Michel Tarrier se définit comme “libre-penseur, insoumis, écologiste radical, écorésistant, et polémiste”. Il ajoute, sur le plan religieux, “anti-monothéiste, animiste et néo-panthéiste”. Et si vous insistez vraiment auprès de lui, il vous dira qu’il est aussi “extralucide, écoguerrier, citoyen d’une Terre-patrie, anti-spéciste et biocentriste, anti-raciste, anti-sexiste, écoféministe, et dénataliste”. Il prône un anti-capitalisme et un anti-socialisme industrialiste ; une libération des peuples opprimés ; ainsi que la vénération et la réhabilitation des peuples premiers. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont “Faire des enfants tue – éloge de la dénatalité” (maison de l’édition), pour lequel nous l’avons interviewé.
E&D : Pourquoi prônez-vous la dénatalité ?
Lorsque d’une part, comme moi, on est naturaliste et passionné de biodiversité depuis son enfance, lorsque plusieurs décennies d’observations sur le terrain vous ont montré l’infernal recul des espèces botaniques et animales, tout comme la déconstruction des écosystèmes, tout cela pour des raisons anthropique ; que d’autre part on constate le grand malheur d’une majorité de gens, dont des enfants, qu’un milliard d’humains sont sous-alimentés, que nous sommes à la veille du tarissement des ressources non-renouvelables comme les énergies fossiles (d’où le début des guerres d’appropriation…) ; que le futur de l’humanité est devenu hypothétique à tel point qu’on nous parle sans répit d’une crise systémique qui n’aura plus de sortie… ; il faudrait être irresponsable pour exhorter à la procréation !
Si on aime les enfants, il n’y a que deux options. Si on est dans le camp des pessimistes lucides : ne plus en faire si l’on pense que ce troisième millénaire risque de n’avoir qu’un siècle de vie vivable ; si on est dans celui des optimistes raisonnables : n’en faire qu’un seul dans le dessein d’une démographie responsable. Cela vaut pour les Occidentaux des pays nantis dont l’enfant devenu adulte consomme et pollue vingt fois plus qu’un Nigérien ou un Éthiopien, tout comme pour les peuples appauvris dont les terres sont en majorité occises et dont la surpopulation est une donnée des famines récurrentes et du grand malheur que les tenaillent.
Il faut tout de même rappeler que nous habitons une Terre nourricière aux ressources finies et qu’au nom de cette finitude le Globe n’est ni rechargeable, ni extensible. Parodiant Kenneth Boulding qui disait : « Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste », je vous dis que « Celui qui croit qu’une démographie exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un démographe ».
Selon Global Footprint Network, le jour du dépassement (Earth Overshoot Day) qui avance de plusieurs semaines chaque année était le 21 août en 2011. La surconsommation des pays riches est responsable de cette empreinte écologique insoutenable. Pour continuer ainsi, il faudra deux planètes Terre d’ici 2030. En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950. Nous avons toutes les preuves que la planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100.
« L’Homme s’obstine à inventer l’enfer dans un monde paradisiaque », écrivait le journaliste Jacques Massacrier. Aujourd’hui, la Somalie se meurt en grande partie du fait que ce pays qui ne comptait que 2,3 millions d’habitants en 1950 est désormais atteint d’une excroissance démographique et explosive avec 9,6 millions (6,26 enfants par femme !).
E&D : Y a-t-il une différence avec l’eugénisme, si oui laquelle ?
Cet amalgame ridicule est souvent utilisé par les ultralibéraux pour tenter de diaboliser la thèse dénataliste, dont je revendique d’ailleurs sans honte le caractère éco-malthusianiste. Une surpopulation cautionnée par les ultralibéraux correspond à un crime contre l’humanité. La surcharge humaine profite évidemment aux maîtres du monde puisqu’elle induit le succès du consumérisme (comme avant on faisait des enfants pour servir de chair à canon). L’eugénisme est aussi un crime, non pas contre l’humanité, mais pire : contre l’homme. Il ne s’agit d’ailleurs que d’un fantasme, celui d’une race supérieure, qui naîtrait sans infirmité, vigoureuse, intelligente, belle, et qui dessinerait progressivement le visage d’une humanité nouvelle.
Tenter de revenir à 3 milliards par une sorte de coïtus interruptus planetarius (clin d’œil !), ainsi que nous l’étions en 1960 (donc hier !), ne vise aucune sélection, seulement un effectif en meilleure équation avec les ressources et qui redonnerait leurs chances aux autres espèces dont nous occupons indûment et chaque fois davantage les niches écologiques.
