sanofi-Aventis, dans le journal l’Expansion.

Le Québec joue un rôle majeur pour la francophonie en Amérique du Nord. Il est la seule province unilingue francophone du Canada et veille scrupuleusement au respect de sa francité. Il influe beaucoup sur la francisation des États-Unis (exemple : traduction en français des indications de sécurité dans les véhicules). 95% des québécois connaissent le français. La Louisiane y est également pour beaucoup avec son importante communauté francophone.

Depuis 1999, l’Institut de la carpette anglaise décerne chaque année un prix d’« indignité civique » à des élites françaises qui promeuvent sans gêne la domination de l’anglais en France.

L’Académie Française veille depuis le XVIIème siècle à la sauvegarde de la langue française, mais aussi à sa cohérence et à son adaptation face aux nouveaux termes étrangers. Ainsi, les termes anglo-saxons, surtout liés aux nouvelles technologies, sont chaque année francisés. Walkman devient baladeur, e-mail devient courriel… etc.

Le français reste l’une des 10 langues les plus parlées dans le monde. Il fait partie des langues de travail de l’ONU et de l’Union Européenne (malgré la domination croissante de l’anglais) et de beaucoup d’autres organisations internationales. Aussi, le français est la langue officielle de la diplomatie du Vatican (les papes s’expriment en français à l’ONU) ainsi que la langue qui prévaut au Comité International Olympique.

Le 4 août 1994, la Loi Toubon est la première loi imposant le français comme unique langue de la République. Cette loi a été votée en réponse à l’américanisation de la société mais aussi pour sanctionner les entreprises (même étrangères) qui n’utiliseraient pas le français. Beaucoup ont été condamnées à de lourdes amendes pour non-respect de cette loi et usage de l’anglais sans traduction.

En Asie, et surtout en Chine, on constate un développement sans égal de l’apprentissage du français – qui reste la deuxième langue la plus apprise au monde (30%).

Vers un retour au premier plan

Malgré la domination, toujours bien présente, de l’anglais sur le monde actuel, le français pourrait, d’après les estimations, marquer très bientôt son grand retour sur le devant de la scène. Pour cause, un facteur essentiel : l’explosion démographique de l’Afrique.

Vestige du passé colonial français, la francophonie reste très présente sur le continent africain. Sur 53 pays, l’Afrique compte 32 pays francophones. La zone de ces pays fait deux fois la taille des États-Unis. Le français est la langue la plus parlée en Afrique et on y dénombre déjà plus de francophones qu’en Europe.

D’après les prévisions de Richard Marcoux, professeur titulaire au département de sociologie de l’Université Laval et coordonnateur du Réseau Démographie de l’Agence universitaire de la francophonie, le nombre de francophones dans le monde pourrait passer de moins de 3% (taux actuel) à plus de 7% en 2050. Dès 2030, le nombre de francophones aura déjà dépassé celui d’anglophones (en baisse), qui ne sera plus que de 5% en 2050. Ainsi, le nombre de francophones sera multiplié par 4 quand la population mondiale le sera par 1,5. Le rôle de la démographie africaine y sera tellement important qu’il est possible que, dans ce futur proche, 9 francophones sur 10 soient africains.

En conclusion, on s’aperçoit que, malgré le monopole actuel de l’anglais dans le monde (bien que sa vocation de langue universelle soit beaucoup contestée et que l’espéranto lui soit souvent préféré), la langue française n’a pas dit son dernier mot. Grâce à son impressionnant réseau francophone – hérité de son passé -, l’attachement et l’amour de ses disciples pour leur langue, et à l’arsenal de défense qui se déploie depuis la seconde guerre mondiale, la France se tient solidement à l’affût du déclin anglo-saxon à venir.

Alors que son rayonnement international s’est éteint à petit feu ces dernières années, la flamme ravivée de la francophonie pourrait bien, demain, éclaircir le chemin du renouveau français.

.

