Le prix des éoliennes a baissé de manière spectaculaire: en 30 ans il a baissé de huit fois! Cette baisse a permis d’en installer (le prix du photovoltaïque est resté le même jusqu’en 2009). Idée intéressante. Elle donnait l’occasion de voir si ces engins pouvaient devenir rentables, intégrables à la société et à l’économie. Ce n’est pas le cas.
L’hystérie « verte » née des accords de Kyoto a malheureusement permis à ceux qui auraient « fait une expérience » de multiplier des engins qui rapportent des fortunes à leurs promoteurs. Oui, des fortunes, grâce aux divers cadeaux offerts par l’État (prix fixé très haut en France, Certificats Verts en Belgique e.a.) pour «respecter les engagements pris ». Quels engagements? L’engagement louable par exemple de réduire le taux de CO2 dans l’atmosphère. Il y a beaucoup de manières de respecter cet engagement – l’isolation des bâtiments, les économies d’énergie, les transpports en commun, de nouvelles sources d’énergie renouvelable… – mais installer des éoliennes n’en est pas un.
Pourquoi? D’abord parce que le vent est par nature très irrégulier et peu prévisible, il passe en quelques secondes de « tout » à « rien », et il est donc indispensable d’installer des centrales au gaz. Ces centrales doivent fonctionner tout le temps et pouvoir passer du « stand by » au « plein régime » avec une totale souplesse. Ce n’est pas évident du tout! Or il existe des centrales au gaz très peu polluantes, hélas elles n’ont pas la souplesse requise. Elles ne peuvent donc convenir en association avec des éoliennes. Et on arrive à une situation surréaliste: on polluerait moins en installant ces centrales au gaz seules qu’en installant des éoliennes qui nécessitent des centrales au gaz 50% plus polluantes! Car le rendement des centrales au gaz souples est d’environ 40% tandis que les centrales efficaces ont un rendement de 60%.
Ici, une précision: trois états – la Hollande, le Colorado et le Texas – ont accepté de briser l’omerta concernant le rendement réel des éoliennes. Elles font tellement baisser le rendement des centrales thermiques associées que, au total, la pollution augmente. Les travaux de J.Soens et de Kent Hawkins en témoignent.
LA question est maintenant: pourquoi alors installe-t-on des éoliennes ? La réponse n’est que trop réaliste: parce que des lobbies ont intérêt à récolter les « cadeaux » de l’État… de nous tous. Le lobby éolien n’a pas d’adversaire…
Ce n ‘est pas tout. On pourrait se dire que si cette énergie est si irrégulière, on a intérêt à la stocker quand il y en a beaucoup et à la libérer quand on en a besoin. Le stockage est effectivement possible par d’autres moyens que les batteries (sous forme d’air comprimé et pratiquement sans perte dans des failles naturelles, par exemple comme cela se fait aux USA pour le stockage du gaz). Inutile de rêver! L’énergie éolienne a un prix de production particulièrement élevé qu’il faut DOUBLER pour le stockage.
A ce tarif, l’industrie européenne n’a plus les moyens de payer son électricité. L’Europe seule est atteinte de cette folie suicidaire!
On pourrait aussi se dire que le prix des éoliennes va encore baisser et qu’il s’agit d’avoir un peu de patience. Le prix des panneaux photovoltaïques diminue bien et très fort et très vite depuis 3 ans. Encore une fois: inutile de rêver! La technologie des éoliennes est arrivée à un stade de perfection qui ne pourra être dépassé que très (très!) lentement et il vaut mieux se tourner vers des sources d’énergie renouvelable qui existent déjà, qui sont sûres, propres et peu coûteuses… qui ne rapporteront donc pas de cadeaux de l’État – de nous tous – à leurs promoteurs, qui n’ont donc pas de lobbies pour les imposer. Admettons que la production en masse d’énergie renouvelable intégrable à l’économie n’existe pas encore.
