Xenia publie Histoire de France politiquement correcte. Un ouvrage d’Olivier Griette. Voici la brève présentation de l’éditeur :”L’histoire de France, comme d’autres branches d’enseignement, est devenue un véritable champ de mines! Les périphrases prolifèrent, la pudibonderie domine. Puisqu’on en est là, autant proposer un manuel totalement “lisse”. Olivier Griette l’a fait avec beaucoup d’humour. Son ironie va au-devant d’un ras-le-bol croissant tant dans la population que parmi les enseignants, les universitaires ou les journalistes. Il était temps d’offrir au public francophone bien-pensant un ouvrage historique de référence qui mettra tout le monde d’accord. Lisez attentivement ce livre, suivez les exercices simples qui vous sont proposés, et vous serez sûr(e) de penser juste!”
Olivier Griette a accepté de répondre aux questions d’Enquête et Débat. Entretien réalisé par Maurice Gendre
E&D : Quelle est selon vous la période la plus périlleuse à aborder en Histoire ?
O.G : Sans la moindre hésitation : le 20ème siècle. D’ailleurs, pour la “petite histoire” (si j’ose dire) sachez qu’un précédent éditeur, courageux mais pas téméraire, m’avait “conseillé” de renoncer à présenter le 20ème siècle. Je devais terminer l’ouvrage en 1900, voire en 1918, pour éviter soigneusement la période moderne. Ce que j’ai bien sûr refusé : soit on essaie de faire un bon travail, soit on ne le fait pas.
E&D : Sur quelle époque dit-on le plus de contre-vérités ou fait-on le plus d’impasses ? Et pour quelles raisons ?
O.G : Il y a encore une dizaine d’années, je vous aurais seulement répondu : La Seconde Guerre mondiale. Les raisons me paraissent évidentes : plus on avance vers le monde contemporain, plus on s’éloigne de l’Histoire pour s’approcher de la politique, et par conséquent de l’idéologie. Mais désormais plus aucune période n’est à l’abri de se voir “idéologiquement revisitée” : on entre dans un monde totalement absurde où l’on se permet de juger les personnages historiques et leurs actes en fonction de nos critères moraux actuels ! Donc les Romains sont des brutes, les “Barbares” n’en sont plus, Charles Martel est un autiste qui refuse de s’ouvrir à l’Autre pour favoriser le vivre-ensemble, Louis XIV est peu porté sur la démocratie participative de quartier, etc.
Les “impasses” et les contre-vérités se multiplient chaque fois qu’un thème quelconque risque de “froisser” une minorité vivant dans notre pays. Selon ce principe aberrant, et étant donné que pratiquement toutes les communautés du monde sont présentes en France, il devient indispensable de réécrire l’histoire ou de supprimer ce qui ne peut être suffisamment fardé.
E&D : Après votre ouvrage et celui de Dimitri Casali assiste-t-on à une fronde contre le politiquement correct en Histoire?
O.G : Évidemment, tous ceux qui travaillent sur le sujet ne se sont pas réunis, un beau matin, pour se concerter et dire ensemble : “il faut que nous fassions quelque chose”… Mais l’apparition de plusieurs ouvrages sur le même thème traduit, à mon avis, une exaspération commune. Si fronde il y a, elle provient sans doute du grotesque de la situation. Par exemple, dans un ouvrage scolaire, j’ai vu le christianisme (lié avec les “méchantes” croisades) présenté “après” l’islam… Chronologiquement et d’un point de vue purement historique, n’est-ce pas le comble du ridicule ?
E&D : Quelle partie de l’Histoire de France est aujourd’hui la plus négligée à vos yeux ? Comment l’expliquez-vous ?
