Philippe Karsenty, ancien financier, maire-adjoint de Neuilly-sur-Seine depuis 2008, est à la tête d’un mouvement d’opinion grandissant qui demande à France 2 de reconnaître que son reportage sur la mort du petit Mohamed Al-Dura et de son père, est une mise en scène. Vidéo et témoignages d’experts à l’appui, il parcourt le monde pour le démontrer et n’hésite pas à poursuivre en justice ceux qui l’attaquent et le traînent dans la boue.
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[...] y compris en justice. Nous avons été le premier média français non communautaire à interviewer Philippe Karsenty, tenant de la thèse de la mise en scène de cette fusillade. Aujourd’hui, c’est au tour du [...]
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Philippe Karsenty
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Philippe Karsenty, né le 25 juin 1966 à Issy-les-Moulineaux, est le fondateur de Media-Ratings, site Internet qui se présente comme une « agence de notation des médias »[1], dont la vocation, selon ses auteurs, est de « fournir une lecture critique de la presse française », en y dénonçant les points de vue qu’il juge antisémites ou anti-israéliens. Il a été très actif dans la campagne du Centre Simon Wiesenthal pour empêcher la diffusion du livre pro-palestinien “Rêver la Palestine”[2] édité en France par Flammarion.
En 2004, il est assigné en justice par France 2, après que Media-Ratings a accusé la chaîne d’avoir diffusé une mise en scène de la mort de Mohammed al-Durah, un enfant palestinien de 12 ans, lors d’un échange de tirs dans la bande de Gaza en 2000, au moment du déclenchement de la Seconde Intifada[3]. France 2 gagne le procès d’octobre 2006[4],[5],[6]. Karsenty décide alors de consacrer Media-Ratings à la seule affaire al-Durah.
Lors du jugement en appel en mai 2008, Karsenty est relaxé[7], la cour soulignant néanmoins que ses propos étaient bien diffamatoires et qu’ils constituaient « incontestablement [une] atteinte à l’honneur et à la réputation des professionnels de l’information », tout en supposant la « bonne foi » de Philippe Karsenty, arguant son « droit de libre critique » qui relève de la liberté d’expression[8]. Tandis qu’une pétition de soutien à Charles Enderlin signée par plusieurs centaines de journalistes et nombre de personnalités parle d’une campagne « obstinée et haineuse » de la part de Philippe Karsenty[9], France 2 porte l’affaire en cassation[8]. Karsenty, pour sa part, consacre une bonne part de son activité à militer contre le reportage de France 2[10].
Karsenty est en 2002 candidat malheureux à la députation[11]. Il est condamné à un an d’inéligibilité pour défaut de présentation de ses comptes de campagne dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine[12], puis élu en 2008 conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, sur la liste de Jean-Christophe Fromantin, qui le nomme maire-adjoint, en charge des nouvelles technologies[13].
Le 10 juin 2010, le tribunal de Nanterre a condamné Canal Plus et la société de production Tac Press pour diffamation de Philippe Karsenty dans un documentaire diffusé par la chaîne le 24 avril 2008 intitulé « Rumeurs, intox : les nouvelles guerres de l’Info »[14].
Source[modifier]
La mise en scène était grossière, elle est évidente.