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Travailler plus pour gagner moins, ou le miracle socialiste.

13 mars 2012, 11:08 Auteur : 38 commentaires

François Hollande a proposé, idée lumineuse, de taxer à 75% les revenus dépassant 1 million d’euro. C’est d’une démagogie sans nom, une hérésie autant factuelle qu’intellectuelle.

Une démagogie sans nom. M. Hollande cherche un bouc émissaire à livrer en pâture au peuple pour que ce dernier puisse se venger des difficultés réelles et sérieuses qu’il traverse depuis plusieurs années. Quoi de mieux qu’un riche ? Un riche concentre en effet en lui tous les défauts imaginables. Il est tout d’abord malhonnête, sinon il n’aurait pas pu s’enrichir. S’il n’est pas lui-même malhonnête, c’est qu’il était déjà riche quand il était tout petit parce que ses parents ou ses grands-parents ont dû vendre du beurre aux Allemands et dénoncer des juifs pendant la guerre. Le riche est donc malhonnête. Il est également pingre et prodigieusement égoïste, sinon, encore une fois, il ne serait pas riche. Malhonnête, pingre, égoïste, le riche est une synthèse de ce que l’homme bien-pensant, c’est-à-dire de gauche, déteste. En cherchant bien, on va même trouver que le riche ne mange pas bio et roule dans un 4×4 qui émet plus de 120 grammes de carbone au kilomètre, alors, qu’attendons-nous pour le pendre haut et court ? Oui, le riche est celui qu’il faut détester. Le détester en prenant garde à ne pas remarquer que, ne pas respecter quelqu’un simplement pour ce qu’il est, comme on haït le riche, s’appelle tout simplement du racisme, de l’ostracisme, ou de la connerie, comme vous l’entendez. Comme certains n’aiment pas les noirs ou les arabes, François Hollande n’aime pas les riches, mais cela, c’est de bon goût.

Une hérésie factuelle. Si l’on considère que quelqu’un qui gagne plus d’un million d’euros par an est nécessairement malhonnête, il est logique de lui reprendre ce qu’il a volé. L’Etat joue alors le rôle de Robin des Bois et vient reprendre au méchant ce dont il a dépouillé les gentils. C’est oublier un peu vite que si l’on a (pour combien de temps encore ?) des classes moyennes, des gens qui gagnent leur vie sans dépendre de la rapine publique qu’est l’impôt, s’il existe des employés, des ouvriers, des cadres, c’est qu’il existe avant tout des entreprises dans lesquelles ont investi hier et continueront à investir demain des gens « riches » ou pas encore, mais qui espèrent tirer profit de leur épargne ou de leurs efforts. Leur voler la part de revenu qui dépasse un million d’euros reviendrait à délivrer un message à tous ceux qui veulent entreprendre, un message clair qui serait : si vous devez investir, si vous avez l’idée de créer une entreprise, des emplois, si vous espérez gagner de l’argent, partez de ce pays, délocalisez-vous ou sinon nous vous prendrons tout. Notre système d’aide sociale est déjà un magnifique aspirateur à pauvreté. Si l’on y greffe un broyeur à richesse comme le souhaite M. Hollande, nous risquons de nous retrouver rapidement au beau milieu d’une belle crise en ciseaux avec d’un côté l’effondrement des rentrées fiscales et de l’autre l’explosion des demandes d’aide sociale.

