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La loi la plus nocive

L’instauration de la Halde

22 septembre 2010, 17:29 1 commentaire
Texte de Florent Trolley de Prévaux , pour le courant libéral. Ce texte parait dans le cadre d’une publication collective donnant la parole à une série d’intervenants d’opinions variées sur le thème : “en France, quelle est selon vous la loi la plus nocive, et pourquoi ?” – Liste des textes publiés

Le 30 décembre 2004, la loi n°2004-1486 crée la Haute Autorité de Lutte contre les discriminations et pour l’égalité, une « autorité administrative indépendante » chargée de lutter contre l’ensemble des discriminations commises en France. Cette loi sera complétée par le décret 2005-215 du 4 mars 2005 qui en fixe l’organisation générale et administrative ainsi que les procédures applicables.

Quelles sont les conséquences concrètes d’une telle loi ? N’importe quel citoyen s’estimant victime de discrimination de quelque nature pourra saisir (seul ou par l’intermédiaire d’un représentant) la Halde et poursuivre en justice la personne ou l’entreprise qu’il estime à l’origine de la dite discrimination. Seul garde-fou, le procureur de la république peut éventuellement rejeter une plainte et la classer sans suite.

A priori, lutter contre des injustices dont sont victimes des personnes (ou groupes de personnes) est on ne peut plus louable. Mais les implications concrètes de cet organisme vont assez loin dans le mode de fonctionnement de la société et finit par exercer une influence très néfaste vis-à-vis de cette dernière.

En premier lieu, cet organisme fait une impasse totale sur le premier sens du mot « discriminer » en français — non péjoratif — (acte de l’intelligence qui sépare les choses différentes), et renvoie à une vision égalitariste de la société. En somme, discriminer revient à choisir entre différentes composantes humaines les plus aptes à un certain nombre de tâches. Et le choix reste la première liberté.

Ensuite, cette institution permet une intrusion très forte dans la vie des entreprises et des individus au seul motif de leurs convictions intimes, ce qui représente un certain danger pour la liberté d’opinion. Bien sûr, on pourra objecter que toutes les idées ne se valent pas, qu’il est certaines idées affreuses, voire nauséabondes qu’il convient de combattre par tous les moyens existants.

Il n’empêche qu’une telle perspective servie par de telles méthodes ne peut que mener à une société de type totalitaire. Sous les régimes communistes d’Europe de l’est, on désirait également imprégner les citoyens d’une vision plus juste de la société et les y contraindre par le biais de la voie judiciaire si nécessaire. La dureté des méthodes de l’ex-URSS n’y sont sans doute plus, mais l’esprit, lui, y demeure.

Enfin, est-il besoin d’insister sur l’absurdité d’un certain nombre d’interventions concrètes de cette Halde qui, sous prétexte de défendre des minorités (terme truqué dont on serait bien en peine de donner une définition objective), n’hésite pas, entre autre, à remodeler les programmes scolaires.

C’est ainsi qu’on a vu cette institution dénoncer certains poèmes de Ronsard comme étant désobligeants pour les seniors, ou dénoncer l’absence de références à des personnalités homosexuelles ou issues de l’immigration dans les programmes d’histoire.

Ainsi, la Halde, de manière déclarée et fondamentale, ne vise à rien d’autre qu’à adapter une histoire et une culture nationale à sa conception du monde passablement déconnectée de la réalité.

Mais il y a plus grave encore puisque récemment, la Halde s’est faite le porte-parole, entre autre, d’une islamiste travaillant dans une crèche, et qui prétendait y imposer le port du foulard, les repas hallals et la banalisation de propos antisémites ou antifrançais. Ce cas n’est pas isolé loin s’en faut.

De cette manière, la Halde, en prétextant vouloir aider des gens persécutés ou défavorisés, permet de donner la parole à des individus ou à des associations à caractère nettement sectaire, communautariste et haineux. Voila un comble assez piquant, et terriblement inquiétant quant à l’avenir de notre société.

En fait, il n’existe qu’un seul domaine où la discrimination n’est pas acceptable, c’est celui de l’égalité des individus devant la Loi. Et ce domaine est déjà largement géré par la législation en vigueur, y compris dans la constitution écrite de 1958.

Il est donc aisé de constater qu’en plus d’être inutile et passablement grotesque, la Halde, aussi bien dans son fonctionnement actuel que dans ses ambitions affichée, est un organisme nuisible et dangereux pour la nation française.

Pour finir, je préfère laisser la parole à Malika Sorel, peu suspecte de complaisance envers la discrimination, et cependant très critique envers la Halde :

« Est-il un tant soit peu responsable d’avoir créé une structure telle que la HALDE, financée par le contribuable, qui s’ingénie à diviser le corps social de notre pays en dressant des catégories de personnes les unes contre les autres et en injectant, chemin faisant, haine et ressentiment des uns envers les autres ? »

Tout est dit : la Halde divise au lieu de rassembler, engendre la haine et le ressentiment au lieu de l’union et de la solidarité, tout en coûtant cher au contribuable sans lui bénéficier.

1 commentaire

  1. LOU dit :

    halde : anti-france !

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