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Laurent Pinsolle : “Il faut revenir aux monnaies nationales”

29 octobre 2011, 22:22 Auteur : 36 commentaires

Laurent Pinsolle a 37 ans, il est le délégué national au projet de DLR (Debout la République), porte-parole de DLR, spécialisé en économie, et responsable du blog Gaulliste libre, comme nous l’avions annoncé. Il est également blogueur associé à Marianne et écrit de temps en temps sur le site Causeur. Il partage avec nous son analyse au lendemain du 5ème plan de sauvetage de l’euro, et préconise un retour aux monnaies nationales. Sa formule : l’euro est une maison mal construite, sur des fondations pourries, et en zone indondable. L’explication dans la vidéo qui suit.
http://www.dailymotion.com/video/xm0x6n

36 commentaires

  1. labolisbiotifool dit :

    Une zone ” indondable “, c’ est une zone interdite aux dondons ?
    Ma belle-doche va pas aimer :)

  2. Bruno dit :

    Le franc est mort. on créerait un “néo-franc” qui aurait la valeur de l’€ au départ. On ne retrouvera jamais le Franc avec la valeur d’avant l’€, alors il est aussi irresponsable que fallacieux de croire aux personnes agées que cela va leur simplifier la vie. Ce sera encore plus compliqué pour tout le monde, au contraire. Cette proposition de réintroduction d’une monnaie nationale est grotesque et déconsidère ceux qui la défendent.
    Il est une chose de ne pas entrer dans l’euro, et on ne voit pas en quoi les Britanniques sont gagnants à avoir conservé leur livre sterling à en juger par le plan de rigueur dont les a affublé David Cameron, et il en est une bien différente d’en sortir…

    Donc, que cela soit bien clair, cela ne sera jamais un “retour”. Mais un nouveau franc au mieux. Et puis pourquoi ne pas retourner aux sous, aux louis d’or et même aux… deniers et sesterces aussi. Allez, qu’ils osent, que les souverhaineux à la sauce Marine Le Pen, Chevènement, Asselineau, Couteaux, “Ducon-Gnan-gnan” et Cie, nous proposent carrément un retour au sesterces pendant qu’on y est lol !

  3. lpinsolle dit :

    @ Théophraste

    On peut parfaitement sortir de l’euro, même avec des dettes publiques libellées en euros. Après tout, les dettes publiques libellées en monnaies nationales avaient été converties en euro sans grand problème. En revanche, la situation sera différente en fonction des pays. Il est bien évident que pour l’Italie, il est difficilement concevable que ce pays parvienne à rembourser en lires dévaluées une dette en euros. Néanmoins, il ne faut pas oublier que 70% de la dette italienne est détenue localement, ce qui limite les enjeux. Il faudrait sans doute que ce pays convertisse autoritairement sa dette en lire, avant la dévaluation de celle-ci pour que son poids reste stable par rapport à la richesse du pays. Ainsi, avec une dette stable et une monnaie moins chère, qui permettra de faire redémarrer l’économie, l’Italie parviendra à gérer sa dette (d’autant plus qu’elle aura retrouvé le contrôle de sa banque centrale et pourra monétiser).

    Pour la France, la situation est simple car notre pays se retrouve entre l’Allemagne et le Pays-Bas, dont les monnaies se réévalueraient alors que la lire, la peseta, la drachme ou l’escudo dévalueraient. La parité du franc par rapport à l’euro resterait stable, donc il n’y a pas d’enjeu.

    Je ne vois pas les Etats-Unis racheter les dettes en euros étant donné qu’ils sont plus endettés que nous. Il me semble au contraire que la Chine et les Etats-Unis sont bien contents d’avoir un euro surévalué en Europe…

    Pas d’accord sur le protectionnisme. Il est suicidaire de se mettre en compétition avec des pays où les salaires sont un dixième des nôtres. Oui à la concurrence quand elle se fait de manière loyale, mais pas quand les règles du jeu sont pipées.

    Sur la monnaie, j’ai lu Salin et Séglin cet été pour comprendre la théorie de la banque libre, qui semble être proche de vos idées. J’aborderai ce débat prochainement sur mon blog, mais cette théorie ne me convainc pas pour deux raisons majeures :
    1- je ne fais aucunement confiance aux marchés, exubérants et irrationnels, pour s’auto-réguler, d’où le besoin, pour moi, d’une banque centrale
    2- en cas de crise majeure, il faut un prêteur de dernier ressort, et donc une banque centrale

    En outre, la monnaie me semble être un bien collectif et dont la gestion ne saurait être privée ou privatisée.

    Le retour à des monnaies nationales permettrait à chaque pays de mener des politiques monétaires adaptées à son économie et serait donc un grand progrès.

  4. Alf dit :

    E&D:”[Pinsole] spécialisé en économie”

    La bonne blague !

    “L’euro ‘fort’ tue l’industrie”

    Non, cela tue l’exportation, une industrie qui importe des éléments intermédiaire pour vendre en interne en profitera largement. C’est ce genre d’approximations constante de monsieur Pinsolle en fait un parfait candidat politique, cherchant à tordre le peu de savoir qu’il possède à son idéologie et non l’inverse.

    LP:”Aucune monnaie n’a tenue avec des pays différents”

    Si, l’or, l’argent, le cuivre/bronze et les systèmes bancaires d’il y a plus de deux siècles, libres d’interventionnisme excessif.

    C’est la monnaie papier étatique qui dysfonctionne, européenne ou française. En particulier avec ses “solutions” d’un simplisme affligeant, protectionnisme, interventionnisme tout azimute, persécution fiscale, qu’il pisse au kilomètre chaque jour sur son blog, qu’on ne citera pas par charité.

    Les rares moment où il ne dit pas d’ânerie, c’est lorsqu’il reprend par bribes les arguments de Milton Friedman contre l’euro, sans le savoir, comme monsieur Jourdain faisait de la prose.
    Lp n’en tape pas moins sur le “monétarisme” au quel il ne comprend rien.

  5. Guillaume dit :

    @ Lpinsolle

    Merci pour votre exposé clair et bien structuré. Je vais faire exprès d’essayer d’être critique dans l’intérêt du débat (autrement dit, n’allez pas en déduire que je suis “européiste” ou “mondialiste” ou que j’adhère forcément aux objections que j’énonce!) :

    1) Est-ce que l’euro n’a pas permis une baisse des taux d’intérêt, grâce notamment à la disparition de la prime de risque de change ? La baisse des taux d’intérêt n’est-elle pas favorable à l’activité économique, en favorisant l’investissement et en réduisant la charge de la dette ?
    2) L’euro n’a-t-il pas permis l’apparition d’un marché du financement obligataire plus vaste et plus liquide ? L’accès à une base d’investisseurs élargie n’offre-t-elle pas l’avantage de procurer plus de sources de financement pour les entreprises et les Etats ?
    3) Une monnaie forte n’at-elle pas aussi des avantages : elle abaisse le coût des importations (élément très important au regard de la hausse des prix du pétrole notamment), elle encourage l’épargne, elle facilite le placement des emprunts obligataires publics et privés auprès des investisseurs, etc. Elle ne doit certes pas être trop forte pour ne pas pénaliser excessivement les exportations, mais de toute façon la compétitivité prix n’est pas l’objectif que doit viser un pays comme la France, qui ne peut pas lutter aujourd’hui à armes égales face aux pays émergents en matière de coûts salariaux, et qui doit plutôt mettre en place une stratégie de spécialisation à l’international fondée sur la fabrication de biens et services à forte valeur ajoutée et à contenu innovant, à l’instar de l’Allemagne
    4) Vous rendez l’euro responsable de la faiblesse de la croissance en Europe. Mais n’y a-t-il pas bien d’autres facteurs que le taux de change de l’euro qui expliquent l’insuffisance du taux de croissance de notre économie, liés à notre spécialisation internationale, à notre fiscalité, à notre marché du travail, à notre partage de la valeur ajoutée, etc. ?
    5) Vous prônez le retour à une monnaie nationale et à des politiques de dévaluation compétitive unilatérale. Mais ces politiques n’ont-elles pas montré leurs limites ? La structure des importations et des exportations étant relativement inélastique aux prix à court terme, le seul effet certain d’une dévaluation à court terme est une dégradation de la balance courante. De plus, croyez-vous que les autres Etats européens nous laisseront exporter notre chômage ? Ne risque-t-il pas de s’enclencher une cascade de dévaluations compétitives appauvrissantes pour tous ? Des politiques coopératives ne sont-elles pas préférables ?
    6) Vous prônez un retour au protectionnisme. Mais est-ce possible dans une économie déjà mondialisée ? De fait, il n’y a pratiquement plus de produits entièrement fabriqués dans un pays et achetés dans un autre. De plus, des rétorsions commerciales ne sont-elles pas à craindre de la part de nos partenaires ? Enfin, les consommateurs émergents ne sont-ils pas nos clients de demain ? L’avantage compétitif des usines chinoises aura peut-être disparu d’ici six ans, car, chaque année, le coût salarial en Chine augmente de 8% et la monnaie chinoise s’apprécie de 5%.
    7) Enfin, revenir à la planche à billets par la monétisation des déficits ne serait-il pas une régression ? On ne dotera pas la France d’une économie forte ni les Français d’un pouvoir d’achat plus grand en revenant à des taux d’inflation à deux chiffres, en ruinant les épargnants et en faisant perdre toute sa valeur à notre monnaie. Si nous faisons cela, nous nous ferons entièrement racheter et vassaliser et nous ne pourrons plus nous financer.