Une hérésie intellectuelle. Au-delà du débat sur les conséquences pratiques d’une telle ineptie, le fait qu’un homme politique s’arroge le droit de penser pour tout le monde et de savoir qui doit gagner combien est avant tout extrêmement dangereux pour l’avenir de notre liberté. Dangereux et révélateur d’un état de pensée partagé par l’ensemble de la classe politique française, celui du mirage de la vertu de l’Etat, de la méfiance dans les mécanismes de marché. Nos hommes politiques se croient trop intelligents pour accepter que l’organisation de la société puisse ne pas se concevoir à l’intérieur d’un seul cerveau. Car au fond, que propose François Hollande sinon la fixation administrative des salaires, i.e. le pilotage de l’économie par l’Etat ? Nous connaissons déjà, il est fixé par l’Etat, le plancher des rémunérations, c’est le SMIC (ou le RMI et RSA quand l’Etat distribue lui-même les revenus). Ce que propose M. Hollande demain, c’est, après avoir fixé un seuil, de fixer un plafond des rémunérations : un million d’euros, on ne pourra pas gagner plus. François Hollande a d’ailleurs dit lui-même qu’on ne pouvait pas gagner plus : mais qui est-il pour se permettre de dire cela ? Et après ? Une fois qu’un seuil est fixé administrativement, rien n’empêche de revenir dessus. Le « salaire maximal autorisé » pourra fluctuer au gré de l’inspiration du génie de la Corrèze ou de ses camarades. L’Etat Robin des Bois a nécessairement tous les droits puisqu’il agit pour le bien de tous. Le million d’aujourd’hui pourra se transformer en 900.000, ou 800.000 euros, ou moins. Il devra même se transformer rapidement en un plafond confiscatoire inférieur après l’évasion de la richesse que ne manquera pas de provoquer le seuil du million. Il faudra ensuite, ou en même temps, que l’Etat nous dise, mais François Hollande doit déjà sûrement avoir une idée sur le sujet, combien doit gagner un médecin, un ouvrier, un employé, un créateur d’entreprise… La fixation administrative des revenus est une nécessité dans la mise en place d’une économie de la pauvreté dont le moteur n’est pas la création de richesses mais la confiscation de la richesse. Au temps, regretté par une partie de la gauche, de l’URSS, un médecin soviétique gagnait à peine plus qu’un ouvrier. De mauvais esprits ont même pu penser qu’à cause de cela on ne trouvait plus de médecins au royaume soviétique du peuple épanoui. Mais la fixation collective des revenus version socialisme à la française ne pourra certainement être qu’un grand succès grâce à de grands dirigeants venus éclairer les masses et les débarrasser du trop lourd fardeau de la liberté et de la responsabilité individuelle.

Categories : Économie

38 commentaires

  1. Borowic dit :

    Article emblématique du discours de l oligarchie:
    - le riche est un bouc émissaire commode mais il est blanc comme neige
    - le riche est indispensable pour créer des emplois
    - l intervention de l Etat conduit nécessairement au désastre

    Perso je préfère Melenchon qui lui parle de 100% au lieu de 75%, 75% c est hypocrite.

  2. Thomas FERRIER dit :

    Le stakhanovisme reposait sur le principe sarkozyste du “travailler plus pour gagner plus”. Il n’est pas très républicain par ailleurs de cibler ceux qui produisent de la richesse en les présentant comme des voleurs. Je préfère un patron patriote à un ouvrier cosmopolite.

    Quant à l’enrichissement abusif de certains, ce qui est une évidence, ce n’est pas avec la mondialisation économique qu’on pourra s’y opposer.

    Comment faire pour que les riches contribuent davantage à la collectivité (donc par une hausse des impôts) sans les faire pour autant quitter le pays (et ne plus en payer du tout), et alors en effet, se retrouver dans la situation du Zimbabwe ou de la Corée du nord ? D’ailleurs, les régimes communistes avaient trouvé une solution, qui ne marche pas au final, pour tenir le pays, c’est de recourir au nationalisme. Seulement, on est plus facilement patriote quand on vit bien que quand on n’a pas un sou en banque.

    A Athènes, on avait inventé les liturgies, et à Rome, le richissime César dilapidait son argent pour s’offrir le soutien du peuple. Donc, bien sûr, qu’il faut des riches, mais il faut qu’ils soient dispendieux et de généreux mécènes (comme le fameux Mécène lui-même, ami des arts, ou ceux qui ont financé la construction du Parthénon).

