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La loi la plus nocive

Le regroupement familial

15 septembre 2010, 11:12 5 commentaires
Texte de Maurice Gendre et Thibault Saint-Just, pour le courant Anti-mondialiste. Ce texte parait dans le cadre d’une publication collective donnant la parole à une série d’intervenants d’opinions variées sur le thème : “en France, quelle est selon vous la loi la plus nocive, et pourquoi ?” – Liste des textes publiés

De toutes les lois scélérates promulguées, celle sur le regroupement familial organisé par le duo d’enfer Giscard-Chirac (décret n°76-383 du 29 avril 1976) est certainement la plus pernicieuse, au regard de ses conséquences d’autant plus désastreuses qu’elle est totalisante.

Démographiquement, elle intervient l’année suivant la loi Veil sur l’avortement (janvier 1975). Nous en payons les pots cassés : une progressive substitution de population, les familles immigrées ayant en moyenne plus d’enfants que les françaises indigènes : d’après Michèle Tribalat, la natalité française est de 2,1 enfants par femme, mais tomberait à 1,71 sans les immigrés. Les extra-européens passent ainsi d’une minorité, assimilable tant qu’elle reste peu nombreuse – selon De Gaulle, à une part substantielle de la population française.

Nous le voyons, une contre-colonisation – que Renaud Camus nomme « le grand remplacement » – est à l’Å“uvre en France. Un génocide en marche encensé sous le nom de « métissage » (Ivan Rioufol préfère quant à lui parler d’idéologie « mélangiste ») avec ses arguments bien connus (ouverture, tolérance, diversité…) et ses procès en sorcellerie à l’encontre des réfractaires. Derrière ce culte du « Veau d’Autre » décrit par Pierre-André Taguieff se glisse une contradiction insurmontable.

Chanter les louanges de la Diversité et en même temps se faire l’apôtre d’un métissage global (ou « mélangisme ») constitue une aporie. En effet, c’est ce « métissage global » qui revêt un aspect de plus en plus obligatoire qui s’avère être une menace réelle pour la diversité, la vraie, celle des peuples et de leurs spécificités culturelles et ethniques. Si se métisser relève du choix individuel, LE métissage est une idéologie serinée, une obligation, le seul remède contre un Français recuit et moisi tel que L’idéologie française du philosophe milliardaire BHL le décrit, secondé par le pesant et épuisant écrivain Philippe Solers. Comme l’exposait Taï Luc, chanteur de La Souris Déglinguée, « le métissage c’est une affaire sentimentale. C’est des initiatives d’êtres humains avant tout. Ce ne sont pas des partis politiques qui doivent te dire ce que tu dois faire. »

Pragmatiquement, le métissage détruit la diversité, la vraie, celle des peuples et de leurs spécificités culturelles. Nous irons même jusqu’à dire que dans les faits, l’idéologie du métissage constitue dans ses fondements le paradigme neonazi : alors que dans les années 30 l’Allemagne nous sommait de nous marier avec une « aryenne », le ver mondialiste de ce siècle nous exhorte à épouser une Noire. Il n’est que de citer Tahar Ben Jelloun dans son ouvrage pour enfants de 7 à 77 ans Le racisme expliqué à ma fille, sorte de manifeste du « Métissons-nous tous en rond » : « En général, les métis sont beaux. C’est le mélange qui produit la beauté. » Aurait-on dit du Blanc ou du Noir qu’il est beau ? Non. Donc, pour résumer l’implicite du propos suprémaciste de Tahar Ben Jelloun, le métis est génétiquement supérieur.

Économiquement, le discours rocardien est connu : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part. » Ou l’avènement d’un « humanisme » larmoyant immigrationniste (immigrationnisme qui est, d’après Taguieff, la « dernière utopie des bien-pensants »).

Mais comme le rappelle Orwell, défions-nous de la sémantique officielle. L’immigration est en réalité une déportation (nous employons ce « mot » à dessein) de main d’Å“uvre – taillable et corvéable à merci – destinée à perpétuer la mondialisation neolibérale. L’extorsion de plus-value devient maximale, les profits (retours sur investissements en novlangue) substantiels et juteux.

En ce sens, la loi sur le regroupement familial est d’inspiration soixante-huitarde, celui des nantis contre celui des travailleurs : un miséreux du Tiers-Monde accepte sans broncher des conditions et salaires indécents que refuse un travailleur national, lequel se retrouve acculé, menacé de remplacement par un esclave docile. Le temps où l’on faisait venir des casseurs de grève d’autres pays, pratique si bien décrite par Marx, est révolu : le libéralisme hors-sol tel que déifié par Jacques Attali a su parfaitement s’adapter à la nouvelle donne.

Les travailleurs depuis le regroupement familial sont cocus dans les deux camps : les Français sont victimes de pression sur les bas salaires (dumping social) ; les allogènes, eux, sont obligés de quitter leur patrie pour venir se soigner la santé dans des boulots de misère, leur pays d’origine se voyant de fait privé d’une part importante de main d’Å“uvre et de jusqu’à 70% de leurs cadres : médecins là-bas, brancardiers ici. Seul le mondialisme et son virus le patron – indigne de ce titre – nomade – toujours dixit Attali – y gagnent : plutôt que de délocaliser en Chine ou en Inde (même si parfois le grand patronat ne se prive pas de le faire), c’est la main d’Å“uvre qui est délocalisée, car après tout, pourquoi subir des coûts inutiles lorsqu’il faut rester compétitif ? « Les patrons sans cÅ“ur sont les agents de la subversion », disait en 1934 le Colonel de La Rocque.