O.G : Permettez moi de légèrement dévier votre question. Plus qu’une partie précise de l’histoire de France, il me semble que ce sont des éléments constitutifs primordiaux du pays qui sont sciemment effacés. Prenons la dimension du sacré dans l’Ancien Régime. Si vous ne soulignez pas le fait que la vie spirituelle dominait la société au Moyen Age, alors la “guérison des écrouelles” par le roi de France devient au mieux une mascarade grotesque, au pire une imposture scandaleuse.
E&D : Y a-t-il des domaines ou des champs de recherches que les Historiens s’interdisent désormais d’explorer ?
O.G : Bien sûr ! En principe l’histoire est une science (même si c’est une science inexacte). Elle devrait donc logiquement échapper à ce genre “d’interdit”. Mais je vous répète que nous sommes dans le domaine de l’idéologie, et non plus de la science. Tout le problème est là.
Pour résumer la situation, je dirais que tout le 20ème siècle “sent le soufre”. On pense bien évidemment au génocide des Juifs, et aux victimes du communisme qu’il semble bien difficile d’aborder du seul point de vue scientifique et factuel. Mais d’autres thèmes sont “oubliés” car ils vont parfois à l’encontre de l’idéologie dominante (par exemple : L’islam esclavagiste à très grande échelle, pendant des siècles, dans l’océan Indien).
E&D : Pourquoi avez-vous décidé d’écrire cet ouvrage en 2011 ? La situation vous paraît-elle plus grave que jamais ?
O.G : Je ne voudrais pas jouer les Cassandre, mais la situation me paraît catastrophique pour l’école (je pourrais dire “pour l’enseignement”, pour prendre un terme plus policé, mais ça ne changerait rien au problème). La recherche historique, elle, retombera toujours sur ses pieds, tôt ou tard. Mais les élèves (et plus encore les élèves d’origine étrangère) qui n’auront appris qu’à détester leur propre pays, un pays coupable de tous maux (raciste, antisémite, colonialiste, esclavagiste, sexiste…) comment vont-ils se construire, plus tard ?
E&D : Vous avez mis au point des exercices dans votre livre. Pouvez-vous dire un mot de la “méthode” et décrire ces exercices d’un genre un peu particulier ?
O.G : Des exercices “d’un genre particulier”, oui, c’est le moins qu’on puisse dire… Il s’agit bien évidemment d’une parodie d’exercices. Étant donné que j’entendais me moquer des pseudo-pédagogues et de leur vocabulaire pédant et/ou (“et/ou” est déjà un emploi pédant !) bêtifiant pour les enfants, je ne pouvais faire autrement que de forcer un peu le trait pour faire sourire le lecteur.
E&D : Quel électrochoc préconisez-vous pour que l’Histoire échappe à la doxa ambiante et au discours dominant ?
O.G : Oh là, là,là… un électrochoc… je ne sais pas si mon influence (modeste) me permet de préconiser quoi que ce soit pour “changer la société”. En tout cas l’humour est toujours une arme efficace, aux ressources insoupçonnées. Comme je vous l’ai dit, il faut multiplier les exemples qui mettent en lumière le parti pris ridicule qui domine le discours politiquement correct, non seulement en histoire, mais aussi dans tous les rouages de la société.
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Que du vent, un écran de fumée… Le TABOU essentiel est l’histoire de la Seconde guerre mondiale, car elle conditionne tout le pouvoir actuel et le système de domination et d’intimidation.
Il enfonce des portes ouvertes : l’esclavagisme pratiqué par les musulmans est maintenant largement relayé. Des émissions d’Arte, vue par des millions de téléspectateurs, leur sont consacré, et les manuels d’Histoire en parle désormais. Mais, et on en revient au vrai tabou que cet imposteur a peur d’aborder, c’est l’esclavage pratiqué, à très grande échelle, par des marchands juifs..et la participation massive de ces derniers à la traite occidentale et orientale. Voilà le vrai tabou, car beaucoup dans nos élites font partie de cette communauté.