  6. Guillaume dit :

    Bon, je vais apporter un début de réponse moi-même aux objections dont je me faisais l’écho, avis aux amateurs pour compléter et développer !

    1) Il n’y a pas de lien mécanique entre le niveau des taux d’intérêt et l’investissement. Des taux d’intérêt bas sont un facteur favorable parce qu’ils abaissent le seuil de rentabilité de l’investissement, mais ils ne suffisent pas à relancer l’investissement productif si la demande est trop faible pour assurer des débouchés suffisants.
    2) Des taux d’intérêt bas et des liquidités abondantes sont un facteur permissif pour le surendettement, public mais aussi et surtout privé. Or de nombreux pays de la zone euro ont précisément souffert de bulles spéculatives sur les prix de certains actifs, en particulier des bulles immobilières alimentées par la facilité avec laquelle les banques ont pu distribuer le crédit.
    3) La disparition des crises de change entre pays de la zone euro grâce à l’avènement de la monnaie unique a certes été un facteur de baisse des taux d’intérêt à court terme, mais l’euro ne garantit pas pour autant des taux d’intérêt bas à moyen terme. Il peut très bien avoir l’effet inverse si les marchés estiment que l’euro est surévalué au regard de la compétitivité de certaines économies européennes. C’est exactement ce qui se passe pour la Grèce et, dans une moindre mesure, pour l’Irlande, le Portugal, l’Italie et l’Espagne en ce moment.
    4) L’inflation n’est pas, en général, souhaitable, mais elle est un moindre mal par rapport à la déflation et la dépression économique. Un peu plus d’inflation en plus serait tout à fait supportable et même bénéfique pour la France dans la situation actuelle si cela permet plus de croissance et un allégement de la dette. Si la dette augmente, ce n’est pas parce que nous vivons au-dessus de nos moyens, au contraire le pouvoir d’achat stagne et les acquis sociaux sont rognés (allongement de la durée de cotisation pour la retraite, déremboursement dans la santé, précarisation accrue du marché du travail, etc.); si la dette augmente, c’est surtout parce que la croissance est insuffisante, ce qui engendre moins de recettes fiscales.
    5) Le retour à des monnaies nationales n’empêche pas la mise en place d’une coordination efficace des politiques économiques en Europe. L’euro n’est ni une condition nécessaire ni même une condition suffisante pour l’émergence d’un équilibre coopératif, en particulier lorsque les économies de la zone euro présentent des différences marquées et en l’absence d’un budget commun comme c’est le cas aujourd’hui (cf. la théorie des zones monétaires optimales par exemple).

  7. thierry dit :

    la zone euro est la zone ou la croissance est la plus faible au monde depuis au moins 10 ans ; on devrait plutôt dire ou la récession est la plus forte et la plus durable : le genre de décision prise dernièrement va nous plonger dans une récession prolongée, sans doute pire que celle vécue par le Japon

    la question n’est plus de savoir si un enième plan de “sauvetage de l’euro” (en vérité plan de soutien des banques spéculatrices et prédatrices),va remplacer le précédent…. il n’y a plus de solution durable à un sauvetage de l’euro, on ne fait que gagner du temps..

    la question est désormais : jusqu’à quelle dose de violence, de manifestations, grèves, révoltes diverses, montée des extrémismes il faudra aller avant que le système euro, les traités européens et la dictature européenne finisse

  8. Thomas FERRIER dit :

    L’abandon de l’€ signifierait nécessairement baisse du pouvoir d’achat, baisse de la valeur globale, surtout qu’elle s’accompagnera d’une dévaluation, que MLP par exemple propose de mettre en place alors qu’en réalité elle sera mécanique et surtout inquantifiable.

    En outre, il faudrait que l’€ disparaisse et ne soit pas conservée par les pays voisins, car sinon la France aurait deux monnaies de fait, et les Français de toutes façons ne joueraient pas le jeu. On constaterait une fuite massive des capitaux et la faillite en série des banques. En clair, le chaos social.

    Bien sûr, si l’€ s’effondre, ce que personne de sensé ne peut souhaiter, à moins d’être un europhobe par principe (au sens d’anti-européen), il faudra alors réintroduire des monnaies nationales ou regroupant plusieurs pays (“euromark”), mais ce serait dans un contexte de crise économique majeure, avec faillites en série, chômage de masse et émeutes ethniques… un contexte de chaos qui plaît peut-être à MLP ou NDA mais qui ne peut réjouir ceux qui aiment l’Europe (et leur pays).

    En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’une politique volontariste d’abandon de l’€, et non d’abandon subi, est totalement illusoire. Cette lubie interdit à ceux qui la prônent d’accéder au pouvoir. Car on sait tous que sans l’€, la vie sera plus chère.

    Par ailleurs, n’oublions pas que les anglo-saxons eux-mêmes, bien qu’espérant la chute de l’€ dans un contexte qui s’y prêterait, craignent aujourd’hui un tel abandon, car la crise ne serait pas seulement européenne mais mondiale, en raison des interdépendances économiques.

    On ne pourrait faire fi de ces interdépendances qu’à l’échelle de la Grande Europe. La “France seule”, c’était l’illusion totale de Maurras, mais ce n’est pas sérieux.

  9. Thomas FERRIER dit :

    En fait, il faut faire de l’€ la monnaie nationale de l’Europe, ce qui signifie mettre en place un gouvernement politique européen et essayer de l’élargir au maximum de pays européens, en particulier la Russie. Ce qui fera mécaniquement baisser la valeur de l’€, d’ailleurs, mais sera largement compensé par la stabilité acquise et la crédibilité accrue de cette monnaie.

    Enfin, il faudra une politique européenne monétaire agressive, de manière à pousser le Royaume-Uni à l’adopter. Il ne faut donc pas abandonner l’€ mais faire de l’€ un super-€ dirigé par un gouvernement européen patriote, unitaire, déterminé.

    Le souverainisme nationaliste, monétaire ou pas, c’est terminé. Ou l’unité européenne ou l’esclavage.

    Ma position politique sur l’€ et les actions de Sarkozy & co:
    http://thomasferrier.hautetfort.com/archive/2011/10/31/breves-europeennes-6.html

  10. sopode dit :

    L’abandon de l’€ signifierait nécessairement baisse du pouvoir d’achat” (Thomas Ferrier)

    Je me suis arreté là et pour reprendre l’anathème préféré de Jean Robin : Thomas Ferrier vous faites partie du système.

    Plaisanteries à part, si votre projet pour les peuples d’Europe est de leurs garantir l’accès à la consommation autant dire que pour vous la souveraineté des peuples, fussent-ils Français ou Européens, doit transiger sur la liberté de consommer. De là à en déduire que votre projet ne peut que perpétrer la démocratie de marché et d’opinion que l’on connait à un niveau superieur il n’y a qu’un pas.

  11. Thomas FERRIER dit :

    @ Sopode

    Ce qui a fait la force de l’empire romain, c’est d’avoir assuré la puissance et la prospérité (ce que vous appelez “accès à la consommation”). C’est lorsque la paix aux frontières disparut et que la prospérité économique s’effondra qu’il n’y survécut pas, rongé de l’intérieur par la décadence et assailli de l’extérieur par les barbares.

    Donc bien sûr que l’Europe unie devra être prospère ; c’est la condition nécessaire pour que le peuple (européen) se reconnaisse pleinement dans ce projet, ce qui ne signifie pas que l’Europe doive repose sur des considérations économiques, même si elles ne doivent pas être absentes du raisonnement.

    C’est lorsque l’on concilie Mars (la puissance) et Mercure (la prospérité) qu’on obtient ensuite les conditions pour y ajouter Jupiter (pour la souveraineté populaire) et Minerve (pour le bon sens citoyen).

    Bien entendu, la république/démocratie européenne s’inspirera des principes suisses et surtout du système athénien, mais dans un cadre beaucoup plus large qui nécessitera des institutions solides et probablement un usage électoral beaucoup plus fort des outils modernes de communication.

    Faciliter le vote dans toutes les circonstances de la vie, mettre en place une carte européenne d’électeur infalsifiable et à vie, mettre en place des bornes de vote dans la rue, au travail ou via internet…

    Un tel système permettra de voter sur plus de mille sujets chaque année… une façon nouvelle de faire fonctionner la démocratie par l’introduction du référendum quotidien ! Et au niveau des élections législatives, mise en place du mandat impératif.

    Ce serait une erreur majeure de ne fonder l’Europe que sur l’économie mais ce serait une erreur tout aussi majeure de rejeter toute considération économique.