    Donc oui aux riches, mais oui aux riches patriotes et travailleurs ! Et quant aux riches mondialistes, qu’on leur prenne tout jusqu’au dernier centime ;)

    • Jean dit :

      @Thomas
      il faut permettre aux riches d’investir facilement dans des petites entreprises qui ont désespérément besoin de cet argent au début de leur activité, donc par exemple en défiscalisant ces sommes bien plus qu’elles ne le sont aujourd’hui.

  3. Borowic dit :

    “Donc oui aux riches, mais oui aux riches patriotes et travailleurs ! Et quant aux riches mondialistes, qu’on leur prenne tout jusqu’au dernier centime”

    je n aurai pas mieux dit

  4. Thomas FERRIER dit :

    Moralité…

    Oui à Prokhorov, non à Berezovski ! (un slogan qui parle aux russes)

  5. Thomas FERRIER dit :

    @ Théophrastre

    Les riches franco-tunisiens ou franco-sénégalais, les enfants de riches dictateurs Africains qui font leurs études en France et obtiennent la nationalité française, eux, pourront répudier leur nationalité française et ainsi échapper à l’impôt français lorsqu’ils sont en dehors de France.

    Mais qu’ils la répudient !

  6. Kévin dit :

    @Théophraste :

    J’en connais un qui fait la même proposition depuis des mois, et qui a souvent été pris pour un fou quand il en parlait… Quand c’est le président en exercice, ça passe tout de suite mieux, c’est curieux.

  7. Borowic dit :

    @jean
    pourquoi tant d agressivité?
    je connais des pauvres et des riches et bien en toute honnêteté mes amis pauvres sont bien supérieurs a mes amis riches

    on croirait que vous n avez jamais lu Balzac Zola Flaubert ….

  8. Inspecteur Juve dit :

    La France est le pays du monde qui a le plus fort taux d’imposition global (rapport dépenses publiques / PIB).
    Tout le monde s’accorde à dire que ce pays ne fonctionne pas bien.
    Seule solution qui vienne à l’esprit : augmenter encore les impôts.

    D’où l’origine de l’expression “française” (en fait, uniquement utilisée par les anglo-saxons mais en français) : plus ça change, plus c’est la même chose.

    Jacques Marseille, qui tenait la chaire d’histoire économique et sociale à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, disait qu’il avait l’habitude de commencer ses cours par un vote auprès de ses étudiants.
    En substance, c’était une question du style : préférez-vous voir votre niveau de vie augmenter de 20% sachant que certains verront le leur augmenter de 100%, ou préférez vous le voir stagner sachant que les inégalités actuelles ne bougeront pas (je cite de mémoire, c’est l’esprit).
    Une écrasant majorité choisissait la première solution. Je ne suis pas sûr qu’on est la même passion de l’égalité dans les pays où l’on meurt de faim.

    Maintenant, il s’agit de taxer les français de l’étranger (je ne vois pas comment on fera la différence entre un exilé fiscal et quelqu’un qui bosse, passons), de sorte que des français qui ne consomment aucun service public et qui paient leurs impôts dans un autre pays, seraient contraints de payer aussi en France (j’imagine le percepteur en pleine jungle amazonienne …).
    Pendant ce temps, un étranger qui n’a jamais cotisé en France peut prétendre (par exemple) à un minimum vieillesse de plus de 600€.
    On en arrive à ce paradoxe délirant que des enfants français d’expatriés qui n’auraient jamais mis les pieds en France devraient contribuer au confort d’étrangers qui n’y auraient ni travaillé ni cotisé.

    Au fou !

