Henri de Lesquen est le responsable de Radio Courtoisie. Dans une émission récente avec Jean-Yves Le Gallou, il a déclaré beaucoup de bêtises sur le judaïsme, l’islam et l’assimilation. Une telle méconnaissance des choses, et une telle compréhension à l’envers de la réalité, de la part d’un homme cultivé comme Henri de Lesquen, qui est par ailleurs énarque et haut fonctionnaire, laisse d’autant plus pantois que Jean-Yves Le Gallou, lui aussi énarque et haut fonctionnaire (et contempteur de la désinformation médiatique) ne corrige pas son interlocuteur, mais au contraire le conforte dans son erreur. Une petite mise au point s’imposait.
1- Le judaïsme est raciste parce qu’on ne peut être juif que par la mère, donc par le sang.
C’est faux pour plusieurs raisons.
a) Selon les juifs libéraux, est juif celui qui a au moins un de ses deux parents de juif :
“La plus grande entorse au principe de la matrilinéarité vient toutefois des mouvements juifs progressistes, particulièrement dans les pays anglo-saxons, non par déni du Talmud, mais par volonté d’adaptation à l’époque moderne. En effet, bien que recommandant la conversion de la mère non-juive au judaïsme, les instances juives réformées admettent comme Juifs les enfants éduqués comme tels. Le principe de transmission matrilinéaire ou patrilinéaire a été officiellement adopté aux États-Unis en 1983, et est suivi par : le judaïsme libéral (Liberal Judaism) en Angleterre ; le judaïsme reconstructionniste aux États-Unis, au Canada et là où il s’est implanté ; le judaïsme progressiste en Australie ; une congrégation en Autriche, et certaines congrégations d’Europe de l’Est. En revanche, le judaïsme réformé du Canada et d’Angleterre n’y souscrivent pas, ni le judaïsme conservateur aux États-Unis.
Selon la déclaration de la CCAR, est reconnu comme Juif toute personne dont au moins l’un des parents est Juif, pour autant qu’elle ait été élevée avec une identité juive (selon les standards réformés), qu’elle s’engage dans une action appropriée de reconnaissance publique du judaïsme. Selon les congrégations, il peut s’agir d’une simple déclaration publique d’appartenance au judaïsme, ou d’actes plus formels, particulièrement si la personne a été élevée comme chrétienne.” Source
Ainsi on estime à environ 90% (sur environ 14 millions de juifs dans le monde) le nombre de juifs libéraux, par rapport aux juifs orthodoxes, ce qui est loin d’être négligeable puisque c’est une écrasante majorité.
b) On peut être juif par le nom, ou par la réputation, puisqu’on est juif dans l’œil de l’autre comme disait Sartre.
Combien de personnes s’appellent Lévy, Cohen ou encore Dreyfus sans avoir une mère juive, ni même un père juif ? Nul ne le sait, mais il en existe des quantités non négligeables. Il suffit par exemple qu’un grand-père juif se soit marié avec une femme non-juive, ait eu un garçon qui se soit marié avec une non-juive pour que le fruit de cette union s’appelle Cohen ou Lévy par exemple.
c) Dans l’histoire des juifs, la judéité s’est aussi transmise par le père.
“Il deviendrait aberrant de donner un quelconque crédit à la légitimité du trône d’Israël à Rehavaam (Roboam), fils de Salomon dont la mère Naamah était Ammonite (Rois 14:21). Il deviendrait ridicule, également, de considérer les Falachas comme des Juifs puisqu’ils seraient issus du couple formé par Salomon et Balqis, Reine de Saba, une Arabe yéménite. Mais plus grave encore, si un Juif l’est par matrilinéarité qu’en serait-il des descendants de Moïse puisque lui-même avait épousé Sephora, fille de Jethro, une Madianite donc… une Arabe !” Source
d) On peut se convertir au judaïsme
Aujourd’hui c’est compliqué, il faut apprendre l’hébreu, suivre les cours d’un rabbin pendant plusieurs années, et idéalement se rendre en Israël. Mais pas pour tous : Dany Boon s’est converti quasiment du jour au lendemain, pour pouvoir épouser sa femme juive. Il existe donc des raccourcis que permettent la célébrité, la richesse ou les relations (une sorte de conversion piston). Et dans le passé, les conversions de masse au judaïsme ont également eu lieu.
e) C’est donc le contraire du racisme.