L’hystérie « verte » de Kyoto, la hâte des « verts », ont permis au lobby éolien de s’enrichir grâce à la nouvelle « conscience verte » des citoyens. Les citoyens veulent s’acheter une bonne conscience sans avoir à faire un effort personnel et il est impossible de renseigner le consommateur berné. Le lobby en question a littéralement mis main basse sur la presse et les opposants sont ridiculisés. On va jusqu’à présenter l’argument fallacieux: « Chaque Kwh vert gagné est bon à prendre ».
Il n’est pas vert, ce Kwh!
Il nous ruine!!
Heureusement, l’avenir n’est pas sinistre. De vraies énergies renouvelables, pas chères, vertes et sans danger se préparent.
En attendant, si on isolait? Si on cessait de rouler en 4 x 4 là où ce n’est pas nécessaire? Si on s’habillait chaudement au lieu de compter toujours sur le chauffage? En Belgique, toutes les éoliennes déjà installées – oui, toutes! – pourraient être remplacées par l’isolation réelle des maisons nouvellement construites… pour une dépense 30 fois moindre.
PS. Imaginons un pays qui doit renouveler tout son parc d’unités de production d’électricité.
Il suit les conseils de Greenpeace pour tous ses besoins en puissance installée, soit 10.000 megawatts.
Ce pays installe des éoliennes pour 10.000 megawatts et par conséquent aussi 10.000 megawatts de centrales fossiles au gaz qui produiront 80% de l’énergie électrique.
Ces centrales ont un rendement de 40%. Il peut opter pour une autre solution et installer uniquement des centrales au gaz de haute performance qui ont un rendement de 60%.
Même si l’on ne tient pas compte des pertes de rendement dues aux éoliennes, la solution Greenpeace crée une pollution 30% plus élevée que l’autre solution proposée.
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Monsieur Brasseur, tout d’abord merci pour cet article.
Mais quand on leur met le nez sur la facture finale des vélos gris, ils deviennent encore plus blêmes !
Ayant un peu potassé le sujet des éoliennes, je ne peux qu’abonder dans votre sens. Le rendement final de cette énergie est irrationnel (cher, et polluant pour un résultat pitoyable). Ca me fait penser aux bobos qui affirment que le Vélib’ parisien, c’est “écologique”
Toutefois, vous raillez “l’hystérie verte” tout en empruntant ses tics les plus détestables. Par exemple, vous partez du principe de base que “réduire le taux de CO2 dans l’atmosphère” est “louable”. Dois-je vous rappeler que la question “carbonique” fait l’objet d’un violent dissensus ?
D’autre part vous écrivez “et si on arrêtait de rouler en 4×4 là où ce n’est pas nécessaire ? ” haa le bon vieux retour de l’anti-4×4-isme, avatar infantile de l’écologie politique (précisément les gens que vous dénoncez). Je sais que vous êtes ici dans le symbole, mais celui-ci est mal choisi : une Jeep pollue infiniment moins qu’une Prius, et la plupart des gens ont des 4×4 familiaux (en gros, des monospaces break) pour des raisons tout à fait rationnelles. Si vous voulez dénoncer de vrais gaspillages, ou orienter vos lecteurs sur de vraies priorités écologiques, je peux vous aider, j’en ai une sacré liste en réserve !
Dernière chose, pouvez-vous préciser ce que vous entendez par :
“De vraies énergies renouvelables, pas chères, vertes et sans danger se préparent” ???
Dommage, dommage ! Il y a certainement beaucoup de bonnes idees dans cet article, mais il est trop superficiel. Surtout, il n’y a presque aucune source ! A moins que Claude Brasseur travaille au misitere de l’environnement ou dans une administration en rapport avec l’energie, on ne peut croire “sur texte” (ou sur parole) les donnees et les chiffres d’un “inconnu”. Il faut citer ses sources ! Et quand elles sont citees, comme “Les travaux de J.Soens et de Kent Hawkins”, on ne dit pas ce qu’il y a dedans. Une petite citation ou un resume partiel aurait ete le bienvenue. Bref, il faut revoir cet artcile, qui ne dit sans doute que la verite, mais une verite qui n’est pas (suffisamment) fondee dans l’argumentation.