  9. Thomas FERRIER dit :

    @ Jean

    Ca se défend, mais là encore il s’agit bien de mécénat patriotique de leur part. C’est donc bien le fait d’être “patriote” ou de ne pas l’être (quand je dis “patriote”, c’est pour moi dans une optique européenne) qui est important, et pas le fait d’être riche ou de ne pas l’être. Un riche altruiste et généreux, qui investit le capital qu’il a gagné par son travail et son talent dans des projets d’avenir, voilà ce que nous attendons d’eux. Et non de leur voler le fruit de leur travail pour fondamentalement payer un système dépensier et limite parasitaire comme l’Etat actuel.

    Je suis sûr que les gens riches et patriotes sont prêts à payer plus d’impôts ou à être encouragés à investir dans l’économie en bénéficiant d’avantages fiscaux (comme tu le dis) si on donne du sens à ces dépenses publiques. Mais pas, c’est sûr, pour payer l’assistanat des dom-tom par exemple…

    Défiscaliser les investissements de gens fortunés qui investissent dans la recherche et le développement (R&D) d’entreprises européennes, oui bien sûr, tu as raison.

  10. Kévin dit :

    @Inspecteur Juve :

    “La France est le pays du monde qui a le plus fort taux d’imposition global (rapport dépenses publiques / PIB).”
    => Le rapport que vous évoquez n’est pas le taux d’imposition, les dépenses peuvent provenir d’autres sources. La France n’est pas du tout le pays ayant le plus fort taux d’imposition global, tous les pays scandinaves sont devant par exemple.

  11. Borowic dit :

    @Jean Robin

    vous ne seriez pas en train de me traiter de con?????

  12. Inspecteur Juve (souscripteur) dit :

    @Kevin

    Vous avez raison de faire la distinction, je n’ai pas été assez précis et je m’en excuse : « L’ensemble des dépenses publiques se sont montées à 56,2 % du PIB en France en 2010, contre « seulement » 48,5% pour les recettes publiques, dont 42,2 % pour les prélèvements obligatoires. Le déficit public a donc été de 7,7 % du PIB » (notre ami Wikipedia).

    Notre ami continue : « Beaucoup de pays de l’OCDE ont réduit leurs dépenses publiques depuis quinze ans. Elles sont ainsi passées de 50,4 % du PIB en 1990 dans la zone euro à 46,1 % en 2008 (prévision de l’OCDE). L’Allemagne est passée de 49,3 % en 1996 à 44,3 % en 2008. La Suède de 72,4 % en 1993 à 53,8 % en 2008.
    La France fait exception dans ce mouvement. Les dépenses publiques françaises sont en effet en constante augmentation depuis 30 ans. Elles sont passées de 45.5 % du PIB en 1980 à 52.7 % du PIB en 2008 ».

    Je n’ai pas été vérifier si des pays nordiques avaient encore un taux supérieur au taux français (j’ai lu que celui de la France était le plus fort du monde, je n’ai pas encore retrouvé la source (sérieuse)). Ca ne change pas grand-chose à l’affaire : les nouveaux impôts visent à combler des déficits ou à se permettre de nouvelles dépenses, ces dernières (les nouvelles dépenses, pas les dépenses en général) étant essentiellement liées à la répartition (prendre aux riches pour donner aux pauvres, du moins en théorie).
    Ca n’a pas l’air de très bien marcher mais on continue, toutes tendances politiques confondues.
    Et certains à gauche disent que Sarkozy est ultra libéral (pire : certains le pensent !).

  13. christophe dit :

