Point de vue habituel des libéraux, pas faux dans le principe, mais exprimé de façon simpliste. L’auteur aurait fait une démonstration plus convaincante et désamorçant les critiques s’il s’était prononcé pour un revenu minimum d’existence ou un crédit d’impôt pour les plus pauvres, mesures revendiquées par certains libéraux. Il aurait ainsi montré que supprimer la pauvreté ne requiert pas de SMIC.
Cette petite vidéo me fait penser à une propagande intellectuelle qui occulte des partis essentielles de l’histoire.
On veut nous faire croire qu’une bonne économie doit s’affranchir des lois etatiques. Or on n’oublie de rappeler que le libéralisme requiert également des barrières sur les mécanismes monétaires. L’Etat (le peuple) ne doit en aucun cas laisser la création monétaire aux banques privées. Le commerce de l’argent est à l’économie libérale ce que serait le droit à l’homme le besoin de respirer.
Cette vidéo occulte aussi un autre aspect important, c’est que le SMIC s’il est légalisé, reste sous contrôle à distance des banques centrales. En effet, la BCE essaye de limiter l’inflation, ce qui s’accompagne de facto de plus de chômage et des salaires bas. En augmentant son taux d’intérêt directeur la BCE va réduire la quantité de monnaies fraîches émises par les banques, donc la capacité à payer et embaucher des travailleurs.
D’une certaine façon, les libéraux par l’entremise de la création monétaire, de la banque centrale ont acquis le pouvoir de contrôler le taux de chomage et les salaire. Il y a même un indice économique, le NAIRU qui permet de mesurer le taux de chomage optimale… c’est dire jusqu’ou va la bétise de notre modèle économique.
- Ce qui crée les bas salaires, c’est le chômage fort, car les gens acceptent les bas salaires faute de mieux. (indice économique le NAIRU)
- Ce qui crée le chômage fort, c’est l’absence d’argent pour payer le travail qui n’attend que d’être fait. (augmenter les taux d’intérêts)
Vous l’avez compris je ne suis pas d’accord avec cette vidéo qui nous propose une approche simpliste qui ne peut être réalisée que par le patronat pour polluer un peu notre intellect et nous faire accepter les idées du MEDEF.
Il m’a échappé que les Banques centrales étaient sous le contrôle des libéraux !
Tous les libéraux dénoncent les banques centrales depuis les années 70 (les “monétaristes”, courant libéral majeur) et les libertariens aux USA, veulent littéralement les supprimer (Ron Paul…)… les Lumières en France voyaient venir leur fondation et s’y opposaient…
D’ailleurs les banques centrales ne servent à rien, nous pourrions les remplacer par une simple formule mathématique qui déterminerait automatiquement le taux d’intérêt… ce qui serait déjà moins absurde que les politiques criminelles actuellement menées par ces mêmes banques centrales en Occident…
Comme je l’ai dis dans l’article sur les balles intelligentes, l’intelligence, c’est la capacité à assembler un certains nombres de données dans un but précis.
Ici, la base, ce sont les briques libérales habituelles. Libre entreprise, concurrence, marché en condition d’équilibre.
Une brique est systématiquement oubliée : celle du chomâge. En fait, c’est plus subtil que ça. Après avoir considéré que le chomâge n’existe pas pour la démonstration, et “démontré” que le système marche si on ne prend pas cette variable en compte à la base, on décrète que du coup le chômage n’existerait pas si on mettait en oeuvre le système en question.
Je suppose A, B, C, D vraies et je montre que A est vrai. Super !
Ensuite, il y a un autre paramètre non prix en compte : le fait qu’avec une fluctuation non limité des salaires, à partir d’un certain niveau, Simon meurt de faim ou de froid. Le système peut se passer de la vie de Simon car sa valeur ajoutée est nulle, donc Simon peut crever la gueule ouverte. ( La, les libéraux s’en sortent en arguant que le riche va sauver Simon, pour l’amour de son prochain. Merveilleux de cohérence )
Dernière chose, au moment où le salaire minimum est augmenté, et que Simon est viré car sa valeur ajouté n’est plus assez importante pour que le garder soit rentable, le patron (EDGAR) n’est pas content car il DOIT investir dans les ROBOTS ou DELOCALISER pour compenser. Autrement dit, il doit investir. Et pourquoi n’investirait-il pas pour former Simon afin d’augmenter sa valeur ajoutée potentielle ? Pourquoi ne pas parler de cette possibilité ?
En plus, comble de l’absurde, on affirme ensuite que si Simon avait continué à travailler à l’usine, il aurait pu augmenter sa productivité etc .. Alors, décidément, POURQUOI ne pas investir dans Simon plutôt que dans des machines ou dans des délocalisations ?
Conclusion :
Les libéraux postulant qu’il n’est pas rentable d’investir dans le capital humain, je continue de postuler qu’il est nécessaire qu’il existe un état taxant les riches afin de :
1/ permettre aux chômeurs de vivre dignement
2/ financer la formation des chômeurs en question
Qu’aujourd’hui la redistribution ne soit pas effectuée de la manière la plus efficace est avéré mais, à la vue des piètres démonstrations qui nous sont faites, cela ne démontre en aucun cas la supériorité du modèle libéral pour assurer le bien être général.
Dans la nature, la faiblesse est sanctionnée par la mort. En érigeant la sélection naturelle comme principe fondateur de l’économie, il me semble que le libéralisme occulte complètement le fait qu’une des caractéristiques fondamentale de l’humanité, c’est d’avoir pris conscience qu’il est plus rentable d’” investir” du temps en aidant un compagnon en difficulté plutôt que de le laisser mourir.
- En fait, la suppression du SMIC ne supprime pas le chômage, ce n’est pas ce qui est dit ici, elle permet simplement de le diminuer, le niveau du chômage n’étant pas déterminé par une seule donnée mais par une conjonction de données.
La gestion de la monnaie, la flexibilité du travail, la mobilité, une langue commune, l’adéquation offre/demande, le niveau d’éducation etc. déterminent aussi le niveau du chômage.
La suppression du SMIC permet de diminuer le chômage, mais comme cette suppression n’intervient pas sur ces autres paramètre, elle ne permet pas à elle seule de le supprimer.
- Si la valeur ajoutée de Simon est nulle, les libéraux diraient plutôt que s’il ne veut pas vivre d’agriculture vivrière (ce qui par ailleurs pourrait être son choix du moment qu’il ne fait pas financer ce choix par l’assistanat), il devra faire comme tout le monde, accroitre sa valeur ajoutée !