    PS: et par ailleurs, il s’agit de s’opposer à la paupérisation des européens, à la baisse du niveau de vie. Le socialisme ce n’est pas “vache maigre pour tous”, mais relative homogénéité sociale, assurance d’une subsistance digne à tous, ascension sociale par le mérite. L’Europe unie permettra de choisir un autre modèle économique que la rigueur, de remettre en question les prétendues dettes (les “renégocier”), de réindustrialiser l’Europe (via le protectionnisme économique européen) et tout cela en conservant un bon niveau de vie, même meilleur qu’aujourd’hui, en faisant des économies monumentales par une politique d’inversion des flux migratoires non-européens, de décolonisation aboutie (indépendance des dom-tom), aboutissant à une baisse considérable du chômage en Europe (et donc encore des dépenses en moins), avec incitation à l’immigration européenne-américaine dans des domaines spécifiques.

    Conséquence: revalorisation à la hausse des salaires, réduction considérable des dépenses sociales liées au chômage, à la précarité ou à l’aide aux démunis, réduction considérable de l’insécurité dans nos rues… tout cela permettra des économies considérables. Enfin, l’union de tous les pays européens en un seul permettra une mutualisation européenne qui là aussi diminuera considérablement les coûts.

  12. sopode dit :

    Ce qui a fait la force de l’empire romain, c’est d’avoir assuré la puissance et la prospérité (ce que vous appelez “accès à la consommation”). (Thomas Ferrier)

    Ca n’est pas du tout ce que j’appelle la consommation. La consommation n’est pas la prospérité ! Je me suis arreté là. La richesse réelle vient aussi et surtout de notre capacité à produire et pas seulement à consommer. C’est d’ailleurs un des fondamentaux de la crise de 2008 et je vous laisse écouter Peter Schiff expliquer ça mieux que moi dès 2006 (il a notamment prédit la crise) http://www.youtube.com/watch?v=2I0QN-FYkpw

  13. Thomas FERRIER dit :

    La prospérité c’est le fait de vivre mieux, d’avoir accès aux meilleurs soins, d’avoir un travail correctement rémunéré, d’avoir de quoi manger, de quoi boire, un lieu d’habitation convenable… tout cela ce sont des signes de prospérité.

    Maintenant, si on consomme ce que l’on produit, sans être dépendant d’autrui, c’est évidemment beaucoup mieux. Et si on peut produire à un coût correct, c’est encore mieux. C’est pourquoi j’ai bel et bien parlé de protectionnisme économique européen. J’aurais aussi pu évoquer la robotisation qui permet de considérablement minimiser le coût de production.

    Il y a donc toute une réflexion à mener sur la réindustrialisation de l’Europe. Cela s’insère dans le cadre général du protectionnisme. En outre, je suis partisan de l’autarcie des grands espaces comme asymptote vers laquelle tendre.

    Ca veut dire que je suis pour un accès à la consommation bâti sur une production efficace sur le sol européen.

  14. Alf dit :

    @Thomas FERRIER
    “Enfin, il faudra une politique européenne monétaire agressive, de manière à pousser le Royaume-Uni à l’adopter. Il ne faut donc pas abandonner l’€ mais faire de l’€ un super-€ dirigé par un gouvernement européen patriote, unitaire, déterminé.

    Le souverainisme nationaliste, monétaire ou pas, c’est terminé. Ou l’unité européenne ou l’esclavage.”

    A lire des fanatiques euro-nationalistes comme vous, j’en serais presque amené à apprécier des incompétents comme Laurent Pinsolle.

    Sur les trois nobels spécialistes des questions monétaires tous tracent des voix similaires:
    – Friedman, recommande de multiples banques centrales en concurrence (27 mieux qu’une) et n’y croyait pas.
    – Hayek propose la liberté monétaire intégrale, donc retour aux métaux et suppression des banques centrales
    – robert mundell, a proposé un modéle de zone monétaire optimal dont nous somment très éloigné et est favorable à une banque centrale or.

    Bref l’euro est un projet politique d’incompétent (logique pour un projet politique) qui n’a aucune chance de fonctionner correctement et nous conduit à la ruine.

    C’est a pleurer.

  15. Thomas FERRIER dit :

    Parce que dans ce cas là, il faut une monnaie pour la Région Parisienne et une monnaie pour le Limousin selon cette même logique. Finis aussi le rouble, le dollar, le yuan et la roupie, selon ce principe là…

    Avec votre raisonnement, Alf, il faut abandonner l’euro mais aussi toute monnaie nationale et même une monnaie régionale. Je propose qu’on revienne au troc. Je vous échange deux chevaux contre trois ânes…

    Plus sérieusement, il y a eu le denier, il y a maintenant l’euro, très bien ! Oubliez la “zone monétaire optimale”, elle n’existe nulle part et on a pu pendant des décennies faire sans. L’euro est un projet politique, dites-vous ? C’est vrai. Le problème est qu’on a oublié en route le dit projet politique.

    Je ne crois donc pas à votre analyse. Je crois fondamentalement que pour une monnaie, il faut un état. Donc un état unitaire européen, en l’occurence. Avec des systèmes de solidarité interne efficace, avec des impôts européens, et tout cela doublé d’une forte idéologie interne, d’un patriotisme européen d’airain. L’idéal serait même une assise religieuse pour le nouvel état, une religiosité légère, tolérante mais reposant en revanche une fort enracinement et une identité partagée homogène et cohérente.

    En clair, oui c’est un projet politique complet qui sauvera l’€, et l’économie européenne, et pas des mesurettes faites dans l’urgence.

    Par ailleurs, les adversaires de l’€ n’ont aucune alternative crédible à proposer. Ceci étant dit, des trois exemples que vous évoquez, celui de Mundell paraît malgré tout assez cohérent. S’il s’agit d’avoir une Federal Bank européenne, avec de grosses réserves d’or, l’idée n’est pas détestable.

  16. sopode dit :

    “Parce que dans ce cas là, il faut une monnaie pour la Région Parisienne et une monnaie pour le Limousin selon cette même logique.” (Thomas Ferrier)

    Une des conditions de la zone monétaire optimale citée ci-dessus c’est la possibilité pour les populations (en qualité de main d’oeuvre) de se déplacer pour répondre à une offre de travail à l’intérieur de cette zone. Or, si les ouvriers peuvent massivement fuir Limoges pour aller travailler à Paris si besoin (de la meme manière qu’ils peuvent migrer du Texas vers la Californie, pour citer un exemple ou la monnaie unique fait sens) ça n’est pas le cas à l’intérieur de la zone euro, pour des raisons évidentes de barrières culturelles et linguistiques qui font que les fonctionnaires grecs mis à la porte n’iront pas postuler en masse à des offres de travail en Finlande.

  17. Thomas FERRIER dit :

    Je ne crois pas que ces différences linguistiques empêchent la mobilité, la preuve avec les migrants européens en Espagne ou au Royaume-Uni, et par ailleurs il ne faut pas prendre les européens pour des gens incapables de parler d’autre langue que celle de naissance. Par ailleurs, ce n’est pas un but, même à l’intérieur de la France que les gens migrent en permanence. L’importance de l’enracinement ne doit pas être niée.

    J’admets un freinage linguistique de la migration, ce qui n’est pas en outre une mauvaise chose, et puis l’harmonisation sociale européenne pourrait réussir à empêcher tout dumping social intérieur… quant au freinage “culturel”, il est encore plus mince… Ca n’empêche pas de nombreux ukrainiens de s’installer en Espagne…

    Et quant aux fonctionnaires grecs mis à la porte, attendez-vous à les retrouver y compris en France sur le marché du travail…

    De toutes façons, si nous n’avons plus l’€, nous aurons le $… et les américains s’en frotteront les mains. Comme je l’ai en outre dit, on peut se passer d’une zone monétaire optimale car c’est prêter à la monnaie des pouvoirs quasi magiques…

    Maintenant, je l’ai dit, le cadre institutionnel actuel n’est peut-être pas le plus pertinent pour avoir une monnaie unique. Profitons de cette crise pour changer de cadre institutionnel et faire vraiment une Europe fédérale.

  18. Alf dit :

    @Thomas FERRIER
    “Parce que dans ce cas là, il faut une monnaie pour la Région Parisienne et une monnaie pour le Limousin selon cette même logique. Finis aussi le rouble, le dollar, le yuan et la roupie, selon ce principe là…”
    “Avec votre raisonnement, Alf, il faut abandonner l’euro mais aussi toute monnaie nationale et même une monnaie régionale. Je propose qu’on revienne au troc. Je vous échange deux chevaux contre trois ânes”

    Est-ce que vous avez la moindre culture économique en matière monétaire ?! Visiblement aucune. Je suis toujours étonné de voir des incompétents notoires défendre qui l’Euro, qui le Franc.

