•

Vous êtes actuellement déconnecté.






» Mot de passe oublié ?
►   Recevoir la newsletter 
enquete
Enquête & Débat redémarre
tvlobotomie
Michel Desmurget : “Les enfants passent plus de temps devant la télévision que devant un instituteur”
celine
Le salaud de Meudon
jourde
Pierre Jourde : “L’essentiel de la censure, c’est celle qu’on ne voit pas”

Pourquoi des journalistes se cachent-ils derrière un pseudonyme ?

5 avril 2011, 20:28 Auteur : Jean 3 commentaires

Louis Daufresne est le journaliste le plus important de Radio Notre-Dame (il présente et anime le Grand Témoin le matin à 7h). Ce qu’on sait moins c’est qu’il est aussi journaliste pour la radio Canal Académie, qui est la radio de l’Institut de France. Quant à Clément Weill-Raynal, il est journaliste sous son nom à France 3, mais il prend souvent un pseudonyme pour écrire dans Actualité Juive. Pourquoi ?

Louis Daufresne est le journaliste qui avait désinvité à la dernière minute Anne-Marie Delcambre qui devait parler du roman russe à succès, censuré par les médias, La mosquée Notre-Dame de Paris, année 2048. Mais il travaille également à Canal Académie. Ainsi la dernière newsletter le met en avant, photo à l’appui, mais sous un autre nom, Annet Sauty de Chalon :

Nous avons posé la question à M. Daufresne, pour savoir ce qui motivait cette double identité, mais il ne nous a pas répondu. Bizarre que des journalistes écrivent sous des noms différents selon les médias auxquels ils collaborent. Auraient-ils quelque chose à cacher ?

C’était déjà le cas de Clément Weill-Raynal qui écrit parfois sous un pseudonyme dans Actualité juive, alors qu’il est journaliste sous son nom à France 3. Voici la réponse que M. Weill-Raynal avait donnée lors du procès qui l’a opposé à Jamal Al Dura et que nous avions couvert :

En réponse à une question de l’accusation, Clément Weill-Raynal explique à la cour qu’il écrit dans Actualité Juive sous pseudonyme, souvent, pour éviter de mettre sa rédaction de France Télévisions dans l’embarras, vu qu’il travaille sur des sujets souvent sensibles. Toutefois il assume et dit ne pas se cacher derrière un pseudonyme, c’est plutôt par discrétion qu’il le fait, car nul dans sa rédaction n’ignore qu’il travaille également à Actualité Juive. Il évoquera d’ailleurs plus tard un article signé de son nom, paru en 2002, où il dit tout le bien qu’il pense de Charles Enderlin et de son livre Le rêve brisé.

Que de mystères, décidément, pour des journalistes qui prétendent pourtant vouloir faire toute la lumière sur les faits. Et dire qu’Internet est critiqué pour laisser trop de place aux internautes se cachant derrière un pseudonyme,

3 commentaires

  1. Félix dit :

    Si les journalistes se cachent derrière un pseudonyme, c’est peut-être tout simplement parce qu’il n’y a pas assez de liberté d’expression en France. On sait très bien que l’opinion médiatique est friande d’anathèmes, et a tendance a catégoriser les gens un peu vite : si vous écrivez dans tel média, c’est forcément que vous êtes fachiste, raciste, sioniste, anti-républicain, etc. (rayer les mentions inutiles, selon les cas).

    On peut citer par exemple le cas de l’historien Georges Bensoussan, qui a coordonné le livre “Les Territoires perdus de la République” (qui faisait part de la montée de l’islamisme à l’école) sous le pseudonyme d’Emmanuel Brenner, tout simplement (il l’expliquait dans un entretien au site primo-info) parce qu’il avait écrit précédemment un livre d’histoire sur le sionisme et qu’il ne voulait pas qu’on fasse l’amalgame sioniste = raciste = islamophobe.