@ Le Saint
“je peux vous aider, j’en ai une sacré liste en réserve ! ” —> On attend de lire un article de vous sur Enquete et Debat ! Ce serait sans doute tres interessant !
Les éoliennes peuvent être couplées avec d’autres centrales que des centrales thermiques, elles peuvent aussi par exemple, être couplées avec de l’ hydraulique, de la biomasse, du solaire thermique, du solaire photovoltaique etc.
Pour délégitimer les éoliennes il ne suffit ainsi pas de calculer leur couplage avec des centrales thermiques au gaz, il faut aussi calculer les rendements en couplant avec d’autres énergies.
Vous délégitimez le couple éoliennes/gaz mais cette démonstration n’est donc pas suffisante pour délégitimez les éoliennes, car il faudrait pour cela délégitimez les autres couples (éoliennes/hydraulique par exemple).
Aussi, pouvez-vous nous soumettre vos sources ?
D’où proviennent les chiffres que vous avancez ?
Comment peut-on vérifier ces chiffres ?
Qui précise le rapport 40% 60% que vous évoquez ?
Aussi, il arrive des éolienne à champ magnétique, d’autres verticales… et certainement des éoliennes verticales et à champ magnétique, malheureusement, le prix réglementé de l’énergie ne permet pas de faire pression sur les prix et effectivement, comme à chaque fois que le libre marché est contraint, nous payons les éoliennes trop cher…
Par ailleurs, quelle centrale parvient à stocker de l’énergie sous forme d’air comprimé ?
Le rendement de l’ai comprimé est incroyablement bas, est-ce bien là une solution ?
Quelle centrale aux USA parvient à stocker de l’énergie sous forme de gaz dans une faille naturelle ?
@ Le Saint et Murarmand,
Quand je donne toutes les références, on ne les lit pas! (voir article précédent). Quand un article est trop long, trop scientifique…idem. J’ai prévu des articles clairs et brefs concernant les énergies renouvelables qui se préparent. Je précise ne rien dire sans certitude et étudier les problèmes d’énergie depuis près de 40 ans (d’abord à la Faculté Polytechnique de Lubumbashi, au Congo, et toujours par curiosité scientifique et parce que j’y travaille réellement).
D’accord, Le saint, ma critique des 4 x 4 est un peu légère (les Prius, je connais leurs vraies “vertus”…) et je sais que le CO2 a du bon (Si le réchauffement climatique est certain, le rôle du C O2 est très incertain). Ecrivez votre article concernant les vraies priorités écologiques!
Quelques priorités écologiques, rien qu’en France ?
Il y a plus de 1000 sites classés « Seveso » chez nous, et dans la plupart d’entre eux la sécurité laisse sacrément à désirer. Chez nous il y a aussi plus de 8 400 décharges classées « non conformes », et elles exsudent TOUTES des jus polluants. Autre record de classe mondiale, la France détient 158 incinérateurs, le plus grand parc européen, et le 2e du monde derrière le Japon. Les incinérateurs = fumées et dioxines en quantité excessive. Quant à notre agriculture c’est une des plus chimiques du monde. Nous sommes des “champions” de l’utilisation massive de pesticide, au 3e rang derrière les USA et le Japon. Des doses considérables de saloperies sont déversées dans l’environnement (100 000 tonnes/an) et 90% de nos rivières sont contaminées. Ainsi que l’eau de boisson, les fruits, les légumes, et même la viande d’animaux via les céréales. Enfin, peut-être encore pire (à mon sens), quid de la prolifération nucléaire prônée par nos dirigeants, c’est la technologie la + dangereuse et la plus chère du monde ? Quid de nos déchets atomiques enfouis dans (déjà) 152 sites ?…
Les “écolos” anti-4×4, NKM ou Jouanno les folles du régiments, l’ADEME, les éoliennes sponsorisées, etc. tout ça c’est l’arbre qui masque la forêt pourrie.
