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Terence COOPER, une vie en DIOR

28 novembre 2013, 18:30 Auteur : 11 commentaires

51Fze9ARm5L._SX385_Les medias avaient laissé la maison DIOR en février 2011 lorsque son couturier fétiche, John Galliano avait été interpellé dans le 3ème  arrondissement de Paris, pour faits de violences et insultes à caractère raciste et antisémite, à la suite d’une altercation. Ces faits valurent au représentant de la maison de couture un licenciement, le retrait de sa Légion d’honneur (décernée par le Président Sarkozy le 1er janvier 2009) et une condamnation pénale, en septembre 2011, pour injures publiques.

Ce fait divers avait alors relancé, assez vivement, sur le net, une vidéo de la nièce de Christian DIOR, Françoise DIOR, lors de son mariage avec Colin JORDAN le 5 octobre 1963.

Les propos tenus lors de cet enregistrement d’époque ne laissaient aucun doute : il s’agissait d’une union avec deux responsables néo-nazis européens sous les auspices d’un mélange de leur sang tombé sur une page blanche d’un exemplaire de « Mein Kampf ».

Colin JORDAN était, en effet, une figure du néo-nazisme britannique : fondateur de la « White Defence League » (Ligue de Défense des Blancs) en 1955, il s’inspira du KKK américain, avant de créer le « British National Party » (BNP). Bien vite, Colin JORDAN abandonnera la croix celtique, emblème du BNP, jugée trop modérée, pour lancer le « National-Socialist Movement » (NSM) symboliquement le 20 avril 1962 (le 20 avril étant le jour anniversaire de la naissance d’Adolf HITLER). Son slogan, imprimé sur des supports autocollants est sans complexe, ni hésitation : « Hitler was right ! » (Hitler avait raison). A cette même époque, Françoise DIOR, nièce du parfumeur défunt et ex-Comtesse divorcée, avait la responsabilité de la branche française de la WUNS (World Union of National-Socialists), organisation dont le rôle visait à l’ « anéantissement de l’appareil sioniste de trahison et de subversion » (« Daily Telegraph » du 16 octobre 1962).

Cette union politico-mystique ne dura guère.

En effet, Françoise DIOR participa à des attaques contre des synagogues à Londres et préféra ainsi quitter le territoire anglais, en compagnie d’un jeune homme, d’à peine 20 ans, Terence COOPER, qui se présentait alors comme son « secrétaire ». Rentré à Paris, elle qualifia son mari Colin JORDAN de « faux dur » comme le rapporte Fabrice Laroche, dans le magazine « Le Charivari » en janvier 1969.

Dans « Paris-Presse » nous rapporte « Le Charivari », Françoise DIOR déclarait encore n’ « avoir trouvé qu’un doctrinaire bourgeois qui passe sa vie dans les pantoufles » évoquant Colin JORDAN dont elle était ainsi définitivement séparée.

Dans son « Dossier néo-nazisme » (Editions Ramsay, 1977), le sulfureux, mais bien documenté, car issu de ces milieux extrémistes, Patrice CHIROFF, qualifie de «jeune fanatique » Terence COOPER, « transfuge » d’un mouvement antisémite anglais, l’ « Anti-Jewish Fighters Corps ».

De retour en France avec ce nouveau compagnon, et après quelques ennuis judiciaires, Françoise DIOR-JORDAN s’installe dans le sud du département de la Manche, à Ducey.

Là-bas, le couple DIOR-COOPER abandonnera l’action politique directe, préférant s’adonner à une forme d’ésotérisme.

Bien plus tard, dix ans avant son décès en 1993, Françoise DIOR épousera Hubert De MIRLEAU, un Comte proche des milieux droitistes.

Mais entre son retour en France et son troisième mariage en 1983, un livre paru à Londres chez « Dynasty Press » l’été dernier révèle de nombreux détails de la vie de Françoise DIOR.

« Death by Dior » permet ainsi à Terry COOPER, car c’est lui, le principal témoin, qui en est l’auteur, de narrer dans les détails les contours de la vie de Françoise DIOR : vie privée y compris dans ses aspects les plus troubles, voire glauques, dans sa relation avec sa fille unique, décédée en 1978, mais aussi ses rapports avec différents ultras, notamment des séparatistes bretons ou normands ou ses goûts pour le satanisme.

Le livre relate une plongée dans l’ésotérisme, voire l’occultisme nazi avec, notamment, la visite de Savitri DEVI, fervente d’Adolf HITLER et propagandiste, après-guerre, d’un national-socialisme « religieux », teinté d’hindouisme au début des années 1970.

Ainsi, l’ouvrage nous dévoile, à l’appui d’une photographie, Savitri DEVI, bras tendu vers l’est, dans le jardin du presbytère de la paisible commune de Ducey.

Au fil des pages, on découvre les liens du couple Françoise DIOR-Terry COOPER avec de surprenants acteurs tout au long des années 1970, tout près du si éclairant Mont-St-Michel…

La fin de l’idylle verra notre militant Terry COOPER fonder une famille et venir habiter en Ile-de-France où il deviendra ambulancier jusqu’à sa retraite récente.

Il est assez étrange, et somme doute paradoxal, que l’auteur, installé alors dans l’Essonne, et plus particulièrement à Evry, publie une photo prise avec le futur maire de cette commune.

Cette photo de l’auteur permet ainsi à notre actuel Ministre de l’Intérieur de côtoyer, dans ce livre non encore traduit en français, la vie mouvementée des icônes nazis des années 1960 et 1970.

Bien entendu, Terry COOPER a, depuis sa période britannique, puis normande, probablement « fait du chemin » et s’est notabilisé puisqu’il réside toujours dans l’Essonne où il participe à des activités culturelles et sociales.

Toutefois, on avouera qu’à la lecture de cet ouvrage, on reste troublé par la présence, au cœur de celui-ci, d’un Manuel VALLS si souriant et détendu.

Categories : Histoire, International, Livres

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