    Les grands médias ont tendance à ne pas tolérer de discours sortant du politiquement correct, aussi, on peu très bien imaginer qu’un auteur soit obligé de lisser son discours lorsqu’il travaille sur un grand média, puis profite d’une plus grande liberté d’expression dans un autre média plus confidentiel, et qu’il le fasse sous un autre nom simplement afin que cela ne compromette pas sa place dans le média grand public. On peut trouver cela pas forcément déontologique, mais c’est aussi un moyen de se protéger, un peu comme les journalistes se doivent de protéger leurs sources, tout simplement parce que s’ils ne le faisaient pas, il n’y aurait plus d’information possible.

    Autre justification possible : une séparation entre le poste d’une personne et les idées qu’elle possède, un peu sur le même principe que la notion de neutralité et de laïcité qui vaut pour les agents du service public : vous avez le droit d’avoir les opinions que vous voulez, mais vous ne devez pas en faire état dans votre travail. Sur le même mode de pensée, on peut imaginer qu’un journaliste soit par exemple tenu de présenter une émission de débats dans laquelle il est objectif et ne prend pas parti, et que dans le même temps il anime une autre émission sous un autre nom à la radio dans laquelle il donne son avis. Dans ce cas, le pseudonyme permet qu’il n’y ait pas de confusion entre le journaliste qui interroge avec objectivité et celui qui, ailleurs, exprime un avis personnel.
    Cela permet de bien faire la séparation entre les deux facettes d’un personnage, et de ne pas montrer que l’une empiète sur l’autre. Un peu comme certains écrivains qui écrivent des romans “sérieux” sous leur vrai nom, et d’autres plus “légers” sous pseudonyme. Cela permet de faire la séparation entre deux Å“uvres et deux styles différents.

    Alain Finkielkraut, qui anime une émission hebdomadaire sur France Culture dans laquelle il fait débattre à chaque fois deux personnes d’opinions opposées, avait aussi participé à une émission sur une radio de la communauté juive (sous son vrai nom), dans laquelle il avait une tribune d’opinion. Eh bien ses propos étaient beaucoup moins nuancés sur RCJ que sur France Culture, ce qui lui a d’ailleurs été reproché lors d’un débat avec Eric Hazan sur le plateau de “Ce soir ou jamais” (à propos duquel Finkielkraut s’est défendu en disant qu’il ne participait plus à l’émission sur RCJ).
    Sil avait utilisé un pseudonyme (encore que dans son cas, c’aurait été difficile étant donné qu’il est connu et que l’on reconnait facilement sa voix), cela lui aurait peut-être permis de mieux séparer les deux facettes de son discours.

    Cela dit, je ne comprends pas bien pourquoi Jean Robin semble suspicieux à l’égard de l’usage des pseudonymes, alors même que les articles d’Enquête et Débats sont souvent signés également sous pseudonyme (parfois un simple prénom).

  2. Philippe Edmond dit :

    Ce que vous faites est tout à fait regrettable. Il faut défendre le droit d’utiliser un pseudonyme. Les gens qui le font ont des raisons pour le faire et leur forcer la main est déplorable.

    Il faudrait plutôt se demander ce qui dans notre pays peut faire que le professeur que je suis et bien d’autres soient obligés de prendre un pseudonyme pour protéger leur tranquilité et dans certains cas leur sécurité et leur emploi. Même les militants de l’UMP ou les élèves ont peur d’avouer qu’ils ont des idées non politiquement correctes.
    La violence qu’ils craignent est tout à fait réelle et personne ne proteste.
    Quand à la question de l’emploi, demandez à Luc Chatel ce qu’il en pense.

  3. Jésus dit :

    D’accord avec la personne du dessus, il faut défendre le droit à l’anonymat tant que le droit de penser librement ne sera pas en vigueur. Et jusqu’à preuve du contraire, ce qui est intéressant c’est le contenu pas l’emballage…

    J’en profite pour conseiller à Jean Robin d’imiter son “confrère” qui utilise un pseudonyme car, écrire dans un journal communautaire juif d’un côté et fustiger le communautarisme des français de souche de l’autre, me semble relever d’une mauvaise foi des plus indécentes. Tribalisme à deux vitesses, comme d’habitude.

Ecrire un commentaire :







Si vous souhaitez associer une image à vos messages, inscrivez-vous ici (c'est gratuit)

 

Articles récents

Contribuez au développement du site en souscrivant