@claude brasseur
merci pour votre article Monsieur Brasseur …
“”.De vraies énergies renouvelables, pas chères, vertes et sans danger se préparent”" dites vous !!! Pourriez nous apporter plus de précisions dans un prochain article? Ce serait tres interessant…
Il y a dans le Bourbonnais un collectif de citoyens qui s’est crée (Collectif Allier Citoyens sur le net) qui s’oppose , expertises à l’appui , aux implantations aberrantes d’éoliennes sur l ensemble du département. Le scandale est patent.
Pouriez vous aussi nous préciser qui compose ce lobby éolien ?
A t on l’intention de créer artificiellement une filière éolienne en France à coup de subventions publiques ??? Il me semble qu’ il y a en Europe des sociétés par ex :danoises , allemandes etc.. suffisament spécialisées pour ne pas en créer d’autres sur ce marché déja emcombré et d’un rendement contestable.
@Claude Brasseur :
Cher Monsieur,
J’ai publié un commentaire de portée générale précédemment, l’ensemble de vos lecteurs et moi même serions je crois intéressés que vous précisiez les points que j’y évoque.
Par ailleurs et sans trivialités, généralement la référence à un diplôme ou une position sociale est un argument d’autorité, donc un argument sans valeur.
Seules les preuves, les sources, les mathématiques, les faits ont de la valeur.
@Le Saint :
Pas étonnant dans un pays communiste.
@Claude Brasseur,
Je rejoins Théophraste : pourriez-vous indiquer les références des chiffres que vous citez ?
Par ailleurs vous indiquez : “Heureusement, l’avenir n’est pas sinistre. De vraies énergies renouvelables, pas chères, vertes et sans danger se préparent.”
Pouvez-vous nous indiquer à quelles énergies vous faites allusion ?
@ Le Saint,
Vous dites” une Jeep pollue infiniment moins qu’une Prius”
Pouvez-vous préciser ?
@ tous,
J’ai donné des références nombreuses dans mon article concernant les énergies renouvelables en général. Il est très – trop! – bref, je le sais. Il était une introduction à des textes plus complets concernant les énergies qui se préparent. Théophraste a bien raison de dire que les arguments d’autorité n’ont aucune valeur! Mon seul argument est bien mon expérience et mes connaissances dans le domaine des énergies renouvelables et chacun peut consulter les sites que je mentionne. Je peux faire tous les calculs utiles – c’est même une marotte – mais crains d’ennuyer les lecteurs les plus nombreux. Le lobby éolien est composé des constructeurs danois et allemands, principalement, qui ne sont nullement effrayés par le fait que le citoyen français sera obligé de payer – dans sa facture d’électricité – toutes les aides que l’Etat accorde(ra) à une source d’énergie qui n’en est pas une. Qui a parlé de “pompe à fric”?
le prix a baissé certes…mais cette technologie reste non recevable en terme de prix et de réduction de co2 car dans les faits cette technologie doit être couplée avec du nouveau thermique et enfin en terme d’environnement car monumentales ces éoliennes dénatures tout sur terre comme sur mer a une dizaine de km seulement …150 a 170 m de haut c’est pas rien c’est environ 50 étages !!!!
cette affaire c’est comme des 4×4 hybrides a 120000 Euro pour rouler en ville …du faux !!!
@Claude Brasseur :
L’expérience est aussi un argument d’autorité et loin d’ennuyer vos lecteurs seul la communication de “vos calculs”, des sites que vous ne mentionnez pas et de vos “connaissances” que vous n’étayez pas de preuves, pourraient faire la crédibilité de votre article.
Bien à vous.