S’il ne parvient pas seul à accroitre sa valeur ajoutée et si personne n’est suffisamment charitable pour lui apprendre les moyens qui lui permettront d’accroitre sa valeur ajoutée, alors et là les libéraux ne sont pas niais, l’Etat devra assurer son rôle de gendarme protecteur en transmettant à Simon, non une rente, non une allocation, mais les moyens qui lui permettront d’accroitre sa valeur ajoutée (pension d’enseignement technique, école, universités, insertion professionnelle partiellement financée par l’Etat etc.)
Si Simon est invalide et qu’il n’y a personne de suffisamment charitable pour venir en aide à Simon, alors le libéral dit que l’Etat, le Seigneur, doit jouer son rôle de gendarme protecteur en obligeant le reste de la société à faire travailler Simon dans la mesure de ses capacités et à compléter la part du revenu qu’il ne peut pas gagner lui-même…
- Peut-être que l’investissement à réaliser sur Simon est supérieur à l’investissement à réaliser sur des robots ou une délocalisation pour le remplacer.
Néanmoins, effectivement, il peut être plus rentable d’investir dans Simon que de lui substituer un robot et les entreprises privilégient toujours cette solution.
La preuve en est que les entreprises en France sont obligées de dépenser au minimum 4 ou 6% du coût de leur masse salariale (je ne sais plus le chiffre exact) alors que dans les faits il ne s’en trouve aucune pour dépenser moins de 8% !
Cela signifie que les entreprises françaises investissent plus dans leurs salariés que la loi ne les y contraint (ce qui démontre par ailleurs l’inutilité des systèmes de chèques de formations, tout juste bon à faire vivre ceux des fonctionnaires chargés de les gérer).
- Si Simon avait continué à travailler à l’usine, il aurait effectivement augmenté sa productivité, car il aurait appris de nouvelles techniques et dans un pays méritocratique (donc pas en France) avec beaucoup de travail et de talent il aurait même pu prendre la place du patron; il aurait évolué dans la société ou dans d’autres sociétés…
Conclusion :
Les libéraux postulent qu’il n’y a de richesses que d’Hommes et que le libéralisme n’est pas fait pour le patron, mais pour les Hommes.
Dans la nature la faiblesse est effectivement sanctionnée par la mort, mais c’est bien grâce à cette sanction que nous vivons, sans elles, nous existerions simplement pas !
L’espèce humaine est le produit du darwinisme, pour que l’espèce humaine puisse continuer de survivre, il faut donc refuser d’affranchir l’espèce humaine du darwinisme.
-
Le socialisme se prend pour dieu et prétend affranchir l’Homme de la réalité de sa condition, il prétend l’affranchir du darwinisme, ce qui mène l’Homme à sa mort et les économies à la ruine.
Le libéralisme lui, prétend que dieu nous a fait par le darwinisme et qu’au lieu de lutter contre ce dernier, il faut reconnaitre la faiblesse de notre condition et donc s’y adapter, ce qui contraint l’Homme à l’excellence par instinct de survie et le mène à pérenniser son avenir tout en garantissant la prospérité de son économie.
Le socialisme sacrifie l’ensemble pour sauver la minorité, puis partage la misère et fait mourir tout le monde.
Le libéralisme sauve l’ensemble en contraignant l’ensemble à la survie, puis il tend la main à la minorité qui ne survie pas, pour qu’elle parvienne à réussir elle aussi si elle le veut, à vivre en survivant.
Les socialistes croient que la vie est une chose immuable, acquise, gagnée, gratuite, facile, un droit.
Les libéraux croient que la vie est un miracle, un bien fragile, menacé, un combat, un devoir.
Le darwinisme étant ce qu’il est, normalement, à la fin, les libéraux devraient donc peupler le monde un monde qui devrait ressembler alors à une vaste suisse.
Je trouve votre réponse très intéressante car dans votre réponse on voit apparaitre, au delà de la théorie, la vision de l’homme que sous tend cette construction théorique.
Je prétends qu’il y dans le libéralisme une forme d’hypocrisie :
- L’homme doit travailler en groupe pour survivre mais ,comme il se prétend libre/indépendant/autonome (rayer les mentions inutiles) , il déclare n’accepter de se mêler au groupe qu’en prétendant qu’il ne le fait que dans son intérêt propre.
Alors qu’on peut réfléchir autrement et se dire : Puisque mon bien être dépend structurellement de la bonne santé de la totalité du groupe, je vais travailler non pas pour maximiser mon bien être à court terme, mais celui du groupe à long terme.
Le problème de cette stratégie, c’est qu’elle est sensible au parasitage. On sait que la coopération est la stratégie la plus efficace à long terme, mais on a peur de se faire avoir. Exemples:
- Les études montrent que ce sont les sociétés qui coopèrent le plus avec d’autres qui ont la meilleur santé.
- A chaque crise, la concentration du marché augmente.
- La commission européenne a rejeté il y a peu un projet de fusion en NYSE euronext et la deutsche borche, qui aurait formé la plus grosse place boursière du monde .. tout le monde sait que si une fusion est bien gérée, 1+1>2 car on évite les dépenses redondantes et de “chamaillerie”.
Le problème, c’est la confiance. Dans le libéralisme, on règle la question de la confiance en posant l’entubage comme règle par défaut (“Greed is good”). Mais on finit bien par y arriver.
( Au passage, la confiance ne se décrétant pas, les kolkhozes soviétiques ne pouvaient être qu’un échec)
Mon problème avec les thèses libérales, c’est qu’elles nient ou traitent de manière hypocrite l’intérêt économique de la confiance entre les acteurs.
Tout le monde cherche à avoir des amis, des personnes sur qui compter en cas de coup dur, avec qui il est possible de “se lacher”. Pourquoi promouvoir un système économique qui suppose des humains “schizophrènes” qui, d’un côté, cherchent la confiance et, de l’autre, cherchent à étriper leur voisin ?
Bref, je pense que vous vous méprenez sur le fond de la pensée socialiste. Le fond c’est d’assumer le fait que la meilleure stratégie, c’est la coopération, car justement la vie est fragile et qu’on n’a pas besoin d’en rajouter en se tirant dans les pattes.
Au delà de cet aspect “de fond”, ma réponse à vos autres remarques (en 1ère partie)
- Comme vous le dites, le chômage est le produit d’une multitude de facteurs. Or, dans cette vidéo, on ne présente l’interaction chomage-salaire que dans un seul sens, ce que j’interprète par défaut comme une manipulation.
- Sur la nécessaire augmentation de valeur ajouté de Simon.