    La liberté monétaire (l’absence de banque centrale) à été le régime monétaire de l’humanité jusqu’au du 19e. Il conduira vraisemblablement à avoir sur la majeur partie de la planète (et à fortiori dans toute l’Europe) trois monnaies principales, l’or, l’argent, le cuivre sous des marques de banques X ou Y (comme votre chéquier, rien qui vous traumatisera).

    Il a fait largement la preuve de sa stabilité, rien à voir avec l’épi phénomène catastrophique de l’€, les lois de l’économie, ne sont pas adaptables aux modes politiques. Évitez donc de délirer sur le troc ou je ne sais quelle absurdité.

    Le rétablissement d’un système monétaire de grande qualité est par ailleurs on ne peut plus facile à introduire, simplement en concurrence avec l’euro (ou a peut près n’importe quelle fausse monnaie), il ne fait aucun doute quand à celui des deux qui en sortirait vainqueur.

  19. Erick dit :

    Monsieur Pinsolle ce que vous dites est juste, mais déjà démontré par Asselineau depuis 4 ans.

  20. Alf dit :

    @Thomas FERRIER
    Pour préciser ma position, comme libéral, je ne veux de l’Europe que l’acte unique, le reste est bon pour la poubelle.

  21. lpinsolle dit :

    @ Bruno
    Tout ceci manque d’arguments.
    @ Alf
    Je débattrai avec vous quand vous serez capables de débattre sereinement et pas avec le ton d’un professeur condescendant qui ne démontre rien, le tout de manière anonyme.
    @ Guillaume
    Merci pour cette contribution à un vrai débat.
    1- C’est juste, l’euro a, dans un premier temps fait baisser les taux. Mais cela pose plusieurs problèmes. Il les a trop fait baisser pour certains pays (l’Espagne, l’Irlande), au point de créer une énorme bulle financière. Ensuite, cette baisse des taux n’a été opératoire que par temps calme. Dès que le climat économique se détériore, les écarts dépassent les niveaux d’avant la monnaie unique. De la sorte, l’euro est un parapluie pour beau temps.
    2- La libéralisation des mouvements de capitaux et le marché unique ont également apporté cela. Mais une plus grande liquidité ne me semble pas forcément un plus. On voit depuis quelques années qu’un surplus de liquidités peut aussi conduire aux pires excès à la baisse comme à la hausse.
    3- C’est juste également, mais mieux vaut payer son essence plus chère avec un salaire plutôt que moins cher avec des allocations chômage, pour simplifier. Cela encourage terriblement les importations et pénalise nos exportations. Il y a 10 ans, nous avions un excédent commercial. Aujourd’hui, nous voguons vers 70 milliards de déficit. Imaginez l’état de notre économie si nos échanges étaient équilibrés. Le problème est que l’euro est largement surévalué également par rapport à toutes les autres monnaies des pays riches. C’est ainsi qu’Airbus augmente la part des composants fabriqués aux Etats-Unis pour se couvrir contre le niveau de l’euro. La spécialisation sur le haut de gamme est pertinente mais nous ne sommes pas les seuls et cela est une stratégie de long terme. A plus court terme, il faut mettre fin au chômage de masse.
    4- C’est juste. Il n’y a pas que l’euro. Il y a le fait d’avoir fait de l’Europe le continent offert à la mondialisation et aux exportations des autres pays.
    5- Pour le coup, je ne suis pas d’accord. Dans les années 1980 (alors que l’on pratiquait les dévaluations), la croissance était de 2.5% par an dans les pays de la futur zone euro. Attention sur le terme appauvrissement, ce n’est que par rapport aux produits importés. Pour la grande majorité des produits consommés, il n’y a pas appauvrissement. Je suis favorable à une coopération avec des taux qui seraient rediscutés tous les deux ou trois ans pour adapter les parités monétaires en fonction des réalités économiques des pays. Entre la rigidité actuelle (qui impose une même monnaie et une même politique monétaire à des pays trop différents) et l’anarchie, il y a d’autres solutions. Et nous les connaissons bien puisqu’il s’agit d’un nouveau SME.
    6- Le protectionnisme est parfaitement possible. Tout le monde en fait, même les Allemands qui conservent discrètement les normes DIN qui leur permettent de verrouiller leur marché intérieur pour leurs industriels. Le modèle de développement asiatique est profondément protectionniste. Savez-vous que plus de 95% des véhicules vendus en Corée du Sud sont produits en Corée. Idem au Japon ou en Chine. Idem pou l’Amérique Latine. Pas de risque sur les rétorsions : nous avons un gros déficit donc les autres ont plus à perdre que nous en cas d’escalade. Personne n’a réagit aux mesures protectionnismes de la Corée, de la Chine, du Brésil ou de l’Argentine. Ensuite, il ne s’agit pas de prôner l’autarcie mais un échange plus loyal et surtout un équilibre des balances commerciales comme le souhaitait Keynes avec la charte de la Havane et comme beaucoup de libéraux modérés le souhaitent (Gréau, Giraud, Allais).
    http://www.gaullistelibre.com/2011/10/les-victoires-du-protectionnisme-en.html
    7- Entre la situation actuelle et l’inflation à deux chiffres, il y a encore de la marge. Notez que cette inflation à deux chiffres a eu lieu en France sans recours à la planche à billets (puisque celle-ci est interdite depuis 1974). En outre, dans les années 2000, nous avons laissé les banques faire tourner leur planche à billets, ce qui a provoqué une terrible inflation des actifs. Nous pouvons utiliser la monétisation de manière raisonnable.
    @ Thierry
    Complètement d’accord.
    @ Thomas Ferrier
    Elle baissera le pouvoir d’achat vis-à-vis du mark ou du dollar, c’est juste. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. On ne peut pas favoriser les exportations et pénaliser les importations sans jouer sur le niveau des prix. En revanche, nous gagnerions en pouvoir d’achat par rapport à la lire, à la peseta, à l’escudo ou à la drachme.
    Dans le cas, très très improbable où l’euro subsisterait (je ne vois pas l’Allemagne rester seule à financer l’Europe du Sud), on peut toujours rétablir un contrôle des mouvements de capitaux. Avec le taux d’épargne de la France, cela règle beaucoup de problèmes.
    Je crois que vous pouvez voir dans mon argumentaire qu’il y a pas de haine de l’Europe mais simplement une analyse rationnelle des conséquences de l’euro.
    Votre point sur la position des anglo-saxons est totalement faux : Obama intervient pour pousser les Européens à sauver l’euro.
    L’euro ne peut pas être la monnaie nationale de l’Europe puisque l’Europe n’est pas une nation. Et dire qu’il faut plus d’intégration me rappelle les communistes qui disaient que cela ne marchait pas parce qu’ils n’étaient pas allés assez loin dans le communisme. En outre, cela n’explique en rien pourquoi cela marcherait. Vous voulez juste sauter sur l’occasion pour pousser votre agenda fédéraliste alors que c’est ce que vous avez construit qui nous a mené là où nous en sommes.
    La comparaison avec les régions est inopérante : il y a une mobilité des travailleurs en France, il y a un budget central commun et il y a une structure économique en partie homogène (les grands distributeurs nationaux par exemple).
    @ Erick
    C’est aussi ce que je disais à peu près il y a 19 ans quand je faisais campagne contre le traité de Maastricht, que j’écrivais dans des journaux étudiants il y a 15 ans. Il faudrait que les gens de l’UPR comprennent qu’il y a une vie en dehors d’Asselineau et qu’il n’est pas Jupiter. Je n’ai jamais écouté une de ces conférences. J’ai essayé deux ou trois fois mais son ton et certaines de ses théories font que j’ai toujours abandonné au bout de quelques minutes. Donc, je ne sais même pas ce qu’il raconte. Et il y a beaucoup d’autres personnes qui ont très bien expliqué avant lui ou moi ces choses (Séguin, Chevènement, Allais, Lafay, Cotta, Rosa, Todd). C’est eux qui m’ont permis de construire mon argumentaire, il y a près de 20 ans. Pas besoin d’Asselineau.

  22. Bonjour M. Pinsolle,

    Elle baissera le pouvoir d’achat vis-à-vis du mark ou du dollar, c’est juste. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

    Mais alors, autant faire une bonne omelette… mais je crains que celle que vous nous proposiez soit en revanche indigeste.

    On ne peut pas favoriser les exportations et pénaliser les importations sans jouer sur le niveau des prix.

    Mais on ne peut pas favoriser les exportations si l’appareil de production ne le permet pas, si des investissements en amont n’ont pas été fait… et ce n’est pas dans un contexte de dépression économique, résultante naturelle de l’abandon de l’€ qu’on pourra changer cela. Un protectionnisme économique européen en revanche permettrait de réindustrialiser l’Europe entière. Ca pénaliserait nos importations aussi dans un premier temps du moins, mais nous aurions davantage de marge de manoeuvre.

    En revanche, nous gagnerions en pouvoir d’achat par rapport à la lire, à la peseta, à l’escudo ou à la drachme.

    Je ne me réjouis pas que le malheur soit plus fort encore chez nos voisins européens. C’est aussi un facteur de déstabilisation, via flux migratoires intra-européens (qui ceci dit me dérangent peu) et surtout en matière de relations diplomatiques.

    on peut toujours rétablir un contrôle des mouvements de capitaux.

