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Pourquoi une école – garderie? (4/10)

11 octobre 2011, 10:31 Auteur : mia vossen 0 commentaire

Pour lire la partie 1 cliquez ici, la partie 2 cliquez et la partie 3 ici.

III. La nécessité n’existe plus

Un Belge (et non un Français) reçoit une indemnité suffisante pour pouvoir ne pas chercher de travail s’il manque d’ambition ou de courage, un Belge qui décide de ne pas gagner sa vie peut vivre à charge de la communauté jusqu’à la fin de son existence! (je ne parle évidemment pas de ceux qui ont perdu leur emploi). Dans ces conditions, il faut être motivé pour étudier, se préparer à un métier où on sera pressé comme un citron – mondialisation oblige – et où on gagnera à peine plus que si on était chômeur.

Dans beaucoup d’écoles on ferme des sections indispensables à la société faute de candidats… les études étant jugées difficiles et les chers petits ayant le droit de « suivre leur projet de vie »(!!)

Nos ancêtres travaillaient dur. Ils savaient que « celui qui ne travaille pas ne mange pas. » Nous bénéficions encore de leurs efforts mais nous avons oublié ces efforts, ce qui nous incite à gaspiller les richesses offertes. (Rappelez-vous: ce qui est donné n’a pas beaucoup de valeur).

Nos enfants sont les premiers bénéficiaires des efforts du passé. Tout leur est dû, on les occupe agréablement à chaque moment libre, on les désennuie, on leur offre jouets et vêtements en quantités indécentes, gâteries à s’en rendre obèses… Ils ne doivent rendre aucun service à la maison. Mais pourquoi feraient-ils un effort à l’école?

Une constatation n’est pas une solution et il est temps de proposer quelques pistes réalistes.

 Qu’on occupe de manière utile les enfants au lieu de les « aider à passer le temps ». D’abord ils devraient passer de vraies journées à l’école, non pouvoir traîner en ville (au café!) et y avoir du vrai travail. Je vois trop de « travail de groupe », de « recherches sur internet », de « textes à trous » ou « à choix multiples », de tricheries en un mot. (je sais que le vrai travail demande de vraies corrections! Les conditions de vie actuelles du prof, le mépris qu’on a pour lui, ne l’incitent guère à faire des heures sup…). Un lecteur a proposé « moins de profs mais de bons profs ». Je ne connais toujours pas la définition du « bon prof » mais sais qu’une personne peu respectée dans son travail n’a pas tendance à se fatiguer inutilement.

 Un « service civique » a un temps remplacé le service militaire pour ceux qui voulaient y échapper. Une période d’activité ailleurs est favorable à l’épanouissement d’un jeune. Ceux qui vivent d’autres conditions que les leurs, cesseront de « cracher dans la soupe », ils comprendront aussi mieux ce que peut être une autre vie qu’en zappant à la télé entre Soudan, Zimbabwe… Notons que les milieux défavorisés dans nos pays riches pourraient certainement bénéficier aussi d’un service civique. Il serait plus facile à organiser et certainement utile, valorisant. Il peut se faire dès l’âge de 14 ans.

 Qu’on cesse de considérer comme « adultes » des enfants de 18 ans dépendant à 100% de leurs parents. Actuellement, les parents DOIVENT légalement les entretenir et toute autorité leur a été enlevée. Il n’y a aucun équilibre entre droits et devoirs, le donnant-donnant n’a pas cours … et qu’on me montre l’adulte raisonnable qui se décarcasse sans nécessité! Il y en a … peu. Ne demandons pas à un enfant ce que nous ne faisons pas nous-mêmes.
Une solution? On pourrait « salarier » les élèves assidus. L’Etat réserverait une somme précise pour chaque année réussie, somme à employer pour les études futures, la construction d’une maison… et ceci dès la sixième. Celui qui n’a jamais redoublé a coûté bien moins à l’Etat que celui qui traîne à l’école. (les parents aimant leurs enfants applaudiraient et les encourageraient!) Celui qui ne veut ou ne peut rester à l’école après l’âge de 14 ans irait en apprentissage au lieu de traîner dans une école qui ne lui convient pas et où il empêche le progrès de ses copains. Ce système rendrait aux jeunes leur dignité et permettrait aux parents d’exercer quelques pressions.
Oui, je sais, les entreprises ne sont pas trop enthousiastes à l’idée de former « des marmots fainéants et exigeants ». Et si on faisait encore participer les parents? (au lieu de toujours tout demander à l’Etat, donc aux autres). Ils seraient peut-être désireux de mettre leurs enfants-rois au travail?

Il ya beaucoup de mesures à prendre pour arriver à rendre l’école « nécessaire » et mes trois exemples… ne sont que des exemples!

La nécessité est une notion relative – elle ne peut être la même en Angola et en France – et je crois possible de rendre conscients de jeunes enfants de la nécessité de travailler à l’école, de se rendre utiles, ayant observé très souvent à quel point l’enfant – jeune ou moins jeune – qui a rempli sa tâche est satisfait, à quel point celui qui a tué le temps est mal dans sa peau.

Categories : Education

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