En admettant que les races existent (puisque c’est le présupposé de M. de Lesquen) et qu’il y ait une race juive, si un juif se marie avec une non-juive (ou l’inverse) et que cela donne un juif, cela signifie que le mélange des races est au cÅ“ur du judaïsme. Si n’importe qui peut se convertir au judaïsme, à condition de faire les efforts nécessaires, c’est le contraire du racisme. Même et y compris en considérant la lecture orthodoxe minimaliste qui veut que seuls les enfants de mères juives soient juifs, puisqu’une femme juive peut se marier avec un non-juif et enfanter des juifs.
Pour terminer sur ce point, voici une histoire (juive) de rabbins bien connue : 3 rabbins débattent de ce qu’être juif signifie. Le premier dit : avoir une mère juive. Le second dit : avoir un père juif. Le troisième dit : avoir des enfants juifs.
2- Contrairement au judaïsme, l’islam est une religion universaliste, à l’instar du christianisme.
Voilà sans doute la plus grosse erreur (ou horreur) proférée par M. de Lesquen dans ce court extrait. “Tous les hommes sont appelés à devenir musulmans, donc l’islam est universaliste” nous dit M. de Lesquen. Au lieu de cela, M. de Lesquen devrait se réjouir du fait que le judaïsme ne soit pas prosélyte, car cela rend cette religion plus pacifique qu’une religion conquérante que fut le christianisme (disons jusqu’à 1905), et qu’est encore l’islam. Par ailleurs ce qu’il dit est faux : l’islam est précisément anti-universaliste, puisqu’il fait la distinction entre musulman et non-musulman, réduisant ces derniers au rang de “dhimmis” au mieux, d’esclaves au pire. On ne peut pas se rendre à la Mecque si on n’est pas musulman, alors qu’on peut aller au Mur des lamentations ou au Vatican quelle que soit sa religion. Une religion universaliste est justement celle qui ne cherche pas à convertir l’autre, de gré ou de force, et qui laisse à chacun la liberté de choisir. Or tel n’est pas le cas ni de l’islam, ni du christianisme (qui baptiste des bébés incapables de choisir de devenir chrétien). Mais ce qui rend l’islam bien moins universaliste encore que le christianisme et que le judaïsme, c’est qu’il est interdit d’apostasier l’islam sous peine de reniement par sa communauté au mieux, et de peine de mort au pire, alors que tel n’est pas le cas ni dans le judaïsme ni dans le christianisme. Comme le dit le Pr Aldeeb, c’est donc une prison. Une prison dans laquelle tout le monde peut certes rentrer, mais cela ne fait pas de l’islam une religion universaliste, cette déclaration de M. de Lesquen est vraiment surprenante, pour ne pas dire plus.
3- “Le talmud est le livre central du judaïsme actuel.”
M. de Lesquen ignore que le talmud n’est qu’une somme d’interprétations, souvent contradictoires, du livre central du judaïsme de tous temps, y compris actuel, à savoir la Torah, qui représente le Pentateuque, les 5 premiers livres de la Bible. “Le Talmud (héb. : תַּלְמוּד talmoud, « étude ») est l’un des textes fondamentaux du judaïsme rabbinique, ne cédant en importance qu’à la Bible hébraïque dont il représente le versant oral.” Source
4- “L’assimilation, ce n’est pas être Français à la rue et autre chose à la maison. C’est être Français à la rue, et à la maison.”
