Philippe Isnard a répondu à Anne Zélenski. Comme nous le lui avons promis, nous publions sa réponse en intégralité. Vous pouvez retrouver l’activité de Philippe Isnard sur son blog Franc Parler. Il interviendra notamment à la marche pour la vie à Bruxelles le 27 mars prochain.
«Je regrette la décision d’Anne Zélenski de refuser de débattre avec moi de la question de l’avortement. Par intolérance, haine ou lâcheté ?
Je comptais préciser les avancées de la science, et utiliser des arguments rationnels au lieu, comme elle, de me laisser envahir par la haine et une idéologie obscurantiste.
Zélenski ne sait visiblement rien de la situation dramatique des femmes enceintes en détresse, souvent contraintes par leurs compagnons, leurs parents et la pression sociale à avorter. A cette détresse, je propose de répondre en utilisant une partie au moins des 70 millions d’euros utilisés pour l’avortement en aidant ces mamans à accueillir la vie. La réponse du planning et de Zélenski, c’est “débarrassez vous-en”!
Elle ignore sans doute aussi que davantage de femmes sont mortes chaque année des suites d’un avortement après la loi qu’avant la loi. Tout simplement parce que la dépénalisation a entraîné une explosion du nombre d’avortements.
Contrairement à ce qu’elle prétend, les 220 000 avortements annuels (1 pour 4 naissances) rapportent gros. Outre les millions d’euros attribués au Planning Familial, le forfait payé aux avorteurs vient d’être doublé, démanteler un fÅ“tus, en quelques minutes, est deux fois mieux payé qu’un accouchement qui peut durer plusieurs heures!
Aveuglée par la culture de mort, Zélenski, avec le débat, refuse la science. Cette science qui nous apprend que le fÅ“tus est un être humain à part entière, qui a dès la première cellule un patrimoine génétique propre et unique. Dont on peut écouter le cÅ“ur dès la troisième semaine… Qui au moment d’un avortement à douze semaines, a des mains, des pieds, des empreintes digitales. Qui ressent des émotions et la peur, et cherche lors d’un avortement à échapper à la mort. Qui à l’évidence, lorsqu’il est démantelé, ressent une douleur extrême…
Lors d’un avortement, ce qui devrait être un sanctuaire inviolable, le corps de sa maman, devient le lieu de sa mise à mort.
Et Zélenski se moque et de la science et de la raison en cachant l’évidence: en pratiquant un avortement, un médecin commet un meurtre.
Avec cette barbarie, on régresse de 2 500 ans en arrière, en donnant aux parents le droit de vie et de mort sur leurs enfants comme à Sparte. Et, grâce à l’avortement sélectif et eugéniste, les parents ont, avec la nouvelle loi génétique, le “droit” d’éliminer celui qui n’est pas conforme. “D’autres l’ont fait avant” comme l’affirme le jeune qui a réalisé “no need to argue”. Notre société élimine les plus faibles, comme l’avaient fait les nazis lors de l’opération T4. Allons-nous laisser faire ces criminels?Souvent, l’homme contraint la femme à avorter, en n’assumant pas ses actes, d’où l’intérêt du documentaire “Sois un homme”, réalisé par des jeunes, que j’ai projeté aux élèves. A quand une éducation au sens des responsabilités?
J’ai été traîné dans la boue par les médias, qui ne m’ont accordé aucun droit de réponse et ont été comme France Télévisions jusqu’à interroger des élèves que je n’avais pas en classe. Comment approuver la dérive totalitaire du régime?
Au contraire, venons en au débat. J’ai respecté tous mes élèves, tous ont pu parler librement. Et je n’ai fait qu’appliquer les textes qui régissent l’ECJS, qui nous demandent d’éveiller les élèves, à l’esprit critique, y compris face à la loi.
Je n’ai pas bafoué la loi mais appliqué les textes qui m’ordonnent d’organiser des débats contradictoires et critiques sur des grands sujets de société. Et je n’ai jamais cherché à imposer mes idées. D’ailleurs, les arguments pro-avortement ont été présentés, et j’ai distribué le discours de Mme Veil ainsi que le texte de la loi. Contrairement au Planning, qui a pris mes élèves par petits groupes de 5, avec comme résultat une pétition unanime des élèves de cette classe en ma faveur, au nom de la liberté d’expression !
