La loi la plus nocive ? Il y a vraiment l’embarras du choix ! Je retiendrai la loi du 13 décembre 2000, dite loi “SRU”, devenue une vache sacrée politique dont personne n’ose plus dénoncer l’absurdité.
L’une de ses dispositions les plus catastrophiques est l’obligation de créer 20 % de logements sociaux sur le territoire des communes moyennes et grandes, sauf pour elles à encourir des pénalités Le logement social à la française est la cause première de la crise du logement en France : il monopolise les crédits publics pour une politique clientéliste et malthusienne, coûteuse et inefficace. On construit peu et lentement, du bâti souvent de mauvaise qualité à des coûts grevés par la bureaucratie.
Ce régime administré crée la pénurie et permet à de nombreuses municipalités de “gauche”, mais aussi quelquefois de droite, de figer le marché foncier et d’entretenir une clientèle électorale leur permettant d’être réélues. Résultat : la France est un des pays d’Europe occidentale où la construction et la plus insuffisante ce qui plombe la croissance du PIB.
Ce système perdure également parce qu’une bureaucratie dite “mouvement du logement social”, réceptacle d’apparatchiks et de bureaucrates parasitaires, s’est développée, via les organismes de HLM, les Sem et leurs syndicats professionnels divers et variés.
Il est urgent d’abolir cette loi et de forcer les organismes HLM à vendre leur patrimoine, par priorité naturellement à leurs occupants. Même bradés, ces appartements feraient perdre moins d’argent à la collectivité, à moyen et long termes, que le maintien du système actuel.
Serge Federbusch, Président du Mouvement pour une gauche moderne
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