M. de Lesquen dépasse ici complètement les bornes, en voulant s’ingérer dans la maison de chacun afin de vérifier s’il est bien Français. C’est contraire à tous les principes de la République actuelle, à la laïcité, au bon sens et surtout aux libertés fondamentales de l’être humain, notamment à ce qu’on appelle la vie privée. J’imagine que M. de Lesquen n’aimerait pas qu’on vienne chez lui, à n’importe quel moment, vérifier s’il est bien Français. De sorte que ce qu’il préconise en paroles pour les autres, il ne serait jamais prêt à l’accepter pour lui-même.
Ceci étant dit, il est évident qu’il existe dans une parte des juifs notamment orthodoxes une tentation de l’auto-ghettoïsation, sous l’emprise notamment d’une pratique trop poussée du talmud, ce qui a été notamment dénoncé par un juif bien connu, Bernard Lazare. Les écoles juives en France sont également critiquables, puisqu’elles sont tenues par les loubavitch, une secte qui prône le prosélytisme judaïque au sein de la communauté juive. Pour le reste, je renvoie à mon livre “La judéomanie”.
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@ Flo : Je ne peux m’empêcher d’admirer ton calme et ta pondération au milieu des multiples tempêtes qui sévissent sur le site !
Bravo, bravo, bravo !
J’aimerais que tout le monde prenne exemple sur toi.
@Martine
Je peux m’énerver, ou m’enflammer, mais franchement à quoi bon! Les gens ont les avis qu’ils veulent!
Comme d’habitude dès que le sujet revient sur les Juifs, le judaïsme ou Israel, beaucoup d’affirmations fausses, mensongères, voire délirantes dans les commentaires…
Il y a des intervenants réguliers sur ce site qui ne fréquentent E&D que pour déverser leur propagande antijuive et antisioniste (y compris lorsque les sujets abordés n’ont rien à voir). Moi, j’appelle cela polluer et parasiter, j’appelle cela de la nuisance.
Je ne vais pas reprendre les erreurs et les mensonges un par un, d’autres l’ont très bien fait comme Thomas Ferrier notamment, mais les citations imputées au Talmud, ça pue vraiment : elles sont fausses, elles ont été recopiées sur des sites internet de propagande antijuive qui mettent en ligne notamment des extraits d’un livre du père Pranaitis,”Le Talmud démasqué”, écrit sous la Russie Tsariste; il s’agit d’un faux connu au même titre que les Protocoles de Sion, qui est aujourd’hui diffusé principalement par des mouvances islamistes sous des noms divers.
Concernant la question posée : non, le judaïsme n’est pas raciste. D’abord, parce que le judaïsme ne constitue pas les Juifs comme une race. Une collectivité qui rassemble des individus appartenant aux groupes ethniques les plus divers et à laquelle n’importe qui peut se rattacher en respectant ses principes philosophiques et ses règles de conduite ne peut pas constituer une race !!! Et où est-ce que le judaïsme affirmerait la supériorité des Juifs sur les non-Juifs au nom de caractères innés, génétiques, comme cela devrait être le cas si le judaïsme était un racisme ??
Après, qu’il y ait des individus qui se disent Juifs et qui soient racistes, cela existe sans doute, mais il faut imputer cela à leur bêtise personnelle et non pas au judaïsme. Il y a certains Juifs, notamment orthodoxes, qui ont peur de se mélanger aux non-Juifs, et qui pratiquent des formes manifestes de communautarisme et de repli sur soi. Personnellement, je trouve cela tout à fait regrettable et je n’aimerais pas vivre comme eux, mais :
1) il ne faut pas oublier le poids de l’histoire : ce sont les non-Juifs qui ont persécuté les Juifs, pas l’inverse, et cela laisse des cicatrices – pas étonnant que les Juifs soient méfiants (ce qui leur vaut d’ailleurs l’accusation d’être “paranoïaques”‘ en plus d’être racistes);
2) dès lors qu’ils ne forcent personne à vivre comme eux, qu’ils respectent les lois et qu’ils ne réclament pas de privilèges particuliers (ce qui est le cas de 99% d’entre eux), qu’on les laisse tranquille, c’est leur droit de vivre ainsi s’ils le souhaitent !!
