Ce 11 janvier 2011 est le premier des trois jours du procès d’Eric Zemmour par une floppée d’associations antiracistes abreuvées de subventions publiques. Un procès où tout est écrit d’avance, aussi bien la relaxe de Zemmour que le spectacle servant tous les participants. Pas un mot sur la liberté d’expression, la justice monopolisée par des querelles d’égo et de mots, et surtout une racialisation permanente du débat par les deux parties. Au final, la seule grande perdante de ce procès, c’est la France, dont les enfants se querellent comme dans une cour de récré, pour savoir qui a le droit de jouer aux billes.
Spectacle pitoyable à la 17è chambre du Palais de Justice ce 11 janvier, où s’est invitée une faune qu’on voit généralement sur les plateaux télé. Le journaliste Eric Zemmour est poursuivi par toute une floppée d’associations pour quelques déclarations faites à la télévision le 6 mars 2010. Ces associations sont cinq, mais on se demande bien pourquoi elles ne sont pas dix, vingt ou plus. Une seule aurait largement suffi, les nuances entre elles étant infinitésimales, mais il s’agit surtout de se montrer et de justifier ses subventions tout en persuadant qu’il y a encore du racisme. L’arrivée de l’accusé génère ce genre de mouvement moutonnier propre aux journalistes de notre temps :
http://www.dailymotion.com/videoxgjgwi
J’interviewe quelques personnalités avant le début des hostilités, en soutien d’Eric Zemmour on trouve le journaliste Ivan Rioufol, Myriam Picard de Riposte laïque et le chevènementiste George Sarre :
http://www.dailymotion.com/videoxgjhy2
Dominique Sopo, de Sos-Racisme, me semble dire le contraire (ou tout du moins nuancer fortement) ce qu’il nous déclarait le 27 octobre 2010 sur la vision raciale du monde que tout le monde aurait, je lui pose donc la question, et j’accole juste après l’extrait de l’interview pour que chacun puisse se faire son opinion :
http://www.dailymotion.com/videoxgjh68
En fait, la quadrature du cercle des associations antiracistes vient du fait que d’un côté elles racialisent le débat à outrance, quand une “minorité” (juive, noire, arabe) est victime, mais de l’autre côté elles interdisent de racialiser quand le fauteur de trouble appartient aux mêmes “minorités”. Cette schizophrénie de l’antiracisme s’oppose en apparence à la racialisation du débat voulue par Eric Zemmour, mais elles ne sont que les deux faces d’une même pièce, qui se renforcent l’une l’autre depuis le duo Jean-Marie Le Pen / Bernard-Henri Lévy au début des années 80. Une opposition voulue par François Mitterrand, comme l’avait déjà noté Emmanuel Todd, noté par Jean Sévillia dans son livre le plus connu :
“La montée en puissance idéologique de Bernard-Henri Lévy et de son antinationalisme précède celle de Jean-Marie Le Pen et du Front National. [...] La remise en question, par les élites françaises, de la France a provoqué l’apparition du national-populisme.“1
Ce que Jean Sévillia complétait pp. 145-146 du même livre : « Récusant la nation les antiracistes en arrivent à raisonner, par un étrange détour, comme les racistes eux-mêmes. Considérer la race (mais qu’est-ce qu’une race?) comme le premier critère déterminant l’identité d’un homme, c’est une attitude raciste. »
Certes, depuis le livre de Sévillia des antiracistes comme ceux de SOS-Racisme reconnaissent la nation comme une valeur (ils ont organisé en septembre 2010 un meeting “Touche pas à ma nation”), mais pour le reste rien n’a bougé.