Une politique eugéniste induit des pratiques meurtrières. En incitant les Terriens à faire le moins d’enfant possible, au lieu de les exhorter à l’inverse, au nom du dogme, de l’économie et des retraites, je ne fais l’apologie d’aucun crime, tout au contraire : on ne tue pas un enfant non-né ! À l’opposé, en promouvant la surpopullulation, on cautionne la misère, la famine et tous les risques et les affres d’une vie invivable.
On notera du reste qu’aucun penseur de la dénatalité n’a jamais préconisé de tuer des enfants, mais simplement de s’abstenir de (trop) en faire, nuance capitale. C’est bel et bien le natalisme qui illustre une idéologie de faux-culs à portée totalitaire. Pour qu’une société puisse partager ses richesses dans une parfaite éthique de dignité, en respectant le droit du vieillard, comme celui de l’enfant, à une parfaite dignité, il faut être peu nombreux et farouchement républicain. Ne proliférons pas trop pour éviter la surchauffe planétaire ; réduisons les écarts de richesses pour éviter la surchauffe du sociétal.
E&D : La thèse de la dénatalité est taboue, pourquoi selon vous ?
Ce tabou ne fait aucun doute, la dénatalité est une des vérités qui dérange le plus ! D’abord parce que se reproduire correspond à un instinct basique, biologique, naturel. Nous sommes le seul mammifère à ne pas avoir de saison des amours, nous nous reproduisons toute l’année, et nous n’avons plus de prédateurs, étant devenus nous-mêmes de redoutables exterminateurs… Mais l’humain n’est pas un animal comme les autres, sapiens voulant dire sage et intelligent, il doit comprendre qu’en vertu de cette intelligence qui a engendré un progrès, des avancées sanitaires et une longévité inouïe, nous sommes devenus une espèce invasive. L’objectif est désormais contreproductif, nous menant à un autogénocide. Puisque nous mourrons moins, nous devons alors naître « moins ».
Outre cette pulsion biologique d’engendrer sans réfléchir, nos systèmes culturels, religieux, politiques et économiques nous ont aussi fortement confortés à une telle tendance. Il y avait en amont des raisons historiques qui sont désormais caduques.
E&D : Êtes-vous d’accord avec le gouvernement chinois qui a longtemps interdit le deuxième enfant, allant jusqu’à tuer le nouveau né indésirable ?
Oui, mais j’ignore ce que vous entendez par « tuer le nouveau né supplémentaire » car je ne considère ni la contraception, ni l’avortement légal comme des meurtres ! Nous qui nous plaignons de la prééminence ultrarapide des Chinois et de leur économie envahissante, remercions-les d’être deux milliards de moins grâce à cette politique légitime et volontaire. D’autres pays, tel le Vietnam, procèdent de même.
E&D : Concrètement comment compteriez-vous mettre en place votre politique de dénatalité ?
Il s’agit d’un programme impossible à expliquer en quelques lignes. Il convient d’abord de ne plus exhorter à la procréation surnuméraire sous de faux alibis comme ceux irrationnels des religions monothéistes, ou des caisses de retraites. Si nous faisons des progénitures au nom de nos retraites, réfléchissons au ridicule de la chose : cela n’aura pas de fin, c’est exponentiel, donc fou ! Mieux vaut sauver la planète que nos pensions !
Une mesure pour les pays du Sud est la contraception gratuite et la mentalisation qui va de pair. C’est un gros dossier dont l’ONU devra se charger. On y viendra, trop tard, mais on y viendra !
Une mesure pour les pays riches est l’abandon des allocations familiales, voire l’instauration d’un impôt contributif dès le second enfant. Je sais, c’est peu populiste, voire franchement malthusianiste, mais pas davantage qu’un procès-verbal pour excès de vitesse. Il existe un code de la route, il devrait exister un code de la planète pour la garder vivante et assurer un avenir vivable.
E&D : Les progrès technologiques ne permettent-ils pas les gains de productivité nécessaires à ce qu’on vive plus nombreux sur terre ?