Oui, le vélib à Paris est du suicide. Un vélocycliste à Paris pour survivre un temps soit peu doit entretenir lui même sa machine et l’adapter à son style. Un vélo léger, maniable et réactif pour les kamikazes, ce n’est pas du luxe. Une vélib, c’est bon pour se balader le dimanche sur les quais de seine, pas pour traverser la place de la concorde aux heures de pointe. C’est l’avis d’un mec qui circule à Paris en vélo depuis 20 ans et qui est passé quelque fois sur le billard. C’est de la démagogie politicienne et cynique, un prétexte pour faire d’avantage du voies cyclable. Il faut des morts pour qu’on comprenne… Bravo l’écologie.
D’une manière générale, les solutions des écolos sont bien trop chères et pas assez rentables. Souvent le problème n’est pas traité dans son ensemble. L’éolienne est une solution adoptée dans l’urgence. Il y a des endroits où ça pourrait marcher, parce que ça souffle fort et de façon continue. Il n’y a pas une solution unique mais une variété de solutions, en fonction du contexte. Une écologie véritable passe de toute façon par des solutions envisagées de concert à l’échelle locale. Telle commune possède du pétrole (il y en a un peu en France), telle autre de l’eau en altitude, telle autre du soleil, etc. Un maillage intelligent qui mettrait en relation de petites structures, il me semble que nous nous dirigeons vers ça.
@ Théophraste
Il est vrai que mes différents textes sont un peu éparpillés sur “Enquête et Débat” et qu’il est utile d’avoir le “tout”. Je demande à Jean de les réunir…
Les sites p.ex sont bel et bien mentionnés. Pour ce qui est des connaissances, mes textes suivants sont censés en faire un aperçu. Patience! Les calculs eux aussi sont à trouver sur les sites mentionnés… Pas de problème si quelqu’un veut un calcul complémentaire après avoir consulté un site utile.
@ Bruno Landrieu
Vrai qu’il faut un peu de souplesse, qu’il n’y a pas de solution unique et que certains endroits conviennent même à des éoliennes – le Mont Ventoux p.ex. offre 64 fois plus d’énergie que la France en général…
Témoignage.
Je dispose d’un système électrique autonome sans raccordement à ERDF. Pour cela :
Panneaux Photovoltaiques, qui même sous un ciel nuageux produise 3 à 8 kwh par jour selon les période de l’année. Et une capacité de stockage électrique de 10 kwh.
Panneaux solaires thermiques pour chauffages centrales et eau chaude. (stockage de 30 kwh sous forme de chaleur)
Poele à bois en appoint. J’utilise du bois de récupération (palette, défrichage, entretien de foret)
Et bien sur une éolienne, car la plupart du temps lorsque le soleil n’est pas là, il y a du vent.
Travaux progressif étaler sur 10 ans.
Investissement : 40.000 €
Cout énergétique : 0 € par an,
Amortie en 20 ans
Le problème des éoliennes que vous décrivez est un faux problème, si on s’y prend bien, une commune qui installe des éoliennes peut affranchir les habitant locaux des paiement d’électricité.
@ Kuota, BRAVO! J’ai rêvé de votre installation. Elle n’était pas possible – vraiment trop peu de vent et de soleil – dans ma région.
Malheureusement, ce qui peut fonctionner pour une famille – votre système autonome – ne peut pas être étendu à une commune. C’est un leurre. Pourquoi? Parce que VOUS êtes suffisamment motivé pour nettoyer la forêt, accepter des périodes moins faciles… isoler votre habitation? De plus vous n’êtes apparemment pas une industrie ni une ferme ni un commerce… alors qu’une commune est tout cela. Bien entendu, si tous les citoyens étaient de très bonne volonté, chaque commune pourrait étudier SA solution. Un rêve… qui n’atteint pas les grandes villes ni les grands centres industriels, les vrais consommateurs d’énergie!