Je croise également l’avocat de Sos-Racisme, Patrick Klugman, ancien Président de l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France). J’en profite pour lui poser la question qu’aucun journaliste ne lui a posé depuis 2002, je crois que je me suis fait un nouveau « pote » :
http://www.dailymotion.com/videoxgjgav
Pour information voici les faits dont il s’agissait :
“Le candidat FN accusé de plagier Hitler. La référence à Hitler ne lui a pas échappé. Patrick Kulgman, le président de l’Union des étudiants juifs de France a accusé hier le candidat du Front national de citer Hitler dans ses propos de campagne : “En déclarant qu’il était socialement de gauche et nationalement de France, Jean-Marie Le Pen a repris les termes employés par Adolf Hitler en novembre 1932 dans son discours de clôture du congrès du Parti national-socialiste. Le Pen a fait son coming-out et a révélé ses convictions hitlériennes. Mais il n’y a pas de nouveau Le Pen, c’est toujours le même.” Quotidien gratuit “20 minutes” du jeudi 25 avril 2002, p.11
Le démenti tombait quelques jours plus tard dans la presse :
“Abus d’Hitler. Le bouche à oreille a fonctionné, et encore plus l’e-mail. La phrase de Le Pen : “Socialement je suis de gauche, économiquement je suis de droite et nationalement je suis de France”, serait une citation d’Adolf Hitler, le 29 novembre 1932 au congrès du parti nazi. Des radios répercutent l’”info”, des organisations s’indignent. Renseignement pris, il n’y a pas eu de congrès du NSDAP en novembre 1932, et Hitler n’a jamais prétendu que son “coeur était de gauche”, pour reprendre les termes exacts de la rumeur. Il s’est néanmoins passé quelque chose le 29 novembre 1932 : la naissance de Jacques Chirac.” Libération, le 25 avril 2002, p.3
Mais il n’y eut jamais d’excuses publiques de Patrick Klugman ni de l’UEJF à notre connaissance, ni sous la forme d’un communiqué ni sous la forme d’une déclaration dans la presse, si M. Klugman nous envoie une preuve du contraire nous la publierons évidemment.
On notera également le problème posé par le discours antiraciste : “il a stigmatisé les noirs et les arabes“, dit Patrick Klugman. Mais pendant le procès, les mêmes reprocheront à Zemmour de ne pas dire ce que sont les noirs et les arabes, s’il inclut parmi eux les Antillais ou non, etc. Les deux camps ont un point commun : pour eux, “les noirs et les arabes”, c’est une réalité, c’est un fait, on peut parler de ces catégories sans tomber dans le ridicule. Or Zemmour se dit républicain, donc ne reconnaît en théorie qu’une communauté, la communauté nationale, quant aux antiracistes nous avons vu leur schizophrénie sur l’existence ou pas des origines.
La salle d’audience est pleine à craquer dès 13h30, et les journalistes doivent se frayer un chemin pour tenter de rejoindre le box qui leur est réservé. L’ambiance promet d’être chaude. Pourtant, on va assister à un spectacle désolant, écrit d’avance, et que l’on nous joue depuis une trentaine d’années en France. Les box prévus pour les journalistes sont pleins eux aussi, et en face de nous il semble qu’une classe entière d’une école ait été (ou se soit) invitée. Plusieurs d’entre eux me disent faire partie de Science Po, je n’en saurais pas plus.
Les différents échanges seront tous plus ennuyeux les uns que les autres, pour deux raisons : d’une part, cela fait 30 ans qu’on nous les sert matin, midi et soir dans les médias ; d’autre part, le peu de faits qui sont évoqués sont des détails absolument secondaires, qui n’apportent rien. Eric Zemmour a-t-il proposé le débat avec la LICRA sur France Culture chez Alain Finkielkraut avant qu’il ne refuse et accepte d’aller sur BFM TV puis qu’Eric Zemmour accepte et qu’enfin les patrons d’Eric Zemmour le lui interdisent ? Passionnant n’est-ce pas.
Il est notamment reproché à Eric Zemmour d’avoir dit sur France Ô (chaîne de l’Outre-Mer donc regardée par une majorité de gens de couleur) que les chefs d’entreprises “ont le droit” de discriminer à l’embauche en fonction de l’origine, au lieu de “devraient avoir le droit” qui est en fait ce qu’il voulait dire. Mais, explique-t-il, pris par le feu du débat, l’indicatif a pris le pas sur le conditionnel, comme souvent à la télévision d’ailleurs puisque ce média vise à la simplification à outrance. Et Zemmour arguant de son peu d’influence sur les chefs d’entreprise, Mme la Procureure générale emprunte et adapte une célèbre formule de Ségolène Royale, et déclare : “Qui ne connaît pas Eric Zemmour ?”
Pourtant, vers la fin de la journée, une sociologue appelée comme témoin par le MRAP dira qu’elle ne connaît pas Eric Zemmour, parce qu’elle ne regarde pas la télé. Bref.
Les échanges sont ponctués de quelques micro-événements tous plus insignifiants les uns que les autres, et qui sont symptomatiques du niveau du débat.