« L’image la plus exacte de l’esprit français est la langue française elle-même. » – Désiré Nisard

.

Christopher Lings

.

Source cartes : Wikipédia | Source photo :Liberté égalité fraternité“ / Flickr

31 commentaires

  1. Jean dit :

    On pourrait également parler des lycées français de l’Alliance française, très présents à travers le monde et symboles d’un soft power à la française. Mince ! D’un pouvoir doux à la française.

  2. @Jean

    Oui j’ai oublié mais j’avais tellement de choses à noter. La France est l’Empire de la Pensée ;)

    Ce n’est pas grave que tu anglicise tant que ces mots restent dans leur part de 4% d’occupation de la langue française ;)

    Et pour info, le mot “power”, comme 50 à 70% des mots anglais, vient de l’ancien français. Il est une francisation du mot “pooir” (pouvoir).

  3. Virgile dit :

    Il y a un point sur lequel le français (comme l’espagnol et toutes les langues latines d’ailleurs) est désavantagé par rapport à l’anglais : l’emploi de signes diacritiques (comme les accents et la cédille) que l’ère numérique ne prend nullement en compte. Pour obtenir un “À”, un “É” ou un “Ç”, il faut faire une sacrée gymnastique sur son clavier ! ;-)
    Plus sérieusement, il faut peut-être prendre en compte la coupe sombre dans une langue que peut opérer la numérisation de l’écrit.

    Pour info, le mot “challenge” est un mot français anglicisé avant de revenir à la mode prononcé à la “franglaise”… Le mot “défi” est, de toute manière, plus joli, mais tout le monde l’a oublié malheureusement.

  4. @Virgile

    Vous avez raison pour la numérisation, c’est vrai qu’il faut faire une sacré gymnastique !

    Pour le mot challenge, je l’avais relevé aussi mais si je devais faire la liste, je n’aurais pas encore fini tellement il y en a (50 à 70% du vocabulaire anglais)

  5. Ghalloun dit :

    Merci pour ce très bel article! On se rend mieux compte du génie français.

  6. Nicolas O. dit :

    Très intéressant, merci.
    “Dès 2030, le nombre de francophones aura déjà dépassé celui d’anglophones (en baisse), qui ne sera plus que de 5% en 2050.” Quelle est la source ?

  7. Manildomin dit :

    Intéressant article.
    je me permets d’attirer votre attention sur le fait que taper des caractères tels que œ, Æ, Ç ou É est plus évident sur certains systèmes d’exploitation (exemple : pour À je n’ai qu’à faire verr maj + à, et les autres sont tout aussi accessibles) que d’autres.
    Voici un lien qui peut aider : http://www.think-underground.com/post/2008/10/29/Les-accents-sur-les-majuscules-avec-un-clavier-latin-9-sous-Windows

  8. Théophraste dit :

    @Christopher Lings :

    Vous démontrez définitivement votre incapacité à prendre du recul face aux sujets qui vous passionnent, vous êtes incapable de la moindre objectivité, votre article n’est pas sourcé, ou plutôt, vous ne sourcez que les éléments qui accréditent votre thèses, pas ceux qui la discréditent…

    En conséquence un grand nombre de vos affirmations gratuites sont fausses.

    Nul ne vous reprochera jamais de soutenir la thèse que vous tentez ici de soutenir, mais votre malhonnêteté est criante, lorsque, pour la soutenir, vous occultez sciemment les éléments qui discréditent cette même thèses ou lorsque vous inventez des chiffres fantaisistes non sourcés, non vérifiés, pour l’accréditer.

    Au delà des discours officiels et des poncifs médiatiques, vous n’avez réalisé aucun travail de vérification, vous n’avez pris contact avec aucun résident québecois pour disposer d’informations crédibles sur la place du français au Québec (si vous l’aviez fait vous sauriez que le français n’est plus dominant à Montréal, la seule vraie ville du Québec… et que sur les 4000 étudiants francophones de HEC Montréal plus de 1000 étudient en anglais etc.), vous n’avez pris contact avec aucun résident africain pour savoir la place du français dans ces territoires (pourtant en 10 minutes en téléphonant avec internet à des africains, vous auriez découvert que les jeunes au maghreb parlent moins bien le français que leurs aînés ou qu’au cameroun, grand pays francophone, on parle aujourd’hui anglais) etc.