Tant que nous étions peu nombreux, moins de 2 ou 3 milliards, oui ! Dorénavant non ! Je ne vais pas refaire ici l’interminable liste des malheurs que nous devons à un progrès associé aux besoins alimentaires et énergétiques d’une population trop nombreuse : aliments aux pesticides issus de monocultures productivistes sur des sols biologiquement morts, sixième phase d’extinction massive des espèces, déforestation et désertification irréversibles de pans entiers du globe, dramatique déclin des ressources halieutiques, acidification des océans, chaos climatique évidemment d’origine anthropique, innombrables pollutions engendrées par les sociétés nanties et exportées sous toutes les latitudes, débâcle nucléaire… Où sont les gains, mis à part des bénéfices courtermistes ? Nous n’avons qu’un ennemi : notre prolificité. Demain, il y aura peu à choisir et beaucoup à souffrir. »
E&D : Ne peut-on pas aussi, par l’éducation, apprendre aux gens à consommer moins, et/ou mieux ?
Évidemment, ce serait même l’enjeu de l’économie verte et du développement durable ! Il s’agit hélas d’une politique de l’oxymore prônée par un capitalisme à bout de souffle et dont le moindre des défauts aura été de s’auto-dévorer. L’égoïsme, le déni des évidences, la transgression sont psychanalytiques chez l’humain. Enfin, il est bien tard pour nous les Occidentaux, et encore trop tôt (et donc injuste puisque chacun son tour !) pour les pays émergents et les nouvelles puissances comme l’Inde, la Chine, le Brésil. Ils ont droit à leur tour à une automobile monoplace par habitant et à une résidence secondaire par famille bourgeoise ! La décroissance, ils en sortent ! Donc les restes vont y passer. Alors, pendant ce temps, on peut toujours mentaliser quelques Européens et Nord-Américains en leur conseillant de fermer leur robinet quand ils se lavent les dents ou à trier leurs ordures…
Tenez, voici une citation de Rousseau à propos de l’égalité de droit, ce qui n’est pas totalement hors-sujet quand il s’agit de critiquer le libéralisme, paradigme dont on ne pourra se défaire qu’au bord du gouffre : « Sous les mauvais gouvernements, cette égalité n’est qu’apparente et illusoire ; elle ne sert qu’à maintenir le pauvre dans sa misère, et le riche dans son usurpation. Dans le fait, les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n’ont rien ; d’où il suit que l’état social n’est avantageux aux hommes, qu’autant qu’ils ont tous quelque chose et qu’aucun d’eux n’a rien de trop. » (Du contrat social, I, ch. 9, note finale,1762)
E&D : Vous vous réclamez de l’écologie, avez-vous des contacts avec Europe-Ecologie-Les Verts, approuvent-ils votre démarche ?
Aucun contact et aucun pacte car la dénatalité s’apparente à l’écologie radicale ou profonde (la deep ecology) qui leur fait peur. Ces gens veulent être élus et l’électoralisme encourage évidemment le charlatanisme. Même Hulot, au temps où il était animateur-bateleur de l’écologie de pacotille, esquivait sciemment la question. Au sein de EELV, il n’y a que Yves Cochet qui aborde de front les problématiques qui dérangent (lutte contre la pétro-addiction, grève du troisième ventre…). On lui a demandé de se taire sur ces sujets et de se mettre en phase avec Cécile Duflot qui est multipare, donc pour laquelle il n’y a aucun souci d’avenir !
E&D : Votre livre se vend plutôt bien, alors qu’on n’entend jamais votre thèse dans les médias, comment l’expliquez-vous ?
Les raisons viennent d’être expliquées, le discours fait fuir ! Les gens préfèrent aller droit dans le mur que de faire l’effort de réfléchir et de s’astreindre. Lors de quelques plateaux et interviews, ce fut l’affolement général, les cheveux des journalistes se dressaient sur leur tête. Dans le domaine de la communication, les scandales sont porteurs mais certaines vérités restent impopulaires et ne comblent pas les annonceurs. Un jour viendra, l’idée est encore pionnière… Il faut peut-être attendre que nous soyons 8 ou 10 milliards pour que ce discours sorte de la contre culture, de l’écorésistance et de l’underground. Attendre aussi pour qu’alors, en Somalie et ailleurs, Médecins sans frontières distribuent aussi des contraceptifs !
E&D : Avez-vous un site où l’on puisse découvrir vos thèses ?
Mon site professionnel est voué à l’entomologie et à la science écologique, pas à l’écologisme, ni à la dénatalité. Ma pensée écosophique dans laquelle s’inscrit le thème démographique fait l’objet de mon Facebook perso, avec 5000 amis et donc complet depuis longtemps. Ce qui prouve tout de même que la cause n’est pas orpheline. On peut le consulter et y commenter. Le lien est :
http://fr-fr.facebook.com/micheltarrier
La dénatalité est aussi présente sur mon groupe Écorésistance qui fédèrent les dissidents radicaux de l’écologie politiquement correcte : http://www.facebook.com/groups/ecoresistance/
Mon livre, Faire des enfants tue la planète, qui est le livre vert de la démographie, se vend de mieux en mieux depuis l’effet d’annonce du cap des 7 milliards et certaines proclamations de l’ONU pour juguler la surpopulation globale.