Par exemple le Président de la LICRA Alain Jacubowitz explique qu’il a tout de suite pensé à l’aigle nazi en voyant l’aigle sur la couverture du livre d’Eric Zemmour, Mélancolie Française. Et Zemmour de répliquer qu’il n’a aucune culture, sinon il saurait que l’aigle nazi avait 2 têtes, contrairement à l’aigle napoléonien. Erreur, rétorque le président de la LICRA, qui sort son Ipad et montre la photo à la Cour : l’aigle nazi n’avait qu’une tête. Et de se servir de ce fait pour démontrer que Zemmour affirme de façon péremptoire, sans chercher le débat et sans respecter la vérité des faits. Le Président de la LICRA nous explique qu’Eric Zemmour a confondu la salle d’un tribunal avec un plateau de télévision :
http://www.dailymotion.com/videoxgjj6j
Alain Jacubowitz se plaira à dire à la barre que les propos d’Eric Zemmour ont eu un retentissement national, toutes les chaînes et toutes les commentateurs en parlant, mais il se gardera bien de dire que cet effet est dû exclusivement à son action en justice, sans laquelle ces propos seraient restés dans la norme habituelle. En effet c’est loin d’être la première fois qu’Eric Zemmour racialise le débat, il y eut le “vous êtes de race noire, je suis de race blanche”, qui fit pas mal de bruit, mais aussi avant cela le “90 à 95% des mineurs délinquants sont noirs ou arabes” :

Où étaient donc, ce 30 janvier 2010, toutes ces associations auto-proclamées antiracistes ? Il apparaît clairement qu’un mot d’ordre a été donné pour “se faire Eric Zemmour”, après cette période et pour des raisons qu’on ignore, et que la première occasion fut trouvée pour ce faire.
Eric Zemmour se défend comme il peut, mais il semble énervé et fatigué par tout ce tintouin, et comment ne pas le comprendre. Il parle bien, et ressort un discours bien rôdé, notamment par la promotion de son livre Petit Frère sur nombre de plateaux de télévision. On apprendra notamment qu’avant d’être connu il a souvent été retenu aux aéroports car portant le même nom qu’une célèbre famille de mafieux, avec laquelle il n’a pourtant rien à voir. Et il se fait fort de ne jamais s’en être plaint, bien que cela soit dû à ses origines.
Puis c’est au tour de Dominique Sopo, qui a clairement plus d’énergie et de panache pour lancer ses accusations : “Zemmour se dit membre de l’antiestablishment… L’antiestablishment ne s’est jamais si bien porté, et il passe de planque en planque, de France 2 à Canal +, de France Ô à RTL, du Figaro à Itélé…”
Force est de constater que Dominique Sopo a raison, puisqu’Eric Zemmour est le chroniqueur le plus médiatique actuellement (cela ne durera peut-être pas à cause de ce procès, mais pour l’instant c’est le cas), et il n’est pas le seul de sa tendance : Ivan Rioufol, Natacha Polony (personnalité la plus invitée à Ce soir ou jamais en 2010 comme nous le révélions), Elisabeth Lévy, Alain Finkielkraut, bref cela commence à faire du monde.
Celui qui aura le plus de panache toutefois est l’avocat d’Eric Zemmour, Maître Pardo. Un des temps forts de cette première journée vient de lui, quand il demande à Dominique Sopo, actuel président de SOS Racisme, ce qu’il pense de la déclaration de Malek Boutih, ancien président de SOS Racisme, qui a dit qu’Eric Zemmour a raison sur ses propos incriminés. Ou quand il parle de Hughes Lagrange, sociologue au CNRS, proche des thèses zemmouriennes et dont le président de la LICRA a dit qu’il aurait pu le faire citer comme témoin. Grave erreur stratégique, car cela devient une arme pour l’avocat de Zemmour qui rappelle systématiquement cette phrase à ceux qui veulent faire croire que Lagrange n’est qu’un rigolo…
Mais la cerise sur le gâteau de la journée sera apportée par Arielle Schwab, présidente de l’UEJF, l’Union des Etudiants Juifs de France. Elle déclarera notamment, sans craindre le ridicule : “La République ne regarde pas ses enfants en fonction de leurs origines” puis “les propos d’Eric Zemmour sont communautarisants”. Venant de la présidente d’une association communautariste, à laquelle ne peuvent adhérer que des gens d’une origine bien particulière, ce serait drôle si ce n’était affligeant. Et une nouvelle preuve de cette schizophrénie de l’antiracisme au sujet des origines. Sans parler des “races”, qui n’existent pas sauf dans l’esprit des racistes.