    Vous ignorez aussi, que d’après l’atlas gouvernemental suisse, 5% des suisses, mêmes francophones, parlent anglais au quotidien etc.
    http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/regionen/thematische_karten.html

    Vous nous servez le discours officiel du Bloc Québécois, de la République française, de l’alliance Française, que vous êtes incapable de remettre en question parce qu’ils vous confortent dans votre opinion que vous ne voulez pas remettre en question.

    Cet article de propagande malhonnête pourrait figurer en pleine page de Marianne ou du Monde… cet article déprécie en tout cela le website enquete-debat.fr

    Ps :
    Oui, “website” et non “site web”, car google adword nous enseigne qu’en France et en français aujourd’hui une écrasante majorité des gens emploie le mot “website” et non plus “site web”… preuve vérifiable, elle, d’une certaine régression de l’usage du français académique… même en France.

  9. Jean dit :

    @Théophraste
    “Cet article de propagande malhonnête pourrait figurer en pleine page de Marianne ou du Monde… cet article déprécie en tout cela le website enquete-debat.fr” : tiens, vous êtes de mauvaise humeur ce soir… Allons allons, vos arguments sont intéressants mais n’invalident en rien la thèse générale défendue et démontrée par l’article de Christopher Lings. Merci d’y avoir apporté la nuance qui s’imposait.

  10. @ Théophrase

    En effet vos aboiements n’invalident en rien ma thèse et ne l’effleurent même pas. Sachez que j’ai 5 ou 6 amis qui vivent à Montréal et qu’ils ont pu me confirmer, lors de leur visite en France, l’écrasante domination du français au Québec.

    La connaissance du français dans l’ensemble du Québec est passée de 93,6 % en 1991 à 93,9 % en 1996 puis à 94,6 % en 2001.

    De plus, les chiffres officiels vous donnent tort à 100%. Les anglophones sont passés de 14 % en 1971 à 7 % en 2006. Voyez plutôt ce joli graphique de l’Institut de la statistique du Québec : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/14/Situation_Quebec.png

    Et puis, de toute façon, le fait de savoir que tant et tant de personnes étudient l’anglais n’a pas l’ombre d’une importance : je dis dans l’article que LA LANGUE ANGLAISE RESTE LA PLUS ETUDIEE DU MONDE, bien qu’elle soit en DECLIN.
    Et aussi : le fait que les gens étudient l’anglais ne leur enlève en rien (mais en rien du tout) leur statut de francophone ! Vraiment n’importe quoi ce commentaire.

    Le meilleur pour la fin : “Vous ignorez aussi, que d’après l’atlas gouvernemental suisse, 5% des suisses, mêmes francophones, parlent anglais au quotidien etc.”
    Au mon Dieu ! 5% vous dites ?!! Je vais immédiatement supprimer mon article qui ne tient plus debout après cet argument en béton !

    Merci pour la rigolade.

  11. Théophraste dit :

    @Jean :

    Il ne s’agit pas d’humeur, cet article est partial et partiellement infondé.

    @Christopher Lings :

    1000 des 4000 élèves HEC Montréal n’étudient pas l’anglais, mais ils étudient et vivent EN anglais !

    Alors que HEC est déjà une exception francophone face aux universités anglophones, meilleures (McGill…), à Montréal…

    La langue est politisée au Québec, les Québecois ne sont pas objectif sur la pratique du français au Québec, pas plus que le discours officiel.
    Un québécois à Montréal vous expliquera en anglais qu’on parle français à Montréal (vécu).