Je voudrais ajouter ceci pour terminer : l’homme n’est pas l’avenir de la planète, la Nature n’a pas besoin de nous, mais par contre, nous avons besoin de la Nature. Si nous existons encore dans plusieurs siècles, ce ne sera pas grâce à l’automobile ou aux inventions de Steve Jobs, mais grâce au maintien du lombric et de la pérennité des sols fertiles, lesquels sont de plus en plus rares. Seul le retour à la terre sauvera l’humanité. Hélas, nous perdons la qualité de nos sols et nous avons même perdu la trace de nos savoir-faire. Le retour à la simplicité n’est pas le retour à l’âge de pierre, ce sera juste le retour à la normale. Il faudra siffler la fin de la récré avant que nous soyons trop nombreux !
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Que lui et tous ses amis qui pensent pareillement n’aient pas d’enfants ça me convient très bien ! C’est une très bonne nouvelle !
Je leur donne rendez vous dans deux générations.
« Les responsables » disparaîtront, la planète sera peuplée par des descendants de pauvres.
L’Évangile avait encore raison ?
Moins de gens, c’est moins de lecteur spour ce monsieur, moins de droits d’auteur, moins de pension, moins d’inventeurs, moins de médecins, plus de vieux à charge.
La dénatalité, c’est comme le désarmement : si on les pratique unilatéralement, on aboutit à une occupation par une autre population.
Ce n’est pas la dénatalité qu’il nous faut, c’est un rééquilibrage des taux de natalité dans le monde : d’un côté, il y a toujours des pays où les taux de natalité sont trop élevés par rapport aux capacités économiques, d’où des difficultés à nourrir ces enfants et à leur trouver des emplois à leur arrivée à l’âge adulte; d’un autre côté, il y a de nombreux pays occidentaux où les taux de natalité sont tellement bas que la seule perspective à moyen terme est soit la disparition, soit l’immigration de masse. Dans le cas des pays occidentaux, il faudrait inverser ce que dit Tarrier, c’est à dire qu’il faudrait être irresponsable pour ne pas encourager les gens à avoir des enfants, ce qui passe notamment par le développement de structures d’accueil et de garde et par la revalorisation des allocations familiales : il n’est pas normal de ne rien toucher au premier enfant et de ne toucher que des cacahuètes au deuxième enfant, quand on sait ce que coûte en temps et en argent le fait d’élever des enfants.
Une société qui n’a plus d’enfants est une société en décadence. Je m’en fiche si ce que je dis ne plaît pas à certains, mais je considère qu’un des premiers devoirs de l’homme est de transmettre la vie qui lui a été donnée. Quand on réfléchit à la question d’avoir des enfants ou non, on ne devrait pas simplement se demander si on en a envie ou non, comme c’est souvent le cas dans notre société hyper-individualiste. Quelqu’un qui se dit qu’il ne veut pas avoir d’enfant parce qu’il n’en a pas envie, parce que cela va empiéter sur son confort personnel, est un égoïste, et il faut qu’il comprenne que si tout le monde s’accordait cette liberté comme lui, c’est la société dans son ensemble qui disparaîtrait. Ce type de comportement revient à dire : “Après moi, le déluge”. C’est un déni de responsabilité vis à vis des générations passées et futures.
Ben il suffit que les pays à faible natalité adoptent les enfants de pays à forte natalité^^
Plus sérieusement je comprends pas trop la panique de l’auteur. Traditionnellement ce sont les partisans des thèses natalistes qui sont très inquiets pour l’Occident :
La fécondité des femmes européennes est partout insuffisante pour assurer le simple remplacement des générations si 2,1 enfants/femmes est pris comme référence. Cependant on peut distinguer en Europe deux groupes de pays. Les pays à fécondité « faiblement déficitaire » et les pays à fécondité « fortement déficitaire ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_l%27Union_europ%C3%A9enne
Pourquoi donc crier ainsi au crime ? Près de 80 % de l’accroissement de la population européenne est dû au solde migratoire, pas à la natalité.
Quant au fait qu’on consomme 20 fois + qu’un Nigérien, c’est pas en s’attaquant à la natalité que ce taux va changer (y’a aucun rapport en fait), mais en s’attaquant au taux lui même… non?