Vous admettez qu’il faut un état en bonne santé pour s’occuper de Simon “en dernier ressort”. Le chômage est aussi un espace de créativité pour celui qui sait en profiter. Le SMIC induit structurellement du chômage OK. Mais si c’est le prix de la dignité humaine .. j’ai envie de dire, ainsi soit il.
Et il y a d’autres désordres structuraux dans notre économie, comme la concentration du capital.
Les favorisés du capitalisme vont naturellement dire qu’il faut plutôt traiter le problème du SMIC que le problème de concentration du capital. Mais il existe des gens connaissant le système, comme Paul Jorion, qui vont dire exactement l’inverse.
- ” dans un pays méritocratique (donc pas en France) avec beaucoup de travail et de talent il aurait même pu prendre la place du patron ”
Le mérite n’a rien à voir la dedans. On aura toujours besoin d’ouvriers, quelque soit l’investissement des ouvriers au travail. Il faut des compétences pour être patron, c’est sur. Mais pour produire aussi. Alors dire que les gens en bas de l’échelle sont moins méritant … n’est ce pas aussi ce qui conduit à augmenter la paye du manager pour ensuite taper sur ce SMIC de l’ouvrier toujours trop haut ?
- Les individus qui améliorent chacun individuellement leur propre bienêtre sont indirectement plus efficaces pour assurer la prospérité du groupe qu’un groupe en tend que tel.
Il n’y a pas de morale de groupe.
Si dans une équipe chacun à la même responsabilité, plus personne n’est responsable de rien.
Si dans un groupe chacun gagne la même chose, plus personne ne travaille
Les coopérations naissent ainsi naturellement de la somme des intérêts individuels, mieux qu’en les créant artificiellement.
- Le libéralisme est indissociable de la démocratie directe.
Lorsqu’un individu passe un contrat avec un autre individu, il faut un tiers pour garantir l’exécution du contrat, c’est lorsque les contrats sont exécutés que née la confiance.
Il faut donc que le Roi, le Seigneur, ou l’Etat, sous contrôle du peuple dans une démocratie directe, dispose toujours du monopole de la force et de la justice.
Ainsi l’Etat gendarme canalise l’avidité de ceux qui trop avides voudraient “entuber” leurs semblables en n’honorant pas leurs contrats ou qui voudraient s’accaparer la propriété privée de leurs semblables.
Pour un libéral le fait de ne pas honorer un contrat est le pire des crimes, car tout est basé sur la propriété privée qui elle même ne peut exister que si les contrats sont honorés.
- Même si le chômage est le produit de multiples facteurs, la démonstration de cette vidéo demeure juste.
- Sur la nécessaire augmentation de valeur ajouté de Simon.
Il n’y a jamais eu autant de programmes d’insertion pour les pauvres au Royaume Uni que sous Margaret Thatcher !
Est-ce la dignité humaine de vivre d’une rente ?
Le SMIC est une rente, on force à sur-payer un travail qui n’a pas cette valeur et ce qu’on ne dit pas dans cette vidéo, c’est que pour sur-payer le smicard, il faut baisser le salaire de tous ceux qui dans l’entreprise gagnent juste un peu plus que le SMIC !
- Le chômage est un espace de créativité ?
Off course, mais pas avec l’argent du contribuable alors, si Simon veut créer au chômage, il n’a pas à le faire aux frais de la société.
- ” dans un pays méritocratique (donc pas en France) avec beaucoup de travail et de talent il aurait même pu prendre la place du patron ”
Le mérite a tout à voir là dedans.
Le travail de l’ouvrier n’est pas égal en valeur au travail du patron, le travail du patron a plus de valeur ajoutée que le travail de l’ouvrier !
Il faut vraiment vous vous ôtiez l’idée de la tête que 1 heure de travail a la même valeur produite par tous les Hommes et ainsi que les Hommes seraient interchangeables entre eux !
Les travailleurs ne sont pas interchangeables, chacun possède une compétence unique, une spécialisation unique.
Il y a donc une notion de rareté.
Le talent du patron est ainsi plus rare que le talent des ouvriers.
Un patron n’est pas interchangeable, un ouvrier l’est déjà plus.
Voilà pourquoi, l’ouvrier dans une méritocratie avec des efforts, de l’intelligence, du mérite, peut devenir patron.
Cela ne signifie pas que les ouvriers ne sont pas nécessaires ou qu’ils ne soient pas utiles, mais cela signifie que leur valeur ajoutée étant plus faible, moins de personnes dans le monde se battent pour se payer leurs prestations, alors qu’un patron talentueux, des millions d’ouvriers se battent pour travailler pour lui…
- “Les individus qui améliorent chacun individuellement leur propre bienêtre sont indirectement plus efficaces pour assurer la prospérité du groupe qu’un groupe en tend que tel.”
Jusqu’à preuve du contraire, ça reste pour moi un postulat du libéralisme, une hypothèse qui mérite justification (scientifique j’entends).
- “Si dans une équipe chacun à la même responsabilité, plus personne n’est responsable de rien.”
Oui, d’accord, il faut des personnes à la coordination, je n’ai jamais dit le contraire. J’ai bien dit “Il faut des compétences pour être patron, c’est sur”.
- “Les coopérations naissent ainsi naturellement de la somme des intérêts individuels, mieux qu’en les créant artificiellement.”
Ca ne contredit aucunement ce que j’ai dit plus haut : il est hypocrite de faire semblant qu’on est libre de choisir la coopération ou pas. Tout comme il est illusoire de faire croire qu’on peut réellement choisir son activité alors qu’en fait pour la majorité des gens l’éventail de choix est extrêmement réduit. (Toutes les personnes peu qualifiées, qui prennent tout ce qui leur passe sous la main ou gardent un mauvais job par peur de la précarité)
Et j’ai bien dit aussi que la confiance ne se décrétait pas … donc si vous pouviez éviter de me prendre pour un bolchévik, nous gagnerions du temps.
- Quand je parle d’entubage, je ne pense pas à l’entubage illégal. Le vendeur de cuisines qui réussit à fourguer une cuisine bas de gamme à prix d’or grâce à un crédit conso réalise un entubage complètement légal.
La notion de contrat est très importante dans un système libéral effectivement. Et au US le résultat c’est par exemple des contrats d’assurance santé à rallonge que personne n’a physiquement le temps de comprendre. C’est une perte d’énergie considérable, et je maintiens mon argument sur l’intérêt économique de la confiance. Intérêt complètement occulté dans les fondements du libéralisme.