    Je constate, y compris dans certains des commentaires figurant sur ce fil, qu’en France, quand on est “riche” (entre guillemets, car tout est relatif), bien souvent on vous regarde de biais, par en dessous, de travers, on réagit de manière irrationnelle, et pour tout dire on l’a mauvaise… en France, être riche est trop souvent mal vu. Jalousie? Soupçons? Peut-être un réflexe atavique du bon peuple à l’encontre de la “noblesse” contemporaine? Les américains, qui n’ont pas que des défauts, quand vous leur dites que vous avez réussi, que vous gagnez tant, on vous félicite, tandis qu’ici, on est tout prêt de vous lyncher, et on répète partout à l’envie que les riches, faut leur faire cracher au bassinet. Pour ces raisons, je souscris dans les grandes lignes à cet article. Je suis pour une imposition juste et équilibrée, en proportion de ce que l’on gagne, mais imposer au pif les “riches”, c’est les inciter à aller voir ailleurs, là où leur esprit d’entreprise sera reconnu et valorisé.
    L’esprit d’entreprise n’est pas assez mis en avant en France, pensez donc! une majorité de jeunes français se verrait bien fonctionnaire… triste constat!
    D’aucuns vont penser en me lisant que je suis probablement un “libéral” (et alors? c’est péjoratif de souhaiter la liberté?) , droitiste, umpiste et je ne sais quoi encore. Ni l’un ni l’autre, je suis un pragmatique: je suis pour ce qui marche! alors qu’on nous fasse un topo sérieux sur le taux d’imposition par tranches en prenant en compte les divers avantages fiscaux et sociaux reversés, et à partir de là, tablons sur une répartition équitable. Avant ça, le débat ne peut qu’être pollué par des considérations idéologiques et incertaines. Mais comme d’habitude, je doute qu’on se penche sur ce dossier, dont on maintient et même renforce l’opacité…au bénéfice de qui?

  14. Sylvain dit :

    Hollande divise les Français, les monte les uns contre les autres.
    Il fait l’amalgame
    Il stigmatise ceux qui travaillent
    Il est méritophobe
    Il tient un discours nauséabond.

  15. Sylvain dit :

    @Christophe
    > quand on est “riche” (entre guillemets, car tout est relatif),

    Effectivement, tout est relatif… La France compterait 1 million 1/2 de millionnaires (en comptant le patrimoine, bien sûr)… Ça fait réfléchir tout de même…

  16. Marc Hillman dit :

    En tant que préposé à l’humour sur ce site , deux réflexions:
    -Quand on rencontre un Helvète riche on a affaire à un content Suisse !
    -Hollande veut taxer les riches et imposer un numérus Crésus…

  17. Guillaume dit :

    Indépendamment de ce que chacun peut penser sur le plan idéologique ou moral de la proposition de Hollande, de toute façon c’est une mesure démagogique d’affichage sans consistance car même si la mesure était mise en place, personne ne paierait un tel taux. Il existe en effet beaucoup de moyens d’échapper taux théoriques d’imposition et ceux qui sont concernés par les tranches supérieures d’imposition ne s’en privent pas.
    En 2011, un rapport de la Cour des Comptes a révélé que plus de 3500 foyers gagnant entre 1.2 M€ et 4.2M€ n’étaient taxés qu’à 17.5%. Quant aux foyers disposant de ressources financières encore plus importantes, ils n’étaient taxés qu’à 15%. Les raisons principales sont les niches fiscale et la fiscalité moins forte sur les revenus du patrimoine que sur les salaires.
    La progressivité de l’impôt sur le revenu n’est pas vérifiée en fait. Les foyers qui gagnent entre 4000€ et 5000€ par mois ont un taux d’imposition global – en comptant la TVA, les charges sur les salaires, la CSG, etc. – proche de 45%. Pour les 1% de revenus les plus élevés, ce taux tombe à 30%. Concernant Liliane de Bettencourt, on a par exemple découvert que l’héritière de L’Oréal payait moins de 10% d’impôts au global. Tous les chiffres que je cite sont tirés de T.Piketty, économiste spécialiste de la fiscalité.
    Ce sont les classes moyennes qui trinquent le plus.

