•

Vous êtes actuellement déconnecté.






» Mot de passe oublié ?
►   Recevoir la newsletter 
vidal
Maurice Vidal : “La République française recule devant l’islam”
euros
«Le problème le plus grave de la société française»
Guéant Pompier
Mosquée dans une ancienne caserne de pompiers
Aubry-Hollande
Martine Aubry perd de l’assurance

Qu’est-ce que l’extrémisme ?

13 août 2010, 13:18 Auteur : Jean 0 commentaire

Le 26 mars 2010, Christophe Bourseiller est l’invité d’ “On Fait Le Plein !”, une émission animée par Vincent Cerutti et diffusée sur LM tv (chaîne TNT grand ouest Le Mans, Laval, Angers, Tours, Blois, Alençon…). Lors de cette interview, où Bourseiller est reçu pour parler de son parcours dans la franc-maçonnerie, un chroniqueur lui pose une question sur l’extrémisme, en lui demandant de distinguer le militant ou parti politique modéré du militant ou parti politique extrémiste. La question et la réponse de Bourseiller se trouvent sur la vidéo ci-dessous, à partir de 6’45” :
http://www.dailymotion.com/videoxcsg3m

Au début de sa réponse M. Bourseiller se vante de “faire un cours à Science-Po sur l’extrémisme en politique”, et par conséquent d’avoir “beaucoup de réponses à cette question“. La réponse qu’il donne s’avère pour le moins vague et incomplète, voire totalement fausse pour certains cas.

M. Bourseiller déclare : “Un extrémiste, c’est quelqu’un qui veut un changement radical de société, un changement total de société, et qui veut que ce changement s’effectue par la violence, c’est-à-dire en dehors de la voie parlementaire. Vous allez me dire, il peut arriver qu’un extrémiste se présente aux élections. Mais ce n’est pas pour arriver au pouvoir par la voie électorale, c’est pour se compter, pour un sondage grandeur nature, pour accéder aux médias voire pour bénéficier des subventions liées à un bon score. Mais ce n’est jamais pour accéder au pouvoir. Au mieux, un extrémiste se dit ‘si je fais 20%, ce qui n’arrive évidemment jamais aux extrémistes, je pourrais enclencher un processus révolutionnaire qui mènera à la révolution. Et qu’est-ce qu’une révolution, techniquement, c’est un coup de force.’ “

On peut donner à Christophe Bourseiller au moins 5 contre-exemples à sa théorie : le Front National, la Révolution française, Napoléon, Hitler et De Gaulle.

Le Front National est classé, y compris par Christophe Bourseiller, à l’extrême-droite, donc parmi les “extrémistes”, or ils ont largement dépassé les 20% dans nombre de villes et de régions, ils n’ont jamais appelé à la révolution, ils respectent les règles de la voie parlementaire bien qu’ils en soient systématiquement exclus depuis près de 20 ans.

Les révolutionnaires de 1789 voulaient changer radicalement de société, ils ont employé la violence jusqu’au régicide et au génocide (en Vendée, cf notre interview de Reynald Secher) pour y parvenir, ils appelaient à la révolution, d’où leur nom, et pourtant non seulement Christophe Bourseiller ne les classe pas parmi les extrémistes, mais il en fait lui-même partie, puisqu’il se targue d’être franc-maçon.

Napoléon accéda au pouvoir par un coup d’État, c’est donc un extrémiste selon Christophe Bourseiller. On lui doit pourtant le code civil, qui est toujours en vigueur. Nous vivons donc selon Christophe Bourseiller selon le code fondé par un extrémiste.

De Gaulle accéda par deux fois au pouvoir par un coup d’État, en 1940 puis en 1958, c’est donc un extrémiste selon Christophe Bourseiller, on lui doit pourtant la Constitution de la 5e République, qui est toujours en vigueur. Nous vivons donc selon Christophe Bourseiller sous la constitution fondée par un extrémiste.

Hitler accéda au pouvoir par les urnes, son parti passant de 12 sièges au Reichstag en 1928 à 107 en 1930, et 230 en 1932, soit 37% des voix. Mais selon Christophe Bourseiller, le parti nazi n’est pas un parti extrémiste puisqu’un parti extrémiste ne dépasse jamais 20%.

Au sujet du Front National, il conviendrait d’ajouter que lorsque ce parti démocratique a été en passe de gagner les élections à Hénin-Baumont, tous les “modérés” selon Christophe Bourseiller se sont ligués contre ce parti. D’ailleurs ces “modérés” soutenaient un candidat PS remplaçant le maire PS qui venait d’être envoyé en prison par le Front National pour détournement de fonds publics.

Voilà une attitude extrémiste : ne pas respecter le suffrage universel, et soutenir la corruption.

De même, entre les deux tours de l’élection présidentielle, en 2002, un million de Français défilèrent dans les rues de France et de Navarre pour hurler au fascisme, car Le Pen était au 2e tour et pas Jospin. Le Pen était souvent comparé à un animal, à Hitler ou à Belzébuth. De l’autre côté, Jacques Chirac refusait le traditionnel débat d’entre deux tours, lui que son statut de Président de la République protégeait d’un certain nombre de malversations qu’il aurait commises par le passé, comme la condamnation de son fidèle lieutenant, et ancien premier Ministre, Alain Juppé, avait établi. Certaines banderoles disaient d’ailleurs “Je préfère voter escroc plutôt que facho”.

Voilà une attitude extrémiste : ne pas respecter le suffrage universel, ni le débat, et soutenir la corruption.

La loi parlementaire interdit aux mouvements dits extrémistes d’être représentés à l’Assemblée Nationale et au Sénat, aussi bien à l’extrême-gauche qu’à l’extrême-droite. Les partis auto-proclamés “modérés” se partagent donc le gâteau. Soit les partis dits extrémistes sont illégaux, et il convient de les interdire, soit ils sont légaux et ils ont les mêmes droits que les autres.

Les interdire d’être représentés, voilà une attitude extrémiste.

Les partis dits modérés ne cessent d’appliquer une politique extrémiste tout en annonçant la mener pour lutter contre l’extrémisme, précisément, ce qui permet de tout justifier ou presque. Puisqu’il existe de la discrimination, pratiquons la discrimination positive, donc le racisme positif, la race restant le critère de choix.

De même, la construction européenne retire aux Etats leur souveraineté, et s’appuie sur un référendum pourtant perdu en 2005, mais appliqué de force, contrairement au principe élémentaire de la démocratie. Voilà une attitude extrémiste.

Enfin, le développement de l’islam est favorisé par des subventions, directes et indirectes, par une bienveillance des pouvoirs publics quant aux discours extrémistes tenus par des imams, par des prières publiques, par des ségrégations alimentaires et culturelles acceptées, etc. d’une religion ne faisant aucune distinction entre le privé et le public, entre le politique et le religieux. Voilà une attitude extrémiste.

Une conclusion, même temporaire, s’impose : l’extrémisme n’a pas toujours le visage de la guerre. Il peut aussi avoir le visage de la paix. Souvenons-nous des accords de Munich en 1938, et de cette phrase de Daladier entendant les clameurs de la foule : “Ah les cons! S’ils savaient.”

Ecrire un commentaire :







Si vous souhaitez associer une image à vos messages, inscrivez-vous ici (c'est gratuit)

 

Articles récents

Contribuez au développement du site en souscrivant