- “Est-ce la dignité humaine de vivre d’une rente ? ”
Entre bosser toute la journée pour ne pas manger à sa fin, et vivre temporairement d’une rente, qu’est ce qui est le plus indigne ? Demandons aux intéressés …
- “Le travail de l’ouvrier n’est pas égal en valeur au travail du patron, le travail du patron a plus de valeur ajoutée que le travail de l’ouvrier !
Il faut vraiment vous vous ôtiez l’idée de la tête que 1 heure de travail a la même valeur produite par tous les Hommes et ainsi que les Hommes seraient interchangeables entre eux !”
Une question con. Comment, au sein de l’entreprise, avec un réservoir de tâches à effectuer, et un réservoir de main d’oeuvre effectuant les tâches, le tout mélangé, faites vous pour déterminer rationnellement la part de valeur ajouté qui revient à chacun ?
Vous ferez surement pour cela appel à la “disponibilité” des connaissances/compétences requises pour effectuer telle ou telle tâche sur le marché de l’emploi.
Ce qui me fait vous demander “par anticipation”, pourquoi aujourd’hui les mécanismes de marché ne fonctionnent pas, puisque la pyramide des salaires tend à se décaler vers le haut, alors qu’on devrait assister à l’inverse.
- “Les individus qui améliorent chacun individuellement leur propre bienêtre sont indirectement plus efficaces pour assurer la prospérité du groupe qu’un groupe en tend que tel.”
“Jusqu’à preuve du contraire, ça reste pour moi un postulat du libéralisme, une hypothèse qui mérite justification (scientifique j’entends).”
La preuve en est que la social-démocratie Occidentale est en faillite, que l’ensemble des régimes socialistes sont en faillite, que les régimes communistes sont pratiquement tous tombés et que les pays les plus libéraux sont aussi les plus prospères au monde.
- La pyramide des salaires ne tend pas à décaler vers le haut, bien au contraire, en Europe les profits n’ont jamais été aussi faibles, les volumes sur les marchés n’ont jamais été aussi faibles…, ce qui démontre que la plupart des “riches” soit sont ruinés, soit, sont partis vivre en Asie ou en Amérique…
Les stats. démontrant cette réalité sont publiées notamment dans les ouvrages de vulgarisation de Charles Gave, que je vous invite à étudier : http://lafaillitedeletat.com/livres-de-lauteur/
Par ailleurs il y a en France un effet de ciseau :
Nous entrons dans la révolution de la connaissance, les ouvriers seront bientôt tous remplacés par des robots et les emplois nouveaux créés dans l’économie de la connaissance vont remplacer les emplois perdus dans l’industrie.
Sauf en Occident !
Pourquoi ?
Parce que l’ensemble des secteurs de la connaissance (éducation, santé, recherche etc.) sont sous monopole d’Etat !
Donc, à cause de la collectivisation des secteurs porteurs, ces derniers sous-performent et ne parviennent pas à compenser les emplois perdus dans l’industrie…
Résultat, effectivement, les écarts se creusent entre ceux qui travaillent dans l’économie libre et ceux qui travaillent dans l’économie communiste.
Donc, effectivement, tend que les social-démocraties partout en Occident n’auront pas fait faillite et tend que nous ne privatiserons pas les services publics, l’école, la santé, la recherche etc., alors, l’emploi diminuera et les écarts se creuseront, sans compter que nous manquerons cette révolution de la connaissance, tout comme la France déjà, avait manqué la révolution industrielle entre 1890 et 1920 !
Hollande veut recruter 60 000 professeurs de plus dans l’Education Nationale pour endoctriner plus encore, les jeunes au socialisme, alors que si on privatisait l’Education Nationale c’est au moins 400 000 postes supplémentaires qui seraient créés dans l’économie libre de la connaissance !
” Nous entrons dans la révolution de la connaissance, les ouvriers seront bientôt tous remplacés par des robots et les emplois nouveaux créés dans l’économie de la connaissance vont remplacer les emplois perdus dans l’industrie.
Sauf en Occident ! ”
Je doute que vous ayez été beaucoup en contact avec le monde de la science pour affirmer une chose pareille.
La révolution de la connaissance, comme vous le dites, a mis la fin des réserves de ressources mondiales à portée de vue. Nous la voyons arriver. Ecoutez Jean Marc Jancovici, lisez “La fin des métaux” http://books.google.fr/books?id=ANOmCuy9vukC&hl=fr , regardez les chiffres sur le pétrole.
Les villes comme Hong Kong ou Dubaï sont des supernovas, des astres qui brillent d’un ultime éclat avant de s’éteindre à tout jamais.
On rase des millions et des millions d’hectares de forêts primaires au nom de ce satané développement, et de la promesse de lendemains qui chantent. Nous ne pouvons pas nous affranchir des contraintes naturelles qui nous ont généré. Demain l’avenir dépendra des vers de terre, pas des robots.
Les pays riches sont ruinés parce que notre modèle de développement, basé sur la consommation illimitée du capital naturel, touche les limites des ressources terrestres.
Ca n’est pas tant notre façon de produire que notre façon de consommer qu’il faut révolutionner. Et vous affirmez qu’en incitant chacun à consommer le plus, on réussira à diminuer la consommation globale ?
Pure folie.
Nos sociétés devront évoluer d’une manière incroyable dans les 30 prochaines années pour ne pas s’effondrer.
Mais le modèle que vous proposez me parait juste complètement dingue.
Vous inversez complètement les liens de causalités. Instaurons le désordre, et l’ordre naitra.
Oui, un certain ordre naitra, mais il n’a aucune raison d’être supérieur à l’ordre actuel.
La liberté ne fait pas tout. La liberté de choix n’a aucun intérêt si l’on a pas de manière rationnelle de choisir.
Or, c’est bien ça le fondement du malaise de notre ère : nous avons accru de manière démentielle notre confort, mais nous n’avons rien reglé au problème de l’incertitude face à notre avenir. La théorie libérale veux nous faire croire que “l’avenir sera fait de ce qu’on veut”. C’est une chimère. On n’a aucune idée de quoi demain pourra être fait, et ça n’a aucun intérêt de mettre l’incertitude sur un piédestal, alors que notre intérêt en tant qu’humain c’est au contraire la stabilité, la sécurité.
Point de vue habituel des libéraux, pas faux dans le principe, mais exprimé de façon simpliste. L’auteur aurait fait une démonstration plus convaincante et désamorçant les critiques s’il s’était prononcé pour un revenu minimum d’existence ou un crédit d’impôt pour les plus pauvres, mesures revendiquées par certains libéraux. Il aurait ainsi montré que supprimer la pauvreté ne requiert pas de SMIC.
