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Vidéo intégrale de la conférence sur la liberté d’expression le 11 mai 2011

14 mai 2011, 0:20 Auteur : 22 commentaires

Une conférence sur la liberté d’expression était organisée le 11 mai par le Cercle des avocats libres. Invités : Robert Ménard, Christian Vanneste (député UMP), Yves-Marie Laulan, Me Trémolet de Villers, Philippe Bilger. Nous ramenons de cette longue soirée la vidéo intégrale de la conférence (2h26), et des vidéos supplémentaires, dont une de 15 minutes avec Robert Ménard, Philippe Bilger et Christian Vanneste pour nos souscripteurs.

http://www.dailymotion.com/video/xio4tf

Pour ceux qui voudraient en découvrir un extrait particulièrement intéressant, sur la loi Gayssot :
http://www.dailymotion.com/video/xio9v2

Présentation de la conférence par Yves-Marie Laulan
http://www.dailymotion.com/video/xiofm5

Après la conférence, nous recueillons l’avis du haut fonctionnaire et partisan de la démocratie directe Yvan Blot :
http://www.dailymotion.com/video/xiofrq

Enfin, uniquement pour nos souscripteurs (pour souscrire cliquez ici) 1/4h avec Robert Ménard, Philippe Bilger et Christian Vanneste après la conférence :

Vidéo (réservé aux souscripteurs d’Enquête & Débat) : [vous devez être connecté pour voir la vidéo]

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22 commentaires

  1. TheDevilCanDance dit :

    Jean Robin, excellente video.Merci d`avoir été sur place.

  2. Kévin dit :

    Sur la loi Gayssot, personne ne prend le temps de démonter l’argument absurde de Robert Badinter (Me Trémolet de Villers a plutôt remis en cause la légitimité du tribunal de Nuremberg), alors que c’est pourtant bien simple : si les historiens devaient s’abstenir d’enquêter ou de remettre en cause des faits qui ont fait l’objet d’une décision judiciaire, leur travail deviendrait tout bonnement impossible !

    Christian Vanneste est plus enclin à l’abolition la loi Taubira, mais celle-ci ne se situe pas tout à fait sur le même plan que la loi Gayssot et n’est pas aussi grave, étant donné qu’elle n’instaure pas de délit de négationnisme comme cette dernière. Certes, il rappelle que Pétré-Grenouilleau a failli être poursuivi pour avoir remis en cause le statut de crime contre l’humanité à ce sujet, mais l’association qui était à l’origine de cette initiative n’avait, je crois, aucune chance d’obtenir gain de cause.

    A part ça, dans la vidéo-bonus, Vanneste prétend également défendre la démocratie directe mais, à moins que je me sois mal renseigné, on ne l’a pas entendu, ni lui ni aucun député de son groupe de la Droite populaire, s’insurger contre la mesure prise par le gouvernement visant à rendre quasiment impossible la saisine d’un référendum d’initiative populaire suite à la réforme constitutionnelle de 2008. Alors c’est bien beau de prendre position, mais à un moment donné on attend des actes : on n’élit pas nos chers députés pour qu’ils se contentent de jouer les moulins à paroles.

    • Félix dit :

      Le problème de la loi Taubira est qu’elle prétend condamner l’esclavage alors qu’en fait, elle ne parle que de la traite transatlantique, en occultant totalement les traites orientales (qui durèrent plus longtemps et firent plus de victimes, d’autant plus que les esclaves ont été castrés ou exterminés ensuite) ainsi que les traites inter-africaines. L’esclavage est un phénomène qui a existé sur tous les continents depuis l’aube de l’humanité mais en braquant le projecteur uniquement sur la traite occidentale, la loi Taubira fait presque croire que seuls les Blancs se sont rendus coupables de cette pratique. Voilà une loi qui n’a donc pas pour but de rétablir une quelconque vérité historique mais au contraire d’exalter le ressentiment des Antillais contre la métropole : quand on n’est pas capable de se développer par soi-même (sans la perfusion des aides venant de métropole, les Antilles ressembleraient sans doute à Haïti), il est plus facile de rejeter la faute sur l’autre à l’aide d’un prétexte que de regarder ses faiblesses en face. De plus, cette loi flatte ce que Pascal Bruckner appelait “Le Sanglot de l’homme blanc”, cette haine de soi occidentale qui pousse à l’auto-flagellation.