  18. Gprudt dit :

    Un article sur la “valeur travail” contre toutes les bêtises de celui-là :

    http://www.idee-envoyee.com/article-travailler-plus-et-apres-100917415.html

  19. Ampelius dit :

    La question est qu’est-ce qu’un riche?Hollande s’attaque aux TRES RICHES parce qu’il sait bien que cela plaît . En revanche il faudrait lui parler des riches c’est à dire de lui même qui peuvent” gagner de 15000 à 30 000 euros d’argent public obtenus par la ” force injuste de la loi” et savoir exactement combien faut-il de travail, d’idées et de fatigues et d’investissement à un chef d’entreprise pour gagner la même somme! Simple équation à une inconnue je pose x le capital à 4%( estimation moyenne du rendement toutes formes confondues) = retraites futures de M. Hollande, vous trouverez x à une valeur que seul les très riches peuvent accumuler et cette accumulation a été économiquement féconde alors que la prédation des hommes publics est stérile.

  20. tshirtman dit :

    j’aime beaucoup ces riches qui font semblant d’ignorer comment marche l’impot, la tranche a 75%, comme toutes les tranches, me concerne que l’argent gagné au dela de son seuil inférieur, et en deça de son seuil supérieur, si on gagne 1.2 millions, seuls 200 000 sont taxés à 75%, le reste marche comme avant, ça laisse quand même de quoi vivre!

    Je préfère aussi la version mélenchon, 100% au dela de 30 smics, ça ça a de la gueule! même Adam Smith disait qu’il ne devait pas y avoir un ratio de plus de 30 entre le moins gagnant et le mieux payé au seins d’une entreprise! Qui a besoin de 30 smics? regardez les trains de vie des patrons japonais, ça vous remettra les pieds sur terre!

  21. Guillaume dit :

    @ Théophraste

    C’est sûr, un pays dans lequel, en 2004, le patrimoine moyen des 10% de foyers les plus riches était 2135 fois supérieur à celui des 10% de foyers les moins riches, est un pays “communiste” !
    Et encore, les inégalités de patrimoine se sont encore accrues entre 2004 et aujourd’hui, en raison notamment de la hausse extravagante des prix de l’immobilier, qui exclut les primo-accédants de l’accession à la propriété s’ils ne bénéficient pas de donations familiales. Ces chiffres sont ceux de l’INSEE :
    http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1380

    • Jean dit :

      @Guillaume
      vous êtes à côté de la plaque, désolé. Un fonctionnaire a l’accès à la propriété car il a l’emploi à vie, contrairement à un entrepreneur comme moi qui crée de l’emploi, qui cotise aux assedic et qui n’a même pas droit au chômage s’il fait faillite. Un fonctionnaire a une retraite, pas moi. Un fonctionnaire travaille 35h / semaine au pire, moi le double, souvent plus. Il a plusieurs mois de vacances, j’ai pris 10 jours de vacances l’an dernier, deux fois 5 jours. Qui est privilégié, celui qui crée de l’emploi, qui innove, qui risque tout, qui bosse comme un chien… ou le fonctionnaire ? Les plus riches ont-ils volé l’argent ? Si oui, prouvez-le. Si non, en quoi est-ce un mal qu’ils soient très riches ? Pensez-vous qu’en leur volant leur argent et en le donnant à des moins riches qu’eux sous forme d’assistanat ça va rendre les pauvres moins pauvres ? Que pensez-vous du proverbe “il vaut mieux apprendre à pêcher que de donner un poisson” ?

  22. Jean dit :

    @Théophraste
    si vous pouvez détailler votre calcul pour arriver à 14 millions d’euros ça m’intéresse;

  23. Judex dit :

    Je suis à peu près dans le même cas que vous. J’ajouterais qu’en plus de ces 50 à 60 heures par semaine je me paye des insomnies dues aux angoisses de savoir comment je vais parvenir à payer à la fin du mois mes quelques employés et mes fournisseurs. Quand j’obtiens de beaux contrats certains me traitent de nabab et quand je dois emprunter pour payer mes employés dans les délais, ce qui m’arrive trop souvent on me traite de looser. Il m’arrive souvent d’envier mes employés, quand ils ont passé la porte de l’atelier, ils pensent déjà à autre chose que le travail, moi je reste un employeur, même sous ma douche.
    Si je puis me permettre de répondre à la question que vous posez à Guillaume ( “il vaut mieux apprendre à pêcher que de donner un poisson” ?)
    Il y a malheureusement trop de gens qui font un feu avec leur cannes à pêche pour cuire l’unique poisson qu’ils ont pêché. Et moi je ne peux pas me le permettre.