Enfin, je le trouve très silencieux sur un autre tabou : les expulsions, massives et répétées, des Juifs du royaume de France… Une page que personne n’ose aborder factuellement, sans verser dans la victimisation…
En clair, marre de ces imposteurs qui se frottent à des petits sujets et n’osent pas, par peur, affronter les VRAIS sujets.
Et moi je viens de recevoir un mail de Jean Sévillia concernant la sortie de son prochain livre, du même genre :
http://www.amazon.fr/Historiquement-incorrect-ebook/dp/B005RY6MFQ/ref=sr_1_3?ie=UTF8&qid=1318424896&sr=8-3
La concurrence est rude sur ce créneau porteur !
Si on devait juger l´histoire avec nos moeurs, coutumes et lois actuelles Mahomet et Socrate seraient reconnus comme pédophiles….Mahomet criminel de guerre en plus.
Le livre a l’air sympa. Dommage qu’on ne puisse pas en lire un extrait, “histoire” de se faire une idée du style / de l’humour.
bernard
Et Moïse comme un génocidaire (massacre de 5000 juifs à la descente du mont Sinaï), et les prophètes d’Israël comme des criminels contre l’humanité pour viols massifs de fillettes et massacres de masse lors des guerres de conquêtes des hébreux etc…
@ Loyd
1) De quel (s) tabou (s) parles-tu exactement à propos de la Seconde Guerre Mondiale ?
2) Concernant les Juifs punis par Moïse, tu ne vas pas me dire que tu t’apitoies sur leur sort, ce n’est absolument pas crédible.
3) Tes histoires de viols massifs de fillettes prétendument commis par les hebreux il y a plusieurs milliers d’années, c’est n’importe quoi.
4) Quant à la violence des combats auxquels les Hébreux ont participé, il faut replacer les choses dans leur contexte. Ce qui est raconté dans l’Ancien Testament se passe dans des temps très anciens, à une époque qu’il faut qualifier de barbare au regard de nos critères actuels. Les Hébreux apportaient un message révolutionnaire pour l’époque, prohibant le meurtre, le mensonge, le vol, les sacrifices humains abondamment pratiqués par les peuples avec lesquels ils étaient en lutte. Avant d’attaquer leurs ennemis, ils avaient pour règle de laisser partir indemnes ceux qui ne voulaient pas participer aux combats, ce qui était très avancé pour l’époque. De plus, le comportement des patriarches n’est pas toujours présenté comme un modèle à imiter et non sujet à la critique, au contraire le judaïsme invite à réfléchir sur leurs erreurs et leurs faiblesses.
Je ne cherche pas à faire la promotion du judaïsme, il y a des aspects du judaïsme que je rejette, en tout cas je rejette certainement le judaïsme orthodoxe, et franchement je ne suis pas passionné par ce que les Hébreux ont fait il y a des milliers d’années, je m’intéresse bien plus aux sciences qu’aux élucubrations religieuses. Par contre l’honnêteté et la rigueur intellectuelle obligent à s’opposer à la diffamation à laquelle tu te livres en permanence.
snake vos dénégations ne sont basées sur rien et témoignent d’un partie pris évident. Il suffit de lire les écrits juifs et vos livres saints pour s’apercevoir de la barbarie des hébreux à l’époque, qui surpassait, de très loin, la pseudo-barbarie de l’époque. Les sacrifices humains ? Des centaines de milliers d’individus innocents furent massacrés par les hébreux.
Sur le message révolutionnaire, vous voulez rire ! Non seulement bien d’autres peuples, avant les hébreux, pronaient l’interdiction du vol, du meurtre etc… Il faut en finir avec ce mythe que toutes les études historiques anéantissent. Et surtout, vous oubliez de dire que ce “message” pseudo-révolutionnaire ne visait exclusivement QUE les relations entre Juifs uniquement ; le meurtre est autorisé envers les goys et a même été massivement pratiqués, ainsi que le vol.