S’agissant de “no need to argue”, seuls les élèves qui le souhaitaient l’ont visionné. Puisque les élèves ont le droit d’avorter, et que le fÅ“tus n’est pas un être humain, pourquoi ne pas leur montrer la réalité? Voici Tartuffe réincarné: “cachez ces restes de fÅ“tus que je ne saurais voir”.
Quant aux Musulmanes, dont Zélenski semble tant avoir peur, elles au moins ne tuent pas leurs propres enfants. Et c’est une élève musulmane qui, avec une autre, a lancé la pétition des élèves en ma faveur. Et je leur rends hommage à toutes les deux. Aucun élève ne s’est présenté à la “cellule de soutien psychologique” ! Il faut en finir avec la pensée unique qui empoisonne notre jeunesse, surtout dans l’Education Nationale.
Et sans cette loi criminelle, et les 7 millions d’enfants tués à cause de la loi Veil, nous n’aurions sans doute pas connu le triple déclin démographique, culturel et moral de notre civilisation. Une société qui tue ses enfants n’a pas d’avenir.
Philippe ISNARD
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j’espère qu’elle va répondre avec des arguments précis parce que je n’ai jamais compris cette fascination pour l’avortement, surtout lorsque que ces mêmes personnes sont contre la pêne de mort appliquée à des criminels.
Pour que les criminels vivent et pour que les tout petits crêvent… Deux poids, deux mesures ?
Pas très courageuse la dame Zélenski… Si elle était tellement convaincue de ses bonnes raisons, elle n’aurait pas eu cette position poltronne de reculade. Mais dit-elle, elle a pris le temps d’écouter les arguments de Philippe Isnard et ce sont ces arguments qui lui ont fait peur… Peut-être après tout n’est-elle plus aussi sûre d’avoir raison?
Qui sait si un jour elle ne défendra pas la vie à son tour? Il n’est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs!
Certains médecins acharnés à pratiquer des avortements se sont convertis courageusement en défenseurs de la vie lorsqu’ils ont pris conscience qu’ils étaient dans l’erreur!
Bon courage Anne Zélenski! Allez un effort, je vous sens tout prés, ce n’est plus qu’une question de courage!
Bravo en tout cas à Philippe Isnard, un professeur qui met sa carrière en jeu pour un véritable enseignement au rebours de la propagande ambiante!
Je suis bien d’accord avec toi, sauf sur le terme propagande, qui suppose à mon avis qu’il y ait une expression libre. Ici nous sommes dans le domaine du “diktat” qui impose la pensée unique par le biais des médias officiels et au besoin par la loi.
Je n’affirme pas que je suis entièrement d’accord avec Philippe Isnard, mais j’admire son courage, et je le remercie de me réconcilier avec les enseignants qui ne sont donc pas tous perdus.
Attention il ne faut pas tout confondre !!!
Ce qu’il y a de bien dans le foetus c’est qu’il se tait ; il ne se plaint jamais et ne vote pas
Le criminel si : il se plaint toujours et vote quelque fois.
Donc c’est plus commode et rentable de depenser l’argent des contribuables à l’amadouer que de faire vivre un enfant qui ne votera au mieux que dans dix huit ans.
Ca coute plus cher d’entretenir un criminel ?
Mais enfin, la democratie n’a pas de prix !…
.Surtout depuis que la vie ne vaut plus rien !!!!
Enfin celle des enfants…
Je vous conseille ce lien http://www.diatala.org/ qui en parle différemment mais très bien.
Je voulais juste insister sur le fait que les bourgeois d’aujourd’hui défendent leur petit pécule, l’IVG. Mais grâce à l’internet ( et à Enquêtes et Débats ) M. Isnard peut s’affranchir de la censure médiatique à l’oeuvre depuis 40 ans. Quelle bouffée d’oxygène. Autrefois il n’aurait pas eu voix au chapitre et on l’aurait dépeint en intégriste obtus et dangereux sans vergogne.