    Il y a 5 ans j’ai travaillé 1 semaine à Montréal, l’anglais y était dominant, au moins 40% des gens n’y parlaient pas français, 10 à 20% d’autres parlaient très mal le français et 10 à 20% d’autres pourtant francophone préféraient parler anglais.

    A Québec l’anglais est inexistant.
    A Ottawa le français représente au plus 20%, toujours d’expérience.

    L’immigration massive récente de français et de Maghrébins au Québec peut expliquer l’augmentation artificielle du nombre de francophones (il faudrait recouper les chiffres), ce qui là encore, infirmerait en partie votre analyse.

    -

    - Les francophones africains ne vont pas tous transmettre le français à leurs enfants
    - La pratique du français diminue massivement en Afrique auprès des populations déjà francophones
    - Le français sera t il ou est il toujours enseigné dans les écoles en Afrique ?

    Le simple facteur démographique n’engendrera ainsi pas une augmentation mathématique du nombre des francophones, qui devrait donc simplement moins vite décliner.

    -

    L’anglais semble, d’après certains témoignages de gens d’affaires dont je dispose, avoir déjà supplanté le français au Cameroun, qui est pourtant l’un des pays francophone d’Afrique parmi les plus peuplés…

    -

    Vous évoquez une relation entre les opinions libérales libre échangistes et la pratique de l’anglais. Vous citez le premier ministre de UK sans donner votre source.

    Vous politisez la langue.

    Le français est une langue politisée (à cause de la monarchie qui l’imposa par la force aux provinces).
    Vous prétendez ainsi à tord sur ce modèle français pour vous référant, que l’anglais serait politisé et vous niez de fait son usage et sa réalité actuelle pratique, apolitique.

    Prétendre que l’anglais est “politisé” est simplement malhonnête, puisque des peuples aux projets politiques antagonistes (moyen-orient, Israel, USA, Singapour etc.) emploient couramment cette même langue.

    Par stratégie républicaniste ou ignorance de ce qu’est l’anglais, vous inventez ainsi un anglais que vous voudriez politisé pour mieux le combattre, mais qui ne l’est pas.

    -

    D’après recensement 5% des suisses francophones au quotidien choisissent de parler anglais (pas seulement au travail, mais aussi dans leurs familles), ce qui démontre une diminution claire de la pratique du français en Suisse, alors que ce chiffre ne tient pas compte du nombre plus important encore d’anglophones occasionnels.

    En conséquence à Genève dans les rues ont entend quotidiennement de l’anglais, langue en comparaison inaudible à Paris…

    Et la Belgique ? Nous voyons à la TV des dizaines de milliers de Wallons manifester en anglais avec des pancartes en anglais à Bruxelles pour réclamer un nouveau gouvernement et la fondation d’une union belge anglophone pour dépasser le clivage entre les langues français / flemish !

    -

    Vous prétendez que le nombre d’anglophone diminue, sans en apporter la moindre preuve.

    Tout au contraire, cette affirmation semble poliment surfaite.

    En Chine des centaines de centres “Wall street Institute” ouvrent… les chinois parlent mal l’anglais, mais ils sont déjà, au moins 300 millions à mal le parler… Au Moyen-Orient d’après Ubifrance le e-commerce se fait en anglais et pas en arabe, les arabes du Moyen-Orient préférant l’anglais !
    Rendez-vous compte qu’il faut déjà bien maitriser l’anglais pour pourvoir acheter en anglais des produits sur un site internet !

    -

    La Seule langue qui challenge l’anglais mais dont vous ne touchez mot car vous l’ignorez vraisemblablement, est l’espagnol, mais là, la démographie espagnol déclinant rapidement… et beaucoup de ces derniers hispaniques apprenant l’anglais…

    -

    Vous êtes à ce point incapable de prendre de la distance par rapport à votre sujet, que chacun pourra juger aux seuls mots que vous employez (aboiements…), la qualité de votre argumentation et votre ouverture au débat.