      Par ailleurs, elle est totalement aberrante : pourquoi juger avec le regard d’aujourd’hui des faits qui paraissaient acceptables à l’époque (et pas qu’en France d’ailleurs ; en Arabie saoudite par exemple, l’esclavage n’a été aboli que dans les années 1960 !) ? Un peu comme si on faisait une loi pour dire que la monarchie absolue en France a été un crime contre la démocratie ! Ridicule…

    • @ Kévin : si voujs étiez un lecteur régulier de mon site, vous auriez lu mes nombreuses intervention sur le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions, voté définitivement en juillet 2008, et vous y auriez découvert que je défendais déjà une saisine beaucoup plus large à la Suisse ou à l’Irlandaise… (cf mon amendement à l’article 3 bis, rejeté par la Commission).

      Extraits du JO (9/07/2008) “Christian Vanneste : En adoptant le référendum d’initiative populaire, nous moderniserons nos institutions conformément aux inspirations du fondateur de la Ve République, le général de Gaulle. En effet, il n’y a rien de plus gaulliste que le recours au peuple. Le général de Gaulle a non seulement fait adopter l’élection du Président de la République au suffrage universel, mais il a également recouru au référendum à de nombreuses occasions. J’ajoute que le peuple est aujourd’hui mieux informé qu’hier, et souhaite davantage participer à la vie démocratique. C’est la rareté des référendums qui en a affaibli la valeur. Il est vrai que l’on répond, de plus en plus souvent, à une autre question que celle qui est posée. En faisant appel au peuple avec régularité, sur le modèle des votations suisses, nous rendrons au référendum toute sa validité”.

      Comme vous le voyez, je n’ai donc pas varié.

      Bien cordialement.

  3. Beny dit :

    J’ai lu votre commentaire sur Politis, cher Jean.

    Vous vous trompez quand vous dites que la loi Gayssot se limite à la répression du négationnisme.

    En effet, seul l’article 9 y fait référence. Le reste reprend grosso modo l’esprit de la loi Pleven.

    Voici le texte officiel de 1990 : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006076185&dateTexte=20110514

  4. Herbert Schwarzmann dit :

    Bravo pour cette vidéo ! Passionnant et même essentiel !

  5. Ménard se trompe quand il qu’aucun homme politique de droite comme de gauche n’osera se prononcer contre la Loi Gayssot. Villepin l’a fait au Grand Journal.

    Chris > http://www.lebreviairedespatriotes.fr/

    • Kévin dit :

      Pour ma part, je reste très méfiant, son propos demande confirmation. Comme l’avait rappelé Jean, il s’y était déclaré favorable lorsqu’il était Premier ministre, et lors de cette intervention, il s’est limité à un propos général sur les lois mémorielles, même s’il répondait à Aphatie qui avait évoqué spécifiquement la loi Gayssot.

  6. Pierre75 dit :

    Bonjour à tous,
    le germe liberticide ne remonte-t-il pas à la Loi Pleven ? Celle-ci, en rendant illégal quelque chose d’aussi flou que “la provocation à”, ne déclenche-t-elle pas une véritable logique de répression des idées? Car au fond, tout discours critique (envers une religion, une entreprise, un pays etc.) n’est-il pas une “provocation à la haine” envers cette religion, cette entreprise, ce pays?
    Les oeuvres de Marx, par exemple, ne sont-elles pas une provocation à la haine envers les classes bourgeoises? Et quant aux Livres religieux, n’incitent-ils pas la plupart du temps à la haine envers les mécréants? En quoi Marx (enfin certains passages du Manifeste du Parti communiste, qui prônent la violence) et d’autres textes pourtant essentiels ne tomberaient-ils pas, in fine, sous le coup de la loi Pleven?