Avant de partir car il est déjà 18h passé, voici un témoin appelé par le MRAP, Mme Véronique De Rudder, sociologue au CNRS, qui affirmera sans craindre de vriller les oreilles de ceux-là même qui l’ont appelé à la barre, je cite : “Il y a une islamisation qui a lieu à grande vitesse dans les prisons françaises, un islam radical et politique, et pour calmer tout le monde on a confié le pouvoir aux plus islamistes, je n’ai pas peur de le dire haut et fort.”
Il n’est pas sûr que le MRAP n’aurait pas poursuivi ces propos s’ils avaient été tenus par Eric Zemmour, ce fut sans doute le moment le plus croustillant de cette journée pauvre en rebondissements, c’est pour cela que je vous l’ai gardé pour la fin !
Demain, poursuite du procès spectacle, avec principalement l’appel des témoins d’Eric Zemmour, des personnalités très médiatiques comme nous le verrons. Une question plane : Dieudonné, qui partage avec Zemmour le peu d’amitié avec les associations antiracistes, viendra-t-il soutenir le journaliste (après l’avoir copieusement insulté par le passé) ? Il était venu au procès des caricatures de Mahomet, pour une rencontre mémorable notamment avec Caroline Fourest, qui lui avait serré la main avant de se rendre compte qu’il s’agissait du diable en personne et de “retirer sa poignée de main”. Hélas, la venue ou non d’un Dieudonné ou autre trublion est à peu près le seul intérêt de ce procès joué d’avance.
1. Emmanuel Todd, L’illusion économique, Gallimard, 1997, source rapportée par : Jean Sévillia, Le terrorisme intellectuel de 1945 à nos jours, p. 191, Perrin, février 2000
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Pourquoi le procès est-il joué d’avance ?
parce que Dieudonné a été relaxé tout le temps, donc on ne voit pas pourquoi Zemmour serait condamné.
Concernant Dieudonné, je sais qu’une de ses relaxes avait été cassée en 2007 par la Cour de Cassation…
http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/assemblee_pleniere_22/arret_no_9911.html
Sinon la citation de Sévillia et Todd est magistrale. Zemmour a beau se revendiquer républicain, il est en fait conservateur avant tout, et tend à interpréter certains principes républicains dans son sens ou à se rallier à eux quand ça l’arrange… comme la quasi intégralité de la classe politique, comme ces associations antiracistes…
Ce procès tel que tu le décris fait vraiment peur et prouve effectivement que le républicanisme n’a jamais été autant en péril dans ce pays (et par conséquent la nation, que les principes républicains sont censés consolider dans l’universalisme).
C’est Rudolph Giuliani maire de New York que Le Pen a plagié “en disant je suis socialement de gauche et économiquement de droite”.
Je crois que Rudolph Giuliani avait fait cette boutade parce qu’il était passé du parti démocrate au parti républicain (ou inversement ) et qu’on lui reprochait d’être incohérent. Cerise sur le gâteau, Rudolph Giuliani est de confession juive.
Il me parait présomptueux d’affirmer que Zemmour sera acquitté ou même qu’il le serait in fine par la cour de cassation.
Je crois que ce qu’il a dit tombe sous le coup de la loi (ce qui ne veut pas dire que je suis pour la loi actuelle, bien au contraire j’espère que cette affaire va entrainer la suppression d’un certain nombre de loi).
J’imagine mal que Zemmour s’en sorte sans au moins une condamnation symbolique: 1€ x 5 associations plus un rappel à la loi des choses de ce genre.
euh coco, Giuliani a des parents italiens, il est catholique.
“…Mme la Procureure générale emprunte et adapte une célèbre formule de Ségolène Royale, et déclare : “Qui ne connaît pas Eric Zemmour ?”…
Ai-je raison de conclure de cela que Mme la Procureure serait une admiratrice the Mme Royale, et par consequence plutot une lectrice du Monde que du Figaro?
Les déclarations de M. Sopo sont édifiantes mais il y a une raison à cela : SOS racisme est une arme de guerre et lorsqu’elle se retrouve sur la défensive, elle s’enferme dans ses contradictions et perd le peu de crédibilité qui lui reste. M. Rioufol a bien raison : c’est le chant du signe…
@Nicolas
euh coco, Giuliani a des parents italiens, il est catholique.