    Si on rétablit les frontières évidemment et aussi… qu’on abolit l’état de droit, et en imaginant qu’il n’y aurait aucune rétorsion. Vous auriez les citoyens dans la rue mais ne seriez pas alors plus avancé.

    Je crois que vous pouvez voir dans mon argumentaire qu’il y a pas de haine de l’Europe mais simplement une analyse rationnelle des conséquences de l’euro.

    Des conséquences de l’euro si on fait le choix de ne pas jamais avoir d’Europe politique au sens strict. En revanche, si on fait de l’euro une monnaie “nationale” pour l’UE, c’est différent. Or c’est là le principal problème. Votre démarche part de deux principes qui me paraissent erronés: 1. qu’il n’y ait jamais de véritable Europe politique et 2. que l’état national au XXIème siècle ait réellement le pouvoir que vous lui prêtez, or c’est son impuissance qui a amené la construction de l’UE, qui l’a permise. Le problème est qu’on n’a pas vraiment fait l’Europe, qu’on ne l’a pas dotée d’un état souverain, et donc que nous sommes dans une situation intermédiaire entre un passé idéalisé qu’on ne retrouvera jamais et un avenir possible qu’on n’a pas le courage de construire.

    Votre point sur la position des anglo-saxons est totalement faux : Obama intervient pour pousser les Européens à sauver l’euro.

    J’ai bien précisé que, même si les anglo-saxons sont fondamentalement opposés à l’€, ils ne veulent pas que cette crise les touche et donc acceptent “bon gré mal gré” l’€, surtout avec une UE impuissante à réellement menacer leurs intérets. Je signale aussi que Poutine intervient pour pousser les Européens à sauver l’euro aussi… et les intérêts russes sont aussi les notres (et là ça plait moins aux USA…).

    L’euro ne peut pas être la monnaie nationale de l’Europe puisque l’Europe n’est pas une nation.

    Et bien, nous, nous considérons qu’avec notamment les flux migratoires massifs que la France a subis, la folie coloniale, la folie post-coloniale, le libéralisme économique maximal, c’est elle qui n’est plus une nation alors que la profonde parenté entre européens en revanche est la base même d’une Europe Nation, par commune ascendance et parenté culturelle profonde (et langues apparentées).

    Et dire qu’il faut plus d’intégration me rappelle les communistes qui disaient que cela ne marchait pas parce qu’ils n’étaient pas allés assez loin dans le communisme.

    La comparaison “boukovskienne” n’est pas pertinente. Le communisme était une utopie inapplicable et n’a donc simplement jamais été appliqué. La preuve, Lénine lui-même l’avait abandonné. Le nationaliste Staline s’est servi du système en place pour introduire un totalitarisme qui n’est pas tellement différent du national-socialisme. Aucun dirigeant soviétique n’a donc voulu “plus de communisme” puisqu’il avait été échangé par du nationalisme grand-russe.

    Le communisme se basait sur une théorie, alors que l’européanité en revanche relève des faits, et c’est sur ces faits, sur la parenté avérée entre européens, qu’on peut bâtir un état européen, et donc une nation européenne.

    Vous voulez juste sauter sur l’occasion pour pousser votre agenda fédéraliste alors que c’est ce que vous avez construit qui nous a mené là où nous en sommes.

    Où est l’Etat européen ? Où est son armée ? Où est sa diplomatie ? (Catherine Ashton est tout sauf une incarnation de la diplomatie) Où est son gouvernement démocratiquement mis en place et élu ? Qui a fait avorter la CED et la CPE ? Le problème c’est justement qu’il n’y a pas d’agenda “fédéraliste” [personnellement je suis davantage pour un état unitaire européen divisé en euro-régions disposant de pouvoirs subsidiaires] et que la construction européenne est au point mort depuis en fait près de 20 ans.

    Personnellement, je n’ai pas participé à la construction “européenne” de l’époque, je pense qu’il aurait fallu faire autrement, mais nous aurons l’occasion je l’espère d’y remédier.

    La comparaison avec les régions est inopérante : il y a une mobilité des travailleurs en France, il y a un budget central commun et il y a une structure économique en partie homogène

    D’abord, je ne suis pas favorable en soi à cette dite mobilité, qui n’est pas un but, qui arrange peut-être les libéraux mais casse les communautés populaires et les identités régionales et familiales. Sur l’existence d’un budget central commun, ca pourrait être le cas au niveau européen si une volonté réelle était faite en ce sens. Quant à l’homogénéité de la structure économique… commençons déjà par l’indépendance des dom-tom si on la souhaite…

    La crise (réelle) de l’€ permet de mettre un nouvel euroscepticisme en avant, qui passe par le fétichisme de la “souveraineté nationale” et de la “monnaie nationale”. Mais ce n’est pas un retour au drachme qui sauverait les grecs mais une mise sous tutelle.

    Le mondialisme empêche toute démocratie “nationale” (au sein des anciens états). Le référendum grec décidé par Papandreou est même catastrophique sur un plan économique pour toute l’UE. Soit on se place sous la direction de “sages” (mais ceux qui nous dirigent ne sont pas les hommes de la situation) et on abandonne la démocratie au profit d’une dictature d’oligarches… mais ce serait aussi la fin de l’Europe… et de la démocratie…

    soit on construit une véritable démocratie européenne à l’échelle du continent et on combat le mondialisme pied à pied jusqu’à son anéantissement. La France est le problème, l’Europe est la solution (expression empruntée et adaptée à partir d’Ortega Y Gasset). Concrètement, l’option 2 est la seule possible pour les européens.

    En résumé:
    – alliance avec la Russie et proposition d’intégration de la Russie à l’UE sous dix ans
    – mise en place d’un protectionnisme économique européen
    – renégociation au niveau européen de la dette afin que la dette de toute l’Europe soit diminuée ou annulée
    – extension de l’€ à l’ensemble du continent européen
    – plan majeur de réduction des dépenses publiques via:
    — politique européenne d’inversion drastique des flux migratoires
    — ayant pour conséquence une diminution forte du chômage donc des dépenses sociales (et sécuritaires)
    — indépendance des dernières colonies (dom-tom, aruba… etc) [mais pas du Groenland]
    — réforme de la fonction publique en Europe non dans le sens de la libéralisation mais dans celui de l’amélioration des compétences ; notamment abandon de la politique d’insertion des minorités et mise à terme de la loi sur le handicap
    — règle d’âge de 67 ans dans toute l’europe pour bénéficier d’une retraite à taux plein
    — plan de relance de la natalité européenne
    — abandon total des énergies prétendument renouvelables et programme de (re)nucléarisation de l’Europe, avec mise en place de centrales de 4ème génération

    C’est une montagne à escalader ? C’est à la hauteur des périls qui touchent l’Europe.

    Bien cordialement.

  23. Thomas FERRIER dit :

    @ Alf

    Je comprends votre point de vue, mais n’étant pas libéral, je ne le partage évidemment pas. Je renvoie dos à dos libéralisme et marxisme dans cette affaire. Le libéralisme idéal n’est pas plus réaliste que son antonyme. Le problème c’est qu’un seul du binôme est mort en 1990 et que l’autre pas encore. Mais cette crise là va contribuer dans les esprits des européens à les désinhiber et peut-être à vouloir redevenir maîtres au niveau européen de leur destin, confisqué par les oligarches qui entendent nous diriger.

    Maintenant, le libéralisme idéologique, comme le socialisme idéologique, ne m’intéresse pas. Je suis pour un socialisme pragmatique, mesuré, réaliste, qui promeut l’égalité entre européens mais pas à la planète (pas de “socialisme” mondialiste), une égalité fondée sur le travail, le talent et le mérite. Un socialisme teinté de néo-keynésianisme mais en revanche opposé à l’assistanat.

    Un socialisme européen, respectueux de notre identité (européanité et identités historiques et/ou régionales), libérant l’Europe entière du mondialisme.

    Tout en récompensant l’esprit d’initiative, en assurant en interne une concurrence vraiment libre et non faussée, et en mettant fin au libertarisme moral. Trois mesures phares:
    — nationalité européenne fondée sur le ius sanguinis
    — état civil européen ne reconnaissant que le mariage traditionnel homme/femme (avec clause génétique renforcée, XY/XX)
    — mise en place d’une laïcité populaire fondée sur le respect des traditions européennes

  24. Alf dit :

    @Thomas FERRIER
    “Le libéralisme idéal n’est pas plus réaliste”
    Vous ne savez probablement des idées liberales que ce que les journaleux ou les “pinsoles” en disent des idées liberales, ça n’est PLUS dans la culture politique française depuis le monopole de l’EDnat, j’ai moi même mis 15 ans à bien les comprendre, je ne vous en veux pas.

    Il n’y a qu’un moyen d’avoir une société vivable, c’est d’avoir de multiples démocratie en concurrence.
    Il n’y a pas de préférences uniformes en matière politique, ceux qui veulent l’uniformité, qui plus est avec un pouvoir central, ne préparent qu’une chose, éventuellement malgré eu et avec les meilleures intentions du monde, la dictature.