    • Jean dit :

      @Judex
      merci pour ce témoignage qui je l’espère en fera réfléchir plus d’un avant de nous sortir les sottises habituelles sur les patrons voyous, les salauds de patrons ou autres billevesées trotsko-marxistes.

  24. Guillaume dit :

    @ Jean

    Je ne comprends pas très bien : je cite une statistique relative aux inégalités de patrimoine en France, et vous vous lancez dans une diatribe anti-fonctionnaires. Quelle est la cohérence logique dans tout cela ?
    Puisque vous abordez la question de la fonction publique, je ne peux que répéter ce que je vous ai déjà dit : je pense que prendre à partie l’ensemble des fonctionnaires sans nuances et sans distinctions comme vous le faîtes relève d’une démarche démagogique que vous prétendez pourtant combattre quand il s’agit de démagogues de gauche.
    Tous les fonctionnaires ne sont pas des planqués incompétents, et vous n’êtes pas le seul à travailler beaucoup. En ce qui me concerne, j’ai fait neuf ans d’études supérieures, j’ai des diplômes de haut niveau, j’ai réussi des concours difficiles, je publie régulièrement des articles de recherche scientifique dans des revues internationales de premier plan, je donne des cours très pointus sur des questions complexes, tout cela pour un salaire deux à trois fois inférieur à celui que je toucherais si j’avais choisi de travailler dans le secteur privé. Tout ce que j’ai obtenu, je ne le dois qu’à mon travail et à mon mérite, je n’ai jamais bénéficié ni de relations ni d’un capital transmis par ma famille, je n’ai aucun patrimoine et je ne risque pas de m’en constituer un avant longtemps avec ce que je gagne. Je travaille plus que les 35 heures par semaine que vous prétendez être le maximum que peut faire un “fonctionnaire”, et mon travail est très exigeant. Et quand je ne travaille pas, j’élève mes deux enfants. Alors j’en ai marre d’être considéré comme un privilégié qui ne fiche rien uniquement parce que j’ai un statut de fonctionnaire. Personnellement, je préférerais que l’on me retire mon statut de fonctionnaire en échange d’un meilleur salaire et d’une carrière plus dynamique. Cela me permettrait d’acquérir un logement et de ne pas avoir à habiter à 20 km de Paris à cause des prix extravagants de l’immobilier.

    • Jean dit :

      @Guillaume
      “tout cela pour un salaire deux à trois fois inférieur à celui que je toucherais si j’avais choisi de travailler dans le secteur privé” : merci de détailler votre calcul, le salaire moyen des fonctionnaires (2400€) est supérieur au salaire moyen du privé (2100€). Par ailleurs cela ne tient pas compte de l’emploi à vie, de la retraite assurée, de l’accès à la propriété etc. Comparez ce qui est comparable, pas ce qui vous arrange, ce sera un tout petit peu plus objectif. Par ailleurs je ne mets pas tous les fonctionnaires dans le même sac, je dis juste qu’il y en a trop, est-ce interdit ? Sinon je suis d’accord avec la mesure de supprimer le statut de fonctionnaire en échange d’une augmentation de salaire, c’est ce qu’ils ont fait en Allemagne.

  25. king flo dit :

    ” Par ailleurs je ne mets pas tous les fonctionnaires dans le même sac, je dis juste qu’il y en a trop, est-ce interdit ?”