J’ai maintenant vécu plus de la moitié de ma vie et j’avoue que ce problème me passait jusqu’au jour où une parente m’a raconté ses avortements. Son compagnon lui a dit tu avortes ou je te quittes, c’est beau la libération de la femme. La pauvre n’est plus très équilibrée psychologiquement.
En fait c’est un problème d’éducation non pas sexuelle mais sentimentale et familiale. Entre 200, 220 ou 250 000 avortements par an et zéro il y a peut être place pour quelque chose de plus mesuré en essayant d’éviter d’ajouter le drame de l’avortement à celui de la grossesse non désirée mais pour cela il faut une vraie politique de la famille et de prévention de ces situations difficiles.
Ma fille a eu droit à un cours sur l’avortement en terminale, ce fût l’occasion d’aborder le problème en lui offrant d’autres arguments que ceux de la propagande officielle.
On ne pourra pas faire longtemps l’économie d’un nouveau débat sur ce sujet si mal traité par certains extrémistes.
Bravo!
les medias maquillés de liberté , sont des outils de propagande aux mains de pas mal de forces !je ne comprends pas qu’au vu des avancées scientifiques , le débat ne soit pas relancé sur l’IVG !
Pour y avoir été confronté à un moment donné de ma vie , sans franchir le pas , je sais quelle souffrance c’est de se poser la question ! Et effectivement, tout dans les hopitaux est mis en place pour que vous arriviez a prendre la decision qui “vous convient” soit disant , mais je me suis sentie poussée vers la solution de facilité!
Je ne peux m’empecher de penser aux femmes et surtout tres jeunes filles avec parfois moins de caractère, de savoir ou totalemnt perdue qu’on reussit a manipuler via des pressions familiales et sociales tres fortes !
Mon mari et moi en avons décidé autrement meme si ce n’etait ni prévu, ni le meilleur moment ( au contraire ) mais personne ne m’avait dit que le coeur de mon fils battait deja !
Quand j’ai annoncé à la sage femme la psy et le gyneco que je gardais mon enfant, on m’a présenté les ecographies, intriguée par un “AC” j’ai demandé ce que cela signifiat et c seulement là qu’on m’a dit “activité cardiaque”!! Je me suis éffondrée ! soulagée et en mme temps coupable d’avoir ne serait ce qu’envisager la possibilité de me sdebarasser de la vie qui etait deja en moi !
Conclusion: Tout est mis en oeuvre dans le structures medicales pour pousser les femmes a l’avortement! On leur cache la verité scientifique ( dans de telles situations on n’a pas tjs la presence d’esprit de poser ttes les questions!) Et peu importe le cout psychologique et demographique!
Relançons le débat! Il est grand temps
Mr Isnard appelle à son secours la science et la raison, mais ignore l’une et l’autre quand ça l’arrange. La science et la raison, c’est exactement le socle de la loi Veil, qui n’encourage pas l’avortement, au contraire, mais dont l’objet est ailleurs: Il s’agit de la protection des femmes contre l’horreur des “faiseuses d’anges”, spécialistes de l’aiguille à tricoter dans les arriéres-cuisines.
Ce qui gêne Mr Isnard, c’est la visibilité de l’avortement, pas l’avortement lui-même, qui préexistait à l’évidence avant la loi Veil, et continuerait si elle était abrogée.Mais au moins, les avortements auraient à nouveau lieu dans le silence, le mensonge, l’hypocrisie et le déni; les souffrances et la mort des femmes seraient à nouveau reléguées à leur place, sous une chape de plomb préservant le sens de la morale de ceux qui ne sont pas concernés.
Ce qui permettrait enfin à Mr Isnard de passer des nuits tranquilles, porteur inspiré du message que la science et la raison lui passent: Que les femmes se rassurent, leurs problémes sont ou seront réglés par ce message, en l’espéce d’une clarté aveuglante: Salopes, bouclez-la !