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j’ai confondu avec qqun d’autre.
Un avis de journaliste politique interviewer/rappeur
http://www.dailymotion.com/video/xgjiu9_cortex-reactions-proces-eric-zemmour-d-icrimination-racial_news#from=embed
Beaucoup de “journalistes moutons” en effet; et en retrait, un mouton noir: Jean Robin
Oups…! Je dérape là ! D’ici à ce que Sopo et Cie se mettent après moi…
@ coco: “Un avis de journaliste politique interviewer/rappeur”
OHMONDIEU !!! C’est ça que l’on appelle “journalisme politique” en France ces jours ci???? Avec des amis commeça, LICRA et SOS Racism n’ont pas besoin d’ennemies. voilà!!!
Ses propos ne sont pas illégaux.
La loi parle d’incitation à la haine; les juges font beaucoup de contorsions pour l’interprétation, mais là ce serait difficile de voir de l’incitation à la haine.
Pour les andouilles qui confondent majorité de N parmi les délinquants et majorité de délinquants parmi les noirs, comme l’animateur de France O, il y a le llivre de Baillargeon sur l’ “Autodéfence intellectuelle”. Pour débattre, il faut un peu de bagages…
Il existe des données. Jean peut peut-être en faire un résumé.
Et puis des données étrangères (anglaises ou américaines par exemple).
“Racialiser” le débat:
peut-être ne suis-je pas d’accord avec Jean.
Un sociologue lucide et honnête, s’il y en avait en France à part Boudon mais il fait d’autres choses, voit bien qu’il y a un habitus, un pattern là-dedans.
Lagrange l’a dit, avec des pincettes, en insistant bien sur l’avènement d’une société postnationale, et trouvant une explication simplifiante dans les comportements familiaux.
Et l’ethnologie (ou anthropologie) tout simplement?
…
Mais je suis d’accord sur la “schizophrénie”; les antiracistes jouent sur deux positions: avec, et sans le critère ethnique.
Oulah, il fait peur le Klugmann (d’ailleurs il porte bien mal son nom…)
also, nicht sehr klug
Zemmour stigmatise: faux
considère que “tous” les noirs ou arabes sont suspects: certainement pas
Est-ce qu’il avait fait une mise au point ou prononcé une excuse à l’époque, comme il l’affirme ?
Wiki dit simplement que Libération a dit que c’était faux
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Klugman
Au fait, s’il est contre les stats ethniques, il doit être contre la discrimination positive; on la fait sur quelle base? D’une observation différentialiste, non? Le concept même de “minorités visibles”…
s’il avait dit “la majorité des noirs et des arabes sont des trafiquants”, en plus d’être un mensonge, c’est de al diffamation raciale, donc cela aurait été condamnable.
En énonçant ce qu’on écrit ou dit des sociologues, des policiers ou autres, il ne fait que son travail de journaliste en énonçant un fait.
De plus ce n’étaient pas des propos dit en l’air pour provoquer, mais en liaison avec l’attitude des policiers, qui n’ont pas besoin de calculette pour constater si la majorité des trafiquants est arabe ou noirs.
On ne peut condamner zemour pour avoir dit ce que d’autres personnes sont autorisés à dire.
Par conséquent la justice ne peut le condamner si elle fait bien son travail.
Il ne faut jamais annoncer un verdict afin la fin d’un procès et l’énoncé du verdict lui même. Les juges peuvent le percevoir comme une pression. Par contre, nous pouvons exprimer nos craintes quant à la liberté d’expression si Zemmour était condamné. S’il n’y a pas de statistiques possibles il sera difficile aux uns et aux autres de prouver qu’ils ont raison ou tort. Il faut faire très attention car aujourd’hui on arrive à l’absurdité suivante que les mots noir ou arabe deviennent des injures.Allons nous devoir dire “non banc” ou “non noir”, comme pour les aveugles qu’on baptise stupidement “non voyants”.Les mouvements antiracistes ont complètement dévoyé leur combat, ont systématiquement accusé avec beaucoup d’idéologie que les Français étaient racistes, bien sur!., tournant la tête de l’autre côté quand fusent de partout les expressions face de craie et sales céfrancs. Le respect ne doit pas être ‘à sens unique..N’y a-t-il pas aussi de graves et stupides glissements sémantiques!
