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Nouvelles énergies renouvelables (suite)

19 avril 2011, 20:04 Auteur : claude brasseur 4 commentaires

Idéalement, toute l’énergie consommée par les humains devrait être renouvelable et disponible partout. Pour le moment, l’énergie est le plus souvent d’origine fossile et nous épuisons nos réserves tout en produisant quantité de CO2. Une pincée d’éolien et de photovoltaïque vit exclusivement de primes diverses et on nous cache leur inutilité. Pourtant, des énergies renouvelables rentables, sûres, propres et régulières comme les centrales dérivées de Myrrha apparaissent et s’y ajoutent les progrès de la géothermie, de la captation des énergies de la mer par exemple… [voir le premier volet de cet article ici]

Aujourd’hui nous polluons et nous dépendons entièrement de pays étrangers pour nos fournitures d’énergie autres que l’hydroélectricité et le nucléaire. En payant notre énergie fossile nous gaspillons de gigantesques moyens financiers que nous devrions à tout prix consacrer au développement d’ énergies renouvelables, durables… et sous notre contrôle !

Bien sûr, nous aurions pu rationaliser notre production et notre consommation d’énergie d’origine fossile, nous aurions pu isoler réellement les immeubles… Nous ne l’avons pas fait et on voit même exploser le nombre de 4X4 dans les rues des villes (pour ne citer qu’un seul exemple d’attitude aberrante). Sommes-nous condamnés à manquer d’énergie après avoir irrémédiablement pollué la planète ou à acheter beaucoup trop  cher les énergies « vertes » qui nous sont proposées ?

Et elles sont chères, ces énergies « vertes »! Ainsi, actuellement, si on voulait se servir uniquement du photovoltaïque, entre 200% et 1.400% de la population devrait se consacrer à la production avec stockage et transformations diverses. 120 millions à un milliard de français « suffiraient » à produire l’énergie nécessaire aux 60 millions de français actuels…

Si l’éolien prenait la place, ce serait à peine moins insensé…  et pour continuer dans le registre de l’insensé: au sud de la Belgique on n’isole pas ou très mal et trop peu MAIS on installe des éoliennes. Elles  ne compensent pas la perte d’énergie par manque d’isolation mais coûtent insupportablement cher en argent, en nuisances et… en pollution! (effectivement, comme le vent est irrégulier, son manque doit être compensé par l’installation de centrales au gaz nécessairement polluantes car elles varient sans cesse de régime et sont très polluantes dès qu’elles s’écartent de leur régime idéal.)

On nous parle même – on ose – d’énergie fournie par la biomasse. Cette énergie ne peut être que très secondaire à la fourniture… d’aliments!! L’obligation de produire nos aliments nous fait oublier le rendement énergétique de la filière agricole: au mieux un millième… deux cents fois moins que le photovoltaïque!

Le Brésil a une population de densité dix fois inférieure à l’Europe et peut encore se permettre de consacrer une partie de ses terres à la canne à sucre qui produit de l’éthanol distillé grâce à la bagasse de la canne à sucre.

Malheureusement, l’hystérie entretenue après Kyoto permet à des spéculateurs d’insister sur l’urgence et de se remplir les poches grâce à la bonne volonté « verte » de citoyens prêts à se ruiner « pour la planète ». Ainsi, les grands fabricants imposent leurs  éoliennes à travers des lobbies qui ont pris le contrôle de la presse européenne. Il est pratiquement impossible de disposer d’un renseignement utile concernant la production et, surtout, le régime de production des éoliennes... il est tout aussi impossible de faire paraître un article contraire aux vues des lobbies éoliens.

Et pourtant, dans le domaine de l’énergie des travaux commencent à aboutir. La température du sous-sol croît avec sa profondeur: elle augmente de 3 à 4°C par cent mètres. A 3000 mètres de profondeur, un forage peut découvrir de l’eau à 90°C ou plus..Il est aussi possible de fracturer le sous-sol pour y faire circuler de l’eau.

La géothermie basse température progresse: avec de l’eau à 80°C, on peut atteindre un rendement théorique de 20% d’électricité. Elle peut être couplée avec le stockage à l’air comprimé de l’électricité photovoltaïque (par exemple). Dans ce cas, on comprime de l’air qui s’échauffe et on le stocke à grande profondeur dans des poches naturelles du sous-sol où il garde sa température. Une turbine alimentée par cet air comprimé peut restituer l’énergie stockée avec un rendement proche de 100%. La loi de Carnot qui limite le rendement des machines thermiques ne s’applique pas.

La nature concentre l’énergie du vent dans les vagues. On a fait beaucoup de recherches dans ce domaine mais peu de techniques sont fiables, résistant aux tempêtes, et on a péché beaucoup en voyant trop grand, trop coûteux. Des houlomoteurs QUINET permettraient de produire l’électricité consommée en moyenne par l’Europe à un prix dérisoire. De cette manière, le doublement du prix de l’électricité du fait du stockage (à l’air comprimé en sous-sol) serait tolérable économiquement.