Je comprend mal : notre écologuste dénataliste à la mords moi le noeud se fait
aujourd’hui le chantre du lombric et des sols vivants et fertiles ?
Hier chez Agoravox le même massacrait les paysans bio et faisait l’ éloge de
l’ agro-industrie pesticido-chimique …
C’ est un ironique ? ou un imbécile orgueilleux ?
exponentiel .. c’est clair comme mot… c est sur que pour l’instant la surpopulation fait sourire.. mais a trés court terme, ca va devenir le problème N°1 .
personne ne veut reconnaitre que notre mode de vie est 1) insoutenable 2) inegal 3)inaproprié.. tant pis, nous en payerons le prix, c est pas en lisant la bible qu’on empechera les problèmes…
L’humain est tellement previsible, ca sert a quoi d’attendre de voir ? evidemment que la terre sera invivable.. ensuite ce sera une belle exinction.. tout va s’accelerer ..d’un coup.
Je m’autorise rarement à commenter un article que je n’ai pas fini de lire. Mais là c’était insupportable.
- le mythe de la “surpopulation”, alors que dans tous les pays du monde sauf les plus arriérés, la fécondité a bien baissé, et se dirige partout en-dessous du seuil de remplacement des générations de 2.1 enfants par femme. Il n’ya PAS de risque de surpopulation mondiale, la population du globe est en cours de stabilisation.
- les conneries sur “l’empreinte écologique” : http://imposteurs.over-blog.com/article-reduire-l-empreinte-ecologique-ou-reduire-l-empreinte-des-ecologistes-85934787.html
et plus généralement sur la décroissance : http://www.socialisme-et-souverainete.fr/article-notre-positionnement-ecologique-sur-la-decroissance-78156526.html
Bref : la thèse résumée par le quotient “trop de gens/pas assez de ressources” est fausse tant du point de vue du numérateur que du dénominateur.
Et je passe sur les conséquences géopolitiques des idées des “dénatalistes” : les ignobles occidentaux nantis ne doivent plus faire d’enfants (ou un seul) car ils consomment trop, tandis que les pauvres peuvent encore en faire un peu plus car ils consomment moins individuellement. Conséquence prévisible: dans quelques décennies, une Europe de quelques 300 millions d’habitants, une Afrique de deux milliards. Conclusion – un peu hardcore, mais réaliste : immigration-invasion, “légalement”, ou par les armes (et qu’on ne me sorte pas que l’arme nucléaire nous protège de tout conflit, elle en dissuade une partie, mais pas tous – cf. guerre du Vietnam, de Corée, invasion soviétique de l’Afghanistan…).
@Pablito
Excusez moi mais votre démonstration mathématique confine au ridicule. Les hommes ne sont pas des numérateurs et des dénominateurs…
Savez vous ce qu’est l’extinction de l’holocène?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Extinction_de_l%27Holoc%C3%A8ne
Ce fait seul – bien plus que les considération de logistique alimentaire et d’empreinte écologique – indique que l’humain occupe trop d’espace et réclame trop de l’environnement au détriment du reste de l’écosystème, en voie de destruction totale.
Concernant “l’immigration-invasion”, vous comme l’auteur êtes dans l’erreur: les européens ont DEJA commencé à ralentir leur reproduction (les européennes font 1,7 enfants par femmes depuis 1975). l’augmentation actuelle est justement la conséquence démographique de l’explosion de la natalité dans le tiers monde entre 1960 et aujourd’hui qui s’exporte en Europe (et que ces tarés d’européens financent sans contrepartie) La question en 2011 n’est plus de savoir SI les européens vont disparaitre en tant qu’ethnie, mais à quelle échéance.
En bref si l’européen a effectivement créé les conditions technologiques de la destruction de l’environnement, c’est l’afrique et l’asie qui catalyseront cette destruction.
Il n’y a déjà plus rien à sauver. Observons la chute.
Avant que chaque centimètre carré de la planète soit utilisé pour la production alimentaire, il y a de la marge. Certes, il faut faire le deuil d’une planète Terre immaculée et diversifiée (ce qui n’est plus vraiment un problème avec les progrès de la génétique), mais il suffit de traverser le Monde pour se rendre compte que la surface exploitée par l’agriculture humaine est très minoritaire, sans parler des océans (71% du globe) que nous n’exploitons que de façon infinitésimale. Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas faire d’Ecologie, car la pulsion écologique est saine et vitale pour l’espèce. Mais il faut raison et sang froid garder.