Socialement, dans la continuité du monde du travail, le constat est dramatique. Un triste spectacle s’offre à l’observateur attentif. Cette course au bas salaire a remplacé la solidarité par une lutte des travailleurs entre eux, en particulier entre nationaux et allogènes, climat créé par les financiers mondialistes (le contrat collectif devenu individuel). Dénués de culture syndicale, les non-européens ne feront pas valoir leurs droits ni ne montreront une solidarité qui il y a peu allait encore de soi chez les travailleurs, ou alors de manière exclusivement raciale. Une absence de solidarité symptomatique de cette modernité allant de pair avec le déclin du christianisme et de ses valeurs morales. Idiots utiles du mondialisme, les déracinés ont donc malgré eux contribué à détruire l’esprit de corps dans le monde professionnel.

Au-delà de ce domaine enfin, les incompatibilités culturelles sont devenues criantes et patentes depuis longtemps (sans parler de l’effondrement du niveau scolaire) : selon l’ancien commissaire de police Lucienne Bui-Trong (cf. son livre Violences urbaines), 90 à 95% des violences urbaines sont le fait d’immigrés ou de leurs descendants, élément que les sociologues – aussi bien « bourdivins » qu’issus de la « deuxième gauche » – grassement payés par l’Etat pour leur refus obstiné du réel attribuent perpétuellement au social. Toutefois, ils demeurent incapables d’expliquer le pourquoi du peu de faits divers attribuables aux asiatiques ou aux Français « souchiens », comme le dit la si sympathique et si sémillante Houria Bouteldja.

Une grille de lecture commode déconstruite par une récente enquête de Xavier Raufer : les départements les plus pauvres de l’Hexagone sont le Cantal et la Creuse, sans pour autant être le théâtre des mêmes violences. Une nouvelle trahison des clercs qui sert une fois de plus le mondialisme : pendant que le peu de Français dignes de ce nom seront aliénés par un combat identitaire – superstructurel – exclusif, les questions économiques – infrastructurelles – seront complètement délaissées par ces derniers, devenus eux aussi des idiots utiles.

Résumons donc la stupidité de cette loi et son intérêt pour le mondialisme : volonté de création du Surhomme (le métis) afin d’homogénéiser les cultures pour s’en assurer plus facilement le contrôle, une éradication du peuple français à moyen terme, compétition voire guerre entre citoyens plutôt que coopération entre États souverains, pillage systématique de la main d’Å“uvre du Tiers-Monde, prolétarisation – du point de vue économique – toujours plus grande entre des pauvres toujours plus pauvres et des riches toujours plus riches, graves troubles civils, et la communauté française devenue un assemblage de minorités haineuses et revanchardes, pleurnichardes et victimaires, détruisant tout rêve légitime d’unité nationale. Son substitut : un individu métis – de partout donc de nulle part – délocalisable ad vitam aeternam (citoyen du monde) mais surtout pas un patriote enraciné, donc défenseur d’un héritage et de valeurs morales ancrées. Le regroupement familial, ou le plus gros piège mondialiste, et le plus tragiquement efficace.

Maurice Gendre et Thibault Saint-Just, pour le groupe Anti-mondialiste

5 commentaires

  1. Jean dit :

    il me semble qu’au contraire la loi sur le regroupement familial ne favorise pas le métissage mais le communautarisme, puisqu’il s’agit de se faire se rassembler des personnes d’une même culture. Il s’agit donc d’enraciner ici des étrangers au lieu de leur permettre de revenir au pays, donc je rejoins votre vision du déracinement évidemment mais avec cette nuance. Il s’agit aussi de créer involontairement des Etats dans l’Etat, le métissage n’étant qu’une des conséquences secondaires de cela mais pas la raison causale selon moi. D’ailleurs il y a beaucoup plus de zones ghettos, et de territoires perdus de la République, que de métis me semble-t-il. Et le métissage semble préférable au communautarisme, puisque le premier est plus apte à se fondre dans l’identité française que le second (différence entre Yannick Noah ou Dieudonné et (bou)Kémi Séba par exemple). Bref, le regroupement familial est un suicide identitaire, pour des raisons démographiques, et ça vous l’abordez bien, donc ma critique n’est pas radicale.

  2. David dit :

    Jean,
    Kémi Séba semble avoir poursuivi sa logique ethno-différentialiste puisqu’il est parti vivre, “définitivement” apparemment, au Sénégal (http://www.youtube.com/watch?v=a6SAScknxNM). Ce dernier ne semble donc pas (plus) être favorable au communautarisme en France.

    Par ailleurs, sans acrimonie aucune, je me pose une question quant à ton idéologie libérale et ta critique du regroupement familial. La mondialisation libérale entraîne la libre-circulation des personnes, alors comment peux-tu la critiquer? A mon sens, il serait difficile d’avoir la mondialisation des biens et des capitaux, sans celle des hommes…

  3. Jean dit :

    Je ne suis pas l’auteur de l’article…

  4. David dit :

    D’abord, je remarque à l’instant que je vous ai tutoyé, je ne sais pour quelle raison, alors veuillez m’en excuser.

    Ensuite, si vous n’êtes pas l’auteur de l’article, ce que j’avais noté je vous rassure, vous écrivez dans votre commentaire: “le regroupement familial est un suicide identitaire, pour des raisons démographiques”. Or, je m’interroge seulement sur ce qui me semble être une de vos contradictions: “libéralisme dans un cadre mondialisé” et “critique d’une des conséquences de cette mondialisation”. Pour citer Zemmour, euh… Bossuet, “Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.” Je suis certain que vous avez une explication et serais ravi de la lire.

  5. David dit :

    Apparemment, je ne suis pas prêt de la lire…

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