@ Loyd
C’est vraiment comique que vous m’accusiez de parti pris, vous qui êtes au-delà du parti pris, vous êtes littéralement obsessionnel, et de plus, sur chaque sujet, vous tenez un discours qui est un condensé caricatural de tout ce qu’on trouve sur Egalité et Reconciliation…
@ loyd
De plus, pourquoi n’as-tu pas répondu à ma question :
- De quel (s) tabou (s) parles-tu exactement à propos de la Seconde Guerre Mondiale ?
En fait cette “rééducation” a commencé dans les cercles intellectuels en 1979 avec BHL et sa “Barbarie à visage humain”.
Concernant l’éducation nationale (années 90) il est vrai que j’ai senti une mise en scène de la part de certain profs concernant les croisades, la 2nd guerre mondiale ou Napoléon. Donc cette désinformation ne date pas d’hier!
Ma jeune sœur de 27 ans est ainsi le produit de cette rééducation: elle est persuadé que le français moyen est un “raciste latent” aux pulsions coloniales et génocidaires qui ne demandent qu’à être réveillé (c’est pas nous qui avons créé les camps tout de même!), que l’histoire de France n’est que ténèbres avant Jean Jaurès, et que ceux qui veulent valoriser le passé de la France de clovis à Louis XIV sont des nostalgiques d’une France qui sent le rance…
Bizarrement j’ai suivi le même cursus et j’ai un grand respect pour l’histoire de France, mais j’ai une curiosité beaucoup plus vaste… quand je pense que le français moyen pense comme ma sœur…
@Snake Plissken
Pour ce qui est de la prohibition du meurtre, du vol etc…, cela a existé dans de nombreuses civilisations de l’antiquité.
C’était même obligatoire, je dirais pour permettre à la société de fonctionner, ce qui ne veut pas dire que tous les meurtriers ou voleurs étaient arrêtés et condamnés.
Quand même il y a le code de Hammourabi qui est célèbre, et qui date de vers – 1800, soit environ 1200 ans avant la rédaction de la bible selon les historiens. Vu qu’en Mésopotamie il n’y n’y a pas de roche mais qu’il y a un fleuve, la condamnation à mort était pratiquée par jetage dans le fleuve (ils ne savaient pas nager), alors qu’en Israël c’est le contraire, ils condamnaient par lapidation. Et le code pénal mosaïque n’a vraiment rien d’un code pénal exemplaire, on condamne à mort pour n’importe quoi.
Quand à la barbarie des hébreux, dans la bible avec l’histoire de Josué ont atteint les sommets, puisque là on a l’éradication de peuples entiers (hommes, femmes, enfants, et même animaux).
Avec la particularité que ces génocides sont commis au nom de dieu directement.
@ Jeannot
Mais où est-ce que j’ai dit que le code pénal mosaïque était exemplaire ? Evidemment qu’il y a des aspects de violence archaïque dans ce code pénal dont je ne voudrais pour rien au monde.
Mais AUCUN Juif (à part peut-être quelques malades mentaux, je ne sais pas) ne veut mettre en oeuvre ces aspects archaïques dans la société actuelle. Ils ont d’ailleurs été abolis il y a déjà très longtemps par les Sages et les autorités rabbiniques. Ils n’ont jamais été mis en oeuvre dans aucune communauté juive depuis l’ère biblique (où ils étaient déjà rarement appliqués).
Quant au fait que la religion puisse inciter à la violence, y compris la religion juive, tu prêches un convaincu. Ce que j’aime dans le judaïsme, ce n’est pas l’Ancien Testament, ce sont les grands mystiques hassidiques dans la lignée du Baal Shem Tov, qui sont aux antipodes de tout fanatisme, de tout esprit de conquête, de toute intolérance, de tout dogmatisme.
@ loyd, qui dit :
“Des émissions d’Arte, vue par des millions de téléspectateurs”
… ça se passe de commentaires ?