@Claude Brasseur
Cher Claude, il n’y a absolument rien dans vos articles autre qu’un parti pris etayé par l’argument d’autorité (votre fonction, votre expérience – cf votre réponse à bernard dans les commentaires de l’article précédent) et le name dropping (des études prouvant soit disant tout un tas de choses, mais dont vous semblez incapable de résumer les arguments). Bref, sans mauvais jeu de mots, vous brassez du vent (en fait si, mauvais jeu mots, désolé je n’ai pas résisté:).
Premièrement, concernant le lobby éolien. Il existe un lobby éolien, comme il existe un lobby photovoltaique, comme il existe un lobby nucléaire, et comme il existe des lobbys “gaz”, “charbon”, “diesel”, etc. On aimerait bien savoir en quoi le lobby éolien est plus puissant que les autres pour justifier une telle obsession à son encontre. D’ailleurs en faisant une recherche rapide sur deux noms que vous citez (J.Soens et Kent Hawkins) on voit qu’ils sont liés au blog MasterResources, blog qui ne cache pas sa préférence.. pour les énergies fossiles ! Sacrés américains. En réalité, dans la hiérarchie, il y a des lobbys d’énergies fossiles bien plus puissants et dont les projets ont des conséquences bien plus sérieuses en termes environementaux, qu’il conviendrait de les dénoncer avant de s’en prendre à l’éolien si l’on veut être pris au sérieux. Car il ne faut pas oublier que le dilemme n’est pas : soit un injecte de l’énergie éolienne dans un réseau, soit une autre énergie plus propre ; mais bien : soit un injecte de l’énergie éolienne dans un réseau, soit on continue à produire de manière moins propre tout en perdant le potentiel naturel que représente le vent. Commencez par comprendre cette problématique, qui est celle de dizaines de pays dont la majorité de la production électrique vient de sources très polluantes, pour poser le problème comme il se doit.
Deuxièmement, parlons d’une caractéristique de l’énergie éolienne qui vous sert à la discréditer, l’intermittence. C’est un faux problème. N’importe quelle centrale fossile peut d’un moment à l’autre s’arrêter pour des raisons techniques, et ceci sans prévenir, alors que l’on peut prévoir à l’avance qu’un parc éolien va s’arrêter grace aux prévisions météorologiques. Il ne vous aura pas échappé qu’en plus du réseau d’anémomètres répartis dans le pays, les promoteurs de parcs éoliens en dispersent aussi aux alentours des parcs, ce qui leur permet d’avoir des prévisions locales et même des modèles de prévisions assez précis. Ensuite un parc éolien étant composé de dizaines, voire centaines de générateurs (turbines) de petite taille, la défaillance ou l’arrêt d’une turbine dans un parc n’a que très peu d’impact pour le parc, un peu comme un système lumineux composé de 100 leds comparé à une seule lampe incandescente, le nombre réduisant le risque de défaillance totale. Ceci contribue donc à modérer d’emblée les fluctuations ou l’arrêt de production d’un parc vers le réseau.
Ensuite, le réseau lui même est la clé pour l’intégration de l’éolien comme je l’ai dit précédemment (cf mon commentaire http://www.enquete-debat.fr/archives/bref-apercu-des-nouvelles-energies-renouvelables-53545/%20/comment-page-1#comment-43421). Et d’ailleurs plus il y a de parcs éoliens répartis dans un pays, plus l’intermittence est facile à gérer au niveau global du réseau. Ce qui fait que l’éolien représente environ 20% de l’électricité consommée au Danemark et plus de 15% en Espagne et au Portugal. On aimerait bien savoir en quoi ne pas avoir installé cette capacité éolienne, aurait bénéficié ces pays, en termes environemento-économiques. Sur les réseaux toujours, n’oubliez pas aussi quand vous lisez des études américaines que le réseau américain est peu interconnecté comparé au réseau européen ce qui les a d’ailleurs ralentis dans l’intégration de projets éoliens. D’ailleurs, il faut dire que discréditer de manière générale l’énergie éolienne comme vous le faites en vous basant sur des études limitées à une zone géographique est aussi sérieux que dénoncer l’agriculture céréalière en Europe en se basant sur des études faites en Afrique.