    Sur l’Euro, Tous les systèmes bancaires, sans exception qui ont renié la monnaie métallique ou l’on supprimé ont TOUJOURS donné le même résultat, la faillite, il n’y a pas d’exception. La monnaie n’est pas une affaire de politique, pas plus que la fabrication de patins à roulettes. Elle répond à des lois que l’on connait de mieux en mieux, surtout depuis les années 30 ou l’on s’est sérieusement mis à s’y intéresser et je prétend que l’école libérale Autrichienne, est à la pointe en la matière.

    A présent, je pense que la seule manière de s’en sortir est de laisser faire faillite les banques en transférant les comptes à la banque centrale qui les créditera, avant de vendre les dépouilles “tranquillement”. Voilà une “planche à billet”, strictement limitée aux sauvetages, qui ne sera pas aux mains des politiciens et nous débarrassera de ces mastodontes aussi gavés de subventions que la SNCF, la SECU ou une carrière de politicien.

    @Laurent pinsole
    “Je débattrai avec vous quand vous serez capables de débattre sereinement et pas avec le ton d’un professeur condescendant qui ne démontre rien, le tout de manière anonyme.”

    Vous êtes bien un menteur de politicien, vous me connaissez parfaitement de nom, sur votre blog, comme sur facebook, comme dans votre messagerie mail. Comme vous n’avez rien écrit sur les lectures que je vous ais proposé, j’en déduit que probablement vous n’en avez rien lu ou presque.

    En quoi est il nécessaire de discuter avec quelqu’un qui ne s’intéresse qu’a confirmer ses certitudes. La supériorité des liberaux est d’avoir bouffé jusqu’à la lie du Keynes et du Marx en fac d’éco, j’ai donc toute légitimité pour vous en apprendre.

    Retournez au PS chez les chevenementiste, vous et NDA y étiez bien, au lieu de pourrir le peu qu’il reste de valable à droite.

    @LP:”On ne peut pas favoriser les exportations et pénaliser les importations sans jouer sur le niveau des prix.”
    Quand on pénalise les importation on pénalise nécessairement les exportations.

    @LP:”il ne s’agit pas de prôner l’autarcie mais un échange plus loyal et surtout un équilibre des balances commerciales comme le souhaitait Keynes”
    Renoncez mutuellement au contrôle des changes (protectionnisme monétaire), ça fera très bien l’affaire, sans avoir à monter des usines à Gaz.

    @LP:”nous avons laissé les banques faire tourner leur planche à billets, ce qui a provoqué une terrible inflation des actifs”

    la BCE n’a pas “laissé”, elle a “poussé” en baissant les taux, il faut être sacrément malhonnête pour accuser “les banques” de ses propres turpitudes. Le promoteur de la planche à billets à tous vas et de la planche à décret, c’est vous.
    La hausse des paniers INSEE est modérée, ce sont les biens achetés à crédit comme l’immobilier ou les actions qui ont flambé.

    @LP:”Obama intervient pour pousser les Européens à sauver l’euro.
    L’euro ne peut pas être la monnaie nationale de l’Europe puisque l’Europe n’est pas une nation. Et dire qu’il faut plus d’intégration me rappelle les communistes qui disaient que cela ne marchait pas parce qu’ils n’étaient pas allés assez loin dans le communisme. En outre, cela n’explique en rien pourquoi cela marcherait. Vous voulez juste sauter sur l’occasion pour pousser votre agenda fédéraliste alors que c’est ce que vous avez construit qui nous a mené là où nous en sommes.”

    Tient un truc juste, champagne !

    @LP:”Je n’ai jamais écouté une de ces conférences. J’ai essayé deux ou trois fois mais son ton et certaines de ses théories font que j’ai toujours abandonné au bout de quelques minutes.”

    C’est l’usage chez vous, de ne pas écouter.

  25. lpinsolle dit :

    @ Théophraste
    1- 40%, cela me semble beaucoup. Je crois plus probablement à une baisse de 15/20% par rapport au mark, mais en revanche, la peseta et la lire pourrait baisser de 30/40% par rapport au mark. Mais là, c’est de l’ordre du sentiment.
    2- Point juste sur le dollar
    3- Cela me semble très improbable. C’est un point de vue.
    4- C’est ce que beaucoup d’économistes disent. The Economist estime sa surévaluation à 30/40% par rapport au dollar, au yen, à la livre et au wuan. La plupart des économistes semblent s’accorder sur cette question. D’accord sur la Chine a priori (en fonction de la manière dont nous allons gérer nos monnaies ensuite vis-à-vis de l’extérieur).
    5- « La concurrence toujours loyale » : vous poussez là ! Plus de 95% des voitures vendues en Corée, au Japon ou en Chine sont produites localement grâce à un protectionnisme féroce. L’Europe est offerte dans la mondialisation alors que tous les autres pays se protègent.
    6- Quand j’aurais le temps, je ferai un papier sur la banque libre.
    7- Sur l’Italie, ce que cela veux dire, c’est que convertir la dette domestique porte moins à conséquence ou alors qu’ils peuvent s’en tirer avec la monétisation. Bien sûr, aucune des solutions n’est idéale. Mais si cela est fait vite, l’économie peut redémarrer ensuite. C’est vrai que le Japon démontre que l’absence de contrainte extérieure a des conséquences.
    8- Les années 30, c’est hyperdéflation
    Pas d’accord sur votre jugement pour les économistes, même s’il se trouve que j’ai fait partie d’une des deux catégories pendant plus de trois ans.
    @ Thomas
    1- Un exemple tout simple : l’automobile. Si nous mettons en place le protectionnisme, nous pouvons récupérer des emplois et de la production sur les pays d’Europe de l’Est, la Corée et le Japon.
    2- Les citoyens dans la rue pour le rétablissement des contrôles des mouvements de capitaux ? Là, vous poussez.
    3- L’européanité, un fait ? Dans vos rêves sans doute et dans ceux de quelques uns, mais pas de la majorité, loin de là.
    4- L’Allemagne refusera le fédéralisme. Transferunion est un gros mot là-bas.
    5- Cette Europe est le problème, la France est la solution. Jugement dans quelques mois ou quelques années.
    @ Alf
    Je vous ai déjà dit plusieurs fois sur mon blog que votre ton est détestable. Vous n’êtes pas mon prof et je ne suis pas votre élève. Donc, je ne vous répondrai pas. Oui, je connais votre nom via Facebook, mais vous commentez ici sous pseudo, anonymement.
    Les lectures que vous m’avez envoyées m’ont bien fait rire.
    Pour preuve que je ne lis pas que ce qui confirme mes idées : je lis toutes les semaines The Economist et vous le savez…

  26. Alf dit :

    @LP
    “Les lectures que vous m’avez envoyées m’ont bien fait rire.”

    Affligeant, une thèse d’économie qui fait rire, vous avez du inverser le bouquin avec pif gadget sans vous en rendre compte. Ou alors le sérieux du sujet vous a causé des tics nerveux.

    Les arguments sur votre blogs n’ont jamais dépassé 2 lignes de toute façon, vous vous êtes fixé une ligne politique publique à maintenir coute que coute, suffisamment simpliste pour ne pas risquer de vous contredire dans le temps. J’ai suffisement lu votre prose, 1 an durant, pour savoir que la facette sortie de l’Euro que vous étalez, n’en est que le 1% présentable.

    Un blog n’est généralement pas approprié au débat, le votre l’est encore moins. Le ton et les arguments Attac/Mpep que vous utilisez ne méritent pas d’autre traitement que celui à réserver aux ayatollahs. Vos idées d’extrême gauche ou celles des euro-nationalistes sont les deux extrêmes les plus nuisibles qu’il soit possible d’avoir pour la France. Elles manichéisent et stérilisent le débat, elle rajouteront une seconde couche de ruine durable à l’effondrement systémique qui se fait de plus en plus probable. Risibles et terrifiantes, c’est selon.

  27. Alf dit :

    @LP
    “je lis toutes les semaines The Economist”
    On n’apprend pas l’économie dans un magazine d’actualité.

    @Théophraste
    Vous perdez votre temps avec lui, j’ai souvent progressé en discutant avec des types de gauche brillants, il n’en fait pas partie. Tout ce que vous pourrez lui dire, entre par une oreille et sort par l’autre. Il n’a aucune culture économique (à la différence d’un Lordon par exemple). Il ne fait que réciter des bribes de l’actu écho, sans fond (ex:il reproche simultanément la hausse des prix€ et celle des taux de la BCE), d’une manière qui lui parait opportuniste pour faire avancer ses croyances. Bref il a le profil du politicien moyen.

  28. Alf dit :

    @Théophraste
    j’oubliais, il passe aussi son temps à citer des gens intelligents Comme JJ Rosa (qui avec Salin écrivait contre la monnaie unique dé 1979) pour donner le change.