@Wills 9 octobre 2011 Ã 15 h 40 min
Ce n’est aps une réponse.
Au vu de la nullité de ton avis sur l’universalisme, et du lien que tu as donné, tu fairais mieux de la jouer modeste.
“Proche de l’humanisme, l’universalisme philosophique considère que tous les citoyens du monde doivent être respectés.
”
” doctrine qui comprend la réalité comme un tout unique englobant tous les individus et qui n’acceptent d’autorité que dans le consentement universel ”
L’universalisme repose au niveau législatif sur l’égalité de tous devant la loi donc l’absence de discrimination.
Donc mes affirmations sont correctes contrairement aux tiennes.
Donc tu as beau botter en touche, c’est ta vision de l’universalisme qui est fausse.
Aller va lire la philosophie pour les nuls toi même.
@ Jean
Je vous retourne la question :
quelles sont exactement vos sources, consultables, concernant les chrétiens en Turquie ?
Quant aux miennes, elles sont tirées de l’introduction de “Myrna Nazour, messagère de l’unité des chrétiens : entretien sur les événements de Soufanieh-Damas”, page 7, exactement. Des décomptes tenus par l’Eglise syriaque elle-même !
PLISSKEN JE VOUS AIME !!!!!!!
ANI OHEVET OTRA !!!
Vous avez mis en mots exactement ce que j’allais dire !!
Bientôt ils vont nous vanter aussi les pseudos vertus de la secte des juifs messianique, et vont faire passer ça pour le véritable judaïsme.
M. ou Mme l’auteur de cet article, ils y a des mecs qui consacrent leur vie à l’étude du Talmud, et vous… en deux coups les gros vous avez tout capter ?
A quand les cours des Gemetrya sur E&D ?
Toda Raba Plissken
Les autres… mouais mouais…
@Pelios
la conférence qu’a donné Alexandre Del Valle et que nous avons diffusée là : http://www.enquete-debat.fr/archives/video-de-la-reunion-des-bloggeurs-du-29-juin-2011/
Donc, a priori, les citations évoquées sont inventées ou falsifiées. C’est ce qu’il me semble. Par contre, que des païens aient pu être qualifiés de chiens ou de pourceaux est un fait, la citation de Jésus l’indiquant clairement. Mais le contexte s’y prêtait bien, avec l’occupation de la Judée par les Romains, alors que les relations antérieures étaient beaucoup plus positives. Le royaume judéen avait notamment soutenu César puis Octave Auguste avec habileté. En fait, le malentendu entre les yehudim et les romani tient aux actions là bas de Crassus et de Pompée. Le premier s’est emparé de l’or du temple, qu’il a fait fondre pour financer sa guerre contre les Parthes (et il finit gorgé d’or au sens littéral du terme lorsqu’il fut mis à mort par le parthe Surena). Le second est entré dans le temple, ce qui était considéré comme un acte d’impiété, et s’est moqué de l’absence de statues cultuelles.
@ Voyons Voir
Merci pour votre sympathique soutien, mais que les choses soient claires : je ne suis pas ici pour défendre une communauté. La seule chose qui m’importe, c’est la vérité. Je suis individualiste, universaliste et rationaliste, posture philosophique qui n’est pas juive et qui entre même en contradiction avec le judaïsme, en tout cas avec le judaisme orthodoxe. Je ne fais aucune promotion du Talmud. Je n’adhère aux dogmes d’aucune religion révélée.
Ce dont je me sens le plus proche philosophiquement, c’est la devise de la République : Liberté, Egalité, Fraternité – et dans cet ordre précis.
Jean Robin
Vous n’avez pas répondu aux citations que j’ai exposées, des plus hautes autorités rabbiniques, et qui confirment bien évidemment que le judaïsme est intrinsèquement raciste (pas les Juifs, le judaïsme en tant que doctrine politico-religieuse).