Cette petite vidéo me fait penser à une propagande intellectuelle qui occulte des partis essentielles de l’histoire.
On veut nous faire croire qu’une bonne économie doit s’affranchir des lois etatiques. Or on n’oublie de rappeler que le libéralisme requiert également des barrières sur les mécanismes monétaires. L’Etat (le peuple) ne doit en aucun cas laisser la création monétaire aux banques privées. Le commerce de l’argent est à l’économie libérale ce que serait le droit à l’homme le besoin de respirer.
Cette vidéo occulte aussi un autre aspect important, c’est que le SMIC s’il est légalisé, reste sous contrôle à distance des banques centrales. En effet, la BCE essaye de limiter l’inflation, ce qui s’accompagne de facto de plus de chômage et des salaires bas. En augmentant son taux d’intérêt directeur la BCE va réduire la quantité de monnaies fraîches émises par les banques, donc la capacité à payer et embaucher des travailleurs.
D’une certaine façon, les libéraux par l’entremise de la création monétaire, de la banque centrale ont acquis le pouvoir de contrôler le taux de chomage et les salaire. Il y a même un indice économique, le NAIRU qui permet de mesurer le taux de chomage optimale… c’est dire jusqu’ou va la bétise de notre modèle économique.
- Ce qui crée les bas salaires, c’est le chômage fort, car les gens acceptent les bas salaires faute de mieux. (indice économique le NAIRU)
- Ce qui crée le chômage fort, c’est l’absence d’argent pour payer le travail qui n’attend que d’être fait. (augmenter les taux d’intérêts)
http://info-resistance.org/economie/inflation/
http://info-resistance.org/economie/bce-au-pouvoir/
Vous l’avez compris je ne suis pas d’accord avec cette vidéo qui nous propose une approche simpliste qui ne peut être réalisée que par le patronat pour polluer un peu notre intellect et nous faire accepter les idées du MEDEF.
J’avais mis un commentaire, qui n’est pas visible. Pourquoi l’avoir effacé (ou pas validé) ?
D’avance merci.
@Corentin
désolé je l’ai cherché dans les spams mais il y en a trop, retentez en coupant les mots sensibles d’un astérisque (par exemple s*oral)
@Kuota :
Il m’a échappé que les Banques centrales étaient sous le contrôle des libéraux !
Tous les libéraux dénoncent les banques centrales depuis les années 70 (les “monétaristes”, courant libéral majeur) et les libertariens aux USA, veulent littéralement les supprimer (Ron Paul…)… les Lumières en France voyaient venir leur fondation et s’y opposaient…
D’ailleurs les banques centrales ne servent à rien, nous pourrions les remplacer par une simple formule mathématique qui déterminerait automatiquement le taux d’intérêt… ce qui serait déjà moins absurde que les politiques criminelles actuellement menées par ces mêmes banques centrales en Occident…
Comme je l’ai dis dans l’article sur les balles intelligentes, l’intelligence, c’est la capacité à assembler un certains nombres de données dans un but précis.
Ici, la base, ce sont les briques libérales habituelles. Libre entreprise, concurrence, marché en condition d’équilibre.
Une brique est systématiquement oubliée : celle du chomâge. En fait, c’est plus subtil que ça. Après avoir considéré que le chomâge n’existe pas pour la démonstration, et “démontré” que le système marche si on ne prend pas cette variable en compte à la base, on décrète que du coup le chômage n’existerait pas si on mettait en oeuvre le système en question.
Je suppose A, B, C, D vraies et je montre que A est vrai. Super !
Ensuite, il y a un autre paramètre non prix en compte : le fait qu’avec une fluctuation non limité des salaires, à partir d’un certain niveau, Simon meurt de faim ou de froid. Le système peut se passer de la vie de Simon car sa valeur ajoutée est nulle, donc Simon peut crever la gueule ouverte. ( La, les libéraux s’en sortent en arguant que le riche va sauver Simon, pour l’amour de son prochain. Merveilleux de cohérence )
Dernière chose, au moment où le salaire minimum est augmenté, et que Simon est viré car sa valeur ajouté n’est plus assez importante pour que le garder soit rentable, le patron (EDGAR) n’est pas content car il DOIT investir dans les ROBOTS ou DELOCALISER pour compenser. Autrement dit, il doit investir. Et pourquoi n’investirait-il pas pour former Simon afin d’augmenter sa valeur ajoutée potentielle ? Pourquoi ne pas parler de cette possibilité ?
En plus, comble de l’absurde, on affirme ensuite que si Simon avait continué à travailler à l’usine, il aurait pu augmenter sa productivité etc .. Alors, décidément, POURQUOI ne pas investir dans Simon plutôt que dans des machines ou dans des délocalisations ?
Conclusion :
Les libéraux postulant qu’il n’est pas rentable d’investir dans le capital humain, je continue de postuler qu’il est nécessaire qu’il existe un état taxant les riches afin de :
1/ permettre aux chômeurs de vivre dignement
2/ financer la formation des chômeurs en question
Qu’aujourd’hui la redistribution ne soit pas effectuée de la manière la plus efficace est avéré mais, à la vue des piètres démonstrations qui nous sont faites, cela ne démontre en aucun cas la supériorité du modèle libéral pour assurer le bien être général.
Dans la nature, la faiblesse est sanctionnée par la mort. En érigeant la sélection naturelle comme principe fondateur de l’économie, il me semble que le libéralisme occulte complètement le fait qu’une des caractéristiques fondamentale de l’humanité, c’est d’avoir pris conscience qu’il est plus rentable d’” investir” du temps en aidant un compagnon en difficulté plutôt que de le laisser mourir.
@FabriceM :
- En fait, la suppression du SMIC ne supprime pas le chômage, ce n’est pas ce qui est dit ici, elle permet simplement de le diminuer, le niveau du chômage n’étant pas déterminé par une seule donnée mais par une conjonction de données.
La gestion de la monnaie, la flexibilité du travail, la mobilité, une langue commune, l’adéquation offre/demande, le niveau d’éducation etc. déterminent aussi le niveau du chômage.
La suppression du SMIC permet de diminuer le chômage, mais comme cette suppression n’intervient pas sur ces autres paramètre, elle ne permet pas à elle seule de le supprimer.
- Si la valeur ajoutée de Simon est nulle, les libéraux diraient plutôt que s’il ne veut pas vivre d’agriculture vivrière (ce qui par ailleurs pourrait être son choix du moment qu’il ne fait pas financer ce choix par l’assistanat), il devra faire comme tout le monde, accroitre sa valeur ajoutée !