  29. Thomas FERRIER dit :

    1- Un exemple tout simple : l’automobile. Si nous mettons en place le protectionnisme, nous pouvons récupérer des emplois et de la production sur les pays d’Europe de l’Est, la Corée et le Japon.

    Si on met en place un protectionnisme français, on subira une rétorsion économique en retour qui fait que non seulement on ne récupérera pas des emplois nouveaux mais on en perdra encore plus. En revanche, si on met en place un protectionnisme européen, tout en encourageant l’harmonisation sociale européenne, on diminuera le dumping intra-européen mais on mettra fin à la concurrence du tiers-monde. Là encore l’échelle européenne est seule pertinente. Même l’europhobe Todd défend un protectionnisme économique européen, c’est dire. Il faut avoir les moyens de la politique qu’on préconise.

    2- Les citoyens dans la rue pour le rétablissement des contrôles des mouvements de capitaux ? Là, vous poussez.

    Oui parce que quand on leur annonce que la valeur de leur argent va diminuer (dévaluation), ils auront légitimement envie de retirer tout leur argent en € au plus tôt. On ne saurait s’opposer à un mouvement de foule bien compréhensible. Maintenant, si l’€ s’effondre de lui-même, ce que je ne souhaite pas, c’est évidemment autre chose.

    3- L’européanité, un fait ? Dans vos rêves sans doute et dans ceux de quelques uns, mais pas de la majorité, loin de là.

    L’européanité n’est pas synonyme d’unité politique européenne, mais de profonde parenté entre européens. Il n’y a même pas besoin dans les faits d’en être conscient. C’est notre héritage anthropologique et culturel commun, qui fait que pour un chinois, pour un indien, pour un africain, nous sommes… des européens. Non par la géographie mais par notre ascendance qui est visible aux yeux de tous, et qui fait qu’on se sent chez soi en Russie, en Allemagne, en Italie, en Espagne… mais en terre totalement exotique si on traverse la Méditerranée, le Caucase ou le fleuve Amour. L’européanité relève donc du fait.

    4- L’Allemagne refusera le fédéralisme. Transferunion est un gros mot là-bas.

    Non, elle préfère parler d’Etats-Unis d’Europe, à l’instar d’Ursula von der Leyen (CDU). A part les néo-communistes (et encore) et les néo-nazis et/ou nationalistes, personne d’ailleurs en Allemagne n’est anti-européen. La CSU est un peu plus prudente sur ces questions que la CDU, mais elle est très locale (Bavière) et en perte de vitesse.

    En outre, l’Allemagne ne quittera pas l’€, car celui-ci est moins élevé que ne le serait un néo-mark, et n’a aucun intérêt non plus à ruiner ses partenaires, qui sont aussi ses clients.

    5- Cette Europe est le problème, la France est la solution. Jugement dans quelques mois ou quelques années.

    Cette “Europe” n’est un problème que parce que les états qui la composent sont un problème (et leurs gouvernements encore plus). Mais UE ou pas, il faut une Europe politique unitaire. Alors, si cette UE ne vous plaît pas, aidez les vrais européistes à en faire une autre :)

  30. Alf dit :

    @Thomas FERRIER
    “En revanche, si on met en place un protectionnisme européen”

    Effectivement, le protectionnisme Européen est un peu moins destructeurs que son homologue français. Reprenant les arguments de Pinsolle, j’avais proposer de mettre des barrières protectionnistes à chaque commune, mais il à jugé ça “ridicule”, on se demande bien pourquoi, plus l’échelle est petite plus il est radical, donc meilleur si l’on suis vos logiques.

    @TF:”L’européanité n’est pas synonyme d’unité politique européenne, mais de profonde parenté entre européens. Il n’y a même pas besoin dans les faits d’en être conscient.
    Aucun besoin d’un état européen pour ça, bien au contraire, des instance gouvernementales adaptées à chaque culture sont absolument souhaitable.

    @TF:”personne d’ailleurs en Allemagne n’est anti-européen”
    Anti européen non, comment peut on l’aitre, mais anti-euro et confédéralistes, c’est certain. L’europe jacobine et centralisé, anti démocratique, relève de l’idéologie politique française.

    @TF:”Cette “Europe” n’est un problème que parce que les états qui la composent sont un problème”
    Le jour ou tous les états européens adopteront un regle d’or leur interdisant tout emprunt et ou ils accepteront une forte concurrence fiscale et une souplesse du marché du travail, l’euro fonctionnera, c’est à dire jamais, il est donc condamné à l’effondrement.

  31. Thomas FERRIER dit :

    Effectivement, le protectionnisme Européen est un peu moins destructeurs que son homologue français.

    Surtout que par protectionnisme économique européen, ce n’est pas un protectionnisme aux frontières de l’UE mais bien aux frontières de l’Europe (donc exonérant la Russie et les autres pays européens hors-UE, qui s’associeront à cette politique). L’UE + la Russie, pour simplifier, c’est l’assurance d’une indépendance totale de l’Europe !

    Aucun besoin d’un état européen pour ça, bien au contraire, des instance gouvernementales adaptées à chaque culture sont absolument souhaitable.

    Si on admet qu’il y a une commune européanité, dans un contexte qui nécessite l’unité, il n’y a aucune raison de ne pas avoir d’unité politique. Ne pas faire la même erreur que les cités grecques au IVème siècle…

    Anti européen non, comment peut on l’aitre, mais anti-euro et confédéralistes, c’est certain. L’europe jacobine et centralisé, anti démocratique, relève de l’idéologie politique française.

    L’Europe fédérale n’est pas une Europe “jacobine”… une Europe des “euro-länder” pourrait très bien avoir une unité politique forte à sa tête.

    Le jour ou tous les états européens adopteront un regle d’or leur interdisant tout emprunt et ou ils accepteront une forte concurrence fiscale et une souplesse du marché du travail, l’euro fonctionnera, c’est à dire jamais, il est donc condamné à l’effondrement.

    Vous raisonnez en états au pluriel, ce qui n’est pas mon cas. Mais il est vrai que l’€ ne sera vraiment efficace (il fonctionne actuellement à bas ou moyen régime) et concurrentiel du $ qu’avec un gouvernement européen le pilotant.

    L’idée des euro-bonds reste d’ailleurs très pertinente, dans le cadre d’une mutualisation et de la dette et de l’emprunt. Ce que la crise actuelle démontre, c’est cette nécessité d’une gestion unitaire européenne de l’économie, d’un pilotage économique qui ne peut être fait que par un état européen.

    La crise de la dette est donc bien la démonstration par excellence que sans état européen, l’Europe est perdue. Reste à savoir comment bâtir cet état européen, sur quelle base juridique et selon quels principes. Profitons de cette fondation d’un nouvel état pour nettoyer le continent de toutes les folies et les trahisons commises par les gouvernements des états depuis plusieurs décennies.

    La table rase juridique rendra tout à nouveau possible pour les Européens. Nous nous débarrasserons ainsi de tous ces traités contraignants, de toutes ces conventions auto-destructrices, de toutes ces lois et constitutions iniques et démophobes.

    Faire de l’Europe un Etat, c’est permettre aux Européens de retrouver les clés de leur salut, tout en rejetant complètement le bilan des états, en annulant automatiquement et de fait tous les “mariages” gays, toutes les naturalisations complaisantes, ce pseudo-droit du sol… etc

  32. Alf dit :

    @Thomas FERRIER:”Vous raisonnez en états au pluriel, ce qui n’est pas mon cas. Mais il est vrai que l’€ ne sera vraiment efficace (il fonctionne actuellement à bas ou moyen régime) et concurrentiel du $ qu’avec un gouvernement européen le pilotant.”

    Vous me parleriez de monnaie commune entre la France, la suisse romande et la Belgique francophone, j’y accorderait quelque crédit. Mais votre rêve n’a aucun avenir. La suisse par exemple avec 2 grandes langues n’a aucune commune où une seule langue ne domine à moins de 80% et à des tensions régulières au niveau fédéral quand au choix de la langue ET de la culture du personnel politique et des administrations, l’UE en à 23…
    La langue est un élément décisif de la communauté politique.

    @TF:”L’Europe fédérale n’est pas une Europe “jacobine”… une Europe des “euro-länder” pourrait très bien avoir une unité politique forte à sa tête.”
    @TF:”La table rase juridique rendra tout à nouveau possible pour les Européens. Nous nous débarrasserons ainsi de tous ces traités contraignants, de toutes ces conventions auto-destructrices, de toutes ces lois et constitutions iniques et démophobes.”

    Si ça n’est pas du jacobinisme, je ne sais pas ce que c’est …
    Votre volonté d’uniformisation est la première chose qui saute aux yeux quand on parcourt votre blog.