“Pour continuer ainsi, il faudra deux planètes Terre d’ici 2030″> prenons ce constat, et repoussons le raisonnablement à 2100, et cela nous laisse le temps de coloniser la planète mars
@ snake
“Quelqu’un qui se dit qu’il ne veut pas avoir d’enfant parce qu’il n’en a pas envie, parce que cela va empiéter sur son confort personnel, est un égoïste”
Quelqu’un qui a des enfants parce qu’il en a envie, est aussi un égoïste.
Des études rapportent que nous avons la capacité, actuellement, de nourrir 12 milliards d’individus. Le type travaille, consciemment ou pas, pour les élites mondialistes, se revendiquer de Malthus, un de leurs maîtres à penser, et dire que ce l’on prône n’est pas de l’eugénisme, il faut oser l’affirmer, bravo pour le culot. “La surcharge humaine profite évidemment aux maîtres du monde puisqu’elle induit le succès du consumérisme”, là vraiment c’est ne rien comprendre aux projets des élites, et puis quel argument pour justifier la dénatalité, je n’ai pas vu les autres je n’ai pas pu lire davantage, ou plutôt ce n’était pas nécessaire. Avec des libres penseurs comme ça on n’a plus besoin de laquais du système.
Je fais le tour du monde actuellement, et ce qui m’a le plus choque en asie du sud-est, c’est la degradation de l’environnement, au profit des mono-cultures (banana, huile de palme, caoutchoue…), tout ca pour repondre a le demande grandissante de ces populations qui ont des desires de consummation gargantuesque. L’asie est dans la sur-consommation et la contre-partie est la destruction des forets primaires a l’echelle du continent !
Un autre point qui choque c’est le nombre d’enfant, de partout la jeunesse pullule sauf en europe.
Tout le monde recoit le meme modele consummeriste a la television (asie, amerique du sud…), toute cette population qui marchait, ou utilisait un velo se trouve a l’heure d’aujourd’hui sur un scooter, en attendant d’avoir le credit pour la voiture.
Alors les inondations en ce moment en Thailande ne me surprenne pas, au debut de l’annee ce fut l’australie.
C’est bien une crise de developpement qui s’annonce devant nous !
Dans cette crise a venir, il faudra bien se poser la question de la natalite mais il est bien evident que ce probleme n’est pas le meme partout sur terre.
Personnellement pour demain, je prefere etre dans un pays sous-peuple avec plein de ressource que l’inverse. L’Inde va se retrouver dans une situation ingerable pour son pouvoir politique : un pays sans eau avec 1,3 milliards de bouche a nourrir, je vous laisse visualiser le desastre !
Il y a bien une revolution qui nous attend et la gestion des ressources et des hommes en fait partie !
Diamond dans ces livres utilise le concept d’equilibre qui regit la nature. Lorsqu’une espece est trop demandeuse en ressource, elle peut disparaitre detruisant le fragile equilibre.
Il n’y a pas de morale dans l’evolution des especes, il n’y aura pas d’especequi sera protege par une force superieur, il n’y a qu’a utiliser notre intelligence, non plus pour detruire mais pour preserver l’equilibre, juste pour survivre !
Si cela doit passer par le contrôle des naissances, alors il faudra reflechir a la methode la plus acceptable, sinon il y a des methodes plus expeditifs comme une guerre !
Augmentation de la population = barbarisation
J’aime les axiomes stupides et les réflexions du café du commerce.
Ma conviction philosophique cardinale est que les problèmes du monde viennent de ce qu’il y a trop de gens sur terre.
Je suis un intégriste malthusien convaincu.
Peut être qu’il y a plein d’espace vierge sur cette terre et que – comme je le lisait sur “rue89″ -
la terre peut laaaargement supporter 20 milliards d’individus.
Et bien pour moi non. Peut être que le kérosène qui m’est inaccessible permet aux nantis d’entre-nous de
se ressourcer chaque mois en Pat agonie.
Pour moi non.
Celà n’a été que logement en clapier ou ton “temps de cerveau disponible” est phagocyté par les problèmes de cohabitation.
En vacance l’apposition d’une serviette sur la plage relève de la lutte à mort.
Et plein d’autres…
Je pense que la véritable démocratie c’est de valoriser la vie humaine et donc la qualité de celle-ci.
Je pense que nous autres populace des ghettos surpeuplés, sommes les gladiateurs de ces spectateurs amusés, autistes à nos souffrances
et cannibales de notre force de travail, de nos organes bientôt..