Quand on écoute Henri de Lesquin, je crois que le plus urgent n’est pas de s’interroger sur “le risque de communautarisme” en France à cause des Juifs qui à la synagogue ne manquent jamais de chanter leur éloge et leur soumission à la République française mais au risque d’une infection de la France par une certaine connerie bien française !
C’est le propre de l’antisémitisme le plus banal d’assimiler le Judaïsme à un ethnicisme et d’en nier l’universalisme. Les Hébreux ont inventé l’universel singulier dont parle admirablement bien le professeur Armand Abecassis au colloque sur Jérusalem dont on peut voir la vidéo ici :
http://www.raison-garder.info/2011/04/video-colloque-lavenir-de-jerusalem-dim-13-mars-introduction/
Bonjour à tous
Tardivement, mon attention a été attirée sur ce titre d’octobre 2011 “Le judaïsme est-il raciste ?”. Parce que ça me paraît être un sujet important je me précipite, et suis déçu. Je trouve mauvais les propos d’Henri de Lesquen sur Radio Courtoisie, et mauvais l’article de Jean.
Après lecture des commentaires je partage cette fin de celui de loyd du 8 octobre à 16h 06 (et sans approuver tout ce qui précède dans ce commentaire) :
Il faut “faire une REELLE introspection, ce qui n’a jamais été fait pour le judaïsme”.
C’est surtout le commentaire de Pelios donnant “quelques extraits de Talmud assez explicites” qui retient mon attention, et je trouve qu’on tarde à lui répondre. Mais non ! C’est une illusion, parce que les commentaires sont longs et, dès le lendemain, “My name is Plissken” fait la mise au point : Il s’agit de FAUX extraits sortis du FAUX Talmud de Pranaitis, qui ont été souvent reproduits par des antisémites ces dernières années sur Internet, comme le sont toujours dans les pays islamisés les faux “Protocoles des sages de Sion”. Pelios avait cité Pranaitis mais sans dire qui il était.
Je veux seulement ajouter ici ma petite expérience sur ce point. Il y a quelques années, j’avais lu dans une note de Denise Masson, traductrice du Coran édité par La Pléiade en 1967 que la comparaison, faite par le prophète Mohamed des juifs avec des singes, venait d’une légende rapportée par le Talmud (Sanhédrin, 109 a). Cette légende disait que “le tiers des hommes qui bâtissaient la Tour de Babel furent changés en singes”. Les “extraits” de Pranaitis, plusieurs fois rencontrés par la suite sur des sites Internet m’ont donné l’envie de vérifier par moi-même.
Allais-je lire les nombreux volumes qui, dans la bibliothèque d’un ami juif occupaient une large place sur un rayon ? Non, je n’en aurais pas le courage. Surtout que j’avais entendu dire que cet ensemble n’est pas particulièrement rigolo, et que les “vrais juifs”, de toutes façons, considéreraient ma lecture comme nulle… puisque, n’étant pas juif, je ne saurais pas comprendre.
Heureusement, je suis tombé sur un petit livre, “Invitation au Talmud”, de Marc-Alain Ouaknin dont j’avais apprécié “Lire aux éclats” (éd. Points/Seuil 1992). Ouaknin proposait de choisir entre trois éditions plus ou moins longues (résumées pour deux d’entre elles). Je fis un gros effort et lus celle du milieu, celle d’A. Cohen (éd. Payot 2002). Certes, je l’ai lue vite mais, Y CHERCHANT des citations précises, je pense que les horreurs “rapportées” par Pranaitis ne m’auraient pas échappées si elles s’y étaient trouvées.
Je pense que l’anecdote rapportée par Denise Masson, au moins, doit se trouver dans l’édition complète. Je pense que celles de Pranaïtis, si elles y étaient seraient depuis des siècles très largement discutées, dénoncées, mises en exergue par les spécialistes. Et je crois donc que c’est une monstrueuse invention judéophobe qui a été rapportée – peut-être de bonne foi – par Pelios. Même si je ne peux pas le prouver.