Peut-on encore utiliser l’expression : “broyer du noir” ?
et le CRAN le “Conseil… des Associations Noires” imaginez le tollé des sopo et autres jakubowitcz s’il y avait un CRAB….”Associations Blanches” A mourir de rire!
La présidente actuelle de l’Uejf et l’ancien président comme avocat de SOS Racisme, fondé par Julien Dray, Jacubovicz président de la Licra et ancien président du Crif…qui incriminent un Juif qui ne tient pas leurs discours anti nationalistes et communautaristes…
Ca fait beaucoup de juifs sur peu de m2…
Ils roulent pour qui, les accusateurs qui lavent plus blanc -si on peut dire ?
La Licra renoue avec sa tradition d’avant guerre, décrite par Simon Epstein, on dirait.
“Un paradoxe français, Antiracistes dans la collaboration, Antisémites dans la Résistance”. Albin Michel 2008
plouc:
Ça a été envisagé, le coup du Crab.
Vous avez lu la récente déclaration de François D?
Jeanne: sans oublier l’avocat, celui qui s’emmêle dans les attributions de citations
Et je redemande: où y a-t-il des statistiques plus ou moins fiables? Je suis sûr qu’il y en a.
Bref, ça gène beaucoup les gauchistes et autres défenseurs de la vertu (les assoces sangsues agrippées aux dos des contribuables) mais ça ne les dérange pas le moins du monde de stigmatiser et inciter à haïr (par exemple comme l’assoce “ras le front) les partisans du FN.
@ Jasmin
Là on a déjà un bel échantillon de la population délinquante ou criminelle …..
http://www.avisderecherches.interieur.gouv.fr/personnes1.asp?T=R&P=1
Nico dit :
14 janvier 2011 à 11 h 41 min
Oulah, il fait peur le Klugmann (d’ailleurs il porte bien mal son nom…)
En effet d’ailleurs maintenant pour calmer mes enfants je leur dis “Si vous n’êtes pas sage Klugmann va venir vous chercher pour vous emmener au tribunal” . C’est radical, on ne les entend plus !
Une connaissance m’a dit qu’un de ses amis avait appelé SOS racisme une fois, car il s’était fait insulter par un (ou des ?) arabe(s) – c’était dans le cadre de son travail je crois. Il voulait savoir en fait quelle attitude tenir face au racisme dans ce genre de circonstances.
A l’autre bout de fil, quand son interlocuteur de SOS racisme a apprit qu’il était Français “blanc”, il lui a raccroché au nez. Il n’a donné aucune suite à son appel.
Genre l’association, c’est pas fait pour les blancs – ça donne l’impression que c’est une machine médiatique conçue seulement pour combattre le racisme des blancs, mais pas celui des autres.
Un ami a discuté une fois avec le videur d’une boite de nuit suite à des propos tenus par SOS racisme sur les videurs : apparemment, ils étaient présentés par l’association comme faisant des ségrégations envers les arabes dans les boites de nuit.
Le videur disait qu’en fait, c’est faux : c’est une activité commerciale, qui est là pour faire rentrer du fric, et donc tous ceux qui ont du fric peuvent rentrer dans une boite, même si ils sont arabes.
(Bien qu’il y ait un tri effectivement sur l’apparence : apparence friquée ou apparence fauchée. L’un rentre, l’autre non.)
C’est qqn qui fréquente bcp les boites de nuit, il pense que les propos du videur sont conformes à la réalité, et que c’est SOS racisme qui a mentie +tôt. Probablement pour attirer l’attention sur elle.
Ce cas (stigmatiser toute une profession) n’est pas trop grave, mais le 1er, ça craint.
Si vous avez des témoignages là-dessus, faites les connaître : si ces cas de racisme anti-blancs sont courants (ce que j’ignore totalement) ça signifie que SOS racisme est au contraire une machine à PRODUIRE du racisme en France. Ce qu’il faut tirer au clair tout de suite. Donc je demande votre avis : un cas isolé ? (la personne est tombé sur un bénévole de l’association qui avait une dent perso contre les Blancs, et ne représente pas la politique officieuse de “la maison” ? Ou… ?)
Merci d’éclairer ma lanterne. Avec tout ce que j’ai vu au-dessus, c’est pas rassurant : – )
Et pourtant …