Il y a moins d’un hectare de terre cultivable par être humain.. Sachant qu’en occident, cette terre est morte, ce n’est pas beaucoup pour apporter une nourriture de qualité à chacun..
Quel intérêt de voyager ? Partout les mêmes connards mondialisés, les mêmes enseignes, la même merde.
Il faut être un con primitif pour être indifférents aux rats et cafards, seules espèces animales qui prolifèrent avec le développement humain.
@ Nicolas O.
Non, élever des enfants, à partir du moment où l’on s’occupe bien d’eux, c’est à dire si on leur donne à la fois de l’affection et les moyens de se construire et de devenir des adultes autonomes, confiants en eux-mêmes et responsables, est tout sauf un acte égoïste. Ce n’est pas parce que le fait d’avoir des enfants procure également, et heureusement, beaucoup de joie, que cela rend l’acte égoïste.
Cela étant dit, il est clair qu’il y a des parents qui jouent plus ou moins bien leur rôle. Il y a des parents irresponsables, qui négligent l’éducation de leurs enfants et leur transmettent des névroses qui les feront souffrir à l’âge adulte. En général, ce sont des parents qui ont eux-mêmes souffert pendant leur enfance de la ,négligence de leurs propres parents. Ils ne veulent pas faire souffrir leurs enfants mais ne se rendent pas forcément compte des névroses qu’ils leur transmettent. Il y a aussi des cas, heureusement assez rares en France, de maltraitance pure et simple. Il est clair, dans ces cas-là, qu’il faut éloigner l’enfant de ses parents pour le protéger.
@JL Jullien
“Excusez moi mais votre démonstration mathématique confine au ridicule. Les hommes ne sont pas des numérateurs et des dénominateurs…”
Je n’ai pas dit cela, j’ai posé le problème (ou plutôt Michael Tarrier le pose ainsi, comme les autres décroissants) sous forme : besoins humains / ressources disponibles, les besoins humains étant directement fonction du nombre d’être humain et de la technologie (qui tend à réduire l’espace cultivé dont nous avons besoin pour vivre).
“Savez vous ce qu’est l’extinction de l’holocène?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Extinction_de_l%27Holoc%C3%A8ne
Ce fait seul – bien plus que les considération de logistique alimentaire et d’empreinte écologique – indique que l’humain occupe trop d’espace et réclame trop de l’environnement au détriment du reste de l’écosystème, en voie de destruction totale.”
Et, à supposer que tout soit vrai dans cet article, qu’est-ce que ça prouve? A supposer qu’un quart des différentes espèces de mammifères (ce qui ne signifie pas 25% des populations animales) et 70% des plantes (ce qui ne signifie pas non plus 70% de la flore en masse…), en quoi ça amène à notre disparition?
“Concernant “l’immigration-invasion”, vous comme l’auteur êtes dans l’erreur: les européens ont DEJA commencé à ralentir leur reproduction (les européennes font 1,7 enfants par femmes depuis 1975). l’augmentation actuelle est justement la conséquence démographique de l’explosion de la natalité dans le tiers monde entre 1960 et aujourd’hui qui s’exporte en Europe (et que ces tarés d’européens financent sans contrepartie) La question en 2011 n’est plus de savoir SI les européens vont disparaitre en tant qu’ethnie, mais à quelle échéance.”
La natalité peut remonter, comme ce fut le cas en France dans les années 40, et le chiffre conjoncturel de 2 enfants par femme en France n’est pas imputable seulement aux femmes immigrées (http://pourlecommunisme.over-blog.com/article-26745463.html). Même si les françaises non-immigrées (dont les taux de fécondité sont souvent imités par les immigrées au bout d’une ou deux générations) ne font que 1,8 ou 1,7 enfants, c’est déjà un progrès par rapport au début des années 1990 (où le taux de fécondité était de 1,65 toutes populations confondues en France). Donc un redressement de la fécondité est possible en Europe.
“En bref si l’européen a effectivement créé les conditions technologiques de la destruction de l’environnement, c’est l’afrique et l’asie qui catalyseront cette destruction.”
Bouh l’ignoble européen qui porte en lui la mort de l’humanité et de la Terre…en réalité, les européens, par les progrès technologiques et la société industrielle qu’ils ont créés, ont justement donné les outils qui permettent de concilier le confort de vie avec la stabilisation des populations (avec une natalité plus modérée, mais pas forcément déficitaire une fois la mortalité soustraite – cf France, Irlande et Suède), et les gains de productivité qui permettent justement de libérer de l’espace (au fait, savez-vous qu’en France, depuis 1945, alors que la population a crû de plus d’un tiers, mangé davantage, la surface agricole utilisée a reculé, et les forêts progressé?).
