Economie et Finance

En tant qu’assurés, faites bien attention à ne pas faire ces trois erreurs

En tant qu'assurés, faites bien attention à ne pas faire ces trois erreurs

Les assurances font partie intégrante de la vie des Français. Les vedettes sont l’assurance-vie, l’assurance auto et l’assurance habitation. Peu importe le type de contrat que vous détenez, voici 3 erreurs à ne pas faire absolument !

1ère erreur : se fâcher avec son assureur !

Le médiateur de l’assurance a déjà publié son dernier rapport. Il dénonce et détaille les comportements de certains assureurs. Trois renseignements ont été tirés de ce document :

  • Les relations entre un assuré et un conseiller doivent être bonnes
  • Ne pas réparer les dégâts soi-même (assurance habitation)
  • La négligence de la clause bénéficiaire (assurance-vie)

Évitez de vous fâcher avec votre conseiller. La résiliation du contrat par l’assureur est possible en cas d’altération des relations commerciales. Le médiateur a déjà été saisi pour cette raison cette année. Bien que ce motif ne soit pas mentionné dans les conditions générales du contrat, le plaignant (l’assuré) a été débouté. Le motif étant fondé uniquement sur un appel téléphonique houleux entre l’assuré et un conseiller de la compagnie d’assurance.

2ème erreur : réparer les dégâts soi-même !

Le médiateur a également été saisi sur une affaire un peu particulière. Lors de sa visite, l’expert envoyé par l’assureur n’a pas su que l’assuré avait procédé à la remise en état des peintures et nettoyé toute trace de sinistre subi. Résultat : il n’a pas été indemnisé. Le médiateur écrit dans son rapport que celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver, en vertu de l’article 1353 du Code civil.

En pratique, l’assuré doit toujours fournir des preuves vérifiables (photos, vidéos, etc.) pour prétendre à une indemnisation adéquate. À l’évidence, cela permet de chiffrer précisément le dommage subi par l’assuré. L’assureur a tout à fait le droit de visiter la maison sinistrée pour constater la nature et l’étendue des dommages. L’assuré doit encore demander son accord avant de réparer les dégâts constatés.

3ème erreur : négliger la clause bénéficiaire !

La clause bénéficiaire reste la pièce maîtresse d’un contrat d’assurance-vie, surtout dans le cadre d’une succession. Le médiateur de l’assurance précise que lorsque celle-ci renvoie à un testament, la révocation de ce dernier peut rendre cette clause caduque, à condition que la volonté du souscripteur soit suffisamment établie. C’est pourquoi il faut toujours clarifier ses intentions en tant que souscripteur.

Le médiateur a été saisi dans une affaire où il existe deux testaments. L’assuré avait stipulé le « legs » de ses comptes bancaires et de son contrat d’assurance-vie en désignant une personne en particulier dans le premier testament. Or, dans le second, il avait indiqué « révoquer toutes dispositions testamentaires antérieures » et « laisser tous les biens composant sa succession à ses héritiers ». Finalement, le médiateur avait donné raison aux héritiers.

A propos de l'auteur

Bastien

Bastien

Journaliste pour de multiples thématiques d'actualités, j'écris des articles pour Enquête&Débat depuis plusieurs mois.

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