S’il ne parvient pas seul à accroitre sa valeur ajoutée et si personne n’est suffisamment charitable pour lui apprendre les moyens qui lui permettront d’accroitre sa valeur ajoutée, alors et là les libéraux ne sont pas niais, l’Etat devra assurer son rôle de gendarme protecteur en transmettant à Simon, non une rente, non une allocation, mais les moyens qui lui permettront d’accroitre sa valeur ajoutée (pension d’enseignement technique, école, universités, insertion professionnelle partiellement financée par l’Etat etc.)
Si Simon est invalide et qu’il n’y a personne de suffisamment charitable pour venir en aide à Simon, alors le libéral dit que l’Etat, le Seigneur, doit jouer son rôle de gendarme protecteur en obligeant le reste de la société à faire travailler Simon dans la mesure de ses capacités et à compléter la part du revenu qu’il ne peut pas gagner lui-même…
- Peut-être que l’investissement à réaliser sur Simon est supérieur à l’investissement à réaliser sur des robots ou une délocalisation pour le remplacer.
Néanmoins, effectivement, il peut être plus rentable d’investir dans Simon que de lui substituer un robot et les entreprises privilégient toujours cette solution.
La preuve en est que les entreprises en France sont obligées de dépenser au minimum 4 ou 6% du coût de leur masse salariale (je ne sais plus le chiffre exact) alors que dans les faits il ne s’en trouve aucune pour dépenser moins de 8% !
Cela signifie que les entreprises françaises investissent plus dans leurs salariés que la loi ne les y contraint (ce qui démontre par ailleurs l’inutilité des systèmes de chèques de formations, tout juste bon à faire vivre ceux des fonctionnaires chargés de les gérer).
- Si Simon avait continué à travailler à l’usine, il aurait effectivement augmenté sa productivité, car il aurait appris de nouvelles techniques et dans un pays méritocratique (donc pas en France) avec beaucoup de travail et de talent il aurait même pu prendre la place du patron; il aurait évolué dans la société ou dans d’autres sociétés…
Conclusion :
Les libéraux postulent qu’il n’y a de richesses que d’Hommes et que le libéralisme n’est pas fait pour le patron, mais pour les Hommes.
Dans la nature la faiblesse est effectivement sanctionnée par la mort, mais c’est bien grâce à cette sanction que nous vivons, sans elles, nous existerions simplement pas !
L’espèce humaine est le produit du darwinisme, pour que l’espèce humaine puisse continuer de survivre, il faut donc refuser d’affranchir l’espèce humaine du darwinisme.
-
Le socialisme se prend pour dieu et prétend affranchir l’Homme de la réalité de sa condition, il prétend l’affranchir du darwinisme, ce qui mène l’Homme à sa mort et les économies à la ruine.
Le libéralisme lui, prétend que dieu nous a fait par le darwinisme et qu’au lieu de lutter contre ce dernier, il faut reconnaitre la faiblesse de notre condition et donc s’y adapter, ce qui contraint l’Homme à l’excellence par instinct de survie et le mène à pérenniser son avenir tout en garantissant la prospérité de son économie.
Le socialisme sacrifie l’ensemble pour sauver la minorité, puis partage la misère et fait mourir tout le monde.
Le libéralisme sauve l’ensemble en contraignant l’ensemble à la survie, puis il tend la main à la minorité qui ne survie pas, pour qu’elle parvienne à réussir elle aussi si elle le veut, à vivre en survivant.
Les socialistes croient que la vie est une chose immuable, acquise, gagnée, gratuite, facile, un droit.
Les libéraux croient que la vie est un miracle, un bien fragile, menacé, un combat, un devoir.
Le darwinisme étant ce qu’il est, normalement, à la fin, les libéraux devraient donc peupler le monde un monde qui devrait ressembler alors à une vaste suisse.
@Theocraste,
Je trouve votre réponse très intéressante car dans votre réponse on voit apparaitre, au delà de la théorie, la vision de l’homme que sous tend cette construction théorique.
Je prétends qu’il y dans le libéralisme une forme d’hypocrisie :
- L’homme doit travailler en groupe pour survivre mais ,comme il se prétend libre/indépendant/autonome (rayer les mentions inutiles) , il déclare n’accepter de se mêler au groupe qu’en prétendant qu’il ne le fait que dans son intérêt propre.
Alors qu’on peut réfléchir autrement et se dire : Puisque mon bien être dépend structurellement de la bonne santé de la totalité du groupe, je vais travailler non pas pour maximiser mon bien être à court terme, mais celui du groupe à long terme.
Le problème de cette stratégie, c’est qu’elle est sensible au parasitage. On sait que la coopération est la stratégie la plus efficace à long terme, mais on a peur de se faire avoir. Exemples:
- Les études montrent que ce sont les sociétés qui coopèrent le plus avec d’autres qui ont la meilleur santé.
- A chaque crise, la concentration du marché augmente.
- La commission européenne a rejeté il y a peu un projet de fusion en NYSE euronext et la deutsche borche, qui aurait formé la plus grosse place boursière du monde .. tout le monde sait que si une fusion est bien gérée, 1+1>2 car on évite les dépenses redondantes et de “chamaillerie”.
Le problème, c’est la confiance. Dans le libéralisme, on règle la question de la confiance en posant l’entubage comme règle par défaut (“Greed is good”). Mais on finit bien par y arriver.
( Au passage, la confiance ne se décrétant pas, les kolkhozes soviétiques ne pouvaient être qu’un échec)
Mon problème avec les thèses libérales, c’est qu’elles nient ou traitent de manière hypocrite l’intérêt économique de la confiance entre les acteurs.
Tout le monde cherche à avoir des amis, des personnes sur qui compter en cas de coup dur, avec qui il est possible de “se lacher”. Pourquoi promouvoir un système économique qui suppose des humains “schizophrènes” qui, d’un côté, cherchent la confiance et, de l’autre, cherchent à étriper leur voisin ?
Bref, je pense que vous vous méprenez sur le fond de la pensée socialiste. Le fond c’est d’assumer le fait que la meilleure stratégie, c’est la coopération, car justement la vie est fragile et qu’on n’a pas besoin d’en rajouter en se tirant dans les pattes.
Au delà de cet aspect “de fond”, ma réponse à vos autres remarques (en 1ère partie)
- Comme vous le dites, le chômage est le produit d’une multitude de facteurs. Or, dans cette vidéo, on ne présente l’interaction chomage-salaire que dans un seul sens, ce que j’interprète par défaut comme une manipulation.
