Le système communal suisse est très différent du notre, tout pénétré de démocratie directe. Il y a 2500 communes en Suisse et 80% des communes n’ont pas de conseil municipal ! Les décisions importantes se passent en assemblées populaires (Gemeindeversammlungen). C’est la démocratie directe intégrale. On élit juste l’exécutif en général par le moyen des urnes. Mais dans 14% des communes, surtout dans les cantons de Berne et des Grisons, c’est l’assemblée des citoyens qui élit l’exécutif en direct à main levée !
(enquête de la NZZ ;21 juillet 2011 ; résumé)
En fait, il y a peu de conflits politiques. En 25 ans ; les partis politiques ont perdu un quart de leurs membres. Un élu (maire ou adjoint) sur deux est « sans parti ». Cela dépend de la taille des communes : au dessus de 5 000 habitants, 90% des élus sont membres d’un parti. Les deux tiers des élus sont de droite et travaillent à plein temps. 75% sont des hommes et 83% sont mariés. Dans les petites communes, on a du mal à trouver des candidats pour ces fonctions qui ne sont pas rémunérées. La participation électorale varie de 80% (petites communes) à 40% (plus de 20 000 habitants) ; Les communes ont beaucoup de pouvoir car le système suisse est très décentralisé. Pour être naturalisé suisse, par exemple, il faut être adopté par une commune : les personnes mal intégrées ou asociales ont peu de chances d’acquérir la nationalité.
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Tout simplement : le rêve, l’idéal. Si tous les Républicains s’unissaient à partir d’un socle commun et non
d’un programme ( Le PPCM et non le PGCD). “Lorsqu’un seul homme rêve, ce n’est qu’un rêve. Mais,
lorsqu’ une multitude d’hommes rêvent, cela devient une réalité” (Hundertwasser).
Mis à part la partie sur la nationalité donnée par les communes sur des critères de voisinage qui conduirait au pire en Seine Saint denis ou tout autre commune africanisée, il est évident que la démocratie directe détruit l’influence des grands partis et réinstaure de la démocratie responsable dans les citoyens.
Mais même à gauche on sent bien qu’il est loin le temps ou le PS défendait “le peuple contre les élites”, et il ne reste que le front de gauche pour proposer un programme de démocratie directe digne de ce nom.
@Jarod:”il ne reste que le front de gauche pour proposer un programme de démocratie directe digne de ce nom.”
Je m’étrangle !!
Le jours ou vous verrez quoi que ce soit de type initiative constitutionnelle avec 1 000 000 de signatures on en reparlera.
J’avais trouvé ce document très sérieux et fourni sur le sujet : http://www.sgp-ssp.net/cont/uploads/media/ref_ladner_fr.pdf