    La table rase juridique supprimera toute concurrence juridique, c’est à dire tout progrès juridique, au lieu de voir ce qui marche chez les voisins, de l’adapter chez nous et de rejeter ce qui ne marche pas, on appliquera des solutions uniformes qui ne convienne à personne, faute d’alternative pour comparer on s’enfoncera durablement dans les erreurs appliquées à 500 millions de personne, sans pouvoir les corriger, alors comme vous, on criera qu’il faut aller plus loin pour ne pas reconnaitre les erreurs passées…

    Bien plus qu’une table rase c’est un autodafé des innovations juridiques futures, la stagnation civilationelle qui à toujours conduit et conduira toujours les empires à la mort.

    Mon approche est strictement inverse, je veux de la démocratie directe, locale, une décentralisation extrême (je ne laisse à l’état que la diplomatie et l’armée, l’essentiel aux communes et départements), small is beautifull.

    “La crise de la dette est donc bien la démonstration par excellence que sans état européen, l’Europe est perdue.”

    La crise est une démonstration que l’approche actuelle ne marche pas, la science économique donne des réponses tout à fait différentes de votre idéal politique (ou de celui de Pinsole extrême inverse).

    La monnaie doit être dépolitisée, les banques centrales ballayée par la concurrence de vraies monnaies, il suffit pour cela d’enlever les interdictions légales faite à la monnaie or/argent/cuivre/etc, de quasi-interdire l’endettement étatique et les banques à responsabilité limitées (commandites par action de personnes physique dans un premier temps).

    Ma position est ici
    http://unmondelibre.org/Madrolle_responsabilite_311011

  33. Bruno dit :

    M. Pinsolle.
    Vous me dites que je manque d’arguments ?
    Et vous quand vous nous dites texto : “la solution c’est la France”, c’est un argument ? Non, ça, c’est un postulat de principe, un topos…
    Certes, l’UE actuelle est béquillarde, fébrile, grippée, à cause de l’incurie des gouvernants sociaux-démocrates grecs, dont tout le monde savait, les commissaires européens en tête, que ces gouvernants étaient à la tête d’une gestion catastrophique depuis 10 ans.
    Mais ce n’est pas à l’Europe entière, de payer les pots cassés, et d’en faire les frais.
    Pour soigner cette grippe, vous, ce que vous proposez, à l’instar de votre modèle Dupont-Aignan, à l’instar de Marine Le Pen, c’est de casser le thermomètre.

    Je suis pour que la BCE soit contrôlée par un Etat européen fort. Pour moi, l’euro doit être la monnaie nationale de l’Europe, étendue à tout le continent. Et contrôlée (dirigée) par l’Etat européen. Je suis évidemment opposé à l’indépendance de la BCE mais en revanche un partisan total de l’euro comme monnaie. Personnellement, la souveraineté de la France, je n’en ai rien à faire, parce que qu’est-ce que la souveraineté d’un pays de 65 millions d’habitants, (dont 12 à 15 millions d’allogènes soit dit en passant), face aux géants chinois, indien et même aux USA… une illusion. Seule l’Europe peut de manière crédible être souveraine avec ses 800 millions d’habitants.
    Un seul exemple : “l’argument” qui prétend que l’euro serait responsable de la hausse des prix de première nécessité…. Hé bien c’est faux. Le Royaume-Uni n’a pas l’euro, et les prix de ces produits (pain, lait, eau, viande, sucre…), y ont augmenté tout autant… Regardez également ce qu’on vécu les Islandais, il y a quelque temps… Eux non plus n’avaient pas l’euro… et puis de toutes façons, cette hausse a eu lieu et abandonner l’euro n’y remédierait en rien, bien au contraire. Il est même probable que le “retour au franc” s’accompagnerait d’une nouvelle envolée faramineuse des prix.
    En clair, associer l’euro à la crise financière actuelle relève simplement de l’ineptie absolue ou de la mauvaise foi. Quant à contester la politique de l’euro fort, c’est un autre débat. Cela favorise l’Allemagne, certes, mais celle-ci n’a pas intérêt non plus à ruiner ses voisins qui achètent ses produits. Moralité, tout le monde en Europe a intérêt à l’euro, pour peu que l’Allemagne redistribue une partie de son enrichissement aux autres membres de l’UE. L’Allemagne est à l’UE ce que la région parisienne est à la France, une région dynamique du continent qui tire l’économie européenne vers le haut, pour peu qu’il y ait une juste redistribution, de même que l’Etat français aide les régions en difficulté.

    L’euro favorise le dynamisme économique. Et si la France n’est pas assez compétitive, c’est d’abord en raison du poids exercé par la présence indue de certaines populations, véritable boulet économique comme l’était jadis l’empire colonial de même nature. Pour être plus clair, le problème n’est pas l’euro mais la présence très coûteuse d’allocataires extra-européens.

  34. lpinsolle dit :

    @ Théophraste
    « Les échanges sont toujours loyaux » : non, il y a une concurrence déloyale, tant d’un point de vue salarial, social et environnemental. Et les stigmates du chômage de masse, conséquence, entre autres, de l’euro cher et de l’anarchie commerciale sont un vrai problème pour la France.
    Et alors pour l’Iphone, cela ne change rien aux problèmes de balance commerciale (la Chine important les composants avant d’exporter les téléphones). Et à quoi bon payer des produits moins chers avec des allocations chômage quand nous pourrions certes les payer un peu plus cher mais avec des salaires.
    A nous de faire en sorte que l’industrie soit rentable chez nous. Comme le Brésil avec les IPad. Je ne vois pas ce que vous avez démontré avec le Japon. Ni sur la Corée, qui je vous rappelle, avait le niveau de développement du Ghana dans les années 1950… La Chine, 3% de la valeur globale ? C’est ridicule, elle fait 10% des exportations mondiales et des excédents colossaux avec l’Europe ou les USA.
    @ Alf
    Je persiste : Salin et Séglin m’ont bien fait rire. Leurs idées sont soit totalement dépassées soient des extrapolations issues d’une réalité qui n’existe pas. Je ferai un résumé un jour car j’ai tout fiché, c’était trop drôle.
    @ Thomas
    1- pas de problème sur la rétorsion : notre déficit fait que nous serions globalement gagnants. Personne ne réagit aux mesures protectionnistes du Brésil et de l’Argentine.
    2- Parce que vous pensez que beaucoup de Français mettent leur argent à l’étranger ?
    3- Un fond commun, bien sûr, l’équivalent d’une nationalité, non.
    4- L’Allemagne refuse tout fédéralisme budgétaire. Dans leurs EUE, le fédéralisme n’est valable que pour l’austérité, pas pour la solidarité. Et le coût du maintien de l’euro est aujourd’hui bien plus élevé que celui de la sortie. C’est pour cela que l’Allemagne refuse de mettre un cent de plus depuis le printemps 2010.
    5- Oui, et il faudra raser celle-là pour pouvoir en construire une autre.

  35. 1- Les mesures protectionnistes pèsent davantage sur les pays très développés que sur les pays que vous citez, dont l’Argentine qui se remet difficilement d’une crise économique douloureuse. Surtout qu’il faudrait recréer un appareil de production en conséquence, car le protectionnisme n’est un avantage que si on peut produire sur place ce qu’il devient trop coûteux d’importer. Et c’est là que le bât blesse. Les investissements lourds nécessaires pour recréer un appareil industriel digne de ce nom dans de nombreux domaines ne seront pas disponibles. Ajoutons que seule la robotisation, coûteuse en développement elle aussi, nous sauverait. A moins que vous n’envisagiez de faire venir une main d’oeuvre (supplémentaire) issue du tiers monde en France… pour diminuer les coûts de production.

    2- Beaucoup de français de base, non. Ce seront eux qui souffriraient d’une telle politique en premier lieu. Les riches ne vivent déjà plus beaucoup en France et seront encore moins nombreux avec la politique que vous préconisez. Eux ne risquent rien.

    3- Et qu’est-ce qu’une nationalité si ce n’est l’expression juridique de l’appartenance commune ? Parce que vous pensez que la nationalité française actuelle a encore un sens ? Pas pour moi. Même en la refondant sur le ius sanguinis, il est trop tard pour la restaurer dans son sens véritable.

    4- Il s’agira de convaincre le peuple allemand d’être plus européen que ses dirigeants. Pas simple sans doute, mais il y a de très bons arguments que l’on peut employer. Notamment le fait que 60% des bénéfices allemands aux exportations sont… européens. Un bon vendeur doit nécessairement être à l’écoute de ses clients.

    5- Raser l’UE se ferait nécessairement avec l’aide des europhobes qui empêcheront toute Europe politique alternative. Il vaut mieux tenter de subvertir l’UE actuelle plutôt que de s’allier avec ceux qui sont à la fois ses ennemis et les notres, à savoir par exemple l’extrême-droite europhobe ou l’extrême-gauche leucophobe. Je ne suis pas de ceux qui prêchent “aujourd’hui l’anarchie, demain l’ordre nouveau” et n’attends rien de positif d’un éventuel chaos.

    Cordialement.

  36. Exia dit :

    Laurent Pinsolle sera reçu sur le Libre Teamspeak dimanche 20 Novembre à 21h. La plateforme permet de poser des questions en direct, pour ceux qui en ont envie ! http://lelibrets.blogspot.com/p/rejoignez-nous_29.html

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