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Philippe Bilger : “Brasillach a été condamné à mort uniquement pour ce qu’il avait écrit”

8 janvier 2011, 0:34 Auteur : Jean 7 commentaires

Philippe Bilger, avocat général près la cour d’Appel de Paris, a commis un livre sur Brasillach et notamment son procès. Dans cette interview il revient sur les raisons qui l’ont poussées à écrire ce livre, mais aussi sur la liberté d’expression, le procès Zemmour, la loi Gayssot, etc.

Voici trois vidéos, tout d’abord deux extraits de l’interview intégrale, un premier extrait sur le procès Zemmour qui aura lieu dans quelques jours, un deuxième extrait sur la loi Gayssot et la pétition lancée pour l’abroger et libérer de prison Vincent Reynouard, et enfin la vidéo intégrale.

http://www.dailymotion.com/videoxggujb http://www.dailymotion.com/videoxggvdz http://www.dailymotion.com/videoxggsl4

Pour vous procurer le livre de Philippe Bilger, et soutenir ainsi Enquête & Débat (1€ reversé par livre acquis via ce site), cliquez là :

7 commentaires

  1. Pierre 1er dit :

    Je n’ai pas encore écouté les vidéos, mais il me semble avéré que la demande de grâce faite à de Gaulle par Mauriac, demande accompagnée d’une liste de signataires asses conséquente, a été refusée en bonne partie parce qu’on avait montré à de Gaulle une photo de Jacques Doriot en uniforme allemand, gare de l’Est, partant pour le front de l’Est, en laissant entendre à de Gaulle que c’était Brasillach lui-même (l’honnêteté commande de préciser que Brasillach était présent, mais pas revêtu de l’uniforme de l’ennemi, ce qui était considéré par de Gaulle comme une trahison absolue).
    Les fameuses lunettes rondes, communes aux deux hommes, ainsi qu’un vague ressemblance de la forme du visage aurait trompé de Gaulle, qui a donc refusé cette grâce….

  2. Jean dit :

    intéressant, merci pour cette précision, il n’en est pas question dans la vidéo, que j’espère vous avez vue depuis.

  3. Pierre Bayou dit :

    La pensée philosophique prime l’action, non pas qu’elle soit plus importante mais parce qu’elle préexiste à l’action et qu’elle la conditionne. Les reproches contre la collaboration des industriels avec les forces d’occupation sont mal fondées puisque tout commerce devait passer par elles. Par contre, les intellectuels qui se sont commis philosophiquement avec elles sont immensément fautifs puisqu’ils ont donné aux Français DE BONNES RAISONS de collaborer avec elles.

  4. Pierre Bayou dit :

    En ce qui concerne la peine de mort de Pierre Laval, il faut considérer les conditions de cette époque. Les Américains ne voulaient pas du général de Gaulle et avaient entamé des pourparlers avec Laval. Dans ce cas, son exécution ne doit pas être entendue comme une sanction mais comme une éviction définitive de la scène politique. Elle est à rapprocher de l’exécution de Bastien Thiry à qui le général de Gaulle a demandé de revenir publiquement sur ses orientations politiques ; dans le cas contraire, vu les circonstances dramatiques de la fin de la guerre d’Algérie, il n’était pas possible de le laisser continuer de produire ses pensées subversives. En le graciant, le Président de la République aurait avoué sa faiblesse et signé sa défaite.

  5. Jean dit :

    @Pierre Bayou
    merci pour ces deux commentaires de qualité, bienvenue sur Enquête & Débat !

  6. ac husquin dit :

    J’ai 78 ans, et c’est ce que j’ai toujours entendu dire par un père qui n’était pas collaborateur.

  7. galafron dit :

    Il y a de sérieuses réserves à emettre sur le caractère de ce personnage

    Constantinople est sur le point d’être prise par les Turcs, que Bilger trouve le temps de disserter sur un sujet rebattu depuis 60 ans tout en occupant indûement une position clef de défense.

    Le magistrat n’est qu’un des nombreux charlots qui encombrent la carrière juridique: le justicier bisounours, le magistrat Canada-Dry dont le criminel n’a rien à craindre, se prononçant contre la peine capitale en raison du risque d’erreur judiciaire. C’est comme se prononcer contre la traversée d’une rue en raison du risque de se faire écraser.

    Or son poste fondamental n’admet aucune erreur de doctrine, dont la moindre entraine l’anarchie de la France d’aujourd’hui et le malheur de ses concitoyens plus exposés à la criminalité ordinaire.

    Jean Robin répète souvent en substance que l’administration perd le contrôle de l’état en refusant d’accomplir efficacement ses prérogatives régaliennes, en rendant une justice laxiste attachée à défendre les criminels, confondus avec les inculpés, plus que les victimes.
    .
    Pour s’exhiber sous les projecteurs, il faut être sans reproche ou aveuglé par l’orgeuil de croire que personne ne s’en apercevra.

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