Bref, je ne vais pas perdre plus de temps à me faire l’avocat de l’énergie éolienne, celle-ci n’est qu’un élément de réponse à la question énergétique, et vu son bas coût comparé aux autres énergies propres, il n’est pas surprenant qu’on ait une telle capacité éolienne installée en Europe.
Encore une fois, la solution passe par varier les sources de production d’électricité, surtout lorsqu’il s’agit d’énergies renouvelables. Choisir un gagnant comme vous le faites (le gaz propre ou autre) et en faire la seule solution est une escroquerie, de la même manière qu’il est déraisonnable de discréditer l’éolien comme vous le faites, en tous lieux et en toutes conditions, et en se référant à un lobby éolien dont le pouvoir relatif aux autres lobbys est plutôt faible, et qui au final ne fait que promouvoir une énergie dont la source est 100% renouvelable (le vent) et qui a tout à fait sa place dans le monde de la production énergétique.
@ Pédro qui me demande de préciser en quoi une Jeep pollue infiniment moins qu’une Prius.
Comme le démontre d’ailleurs l’article de Claude Brasseur, les économies d’énergie ne sont pas là où nous parquent les “huissiers” de la bien-pensance carbonique !
Comment calcule-t-on l’empreinte énergétique d’une automobile ?
La mesure de la consommation des véhicules, plus exactement du taux de CO2 à l’échappement repose non seulement sur un postulat scientifiquement douteux (le CO2 émis par les humains réchauffe la planète) mais à supposer que ce soit vrai, il n’est qu’un paramètre de mesure… parmi beaucoup d’autres possibles.
La mesure de “pollution carbonique” la plus complète et cohérente est celle qui concerne une automobile sur toute sa durée de vie, depuis sa conception à sa mise à la casse. Ce que les Américains appellent les études “dust to dust”. La conception d’une automobile (en gros, son degré de complexité), les éléments nécessaires à sa fabrication, l’assemblage, la chaîne de production, son lieu de production, sa consommation en énergie sur un kilométrage donné, son coût d’entretien et de recyclage, etc. tout cela se chiffre, même si c’est complexe. Ce type d’étude montre que les véhicules de conception “simple”, fabriqués à partir d’éléments de mécanique/carrosserie amortis depuis longtemps, et fabriqués localement, ont une empreinte globale beaucoup moins “énergivore” que par exemple, les véhicules à la propulsion et aux matériaux technologiquement lourds et compliqués, et d’importation (comme ces nouveaux hybrides thermique/électrique)…
@ Le Saint
Un Toyota HZJ 79, le rêve… Va en falloir des smic !
@ tous,
inutile de continuer à répondre! Si on me “crédite” de l’idée IDIOTE de vouloir favoriser le gaz ou autre énergie fossile, je constate juste qu’on n’a rien compris car c’est vraiment la toute dernière de mes idées!!
Je me permettrai donc de présenter ce que je sais – mais oui, je sais des choses que d’autres ne savent pas; mais non, je ne crois pas que cela me donne une quelconque autorité – dans des textes suivants. Il y aura même beaucoup de chiffres à l’occasion…
@ Claude
En touts cas, vous auriez tort de lâcher l’affaire comme ça.
et le géothermique ?
@ Roland,
Sûr que le géothermique vient! Un texte complet. C’est une excellente solution à laquelle on travaille en ce moment e.a.à Mol en Belgique. Sûr aussi qu’on ne résoudra pas tous les problèmes avec une source d’énergie…
@Claude Brasseur
quote:“”.De vraies énergies renouvelables, pas chères, vertes et sans danger se préparent”” unquote
cher M.Brasseur , nous attendons toujours les références des sites auxquels vous vous reférez….