- Sur la nécessaire augmentation de valeur ajouté de Simon.
Vous admettez qu’il faut un état en bonne santé pour s’occuper de Simon “en dernier ressort”. Le chômage est aussi un espace de créativité pour celui qui sait en profiter. Le SMIC induit structurellement du chômage OK. Mais si c’est le prix de la dignité humaine .. j’ai envie de dire, ainsi soit il.
Et il y a d’autres désordres structuraux dans notre économie, comme la concentration du capital.
Les favorisés du capitalisme vont naturellement dire qu’il faut plutôt traiter le problème du SMIC que le problème de concentration du capital. Mais il existe des gens connaissant le système, comme Paul Jorion, qui vont dire exactement l’inverse.
- ” dans un pays méritocratique (donc pas en France) avec beaucoup de travail et de talent il aurait même pu prendre la place du patron ”
Le mérite n’a rien à voir la dedans. On aura toujours besoin d’ouvriers, quelque soit l’investissement des ouvriers au travail. Il faut des compétences pour être patron, c’est sur. Mais pour produire aussi. Alors dire que les gens en bas de l’échelle sont moins méritant … n’est ce pas aussi ce qui conduit à augmenter la paye du manager pour ensuite taper sur ce SMIC de l’ouvrier toujours trop haut ?
@FabriceM :
- Les individus qui améliorent chacun individuellement leur propre bienêtre sont indirectement plus efficaces pour assurer la prospérité du groupe qu’un groupe en tend que tel.
Il n’y a pas de morale de groupe.
Si dans une équipe chacun à la même responsabilité, plus personne n’est responsable de rien.
Si dans un groupe chacun gagne la même chose, plus personne ne travaille
Les coopérations naissent ainsi naturellement de la somme des intérêts individuels, mieux qu’en les créant artificiellement.
- Le libéralisme est indissociable de la démocratie directe.
Lorsqu’un individu passe un contrat avec un autre individu, il faut un tiers pour garantir l’exécution du contrat, c’est lorsque les contrats sont exécutés que née la confiance.
Il faut donc que le Roi, le Seigneur, ou l’Etat, sous contrôle du peuple dans une démocratie directe, dispose toujours du monopole de la force et de la justice.
Ainsi l’Etat gendarme canalise l’avidité de ceux qui trop avides voudraient “entuber” leurs semblables en n’honorant pas leurs contrats ou qui voudraient s’accaparer la propriété privée de leurs semblables.
Pour un libéral le fait de ne pas honorer un contrat est le pire des crimes, car tout est basé sur la propriété privée qui elle même ne peut exister que si les contrats sont honorés.
- Même si le chômage est le produit de multiples facteurs, la démonstration de cette vidéo demeure juste.
- Sur la nécessaire augmentation de valeur ajouté de Simon.
Il n’y a jamais eu autant de programmes d’insertion pour les pauvres au Royaume Uni que sous Margaret Thatcher !
Est-ce la dignité humaine de vivre d’une rente ?
Le SMIC est une rente, on force à sur-payer un travail qui n’a pas cette valeur et ce qu’on ne dit pas dans cette vidéo, c’est que pour sur-payer le smicard, il faut baisser le salaire de tous ceux qui dans l’entreprise gagnent juste un peu plus que le SMIC !
- Le chômage est un espace de créativité ?
Off course, mais pas avec l’argent du contribuable alors, si Simon veut créer au chômage, il n’a pas à le faire aux frais de la société.
- ” dans un pays méritocratique (donc pas en France) avec beaucoup de travail et de talent il aurait même pu prendre la place du patron ”
Le mérite a tout à voir là dedans.
Le travail de l’ouvrier n’est pas égal en valeur au travail du patron, le travail du patron a plus de valeur ajoutée que le travail de l’ouvrier !
Il faut vraiment vous vous ôtiez l’idée de la tête que 1 heure de travail a la même valeur produite par tous les Hommes et ainsi que les Hommes seraient interchangeables entre eux !
Les travailleurs ne sont pas interchangeables, chacun possède une compétence unique, une spécialisation unique.
Il y a donc une notion de rareté.
Le talent du patron est ainsi plus rare que le talent des ouvriers.
Un patron n’est pas interchangeable, un ouvrier l’est déjà plus.
Voilà pourquoi, l’ouvrier dans une méritocratie avec des efforts, de l’intelligence, du mérite, peut devenir patron.
Cela ne signifie pas que les ouvriers ne sont pas nécessaires ou qu’ils ne soient pas utiles, mais cela signifie que leur valeur ajoutée étant plus faible, moins de personnes dans le monde se battent pour se payer leurs prestations, alors qu’un patron talentueux, des millions d’ouvriers se battent pour travailler pour lui…
- “Les individus qui améliorent chacun individuellement leur propre bienêtre sont indirectement plus efficaces pour assurer la prospérité du groupe qu’un groupe en tend que tel.”
Jusqu’à preuve du contraire, ça reste pour moi un postulat du libéralisme, une hypothèse qui mérite justification (scientifique j’entends).
- “Si dans une équipe chacun à la même responsabilité, plus personne n’est responsable de rien.”
Oui, d’accord, il faut des personnes à la coordination, je n’ai jamais dit le contraire. J’ai bien dit “Il faut des compétences pour être patron, c’est sur”.
- “Les coopérations naissent ainsi naturellement de la somme des intérêts individuels, mieux qu’en les créant artificiellement.”
Ca ne contredit aucunement ce que j’ai dit plus haut : il est hypocrite de faire semblant qu’on est libre de choisir la coopération ou pas. Tout comme il est illusoire de faire croire qu’on peut réellement choisir son activité alors qu’en fait pour la majorité des gens l’éventail de choix est extrêmement réduit. (Toutes les personnes peu qualifiées, qui prennent tout ce qui leur passe sous la main ou gardent un mauvais job par peur de la précarité)
Et j’ai bien dit aussi que la confiance ne se décrétait pas … donc si vous pouviez éviter de me prendre pour un bolchévik, nous gagnerions du temps.
- Quand je parle d’entubage, je ne pense pas à l’entubage illégal. Le vendeur de cuisines qui réussit à fourguer une cuisine bas de gamme à prix d’or grâce à un crédit conso réalise un entubage complètement légal.
La notion de contrat est très importante dans un système libéral effectivement. Et au US le résultat c’est par exemple des contrats d’assurance santé à rallonge que personne n’a physiquement le temps de comprendre. C’est une perte d’énergie considérable, et je maintiens mon argument sur l’intérêt économique de la confiance. Intérêt complètement occulté dans les fondements du libéralisme.