  7. Pierre75 dit :

    PS. Donc des députes courageux ne devraient pas s’attaquer à la Loi Gayssot, mais à la Loi Pleven, la matrice de ce délire… dont les autres ne sont que des suites logiques et inévitables.

  8. Jeanne dit :

    Dès 1990, Annie Kregel avait compris les effets pernicieux de la loi Gayssot, qu’elle appelle loi Rocard-Gayssot :

    Annie Kriegel le Figaro 3 avril 1990
    « En confiant au pouvoir judiciaire la tâche détestable de paraître traquer le délit d’opinion et d’expression, en espérant de la concurrence entre organisation (sic) « antiracistes », une obsessionnelle chasse aux sorcières qui présente les mêmes excès que n’importe quelle chasse de cette nature, en s’abritant derrière les institutions juives inquiètes pour légitimer une insupportable police juive de la pensée, Michel Rocard devrait s’interroger en conscience s’il ne se prête pas à une assez répugnante instrumentalisation des concepts de racisme et d’antisémitisme en vue d’objectifs peu avouables. »

  9. Virgile dit :

    Je suis surpris de constater qu’il y a un paramètre majeur que personne ne prend jamais en compte dans tout débat sur la liberté d’expression, à savoir la raison pour laquelle le démocratisme actuel se retrouve aujourd’hui pris à son propre piège.
    En effet, après s’être fait le chantre de la liberté de pensée dans son jeune âge, la démocratie actuelle, qui a tablé sur l’égalité symbolique de tous ses administrés, donc du poids égal de leurs arguments, de leur égale faculté d’intellection et de leur égale compétence en tout, se trouve fort dépourvue face à la puisse du nombre que cela engendre.
    Du coup, nos élites les plus hypocrites, qui se réclament de principes démocratiques lorsqu’il s’agit de sauver la veuve et l’orphelin à grand renfort médiatique, se retrouvent profondément déstabilisés lorsque le nombre émet un avis à contre-courant du progrès de commande.
    Donc, plutôt que d’argumenter face à quelqu’un qui pense “mal”, on préfèrera le museler afin d’éviter la contagion, c’est-à-dire d’éviter qu’il fasse “nombre”.

    Notre démocratie ne fait aucun cas de la raison, elle joue plutôt sur le registre émotionnel, compassionnel, quand ce n’est pas purement moral. Et pour ne pas dédire ses principes – au premier rand desquels le nivellement des points de vue et l’empire de la majorité – elle n’a d’autres choix que de limiter la liberté de parole.

    Si Monsieur Vanneste nous fait l’honneur de repasser par ici, j’aimerais beaucoup savoir ce qu’il en pense en tant qu’élu.

    Cdlt,

  10. Jeanne dit :

    Virgile,
    Vous avez tout à fait raison.
    Aux mêmes questions je me suis répondu à moi-même que cette “république” des Egaux rêvée par des Utopistes avait été un bon piège à gogos pour mettre d’autres califes à la place des précédents.

    Car quelle différence entre tel Duc grand propriétaire terrien, et tel capitaine d’industrie, ou encore plus, tel banquier à plus de 6 millions d’euros par an, voire plus ???

    Ce n’est pas que je souhaite détruire le deuxième Droit de l’Homme, la Propriété, et raccourcir des capitalistes, mais j’aimerais que la répartition des richesses produites par les producteurs soit un peu plus équitable.

    La Noblesse d’Ancien Régime était sans doute une classe de privilégiés et de profiteurs, mais elle avait pour valeurs affirmées l’Honneur. Ceux qui l’ont remplacée ont pour valeurs affichées les Droits de l’Homme, et pour valeurs réelles l’Argent.

    Le compassionnalisme est un moyen de manipulation.

    Quel sujet plus compassionnel que l’oppression d’une minorité par une majorité odieusement inspirée par “l’Infâme” comme le dit le frère Voltaire, initié à la loge des Neuf Soeurs ???