“Il n’y a déjà plus rien à sauver. Observons la chute.”
Réponse facile mais juste : c’est dans votre discours qu’il n’y a rien à sauver.
@ Leucodermos
Moi aussi, je déteste l’uniformisation, les enseignes mondialisées, la promiscuité et le manque d’espace. Je crois que je comprends très bien ce que tu ressens.
Mais ce n’est pas parce que tu as des enfants que tu es obligé de les élever dans ce moule ! En ce qui me concerne, mes enfants n’ont pas la télévision, n’ont pas de jeux vidéo, nous habitons dans un endroit très à l’écart de la foule et des centres commerciaux où l’on peut marcher dans la nature pendant longtemps sans rencontrer personne.
Le problème n’est pas qu’il y a trop de gens sur terre. Le problème est :1) que la concentration de la population est mal répartie; 2) que trop de gens sont conditionnés et formatés par des idéologies dangereuses, soit de manière immédiatement visible (comme dans le cas des obscurantismes religieux ou des dictatures par exemple), soit de manière plus diffuse et insidieuse (comme dans le cas de nos sociétés).
C’est cela qu’il faut changer.
A lire aussi sur le même sujet, le chapitre « Surpollupopulation » dans le « Manifeste anti-nataliste » de Théophile de Giraud. L’auteur y démontre que le problème n’est en aucun cas la pollution (au sens large) mais bien le NOMBRE de gens qui polluent. A la limite si nous n’étions que cent millions de personnes sur Terre, chacun pourrait polluer à volonté. Adieu les fadaises du green business et de l’écologie molle !
@snake
Je ne parlais pas d’élever des enfants, je répondais à votre phrase “Quelqu’un qui se dit qu’il ne veut pas avoir d’enfant parce qu’il n’en a pas envie, parce que cela va empiéter sur son confort personnel, est un égoïste »
Et je vous réponds que les gens qui font un enfant parce qu’ils en ont envie carburent aussi à l’égoïsme, car c’est bien pour se faire plaisir (et assouvir leur envie) qu’ils font un enfant.
En fait tout cela est lié à la contraception et au fait que d’avoir des enfants est maintenant un choix (c’est-à-dire qu’on pèse le pour et le contre en fonction d’intérêts).
Michel Tarrier a totalement raison : nous sommes déjà beaucoup trop nombreux pour cette petite Terre.
D’ailleurs les peuples intelligents ont largement entamé la diminution de population, ce qui ne signifie pas perte de puissance ni d’influence.
Au contraire, la peur obsessionnelle de dénatalité est un fantasme d’impuissants, qui compensent leur angoisse de ne pas bander, par une natalité délirante. Ce sont des fous dangereux pour l’humanité, qui se comportent comme la vermine sur un cadavre, et qui disparaîtront lorsqu’il n’y aura plus rien à bouffer.
La solution raisonnable est un retour à la population du début du 20e siècle ( 1milliard et demi d’êtres humains), avant l’invention des engrais chimiques et des antibiotiques, responsables du cancer démographique humain.
Terranova.
Lorsqu’on annonce à quelqu’un qu’il est atteint d’un cancer, sa première réaction est le refus, parce que savoir que ses jours de vie sont irrémédiablement comptés et limités à quelques mois est insupportable. Ensuite on accepte la chimiothérapie dans l’espoir de gagner quelques mois supplémentaires.
Notre civilisation rongée par son cancer consumériste refuse d’entendre le diagnostique que lui assène Tarrier et autres observateurs lucides de notre irréversible course vers la destruction. Les ahuris qui croient encore que la terre pourrait nourrir 20 milliards d’humains, que nous avons encore du pétrole pour 50 ans. Que les progrès de la science nous sauverons. Que les ressources de ce monde sont quasi inépuisables. Que nous irons coloniser la planète Mars quand la Terre ne sera plus vivable sont de piteux égoïstes égarés dans une utopie aveuglément optimiste matinée de libéralisme triomphaliste. Que Tarrier se rassure, dans quelques années la population mondiale va se réduire drastiquement, ce ne sera pas dans la relative douceur d’une politique de dénatalité organisée et concertée, mais bien dans l’effroyable cruauté de famines et de guerres civiles pour la survie de quelques milliards de bipèdes victimes d’un consumérisme incontrôlé et absurde.
Qu’il aille prêcher dans le tiers monde, en Europe nous sommes déjà en auto génocide démographique.