    Pour rappeler un mot qu’emploient les socialistes, peut-être devriez-vous dire en bon républicain, non pas que “j’aboie”, mais que “j’éructe” ?

  12. un lecteur dit :

    Franchement, je ne suis pas sûr que ça soit si positif que cela. Car si une langue commune facilite un peu plus l’immigration provenant du Maghreb et d’Afrique noire chez nous, non merci ! Ce qui est évidemment le cas.

  13. @Théophrase

    Mais vous enfoncez des portes ouvertes !

    Qui a dit que l’anglais n’était pas la langue dominante aujourd’hui ? Personne ! Je le rappelle à plusieurs reprises dans le papier. Vous vous acharnez à me démontrer que l’anglais est encore bien présent aujourd’hui… alors que mon article dit la même chose. C’est dingue d’être aussi borné quand même !

    Si vos arguments se basaient sur des études et des chiffres fiables, je vous répondrait mais là, je n’ai pas de temps à perdre à répondre à quelqu’un qui n’a pour seule défense que : “un mec m’a dit que” ou encore “d’expérience je dis que”.

    PS : Si vous êtes un suppôt de l’Angleterre et que vous vous êtes senti heurté par cet article factuel qui ne va pas dans votre sens, j’en suis navré.

  14. Virgile dit :

    Le “conflit” entre l’anglais et le français est biaisé : ces deux langues ne jouent pas sur le même registre. L’une est une langue de forme, qui se chante, et permet même de chanter n’importe quoi sous couvert d’euphonie, l’autre est une langue de fond dont les locuteurs sont davantage soucieux du ridicule.

    Exemple :

    Vous assistez à un concert. Le mec sur l’estrade gueule : “ARE YOU READYYYYYYYYYY ????”
    Et tout le monde de répondre : “YEEEAAAAAHHHHH !!!!”
    Puis : “SO, LET’S GOOOO !”

    Le même en France : “EST-CE QUE VOUS ÊTES PRÊÊÊTS ?”
    La foule, en sourdine : “Pfff, c’te honte !”
    Et le mec : “ALORS C’EST PARTIIIIIIIIIII !”

    C’est comme ça… Nous, Français, serions in-ca-pa-bles de faire fortune avec un film dont le héros s’appellerait “Luke-le-marcheur-du-ciel”. Chez eux, ça passe tout seul, ce sont de grands enfants. ;-)

  15. murarmand dit :

    Très bon article dans l’ensemble, qui donne une certaine fierté d’être français. Certaines choses me dérangent toutefois.

    Je regrette tout d’abord que vous citiez souvent wikipedia, qui n’est pas une source fiable.

    Par ailleurs, il faudrait sans doute faire la distinction entre des français et des anglais (pour l’anglais, le “globish” par exemple, cet anglais d’aéroport).

    Sans être aussi violent que Théophraste, je regrette d’avoir à dire que l’impression que j’ai est aussi un déclin du français. Vous avez pris plusieurs exemples, “challenge”, “walkman”, on peut aussi parler des diaporamas (très utilisées en entreprise pour les conférences) que l’on nomme désormais des “slides”, les équipes deviennent des “teams”, les entraîneurs et les conseillers des “coatchs”, après les soirées on va aux “afters”, etc etc. On a beau savoir que ses mots sont d’origine française ou latine, ça ne change rien au “problème” ! L’anglais modifie même la structure du français. Par exemple, on trouve souvent l’expression “à l’international” (on va parler de l’ouverture d’une entreprise à l’international par exemple) alors qu’en français correct il faudrait dire “au monde” ou “sur la scène international”. Bref ! le français se fait bouffer, surtout dans le milieu des affaires (mais n’est-il pas primordial ?). Surtout que, comme l’a rappelé Virgile (c’est pas une vacherie ce coup-ci Virgile ! ;) ), l’anglais est à la mode. Quant au nombre des francophones, qui pourrait dépasser le nombre d’anglophones en 2050, il importe peu. Ce qui compte c’est le statut de la langue (diplomatie, affaires…) et le poids (géopolitique, économique…) des francophones. Si les Africains étaient des Chinois en puissance, ce serait génial pour le français. Mais je doute que l’Afrique ne connaisse un jour un développement similaire à celui de la Chine depuis les années 1990. Bref, beaucoup de pessimisme dans ce que je dis, heureusement que vous êtes là pour mettre un brin d’optimisme ! :)