@Pierre Régnier
en quoi mon article est-il mauvais selon vous svp ?
Bonjour Jean
Je reconnais n’avoir pas lu “La judéomanie”, qui nuancerait peut-être ma brutale critique. Par ailleurs j’apprécie au moins votre point 4.
Vous avez peut-être remarqué que je suis essentiellement préoccupé par l’indispensable destruction de la conception violente de Dieu, et elle est peu présente dans votre article.
Je suis convaincu que les juifs ne pourront vaincre la judéophobie s’ils ne remplacent pas “l’hébraïsme” par un judaïsme rejetant fermement la prétendue “juste violence” prétendument “voulue par Dieu” pour le peuple “élu par lui” (si celui-ci mérite cette “élection”).
Le problème est le même que pour les chrétiens qui, eux, ont créé une nouvelle religion : dans les deux cas c’est l’adhésion à la non-violence théologique – une véritable révolution religieuse – du prophète juif Jésus qui est absente, ou en tous cas très insuffisante.
Je vous envoie par courriel mon petit essai de mars 2000 (mis à jour) : “Désacraliser la violence religieuse”, dont voici un extrait :
“” On confond ce qui a contribué à former la mentalité des bourreaux avec l’attribution d’une responsabilité à leurs victimes. La mauvaise conscience catholique y est pour beaucoup. On sait qu’elle donne lieu maintenant à des manifestations de “repentance”, de demandes de pardon, qui ne vont cependant jamais jusqu’à une exigence de désacralisation de la violence (note). On continue d’enseigner ou, au moins, de laisser entendre que, dans certains cas, les massacres étaient justifiés, puisqu’ils étaient commandés par Dieu.
L’AT fonde la violence sacrée de toute la tradition abrahamique de bien des manières. On oublie trop, par exemple, qu’il est aussi la source de la misogynie et du racisme religieux (et Desmond Tutu se trompe s’il croit vraiment qu’il ne peut inspirer l’apartheid (note)) mais il ne fonde pas que cela, et l’on peut fort heureusement le voir avant tout comme une recherche spirituelle incluant l’avancée de l’homme vers la non-violence. Ce qui fait problème c’est le refus de voir ce qu’implique aujourd’hui cette seconde démarche, c’est la pérennisation du caractère sacré de la violence (note).
Le fondamentalisme juif n’est pas, il s’en faut de beaucoup, le seul responsable. On peut même dire que le dogmatisme catholique -qui n’est pas le christianisme- l’est beaucoup plus parce qu’il fige plus encore les positions aberrantes, parce qu’il empêche plus encore la réflexion libre (note). Enfermés dans le dogme, conscients que leur église a presque toujours étudié la “question juive” dans un contexte de haine cultivée, ce qui, croient-ils, rend les fidèles incapables de réexamen raisonnable, des théologiens catholiques bien intentionnés accréditent la notion de “conquête purement défensive” de la terre de Canaan pour n’avoir pas à s’attaquer au vrai problème: la sacralisation de cette conquête. “”
Aujourd’hui je remplacerais l’expression “qui n’est pas le christianisme” par “qui n’est pas le “jésuïsme” ” parce que, depuis la rédaction de ce texte je me suis rendu compte que, hélas, concernant la prétendue violence de Dieu, le christianisme se réduit bien au dogmatisme catholique.
M. Lesquen est, comme toujours, manifeste son inculture et sa prétention hors du commun, il est ridicule, notre “intellectuel”.
en somme, le rôle de Lesquen sur Courtosie, c’est de censurer la libre parole, virer ceux qui gènent la collecte des fonds – actes impossibles à l’époque de Jean Ferré.
Mais lui, lesquen l’ininteressant, il s’adonne à ce type d’imbicilités, c’est un “chef”! (et de combien des minables s’est-il entouré!!! les grands avaient quittés Radio Courtoisie avec la mort de Jean Ferré)
C’est pour cela que ça fait des annöes que je n’écoute plus cette radio courtosie : Eric Zemmour sur RTL est plus profond !