- “Est-ce la dignité humaine de vivre d’une rente ? ”
Entre bosser toute la journée pour ne pas manger à sa fin, et vivre temporairement d’une rente, qu’est ce qui est le plus indigne ? Demandons aux intéressés …
- “Le travail de l’ouvrier n’est pas égal en valeur au travail du patron, le travail du patron a plus de valeur ajoutée que le travail de l’ouvrier !
Il faut vraiment vous vous ôtiez l’idée de la tête que 1 heure de travail a la même valeur produite par tous les Hommes et ainsi que les Hommes seraient interchangeables entre eux !”
Une question con. Comment, au sein de l’entreprise, avec un réservoir de tâches à effectuer, et un réservoir de main d’oeuvre effectuant les tâches, le tout mélangé, faites vous pour déterminer rationnellement la part de valeur ajouté qui revient à chacun ?
Vous ferez surement pour cela appel à la “disponibilité” des connaissances/compétences requises pour effectuer telle ou telle tâche sur le marché de l’emploi.
Ce qui me fait vous demander “par anticipation”, pourquoi aujourd’hui les mécanismes de marché ne fonctionnent pas, puisque la pyramide des salaires tend à se décaler vers le haut, alors qu’on devrait assister à l’inverse.
@FabriceM :
- “Les individus qui améliorent chacun individuellement leur propre bienêtre sont indirectement plus efficaces pour assurer la prospérité du groupe qu’un groupe en tend que tel.”
“Jusqu’à preuve du contraire, ça reste pour moi un postulat du libéralisme, une hypothèse qui mérite justification (scientifique j’entends).”
La preuve en est que la social-démocratie Occidentale est en faillite, que l’ensemble des régimes socialistes sont en faillite, que les régimes communistes sont pratiquement tous tombés et que les pays les plus libéraux sont aussi les plus prospères au monde.
- La pyramide des salaires ne tend pas à décaler vers le haut, bien au contraire, en Europe les profits n’ont jamais été aussi faibles, les volumes sur les marchés n’ont jamais été aussi faibles…, ce qui démontre que la plupart des “riches” soit sont ruinés, soit, sont partis vivre en Asie ou en Amérique…
Les stats. démontrant cette réalité sont publiées notamment dans les ouvrages de vulgarisation de Charles Gave, que je vous invite à étudier :
http://lafaillitedeletat.com/livres-de-lauteur/
Par ailleurs il y a en France un effet de ciseau :
Nous entrons dans la révolution de la connaissance, les ouvriers seront bientôt tous remplacés par des robots et les emplois nouveaux créés dans l’économie de la connaissance vont remplacer les emplois perdus dans l’industrie.
Sauf en Occident !
Pourquoi ?
Parce que l’ensemble des secteurs de la connaissance (éducation, santé, recherche etc.) sont sous monopole d’Etat !
Donc, à cause de la collectivisation des secteurs porteurs, ces derniers sous-performent et ne parviennent pas à compenser les emplois perdus dans l’industrie…
Résultat, effectivement, les écarts se creusent entre ceux qui travaillent dans l’économie libre et ceux qui travaillent dans l’économie communiste.
Donc, effectivement, tend que les social-démocraties partout en Occident n’auront pas fait faillite et tend que nous ne privatiserons pas les services publics, l’école, la santé, la recherche etc., alors, l’emploi diminuera et les écarts se creuseront, sans compter que nous manquerons cette révolution de la connaissance, tout comme la France déjà, avait manqué la révolution industrielle entre 1890 et 1920 !
Hollande veut recruter 60 000 professeurs de plus dans l’Education Nationale pour endoctriner plus encore, les jeunes au socialisme, alors que si on privatisait l’Education Nationale c’est au moins 400 000 postes supplémentaires qui seraient créés dans l’économie libre de la connaissance !
” Nous entrons dans la révolution de la connaissance, les ouvriers seront bientôt tous remplacés par des robots et les emplois nouveaux créés dans l’économie de la connaissance vont remplacer les emplois perdus dans l’industrie.
Sauf en Occident ! ”
Je doute que vous ayez été beaucoup en contact avec le monde de la science pour affirmer une chose pareille.
La révolution de la connaissance, comme vous le dites, a mis la fin des réserves de ressources mondiales à portée de vue. Nous la voyons arriver. Ecoutez Jean Marc Jancovici, lisez “La fin des métaux” http://books.google.fr/books?id=ANOmCuy9vukC&hl=fr , regardez les chiffres sur le pétrole.
Regardez “Last train home” http://www.zerohedge.com/news/last-train-home-video-documentary-human-cost-behind-chinas-stunning-growth-story, et voyez les effets merveilleux du libre échange sur la Chine.
Les villes comme Hong Kong ou Dubaï sont des supernovas, des astres qui brillent d’un ultime éclat avant de s’éteindre à tout jamais.
On rase des millions et des millions d’hectares de forêts primaires au nom de ce satané développement, et de la promesse de lendemains qui chantent. Nous ne pouvons pas nous affranchir des contraintes naturelles qui nous ont généré. Demain l’avenir dépendra des vers de terre, pas des robots.
Les pays riches sont ruinés parce que notre modèle de développement, basé sur la consommation illimitée du capital naturel, touche les limites des ressources terrestres.
Ca n’est pas tant notre façon de produire que notre façon de consommer qu’il faut révolutionner. Et vous affirmez qu’en incitant chacun à consommer le plus, on réussira à diminuer la consommation globale ?
Pure folie.
Nos sociétés devront évoluer d’une manière incroyable dans les 30 prochaines années pour ne pas s’effondrer.
Mais le modèle que vous proposez me parait juste complètement dingue.
Vous inversez complètement les liens de causalités. Instaurons le désordre, et l’ordre naitra.
Oui, un certain ordre naitra, mais il n’a aucune raison d’être supérieur à l’ordre actuel.
La liberté ne fait pas tout. La liberté de choix n’a aucun intérêt si l’on a pas de manière rationnelle de choisir.
Or, c’est bien ça le fondement du malaise de notre ère : nous avons accru de manière démentielle notre confort, mais nous n’avons rien reglé au problème de l’incertitude face à notre avenir. La théorie libérale veux nous faire croire que “l’avenir sera fait de ce qu’on veut”. C’est une chimère. On n’a aucune idée de quoi demain pourra être fait, et ça n’a aucun intérêt de mettre l’incertitude sur un piédestal, alors que notre intérêt en tant qu’humain c’est au contraire la stabilité, la sécurité.