    • Virgile dit :

      J’ajouterais qu’en tablant sur l’égalitarisme, on a profondément mis à mal le principe d’équité républicain.
      Or, tout ne se vaut pas. S’il y a effectivement une égale dignité des êtres à défendre et une justice égale pour tous à promouvoir, prétendre par ailleurs “un homme = un vote” équivaut de plus en plus à l’équation orwellienne : “2 + 2 = 5″. Le jour où la majorité décrètera que “2 + 2 = 5″ (que l’on peut difficilement disqualifier sur le seul plan moral), eh bien il conviendra de modifier tous nos manuels de maths.
      Le démocratisme actuel fait bon marché de la raison. Il lui préfère la morale, levier de toutes les grandes religions. Il n’admet plus que deux principes qui s’affrontent au prix de la liberté d’expression :

      1. La majorité a toujours raison, même quand elle a tort.
      2. L’homme moderne est prié de se vouer un culte à lui-même.

      • jeannot dit :

        Tu as raison, beaucoup sont tombés dans le relativisme moral, tout se vaut.

        Avec le relativisme moral, la parole de l’islamiste qui prône la soumission de la femme à al transcendance religieuse et à la hiérarchie sexiste, vaut la parole des maghrébins et des maghrébines qui disent que la parole d’un homme vaut la parole d’une femme, qu’on peut ne pas suivre des enseignements religieux si on est supposé musulman.
        Dans l’un des cas les positions l’Autre est méprisé, il est nié, alors que dans l’autre cas il est fait appel au respect des personnes.
        Donc dans une démocratie non relativiste, il y a des opinons qui ne valent pas les autres, celles qui méprisent l’humanité et les droits des autres.

        Enfin les anti-démocrates, ont leur échelle de valeur absolue ( mais relative dans l’absolu puisque dépendant de positions particulières et non universelles ), mais elle est basée sur une morale, pas sur la raison.

      • Jeanne dit :

        @ Virgile : entièrement d’accord.

    • jeannot dit :

      Jeanne

      La république des égaux, n’a jamais été mise en place. Ce qui s’en rapprochait le plus c’est la constitution de 92 jamais mise en œuvre à cause des guerres, trop démocratique pour survivre à une guerre civile et internationale à la fois.
      La conspiration des égaux a été réprimée par le gouvernement révolutionnaire.
      Quand à la Commune de Paris, il n’était pas question de mettre un calife à la place d’une autre calife, ils ont instauré un régime purement parlementaire, sans chef au dessus du lot.

      Effectivement dans la pratique, il n’y a aucune différence entre un duc, et un capitaine d’industrie ou un banquier. Ils utilisent leur pouvoir dans le haut de leur hiérarchie à leur seul profit, et attendant que la populace s’exécute. La haute bourgeoisie, qui vit dans une mentalité communautariste, n’a plus forcément le sang noble, mais ont la même mentalité vis à vis des classes inférieures.
      Enfin bon l’Honneur ça voulait tout ou rien dire, ils pratiquaient notamment de façon officielle le droit de cuissage. quel honneur y avait il à prendre une femme contre son grès? Autant que nos financiers actuels, avant les valeurs affichaient ils aimaient le pouvoir que leur conférait leur statut.

      Oui effectivement il y a un problème avec la propriété comme droit de l’Homme, quand le respect de la propriété dépasse le respect des êtres humains, de leurs droits, de leurs besoins vitaux. Les droits de l’Homme ont été pensés sur une base humaniste, mais le fait de donner la propriété privé comme un droit absolu, permet toutes les dérives anti humanistes. D’ailleurs entre 89 et 92, certains ont lutté contre l’abolition de l’esclavage au nom justement de la propriété.

      • Jeanne dit :

        @ jeannot
        Je n’ai jamais dit que la Conspiration des Egaux avait abouti.
        Elle a été réprimée, et aujourd’hui elle est l’idéologie officieuse inspirée par les Frères trois points.

        Mais c’est une absurdité, qui ne sert qu’à cacher des inégalités d’ordre social et politique qui ne différent pas de celles de l’Ancien Régime.
        C’est un attrape gogos.