  16. Théophraste dit :

    @Christopher Lings :

    Une chose est certaine au vu de votre partialité, je suis souscripteur sur enquete-debat.fr mais je ne paie pas pour vous.

    Vous avez décidé de publier un article, c’est donc à vous de sortir les sources, même celles qui infirment vos convictions, pas à moi.

  17. Bruno dit :

    Défendre ce funeste principe de la francophonie, reliquat du colonialisme, c’est-à-dire idolâtrer la langue française, quelque soit celui qui la parle, parce que celle-ci ferait de lui automatiquement comme par magie un “Français”, c’est contribuer un peu plus chaque jour à l’africanisation de l’Europe, et même du Quebec…

  18. @ Théophrase

    Désolé de vous le rappeler, vous avez peut-être un soucis de compréhension, mais entre vous et moi, ce n’est pas moi qui ne cite pas ses sources ;)

    Mon article est sourcé. il en manque peut-être une ou deux mais elle se rapportent à des choses évidentes comme : l’anglais 3ème langue mondiale, première langue apprise dans le monde…etc

    Dans tout votre argumentaire (s’il en est un), il n’y a pas UNE SEULE source. PAS UNE SEULE ! Une chose est sûre : vous devez souffrir d’une pathologie grave.

    PS : si vous n’êtes pas content, écrivez un article faisant l’apologie de la langue anglaise. Vous avez le droit. Et ce sera déjà mieux que de venir contredire un long papier en quelques lignes insignifiantes et non-sourcées.

  19. Pablito Waal dit :

    L’idée de Christopher est bonne, mais il se laisse emporter par son enthousiasme, au point d’écrire des énormités (que les francophones devienennt plus nombreux que les anglophones, sauf guerre nucléaire, je ne vois pas comment). Mais je ne souscrirai pas non plus à l’anglolâtrie de Théophraste (je connais des gens qui parlent ou étudient l’anglais dans tel pays, donc tout le monde y est anglophone CQFD).

    J’avais rédigé l’an dernier, sur mon blog perso, un article plus modéré :
    http://pourlecommunisme.over-blog.com/article-la-francophonie-a-un-avenir-56239595.html

  20. @Pablito

    Dire que les francophones vont devenir en 2030 plus nombreux que les anglophones n’est pas une “énormité”. C’est une étude très sérieuse de Richard Marcoux ici : http://www.ledevoir.com/non-classe/69236/agora-la-francophonie-de-demain

    A part une guerre nucléaire ? Si vous lisez bien il n’est pas question de guerre mais d’explosion démographique (qui est un fait) de l’Afrique (à majorité francophone). Le nombre de francophone sera ainsi multiplié par 4 quand la population mondiale le sera par 1,5. Pas besoin de “guerre nucléaire”.

    Soit Richard Marcoux à tort, soit l’explosion démographique de l’Afrique francophone est quelque chose que vous contestez… mais en aucun cas il ne s’agit d”énormité”.

  21. Thomas FERRIER dit :

    Le français reste quand même du sous-latin. J’ajoute que pour moi toute langue qui a renoncé aux cas est une sous-langue. L’italien, qui reste assez proche du latin, est une langue supérieure au français, à l’anglais ou à l’espagnol. Le russe, le polonais, l’allemand, le lituanien, le grec moderne… en ce sens sont également des langues supérieures… car plus rigoureuses, plus proches du proto-indo-européen.