    En tout cas il n’y en a pas assez du côté des forces de l’ordre. Faudrait-il fusionner la municipale et la judiciaire?

  26. Guillaume dit :

    @ Jean

    Je suis d’accord qu’il y a trop de fonctionnaires dont la productivité est médiocre, faute d’incitations et de sanctions, et qu’il faudrait réformer la fonction publique en profondeur. Dans le secteur où je suis employé (enseignants-chercheurs titulaires du supérieur), la gestion du personnel et des carrières est désastreuse par ses rigidités et son caractère désincitatif.
    En ce qui me concerne, je constate que ceux qui exercent les fonctions d’ingénieur que j’exercerais si j’avais fait carrière dans le privé touchent des rémunérations deux à trois fois plus élevées que la mienne, à niveau d’ancienneté égal. Je ne me plains pas, je sais qu’il y a en France beaucoup de salariés qui ont des conditions plus difficiles que les miennes. Je dis juste qu’en contrepartie des avantages certains que m’offre mon statut de fonctionnaire, notamment en termes de sécurité et de liberté dans l’organisation de mon temps, il y a aussi un prix à payer, notamment en termes de différentiel de rémunération. Et je dis juste qu’il y a des fonctionnaires qui bossent et qui offrent un service réel à la société, ce ne sont pas tous des parasites et des planqués.

  27. Guillaume dit :

    @ Jean

    C’est vrai que ce sont presque exclusivement les cadres, voire uniquement les cadres supérieurs, qui, dans le privé, gagnent sensiblement plus que les fonctionnaires de niveau de qualification comparable.
    Et encore, certains corps ont des avantages matériels qui n’ont rien à envier à ceux des cadres supérieurs du secteur privé… De fait, je reconnais bien volontiers que j’appréhende le problème d’un point de vue très particulier, qui n’est pas représentatif de la majorité des fonctionnaires, car ces fonctions de “cadres supérieurs” sont celles que j’occuperais si j’étais dans le privé… J’ai une perception d’autant plus partielle que les ingénieurs auxquels je compare mon niveau de salaire aujourd’hui (car ils ont au départ la même formation que moi et je les ai connus pendant mes études) sont nombreux à avoir fait carrière dans la finance de marché, où les rémunérations sont particulièrement élevées par rapport à la moyenne nationale.

  28. Bobol1er dit :

    @Jean

    Je comprends votre position et je suis certain que vous êtes un honnête homme mais j’ai vu beaucoup de petits patrons qui se servent du système pour s’enrichir en montant des boites bidons, utilisant du même coup les services de ces baltringues de pol(ice)es emplois pour avoir des esclaves corvéables à merci, ou pire des stagiaires ou des gens au rsa(bien culpabilisés et précarisés) pour finir par les jeter en fin de contrats. L’étape suivante c’est le plantage de la boite,” la belle sarl”, puis illico en remonter une avec les copains. Ces gens-là que l’on retrouve dans tous les domaines sont nuisibles et sont les vrais parasites du système, idem pour les grosse boite qui touchent des aides incroyables depuis des années et ne crées aucun réel emploi. Je suis d’accord il y a des patrons très bien comme vous, mais aussi pas mal de gros salopards qui ne pense qu’à gruger le système et ne servent à rien d’autre à part créer de la souffrance, de l’humiliation et de la misère, à eux je préfère mille fois mon facteur ou la guichetière. Bien sûr il y a des fonctionnaires qui ne foutent rien et sont payées bien mieux que dans le privé, de plus ils montent souvent en grade au moment de leurs retraites et comme ils sont payés d’après les six derniers mois la retraite sera bien meilleure. En gros, je veux dire qu’il faut des lois pour aider les patrons honnêtes et être impitoyable avec les magouilleurs et ceux qui humilient leurs employés, les comparant à des outils jetables. Pour finir à des patrons comme vous je dis longuevie et très bonne chance, là, je suis de votre côté.

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