        Pour ce qui est du “droit de cuissage”, il n’était pratiqué que par des individus sans scrupules, tels que de nos jours, si l’on en croit la presse, je prends un exemple au hasard, un Clinton ou un DSK (avant le Sofitel de NY)
        Il faudrait lire Beaumarchais avec un peu plus de circonspection, ou sa biographie avec un peu plus d’approfondissement.

      • Virgile dit :

        Je l’ai déjà dit ailleurs : une société a besoin d’une colonne vertébrale, c’est-à-dire que chacun y trouve sa place. La nôtre a fait de ses ressortissants des êtres interchangeables, pas de facto, bien sûr, mais de jure. Elle considère ainsi que nous sommes 65 millions de présidents en puissance, 65 millions d’écrivain, 65 millions de journalistes, etc., ce qui est rigoureusement irrationnel. Certain(e)s ont des qualités que d’autres n’ont pas, c’est-à-dire qu’en considérant chaque domaine isolément, il n’y a pas d’égalité, c’est une chimère.
        En donnant le même pouvoir politique à celui qui ne s’intéresse qu’au football, ne vote jamais, ne consacre jamais le moindre temps à des problèmes d’ordre public, et à celui plus ouvert sur le monde et apte à déchiffrer un message politique, on a pris le risque, par le clientélisme que le système représentatif fait peser, de se retrouver avec une classe politique qui ne nous parle plus que de football. Autrement dit, ce relativisme, cet abaissement des valeurs (non pas des êtres, mais de leur propre capacité à s’engager pour la cause commune) a produit une classe politique clientéliste et de faible niveau, déconsidérant par là même le rôle de la représentation et déterrant les projets de démocratie directe.
        Et lorsque l’on sait le job à plein temps que la citoyenneté athénienne représentait au Ve siècle, eu égard aujourd’hui au temps que chacun serait bien en peine de consacrer à la chose publique, on se dit que ce n’est pas non plus la solution.

        Bref, il est temps de passer d’une démocratie cardinale à une démocratie ordinale, avant de voir disparaître le régime, purement et simplement. Certains sont hostiles à toute forme de hiérarchie, n’y voyant qu’un moyen d’asservissement du fort sur le faible. C’est se faire finalement une bien piètre opinion de la nature humaine que de considérer qu’en chacun sommeille un tyran. Or, au regard du passé, ce qui est en cause n’est pas tant la hiérarchie que la hiérarchie sclérosée, c’est-à-dire figée dans la temps. Nous sommes passés, nous autres Modernes, d’un extrême à l’autre, d’une hiérarchie inamovible et inique à une absence de hiérarchie totale. C’est notre fardeau. Lorsque le besoin naturel de hiérarchie est nié, celle-ci se déplace où l’on ne l’attendait plus, en l’occurrence, le monde de l’argent-roi. L’égalitarisme produit, de manière paradoxale, toujours plus d’inégalités. Face à cela l’homme de droite prône l’immobilisme, l’homme de gauche encore plus d’égalité. L’un et l’autre nous font menacer ruine.

        Pour finir, j’en appelle au sport : pourquoi le sport a de plus en plus de succès ? C’est bien simple :
        - l’honnêteté y règne (et quand se n’est pas le cas, tout le monde s’insurge, même pour une main malhonnête qui nous propulse en Coupe du Monde) ;
        - l’égalité concerne seulement les moyens, non les fins (tous les athlètes partent sur la même ligne de départ et au finale ils arrivent par ordre de mérite, sinon plus d’intérêt au sport… comme en politique) ;
        - l’équité y a, en revanche, toute sa place (on ne nous parle pas de parité… la parité en sport signifierait d’abroger les catégories hommes/femmes, et on ne verrait jamais une seule femme sur un podium lorsque la force physique est requise) ;
        - enfin, le patriotisme est encore de mise et personne ne se fout de vous lorsque vous arborez les trois couleurs (ce qui ne nous pousse pas pour autant à salir les drapeaux concurrents, mais au contraire à respecter les hymnes).

        Le sport est ainsi l’ultime refuge de toutes ces valeurs…

        Comme disait l’autre, voilà mon point de vue, et je le partage.

  11. Fabrice dit :

    Merci pour cette vidéo. Des interventions passionnantes.

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