Ces houlomoteurs sont réduits à un flotteur en surface relié par un câble et une poulie à un contreflotteur immergé. La captation de l’énergie peut se faire sur la poulie au fond de l’eau. Diverses variantes sont possibles – certaines déjà en activité – mais c’est sa simplicité qui rend le houlomoteur QUINET particulièrement intéressant.

Pour les pays intertropicaux qui ont les pieds dans l’eau, une autre ressource illimitée est disponible depuis 1928, lorsque l’ingénieur français Georges CLAUDE a essayé à Ougrée (Belgique) de tester la captation de l’Energie Thermique des Mers (ETM). Il a ensuite installé sa centrale à Cuba. La crise de 1930 – qui a brisé pour longtemps toute idée d’investissement à risque – a détruit l’enthousiasme pour cette invention plus que prometteuse. Rien d’aussi ingénieux ou important n’a été réalisé en presque un siècle dans ce domaine. La quasi gratuité du pétrole durant des décennies y est pour beaucoup…

Quelle est la ressource exploitée? L’eau est souvent à 25°C en surface dans les mers tropicales et des courants d’eau à 5°C sont disponibles à 1km de profondeur. C’est donc cette différence de 20°C qui produit l’électricité. La loi de Carnot s’applique et le rendement théorique est 7% mais la quantité d’eau est illimitée par rapport à nos besoins. L’ ETM peut produire en priorité de l’eau distillée – une aubaine pour les pays qui dépensent actuellement des fortunes en dessalement de l’eau de mer! Les Philippines ont décidé de s’équiper à grande échelle (36 sites)

Ceci n’est pas une liste exhaustive des promesses énergétiques du futur mais quelques exemples porteurs par leur faible coût et leur sécurité. L’avenir nous révélera les gagnants… qui nous surprendront peut-être. Ainsi, le photovoltaïque devient de moins en moins cher et a des chances de devenir vite abordable. Il est évident que le prix du kwh doit comporter le prix du stockage!

Il a déjà été question de Myrrha. Rappelons que  cette manière d’exploiter l’énergie nucléaire nous offre éternellement une électricité propre, peu coûteuse, sans déchets à longue vie et sans aucun danger. Les séismes successifs et le tsunami qu’a connus le Japon auraient dans le pire des cas arrêté et mis hors service des centrales dérivées de Myrrha sans autre nuisance. Ici, le caloporteur n’est pas de l’eau, un gaz ou un combustible comme le graphite ou le sodium mais le plomb inerte à 500°C. Myrrha est sous-critique, s’arrête en un millionième de seconde et commence à refroidir. Les centrales nucléaires dérivées de Myrrha (vers 2030) peuvent être alimentées avec du thorium. La Bretagne en regorge mais c’est seulement avec des centrales nucléaires refroidies au plomb et sous-critiques (avec générateur électrique de neutrons) que la sécurité sera totale.

En conclusion, disons que, actuellement, il faut développer les recherches en énergies renouvelables pour qu’elles puissent un jour proche s’intégrer à l’économie. Il faut simultanément développer toutes les formes d’économie d’énergie et oser affronter les invincibles lobbies qui s’y opposent.

(Grâce à l’instauration de la démocratie directe par exemple. Avaast a pu empêcher certaines spéculations frauduleuses de grands groupes financiers; c’est la démocratie directe à l’échelon planétaire)

Claude Brasseur

4 commentaires

  1. lorelei dit :

    bjr

    J’aimerai publier des articles est ce possible, voir mes articles sur le site

    http://www.lepost.fr/article/2011/04/24/2475653_sondage-marine-le-pen-fait-un-tabac-chez-les-ouvriers_1_0_1.html

    cordialement

    lorelei

  2. Jean dit :

    @Lorelei
    oui mais s’ils sont inédits, argumentés, factuels et sourcés, en plus d’être légaux. Envoyez-les nous à redac@enquete-debat.fr

  3. Vincent Jappi dit :

    On se demande pourquoi ces inventions merveilleuses ne se développent pas davantage.
    La réponse ? Elles sont trop chères.

    La notion d’”énergie renouvelable” est une conception matérialiste, qui méconnaît que l’esprit humain est la seule source de la production, de sorte que la seule condition, nécessaire et suffisante, pour qu’on ait des sources renouvelables d’énergie, c’est que les puissants n’empêchent pas de la produire par la violence imbécile dont ils sont coutumiers, quelle que soit son origine et sa nature matérielles.

    Voir l’émission de Georges Lane :
    Le faux problème du développement durable
    http://lumiere101.com/2008/01/08/le-faux-probleme-du-developpement-durable/

  4. bernard dit :

    Les prix des énergies renouvelables sont maintenant plus bas que toutes les sources fossiles, par combustion ou par marmite à fission nucléaire. cf Un « Mix électrique » 100% renouvelable pour la France –
    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/un-mix-electrique-100-renouvelable-106497

    L’allemagne a installé 25GW de photovoltaique fin 2011, a un rythme de plus de 7GW par an, soit nettement plus rapidement que le nucléaire. Elle disposait de 27GW d’éolien début 2011.

    Compte-tenu qu’elle a peu de chauffage électrique, elle sera complètement autonome dans 10 ans, sans nucléaire.

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