  22. Virgile dit :

    @ Thomas FERRIER :

    En somme, il n’y a que le français qui est naze. Vivement l’européen, tiens ! ;-)

  23. Thomas FERRIER dit :

    @ Virgile

    Non, ce n’est pas exactement ce que j’ai dit.

    Le français, l’anglais, l’espagnol et le portugais. Tiens, “étrangement”, il s’agit de pays colonisateurs…
    Le latin, le grec, le sanskrit, voilà des langues particulièrement nobles et brillantes. L’allemand et le russe sont presque à leur hauteur.

  24. murarmand dit :

    Après le sous-homme, la sous-langue ! Tant que Monsieur Ferrier ne veut pas exterminer les francophones, anglophones et hispanophones, on est à l’abri d’un parti National socialiste 2.0.

    ps : Si jamais vous avez des intentions génocidaires et que vous voulez fonder un tel parti, je serais le premier à vous rejoindre (surtout que je viens d’apprendre que nous serons 6 milliards sur la planète lundi prochain). Plus on est de fous, plus on rit !

  25. seamus dit :

    Mince, deja que j’etais un colonisateur, raciste, esclavagiste et collabo, en plus maintenant je parle une “sous-langue”… Bon je vous laisse, je vais de ce pas chercher un tabouret et une chaise…

  26. seamus dit :

    Je voulais dire un tabouret et une corde :-D ! Decidement j’ai du mal aujourd’hui moi…

  27. Thomas FERRIER dit :

    Vous comprenez bien, “murarmand”, qu’il s’agit d’une boutade destinée à insister sur l’importance des désinences et des cas dans la noblesse d’une langue et dans l’intelligence pratique qu’elle nécessite pour l’apprendre.

    Je ne nie en rien le génie littéraire qui s’est exprimé en français ou en anglais, mais que du point de vue de la qualité grammaticale des langues, elles n’ont pas la puissance des langues indo-européennes ayant conservé bien davantage la structure linguistique et grammaticale du proto-indo-européen.

    Rien à voir, bien évidemment, avec toute haine de quelque manière que ce soit, vous rappelant que je suis moi-même francophone.

  28. Théophraste dit :

    @ Christopher Lings :

    Vous n’aviez pas un blog personnel ?

  29. Pablito Waal dit :

    @ Christopher

    L’article que vous mentionnez ne comporte pas une seule fois le mot “anglophone(s)”. Et ne fait aucune comparaison des deux populations. En 2050, les pays ayant l’anglais pour langue officielle (où on ne parle pas forcément cette langue tous les jours, comme pour le français en Afrique francophone) compteront plus de 3 milliards d’habitants (dont plus de la moitié dans le sous-continent indien). Les pays francophones ne les rattraperont jamais, du moins pas au XXIème siècle sauf catastrophe style guerre nucléaire, pandémie mondiale ou chute de météorite.
    En ce qui concerne l’Afrique, bien sûr, je n’oublie pas sa croissance démographique, mais vous oubliez qu’elle concerne aussi des pays anglophones, ceux d’Afrique de l’Est, le Ghana, ou encore et surtout l’immense Nigéria, qui passera de 140 à 400 millions d’habitants.
    On peut organiser la résistance du français. Espérer rattraper ou vaincre l’anglais n’est ni possible ni intéressant en soi.

  30. Il y a encore des auteurs que le temps semble ne pas atteindre, et qui restent obstinément attachés au français de l’âge classique. J’ai trouvé ça. J’ai eu du mal à tout comprendre (mais j’ai suffisamment compris que les mœurs de l’auteur ne l’étaient pas du tout, classiques) ! Quel est l’avenir d’une telle langue, pratiquée “sub specie æternitatis” ?

    http://il-a-tout-fait-pour-cela-mais-il-a-peur.uphero.com/il-a-tout-fait-pour-cela-mais-il-a-peur.pdf

Ecrire un commentaire :







Si vous souhaitez associer une image à vos messages, inscrivez-vous ici (c'est gratuit)

 

Articles récents

Contribuez au développement du site en souscrivant